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Citations de Sidonie-Gabrielle Colette (1329)


Sidonie-Gabrielle Colette

“L’animal aime presque autant que nous le bonheur. Une crise de larmes l’inquiète, il imite parfois le sanglot, il réfléchit passagèrement notre tristesse.”

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Sidonie-Gabrielle Colette

Les lettres d'amour, on devrait pouvoir les dessiner, les peindre, les crier...

(LA RETRAITE SENTIMENTALE).

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Sidonie-Gabrielle Colette
Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.
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Sidonie-Gabrielle Colette

"Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l'homme. Une femme intelligente y renonce."

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Sidonie-Gabrielle Colette

Une seule timidité nous est commune : nous n'osons pas ouvertement avoir besoin les uns des autres

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Moi, c'est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau. Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveau. [...] Toute ma peau a une âme.

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Sidonie-Gabrielle Colette
Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.
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- [...] Je crève, entends-tu, je crève à l'idée que je n'ai que seize ans ! Ces années qui viennent, ces années de bachot, d'examens, d'institut professionnel, ces années de tâtonnements, de bégaiements, où il faut recommencer ce qu'on rate, où on remâche deux fois ce qu'on n'a pas digéré, si on échoue... Ces années où il faut avoir l'air, devant papa et maman, d'aimer une carrière pour ne pas les désoler, et sentir qu'eux-mêmes se battent les flancs pour paraître infaillibles, quand ils n'en savent pas plus que moi sur moi...

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Sidonie-Gabrielle Colette
Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.

(" La retraite sentimentale")
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Mon ami, mon amant, mon cher compagnon des heures furieuses où nous n'entendions d'autre bruit que celui de nos souffles écrasés l'un dans l'autre, je vous le demande, cela est-il possible ? Et si vraiment cela est, si vous n'êtes plus à mes côtés qu'une ombre tendre, qu'une image pâle et voûtée de mon amour, quelle aberration me défendit de prévoir ce qui arrive ? J'ai vingt-huit ans, vous en avez cinquante, et votre âge mûr fut si brillant, si impatient et si piaffeur que j'espérais plus d'une fois, ô mon amour, que je souhaitais pour vous la cinquantaine assagie... Vœu néfaste et qu'un dieu ironique entendit ! Vous voilà tout d'un coup, magiquement, irréparablement, pareil à mon souhait imprudent : un vieillard !... Ternie, l'eau sombre et couleur d'étang de vos yeux, et flétrie cette bouche où se caressait ma bouche, et détendus, autour de moi, ces beaux bras forts. [...] Me voici jeune et punie, et privée de ce que j'aime en secret d'une ferveur si brûlante, et je me tords ingénument les mains devant mon désastre, devant la statue mutilée de mon bonheur...

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Sidonie-Gabrielle Colette

J'aime le courage féminin , son ingéniosité à organiser une vie blessée.

(" Chambre d'hôtel")

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Sur ce roc incliné, il rêva de possession comme en peut rêver un adolescent timide, mais aussi comme un homme exigeant, un héritier âprement résolu à jouir des biens que lui destinent le temps et les lois humaines. Il fut, pour la première fois, seul à décider du sort de leur couple, maître de l'abandonner au flot ou de l'agripper à la saillie du rocher, comme la graine têtue qui, nourrie de peu, y fleurissait...

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Un sphinx, de grands moustiques à longues pattes tournaient autour des lampes, et l'odeur du jardin, à cause de la nuit venue, devenait une odeur de campagne. Une bouffée d'acacia entra, si distincte, si active, qu'ils se retournèrent tous deux comme pour la voir marcher.

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Sidonie-Gabrielle Colette
Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.
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Sidonie-Gabrielle Colette

Il y a deux sortes d'amour: l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.

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- Vous ne savez pas, vous, ce que c'est que l'envie de partir ?

- Heu... il y aurait bien à dire là-dessus, et il serait peut-être excessif de prétendre que je ne souhaite pas, à de certaines heures... y aller de mon petit voyage...

- Ne riez pas ! Je voudrais que vous me compreniez. L'envie de partir... il y a un tas de gens qui ne se doutent pas de ce que c'est. C'est une maladie, un empoisonnement ; ce n'est même pas une idée. [...] Pendant que je mange, pendant que je dors ou que je brode, j'ai là, ici, tout autour, cette chose qui me tire obstinément.

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Ces abandons de l’après-midi l’écœuraient. Jamais son jeune amant ne l’avait surprise défaite, ni le corsage ouvert, ni en pantoufles dans le jour, « Nue si on veut », disait-elle, « mais pas dépoitraillée ». Elle reprit son journal illustré et ne le lut pas. « Cette mère Peloux et son fils », songeait-elle « Mettez-les devant une table bien servie ou menez-les à la campagne, - crac : la mère ôte son corset et le fils son gilet. Des natures de bistrots en vacances. » Elle leva les yeux vindicativement sur le bistrot incriminé et vit qu’il dormait, les cils rabattus sur ses joues blanches, la bouche close. L’arc délicieux de la lèvre supérieure éclairé par en dessous, retenait à ses sommets deux points de lumière argentée, et Léa s’avoua qu’il ressemblait beaucoup plus à un dieu qu’à un marchand de vins. Sans se lever, elle cueillit délicatement entre les doigts de Chéri une cigarette fumante, et la jeta au cendrier. La main du dormeur se détendit et laissa tomber comme des fleurs lasses ses doigts fuselés, armés d’ongles cruels, main non point féminine, mais un peu plus belle qu’on ne l’eût voulu, main que Léa avait cent fois baisée sans servilité, baisée pour le plaisir, pour le parfum…

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Sidonie-Gabrielle Colette

Source encore glacée, miroirs gelés, Rois sortant tout raidis d'or des ténèbres de décembre, c'est janvier, en marche vers la Chandeleur, qui détient l'indiscernable futur.

(" Belles saisons")

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Sidonie-Gabrielle Colette

Il est bon de traiter l'amitié comme les vins et de se méfier des mélanges.

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Je suis née seule, j'ai grandi sans mère, frère ni sœur, aux côtés d'un père turbulent que j'aurais pu prendre sous ma tutelle, et j'ai vécu sans amies. Un tel isolement moral n'a-t-il pas recréé en moi cet esprit tout juste assez gai, tout juste assez triste, qui s'enflamme de peu et s'éteint de rien, pas bon, pas méchant, insociable en somme et plus proche des bêtes que de l'homme ?... Du courage, j'en ai, du courage physique — le beau mérite quand on n'a peur de rien — une belle confiance dans des nerfs qui m'obéissent bien et que les sens ont ménagés. De l'honnêteté... peut-être, mais qui s'habille comme une grue. De la pitié, guère pour la pauvre espèce à laquelle j'appartiens, parce qu'elle choisit souvent sa misère, et, d'ailleurs, le moyen d'être bonne en même temps qu'amoureuse...?

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