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Note moyenne 3.61 /5 (sur 148 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Havre , le 24/04/1942
Biographie :

Philippe Huet est un écrivain et journaliste.

Après obtention de son baccalauréat, il intègre l'une des deux écoles supérieures de journalismes de l'époque où il est un élève brillant. Après ses 3 années d'études, il intègre le journal "Le Havre" pendant 6 ans. Il a l'ambition de devenir grand reporter. Il obtient ce poste en entrant à la rédaction de "Paris Normandie".

Pendant quinze ans, il couvre de grands évènements tels que des déplacements présidentiels, le Tour de France, des guerres (notamment au Liban), des condamnations à la peine de mort, ou encore la catastrophe aérienne d’Ermenonville du 3 mars 1974 où il arrive en premier sur les lieux.

En 1989, Philippe Huet démissionne de son poste de directeur adjoint du journal "Paris Normandie" et entame, parfois en collaboration avec son épouse Elizabeth Coquart, une carrière littéraire qui inclura documents, œuvres biographiques et romans policiers.

Il est l'auteur des "Les Quais de la colère" (2005) et de nombreux romans noirs, dont "Quai de l'oubli" (1994) et "Nuit d'encre" (2012). Il a obtenu le Grand prix de littérature policière pour "La main morte" (1995).

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Rencontre à la librairie La Galerne avec Philippe Huet pour la parution de "Nuit d'encre".


Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
domisylzen   15 juin 2016
La Main morte de Philippe Huet (II)
Penché vers son copain, le front ruisselant de sueur, Julien s'était transformé en un Rouget de Lisle de la béquille, avait entonné la Marseillaise des estropiés, glorifié la volonté des sportifs handicapés, trouvé des exemples d'hommes magnifiques, cisaillés, coupés en morceaux, qui soulevaient le poids de leur infirmité comme un sac de plumes.

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nameless   06 juillet 2016
Les émeutiers de Philippe Huet (II)
Le Havre, l'avait-on prévenu, est un foyer - sans doute le plus important en France -, où bouillonnent dangereusement idées subversives et pensées révolutionnaires. [...] Dix ans donc, qu'Adriano Ciotta se consacre à la surveillance du mouvement ouvrier havrais. En marge de la police officielle, et avec une équipe de spécialistes. "Surveillance" étant un doux euphémisme. Ciotta traque les militants, infiltre les syndicats, fiche les agitateurs, opère des perquisitions arbitraires, saisit tracts et publications, utilise la panoplie complète de l'intimidation. Et au moindre prétexte, celui de trouble à l'ordre public notamment, Ciotta arrête, Ciotta enferme.



Page 147
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cardabelle   27 août 2017
Les égarés de la plage de Philippe Huet (II)
La loi des quais était celle des dockers. [...]

Ils régnaient , faisaient bosser qui ils voulaient , viraient qui ils voulaient .

La toute puissance , croc sur l'épaule, gants de travail dans la poche arrière. A la Marlon Brando.

Mais, c'est fini tout ça. L'embauche à la criée, la dictature des bordées, c'est du passé .

La cloche d'appel ne sonne plus, devenue pièce de musée.

[...] Le port du Havre aujourd'hui, c'est une science de l'étagère. Des milliers et des milliers de boîtes géantes et multicolores empilées, rangées et alignées sur des centaines d'hectares arrachés à l'estuaire du marais.

De loin ,on dirait une ville aveugle, robotisée.



[...]au temps de sa jeunesse , Masurier s'évadait très loin sans jamais quitter les quais , vers les pays du coton, du café ou des bois précieux.

Les cargos semblaient eux-mêmes ensorcelés, répandant sur le port des senteurs exotiques ...

Maintenant, le port ne fait plus rêver, se protège comme un coffre fort avec grillages, guérites et miradors.

C'est Sing-Sing .
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nameless   05 juillet 2016
Les émeutiers de Philippe Huet (II)
La guerre servait ceux qui ne la faisaient pas, qui envoyaient les autres se faire massacrer. Et bien sûr, disait Quesnel, à chaque date anniversaire, "ils déposent des fleurs sur un empilement de cadavres pour nous faire oublier l'odeur de la mort dont ils sont responsables."



Page 81
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domisylzen   29 juin 2016
La Main morte de Philippe Huet (II)
- Je suis sûr qu'il plie son pantalon avant de faire l'amour, avait raillé Julien au cours de leurs rares scènes de démolition mutuelle.

- C'est possible, avait répliqué la délaissée, mais lui au moins il fait l'amour.

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cardabelle   05 décembre 2016
Bunker de Philippe Huet (II)
...C'est toujours ainsi, quand on ne ressemble pas aux autres, on décourage.

Ou alors, on fiche la trouille.

Certains le contournaient, d'autres baissaient les yeux, il y en avait aussi qui l'observaient avec curiosité, comme s'ils cherchaient un petit bout d'eux -mêmes dans ce reflet déformé.
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Zephirine   07 octobre 2020
L'ivresse des falaises de Philippe Huet (II)
La baraque sentait le moisi et le renfermé, et le drap pesait sur lui comme un torchon humide. Dehors, c'était le vent, la pluie, le désert, l'apocalypse.
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cardabelle   06 décembre 2016
Bunker de Philippe Huet (II)
Maurice ...

Un sale caractère, un pète-sec teigneux.

" Une sorte de Robic du pauvre ", le charriait Alfred toujours inspiré.

Car Maurice avait été un p'tit roi de la p'tite reine, avait même couru le Tour en 1938, celui de Bartali.

Enfin, plus d'une heure derrière le Campionissimo. Mais le jeunot promettait, et Maurice possédait son musée d'antiquités sportives, coupes, médailles, affiches, et tout un amas de photos et coupures de presse jaunies qu'il collait régulièrement sous le nez de ceux qui doutaient.



Quand ce n'était pas le vélo qu'il sortait de la cave. Un La Perle haute époque, rutilant, huilé, briqué, prêt à servir.

"Mais cette putain de guerre m'a coupé les jarrets ! " déplorait l'espoir d'avant-hier.



N'empêche qu'à soixante quatorze balais, Momo le teigneux entretenait sa ligne de coursier.

Un peu momifié de l'épiderme évidemment...

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BobPolar   09 mai 2016
Les émeutiers de Philippe Huet (II)
- Vous n'allez pas publier ça, hein, Fournier ? Trois cent ou quatre cent morts... Dans ma ville ! Il est fou. Pas cette phrase... faut pas, mon petit Fournier.

- Je vais me gêner, raille Louis-Albert.
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Pseudo   24 mai 2016
Le feu aux poudres de Philippe Huet (II)
Victor n'y croit pas. Cela fait des années que ça va mal, de plus en plus mal. L'eldorado américain s'est effondré, a entraîné le Vieux Continent dans sa chute. Plus de boulot, et les veinards qui s'y accrochent sont de plus en plus mal payés. Dix pour cent de moins sur le salaire... et six mois plus tard, encore dix pour cent. Défense de te plaindre, si tu n'es pas content, bon vent ! D'autres sont moins difficiles, qui attendent à la porte. Et ce n'est pas fini, il paraît qu'on peut encore rogner autour de l'os. Urbain Falaize, César de la presse locale de droite, ne s'est pas gêné pour l'écrire dans son dernier édito : "Les salaires trop élevés ne rendent pas nos produits compétitifs." C'est donc le travail qui coûte cher. Une notion que Victor comprend mal. Il n'y a qu'à voir la prospérité des magnats qui trônent au sommet des entreprises. Mais de là-haut, les patrons prétendent qu'il faut accepter de douloureux sacrifices, qu'ils souffrent toujours malgré les réductions d'effectifs et la baisse des salaires. Ils souffrent tant que les gouvernements, qui se succèdent tous les trois mois dans un monotone jeu de chaises musicales - Toujours les mêmes : Bouillon, Flandin, Laval qui passent par tous les ministères. Et Herriot surtout, l'indéboulonnable Edouard Herriot - les gouvernements, donc, dorlotent les chefs d'entreprise, allègent la pression fiscale, laissent les profits capitalistes s'envoler. Seul moyen de relancer la croissance. Tel est le credo que l'imbécile d'ouvrier, celui qui coûte cher et qui n'a plus rien à bouffer, s'entête à ne pas comprendre.



Page 75
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