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Note moyenne 3.69 /5 (sur 1018 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : San Francisco, Californie , le 14/12/1916
Mort(e) à : Bennington, Vermont , le 08/08/1965
Biographie :

Shirley Jackson est une romancière américaine spécialiste du récit fantastique et d'horreur.

Diplômée à la Brighton High School en 1934, puis à l'Université de Rochester, elle obtient son BA à l'Université de Syracuse en 1940.

Elle épouse la même année le critique littéraire Stanley Edgar Hyman (1919-1970). Le couple s'installe dans le Vermont et donne naissance à quatre enfants.

Cette vie familiale rangée et heureuse trouve un écho dans des publications autobiographiques tardives de Shirley Jackson.

En 1948 paraît "The Road Throught the Wall", un premier roman d'horreur, suivi d'une série de nouvelles plus tard réunies dans le recueil "La Loterie et autres histoires" (The Lottery and Other Stories, 1949). La nouvelle "La Loterie" a paru dans The New Yorker en 1947.

Son livre "Hantise: La Maison hantée" (The Haunting of Hill House, 1959) est tenu par Stephen King pour l'un des meilleurs romans fantastiques du XXe siècle. Il a obtenu le National Book Award en 1960 et a été adapté au cinéma.

"Nous avons toujours vécu au château" (We Have Always Lived in the Castle, 1962), sorte de roman gothique moderne, est un thriller qui a porté à son pinacle la notoriété de Shirley Jackson. Ce roman a connu une adaptation pour la scène.

En 1965, Shirley Jackson est décédée d'une crise cardiaque dans son sommeil à l'âge de 48 ans.

En 2016, la nouvelle "La loterie" est adaptée en bande dessinée par son petit-fils Miles Hyman (1962).
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Citations et extraits (148) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21   30 janvier 2017
Hantise / Maison hantée de Shirley Jackson
- C'est l'endroit idéal pour pique-niquer. Le déjeuner au bord de l'eau, sans oublier les œufs durs.

- La salade de poulet et le gâteau au chocolat, ajouta Théodora en riant.

- La limonade dans un thermos. Et le sel, pour le renverser.

Théodora roula voluptueusement sur elle-même.

- Tout ce qu'on raconte sur les fourmis est faux. Il n'y a pratiquement jamais de fourmis. Des vaches, sans doute, mais je ne me rappelle pas avoir jamais vu la moindre fourmi pendant un pique-nique.

- Par contre, est-ce qu'il n'y a pas toujours un taureau dans un pré ? Et quelqu'un qui dit : attention, on ne peut pas passer par ce pré-là, il y a un taureau ?
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Gwen21   30 janvier 2017
Hantise / Maison hantée de Shirley Jackson
- Cela donne toujours un choc de toucher du marbre, dit-elle. Cela ne correspond jamais à ce à quoi on s'attend. Quand on voit une statue grandeur nature, elle ressemble assez à un être humain pour qu'on s'attende à toucher de la peau, j'imagine.
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Cannetille   26 mai 2022
Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson
Avant de venir à table, j'avais bien vérifié ce que j'avais l'intention de dire. "L'amanite phalloïde", commençai-je en m'adressant à lui, "contient trois poisons différents. D'abord, il y a l'amanitine, le plus lent des trois mais aussi le plus puissant. Ensuite, la phalloïdine, à effet immédiat, et enfin la phalline, qui dissout les globules rouges, même si c'est le moins vénéneux. Les premiers symptômes n'apparaissent qu'entre sept et douze heures après l'ingestion, dans certains cas pas avant vingt-quatre heures, voire quarante. Les symptômes commencent par de violentes douleurs stomacales, des sueurs froides, des vomissements...

- Ecoute", fit Charles en reposant le morceau de poulet, "tu arrêtes ça tout de suite, tu m'entends ?"

Constance gloussait. "Oh, Merricat", fit-elle, un rire étouffé entrecoupant ses paroles, "quelle petite bécasse tu fais. Je lui ai montré, dit-elle à Charles, qu'il y avait des champignons près du ruisseau et dans les prés, et je lui ai appris à reconnaître ceux qui sont mortels. Oh, Merricat !

- La mort survient entre cinq et dix jours après l'ingestion, dis-je.

- "Je ne trouve pas ça drôle", fit Charles.

"Petite folle de Merricat", dit Constance.
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Musa_aka_Cthulie   04 juillet 2018
Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson
Depuis le perron de la bibliothèque, je pouvais traverser tout de suite la rue et suivre le trottoir d’en face jusqu'à l'épicerie, mais cela m'obligeait à passer devant le bazar et les hommes assis dehors de part et d'autre de la porte. Dans ce village, les hommes restaient jeunes et c'étaient eux qui se chargeaient de colporter les ragots, tandis que les femmes vieillissaient, chaque jour plus grisonnantes, plus lasses et plus méchantes, et attendaient en silence que leurs homes se lèvent de leurs chaises et rentrent à la maison. En quittant la bibliothèque, je pouvais aussi rester sur le même trottoir et remonter la rue jusqu'à hauteur de l'épicerie et traverser là-bas ; c'était préférable, bien que cela me fît passer devant la poste et la maison Rochester avec ses tas de tôles rouillées, ses épaves de voitures, ses bidons d’essence vides, ses vieux matelas, ses tuyaux de plomb et ses baignoires que les membres de la famille Harler rapportaient chez eux et - je n'en doute pas une minute - qu'ils adoraient.
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Musa_aka_Cthulie   01 juin 2022
Hangsaman de Shirley Jackson
Natalie était muette de terreur à l’idée de rester seule avec sa mère ; au moment où celle-ci ouvrait la bouche pour parler (peut-être afin de s’excuser avant de quitter la table ; peut-être redoutait-elle tout autant un tête-à-tête avec Natalie), Natalie se dépêcha de bredouiller : « J’ai plein de choses à faire  », s’éclipsa sans la moindre élégance par la porte-fenêtre derrière sa chaise et descendit les marches en pente douce qui conduisaient au jardin.

Le jardin n’était pas son endroit favori au monde ; elle aurait préféré, par exemple, être seule dans sa chambre avec la porte fermée, ou assise sur l’herbe au bord d’un ruisseau à minuit, ou, si on l’avait laissée complètement libre de choisir, debout, immobile, contre une colonne dans un temple grec ou à bord d’une charrette tombereau à Paris ou au sommet d’un gros rocher isolé dominant la mer, mais le jardin était plus proche, et son père était content de la voir se promener le matin parmi les roses.

« Votre âge ? demanda l’inspecteur ? Profession ? Sexe ? »

C’était une matinée splendide, et le jardin semblait se réjouir. L’herbe s’était épuisée pour déployer un tapis plus vert que d’ordinaire devant les pieds de Natalie, les roses étaient lourdes, odorantes et dignes d’être offertes à quantité d’amoureux, le ciel était bleu et serein, comme s’il n’avait jamais connu une larme. Natalie sourit en secret, raidissant les épaules sous son mince chemisier blanc, agréablement consciente d’elle-même depuis la ligne horizontale de ses épaules jusqu’à ses pieds loin au-dessous, de sorte que, adossée au mur solide, intangible, de l’air, elle était une chose menue, gracieuse, toute d’acier délicatement capitonné. Satisfaite, elle prit une profonde inspiration.

«  Allez-vous parler maintenant  ?  » insista l’inspecteur en haussant le ton, bien qu’il conservât sa voix dure, métallique, et parfaitement maîtrisée.

« Croyez-vous que vous pouvez, seule, vous opposer aux forces de police, au pouvoir et au poids d’une autorité dûment constituée, vous opposer à moi ? »

Un délicieux petit frisson parcourut l’échine de Natalie.

« Je suis peut-être en danger à chaque instant de ma vie, répondit-elle à l’inspecteur, mais je suis forte à l’intérieur.

–  C’est une réponse, ça ? rétorqua l’inspecteur. Et si je vous disais qu’on vous a vue ? »

Natalie leva fièrement son visage vers le ciel.

« La gouvernante, souffla l’inspecteur, dans un murmure sournois qui faisait l’effet d’une gifle. Elle a témoigné – sous serment, notez bien, Miss Waite, sous serment  – vous avoir vue franchir la porte d’entrée quinze bonnes minutes avant que vos cris n’attirent la maisonnée dans le bureau où vous vous teniez debout près du cadavre de votre amant. Eh bien, Miss Waite ? Eh bien ? »

Natalie articula avec peine : « Je n’ai rien à dire.

–  Que penser à présent de votre déclaration, Miss Waite  ? continua impitoyablement l’inspecteur. Votre précieuse déclaration selon laquelle vous étiez seule dans le jardin ?

– Je n’ai rien à dire, répéta Natalie.

– Répondez-moi, Miss Waite », poursuivit implacablement l’inspecteur d’une voix douce et diabolique en approchant son visage cruel de celui de Natalie.

« Répondez-moi… Doutez-vous de la parole de la gouvernante  ? Osez-vous prétendre qu’elle ment ? La croyez-vous incapable d’estimer le temps écoulé ? »

« Dix heures, Natalie, lança Mrs. Waite depuis la porte-fenêtre.

– J’arrive ! » Parce qu’elle courait toujours au lieu de marcher, Natalie survola l’escalier d’un bond –  comme un chevreuil, pensa-t-elle en sautant – et rentra dans la maison. « Où est mon cahier ? » demanda-t-elle à sa mère, puis elle fila sans attendre la réponse ; son cahier se trouvait sur la table du vestibule, là où elle l’avait laissé ce matin en descendant prendre le petit déjeuner. Elle l’attrapa et frappa à la porte du bureau.
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Musa_aka_Cthulie   24 juillet 2018
Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson
Près du ruisseau, je trouvai un nid de bébés serpents et je les tuai tous ; je déteste les serpents et Constance ne m'avait jamais demandé de les aimer. Je retournais vers la maison lorsque je découvris un très mauvais présage, l'un des pires. Dans la pinède, le livre que j'avais cloué à un tronc d'arbre était tombé. Je supposai que la rouille avait dû ronger le clou ; et le livre - c'était un petit registre de notre père, où il consignait les noms des gens qui lui devaient de l'argent, et de ceux dont il attendait, selon lui, des services en retour -, ce livre, donc, avait à présent perdu son pouvoir de protection. Je l'avais enveloppé très soigneusement d'un solide papier d'emballage avant de le clouer à l'arbre, mais le clou avait rouillé et le registre était tombé. Je me dis que je ferais mieux de le détruire, au cas où il serait devenu activement maléfique, et d'apporter un autre objet à fixer au tronc du pin, une écharpe de notre mère, peut-être, ou un de ses gants. En réalité, c'était déjà trop tard, même si je ne le savais pas alors : il était déjà en route pour venir chez nous.
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Musa_aka_Cthulie   09 juillet 2018
Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson
Qu'il y ait ou non d'autres clients dans la boutique, cela n'avait jamais d'importance. J'étais toujours servie aussitôt ; quel que soit l'endroit où ils se trouvaient, M. Elbert ou son épouse, une femme cupide au teint pâle, accouraient à chaque fois pour me fournir ce que je désirais. Parfois, si leur fils aîné profitait des congés scolaires pour les aider au magasin, ils se hâtaient pour s'assurer que ce ne soit pas lui qui me serve, et un jour, quand une petite fille - qui n'était pas du village, bien sûr - vint tout près de moi dans l'épicerie, Mme Elbert la tira en arrière avec une telle brusquerie que la petite poussa un cri, puis il y eut une longue minute pendant laquelle tout le monde attendit la suite des événements, avant que Mme Elbert ne respire profondément et me demande : "Autre chose ?" Je me tenais toujours parfaitement raide et droite comme un "i" lorsque des enfants s'approchaient de moi, car ils me faisaient peur.
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Gwen21   16 février 2017
Hantise / Maison hantée de Shirley Jackson
- La peur, dit le docteur, est l'abandon de la logique, la renonciation volontaire aux schémas de pensée raisonnable. Soit nous la combattons, soit nous nous y soumettons, mais il n'existe pas de position médiane.
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Gwen21   06 février 2017
Hantise / Maison hantée de Shirley Jackson
Au fond d'elle-même, elle était - comme toute femme - intimement persuadée que la meilleure façon d'apaiser un esprit troublé est de mettre des chaussures confortables.
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Musa_aka_Cthulie   24 octobre 2019
Hantise / Maison hantée de Shirley Jackson
Eleanor prit une profonde inspiration. Saisie d'un vertige, elle chancela. Luke la rattrapa et la soutint tandis qu'elle s'efforçait de retrouver un sentiment de verticalité, dans ce monde où tout basculait, où les arbres et la pelouse penchaient sous un ciel qui tournoyait.
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