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Citations de Sidonie-Gabrielle Colette (1052)


Sidonie-Gabrielle Colette
Nastasia-B   14 juillet 2013
Sidonie-Gabrielle Colette
Les lettres d'amour, on devrait pouvoir les dessiner, les peindre, les crier...

(LA RETRAITE SENTIMENTALE).
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Sidonie-Gabrielle Colette
adilosa   24 août 2013
Sidonie-Gabrielle Colette
"Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l'homme. Une femme intelligente y renonce."
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Sidonie-Gabrielle Colette
wellibus2   18 juillet 2015
Sidonie-Gabrielle Colette
Une seule timidité nous est commune : nous n'osons pas ouvertement avoir besoin les uns des autres
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Sidonie-Gabrielle Colette
Piatka   14 juillet 2013
Sidonie-Gabrielle Colette
Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.
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Nastasia-B   24 juillet 2013
La retraite sentimentale de Sidonie-Gabrielle Colette
Moi, c'est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau. Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveau. [...] Toute ma peau a une âme.
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Sidonie-Gabrielle Colette
Jooh   26 novembre 2014
Sidonie-Gabrielle Colette
Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.
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Sidonie-Gabrielle Colette
sabine59   19 février 2020
Sidonie-Gabrielle Colette
Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.
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Gwen21   29 août 2014
Le Blé en herbe de Sidonie-Gabrielle Colette
- [...] Je crève, entends-tu, je crève à l'idée que je n'ai que seize ans ! Ces années qui viennent, ces années de bachot, d'examens, d'institut professionnel, ces années de tâtonnements, de bégaiements, où il faut recommencer ce qu'on rate, où on remâche deux fois ce qu'on n'a pas digéré, si on échoue... Ces années où il faut avoir l'air, devant papa et maman, d'aimer une carrière pour ne pas les désoler, et sentir qu'eux-mêmes se battent les flancs pour paraître infaillibles, quand ils n'en savent pas plus que moi sur moi...
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Guylaine   28 juin 2010
Le Blé en herbe de Sidonie-Gabrielle Colette
Sur ce roc incliné, il rêva de possession comme en peut rêver un adolescent timide, mais aussi comme un homme exigeant, un héritier âprement résolu à jouir des biens que lui destinent le temps et les lois humaines. Il fut, pour la première fois, seul à décider du sort de leur couple, maître de l'abandonner au flot ou de l'agripper à la saillie du rocher, comme la graine têtue qui, nourrie de peu, y fleurissait...
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Sidonie-Gabrielle Colette
sabine59   22 septembre 2019
Sidonie-Gabrielle Colette
J'aime le courage féminin , son ingéniosité à organiser une vie blessée.

(" Chambre d'hôtel")
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Nastasia-B   22 août 2013
La retraite sentimentale de Sidonie-Gabrielle Colette
Mon ami, mon amant, mon cher compagnon des heures furieuses où nous n'entendions d'autre bruit que celui de nos souffles écrasés l'un dans l'autre, je vous le demande, cela est-il possible ? Et si vraiment cela est, si vous n'êtes plus à mes côtés qu'une ombre tendre, qu'une image pâle et voûtée de mon amour, quelle aberration me défendit de prévoir ce qui arrive ? J'ai vingt-huit ans, vous en avez cinquante, et votre âge mûr fut si brillant, si impatient et si piaffeur que j'espérais plus d'une fois, ô mon amour, que je souhaitais pour vous la cinquantaine assagie... Vœu néfaste et qu'un dieu ironique entendit ! Vous voilà tout d'un coup, magiquement, irréparablement, pareil à mon souhait imprudent : un vieillard !... Ternie, l'eau sombre et couleur d'étang de vos yeux, et flétrie cette bouche où se caressait ma bouche, et détendus, autour de moi, ces beaux bras forts. [...] Me voici jeune et punie, et privée de ce que j'aime en secret d'une ferveur si brûlante, et je me tords ingénument les mains devant mon désastre, devant la statue mutilée de mon bonheur...
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Eric76   09 mai 2018
Chéri de Sidonie-Gabrielle Colette
Un sphinx, de grands moustiques à longues pattes tournaient autour des lampes, et l'odeur du jardin, à cause de la nuit venue, devenait une odeur de campagne. Une bouffée d'acacia entra, si distincte, si active, qu'ils se retournèrent tous deux comme pour la voir marcher.
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Sidonie-Gabrielle Colette
Cer45Rt   18 septembre 2019
Sidonie-Gabrielle Colette
Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.
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Nastasia-B   15 juin 2013
La retraite sentimentale de Sidonie-Gabrielle Colette
- Vous ne savez pas, vous, ce que c'est que l'envie de partir ?
- Heu... il y aurait bien à dire là-dessus, et il serait peut-être excessif de prétendre que je ne souhaite pas, à de certaines heures... y aller de mon petit voyage...
- Ne riez pas ! Je voudrais que vous me compreniez. L'envie de partir... il y a un tas de gens qui ne se doutent pas de ce que c'est. C'est une maladie, un empoisonnement ; ce n'est même pas une idée. [...] Pendant que je mange, pendant que je dors ou que je brode, j'ai là, ici, tout autour, cette chose qui me tire obstinément.
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Eric76   06 mai 2018
Chéri de Sidonie-Gabrielle Colette
Ces abandons de l’après-midi l’écœuraient. Jamais son jeune amant ne l’avait surprise défaite, ni le corsage ouvert, ni en pantoufles dans le jour, « Nue si on veut », disait-elle, « mais pas dépoitraillée ». Elle reprit son journal illustré et ne le lut pas. « Cette mère Peloux et son fils », songeait-elle « Mettez-les devant une table bien servie ou menez-les à la campagne, - crac : la mère ôte son corset et le fils son gilet. Des natures de bistrots en vacances. » Elle leva les yeux vindicativement sur le bistrot incriminé et vit qu’il dormait, les cils rabattus sur ses joues blanches, la bouche close. L’arc délicieux de la lèvre supérieure éclairé par en dessous, retenait à ses sommets deux points de lumière argentée, et Léa s’avoua qu’il ressemblait beaucoup plus à un dieu qu’à un marchand de vins. Sans se lever, elle cueillit délicatement entre les doigts de Chéri une cigarette fumante, et la jeta au cendrier. La main du dormeur se détendit et laissa tomber comme des fleurs lasses ses doigts fuselés, armés d’ongles cruels, main non point féminine, mais un peu plus belle qu’on ne l’eût voulu, main que Léa avait cent fois baisée sans servilité, baisée pour le plaisir, pour le parfum…
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Sidonie-Gabrielle Colette
tynn   02 mars 2017
Sidonie-Gabrielle Colette
Il y a deux sortes d'amour: l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.
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Sidonie-Gabrielle Colette
Piatka   26 décembre 2016
Sidonie-Gabrielle Colette
Je ne cesserai d’éclore que pour cesser de vivre.

Allocution à des étudiants lors de la projection du Blé en herbe en 1954
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Nastasia-B   18 juin 2013
La retraite sentimentale de Sidonie-Gabrielle Colette
Je suis née seule, j'ai grandi sans mère, frère ni sœur, aux côtés d'un père turbulent que j'aurais pu prendre sous ma tutelle, et j'ai vécu sans amies. Un tel isolement moral n'a-t-il pas recréé en moi cet esprit tout juste assez gai, tout juste assez triste, qui s'enflamme de peu et s'éteint de rien, pas bon, pas méchant, insociable en somme et plus proche des bêtes que de l'homme ?... Du courage, j'en ai, du courage physique — le beau mérite quand on n'a peur de rien — une belle confiance dans des nerfs qui m'obéissent bien et que les sens ont ménagés. De l'honnêteté... peut-être, mais qui s'habille comme une grue. De la pitié, guère pour la pauvre espèce à laquelle j'appartiens, parce qu'elle choisit souvent sa misère, et, d'ailleurs, le moyen d'être bonne en même temps qu'amoureuse...?
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Sidonie-Gabrielle Colette
Gourme   27 octobre 2017
Sidonie-Gabrielle Colette
Il est bon de traiter l'amitié comme les vins et de se méfier des mélanges.
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Gwen21   06 septembre 2014
Le Blé en herbe de Sidonie-Gabrielle Colette
- On est toujours fou, quand on cherche à savoir ce que veut une femme, et quand on s'imagine qu'elle sait ce qu'elle veut !
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