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ISBN : 2290307149
Éditeur : J'ai Lu (01/10/2000)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 988 notes)
Résumé :
"Toute leur enfance les a unis, l'adolescence les sépare".
Phil, 16 ans, et Vinca, 15 ans, amis de toujours, passent tous leurs étés en Bretagne. Tout naturellement, l'amour s'installe entre ces deux complices inséparables, un amour qui grandit plus vite qu'eux. Et cet été-là, Vinca et Phil découvrent leurs différences et leurs incompréhensions. L'insouciance et la confiance font alors place à la souffrance et à la trahison. Ces amours adolescentes révèlent à... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  06 septembre 2014
Dans la série des livres brefs, il y a ceux dont on souhaite éperdument qu'ils durent plus longtemps et ceux qui, malgré leur nombre de pages restreint, semblent ne jamais devoir finir... "Le blé en herbe" fait hélas partie de ces derniers en ce qui me concerne.
Première découverte de l'auteur, loin d'être heureuse.
Années 20, Bretagne. Phil et Vinca ont grandi ensemble et sont comme deux doigts de la main, si proches qu'un amour juvénile et évident les lie été après été, vacances après vacances tandis que leurs familles se retrouvent dans leur sempiternelle villa pour une villégiature pleine de pêches au crabe, de baignades sur le "pré de mer", de lunchs convenus et d'habitudes aussi désuètes que savoureuses.
Phil et Vinca s'aiment et cela fait si peu de doute pour leurs parents et pour eux-mêmes qu'ils se possèdent l'un l'autre chastement, sans même songer à la possession charnelle. Quoique... à y regarder de plus près, l'un et l'autre, du haut de leurs 16 et 15 ans, y songent très naturellement et ce, avec une approche et une sensibilité bien différentes.
Pour Phil, il ne faudra pas longtemps pour passer de la réflexion à l'expérimentation, une énigmatique voisine l'ayant attiré dans ses filets, et dans la candeur de cette première aventure, son manque de prudence et son aveuglement ne peuvent que blesser son amie d'enfance.
Vinca, plus jeune mais paradoxalement plus mûre que son aîné, dévoile par petites touches délicates la femme pragmatique et franche qui se cache en elle et qui a davantage conscience de l'avenir. Reste à savoir si cet avenir sera commun ou non...
Je me suis éperdument ennuyée à suivre l'évolution des sentiments adolescents de Phil et de Vinca. Bien que le style de Colette porte indéniablement en lui la marque d'une littérature de qualité, il ne m'a pas touchée et le phrasé souvent alambiqué m'a souvent déroutée puis rapidement lassée. La déception fut d'autant plus cruelle qu'après un premier chapitre réellement percutant, j'eus la sensation de recevoir une désagréable douche écossaise difficile à pardonner.
Si je devais choisir un seul terme pour synthétiser ma lecture, ce serait "fade", ce qui est toujours dommage quand on parle d'un grand nom de la littérature française mais voilà, c'est un fait, les montées de sève de ce jeune blé en herbe n'auront pu empêcher mon intérêt de pourrir sur pied.
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YvesParis
  02 novembre 2012
Voilà des années que je voulais lire Colette.
Agnés F. qui tient l'écrivaine du Palais-Royal comme l'un(e) des plus grand(e)s auteur(e)s du (XXème) siècle me moquait de ne jamais avoir lu l'auteur des Claudine
Aussi j'ai profité des vacances pour lire "Le blé en herbe" retrouvé dans un coin poussiéreux du grenier.
On tient ce court roman de 1923 comme une des oeuvres les plus audacieuses de son temps. Raconter la découverte de l'amour physique par de jeunes adolescents de 15 ou 16 ans était aussi sulfureux que "Le diable au corps", "L'amant de Lady Chatterley" et "Sodome et Gomorrhe" réunis.
Quelle déception ! La langue de Colette est horriblement désuète (ah ! l'origan poivré et les derniers parfums du mélilot), les sentiments des personnages totalement boursouflés et ce qui nous est présenté comme un sommet du féminisme se révèle, à la réflexion comme l'apologie de la soumission féminine au sexe fort.
Dire qu'on impose la lecture de ce roman, au motif qu'il n'est pas trop long et qu'il évoque un sujet "de leur âge" aux collégiens de 3ème. Les pauvres !
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fredho
  17 janvier 2013
Je ne pense pas avoir choisi le meilleur roman de Colette en voulant découvrir cette auteure, ce livre m'a doucereusement ennuyée même si je lui reconnais une jolie écriture mais peut-être trop champêtre.
Phil, 16 ans ½ et Vinca, 15 ans sont des amis d'enfance qui se rejoignent tous les étés en Bretagne dans une maison louée par leur famille respective.
Cet été, les deux adolescents vont se découvrir sous un angle différent, Vinca jeune fille plutôt jolie réalise que son pouvoir de séduction ne laisse pas insensible la gent masculine, et Phil très attiré par celle-ci, est tourmenté par le changement physique de son amie. Phil l'observe, hésite, s'interroge et doute de ses sentiments pour Vinca.
Un jour, le jeune garçon fait connaissance d'une belle inconnue d'une trentaine d'années, sous le charme Phil se laisse séduire par les flatteries de la jeune dame Camille Dellaray.
Par la suite Phil entretient une aventure secrète et confuse auprès de Camille, et cette dernière initiera le jeune adolescent au plaisir de la chair.
Vers la fin de l'été Philippe apprend le départ précipité de la jeune femme, tout d'abord attristé, il finira par revenir vers Vinca. La jeune fille peinée par cette relation qu'elle a fini par deviner, acceptera de lui pardonner.
Pour Phil, la relation entretenue avec Mme Dellaray, attisera et embrasera le désir de posséder Vinca, et cette dernière succombera au désir de son ami.
Je pensais découvrir une Colette avant-gardiste et dévoilant des interprétations un peu plus subjectives, et je découvre une Colette dont le roman est prude et marqué de sous-entendus, un roman sur l'adolescence un peu trop pudique et candide à mon avis.
Donc très déçue, en traitant du thème du passage de l'enfance à l'adolescence, j'espérais une histoire quelque peu voluptueuse et passionnelle entre deux adolescents qui découvrent les prémices de l'amour.
Peut-être que ce roman a tout simplement mal vieilli...
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claudine42
  03 janvier 2015
Dense, lumineux, ce "blé en herbe" est à la fois un adieu à l'adolescence et un éveil à la sensualité. C'est une fin et un commencement, un crépuscule et une aurore. Il aurait été facile pour Colette d'en faire un roman à scandale puisqu'elle y évoque la relation charnelle d'un jeune garçon et d'une femme mûre, mais ce qui l'intéresse, c'est moins la fusion des corps que la confusion des esprits qui en résulte.
Nulle crudité, ici. Nul érotisme au sens commun du terme. Rien que des êtres en proie au vertige du désir, perdus sans boussole sur l'océan des sentiments. Curieusement, j'entends parfois qualifier ce livre de tiède, de mièvre, de convenu. Eh bien moi, je le trouve intense, beau et subtil! Il dit sur l'amour des choses très belles et les dit avec beaucoup de justesse.
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Allantvers
  28 mai 2017
Dire la fin de l'enfance, et plus encore ce moment juste avant de basculer dans le vestibule de l'âge adulte est un de ces exercices littéraires où il est aisé de se casser les dents et de passer à côté de son sujet.
Force est de constater que Colette, qui écrit à une époque où le concept même d'adolescence existait à peine, s'en sort avec une certaine finesse, en optant habilement pour le regard du garçon sur ses propres atermoiements autant que sur la fille - femme aimée. de fait, Phil et Vinca ressortent de ces pages avec une réelle consistance, toute de peau hâlée aux jeux de mer en été, d'attouchements avortés, et des non dits d'une pensée sentimentale pas encore mûrie.
"Le blé en herbe" n'est pourtant pas pour moi de ces romans qui fascinent et emportent, si ce n'est par l'intemporalité du sujet qui ramène le lecteur à sa propre adolescence. Malgré quelques jolies phrases, il m'a tardé d'arriver au bout de ce récit pourtant court. Lu trente (ou quatre vingt dix!) ans trop tard, peut-être!
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   29 août 2014
- [...] Je crève, entends-tu, je crève à l'idée que je n'ai que seize ans ! Ces années qui viennent, ces années de bachot, d'examens, d'institut professionnel, ces années de tâtonnements, de bégaiements, où il faut recommencer ce qu'on rate, où on remâche deux fois ce qu'on n'a pas digéré, si on échoue... Ces années où il faut avoir l'air, devant papa et maman, d'aimer une carrière pour ne pas les désoler, et sentir qu'eux-mêmes se battent les flancs pour paraître infaillibles, quand ils n'en savent pas plus que moi sur moi...
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GuylaineGuylaine   28 juin 2010
Sur ce roc incliné, il rêva de possession comme en peut rêver un adolescent timide, mais aussi comme un homme exigeant, un héritier âprement résolu à jouir des biens que lui destinent le temps et les lois humaines. Il fut, pour la première fois, seul à décider du sort de leur couple, maître de l'abandonner au flot ou de l'agripper à la saillie du rocher, comme la graine têtue qui, nourrie de peu, y fleurissait...
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araucariaaraucaria   31 juillet 2013
Il regardait la plate et gracieuse fille, qui descendait à cette heure vers la mer. Il n'avait pas plus l'envie de la caresser que de la battre, mais il la voulait confiante, promise à lui seul, et disponible comme ces trésors dont il rougissait - pétales séchés, billes d'agates, coquilles et graines, images, petite montre d'argent...
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SophiePatchouliSophiePatchouli   24 février 2016
Aucun livre, parmi tous les livres qu'il lisait librement, les coudes dans le sable, ou retiré, par pudeur plutôt que par peur, dans sa chambre, ne lui avait enseigné que quelqu'un put périr dans un si ordinaire naufrage. Les romans emplissent cent pages, au plus, de la préparation à l'amour physique, l'évènement lui-même tient quinze lignes, et Philippe cherchait en vain, dans sa mémoire, le livre où il est écrit qu'un jeune homme ne se délivre pas de l'enfance et de la chasteté par une seule chute, mais qu'il en chancelle encore par oscillations profondes et comme sismiques, pendant de longs jours...
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lilyathnaalilyathnaa   31 août 2011
« Il entendait son souffle trembler dans sa voix, et il tremblait aussi. Il retournait sans cesse à ce qu'il connaissait le moins d'elle, sa bouche. Il résolut, pendant qu'ils reprenaient haleine, de se relever d'un bond et de regagner la maison en courant. Mais il fut saisi, en s'écartant de Vinca, d'une crise de dénuement physique, d'une horreur de l'air frais et des bras vides, et il revint à elle, avec un élan qu'elle imita et qui mêla leurs genoux. Il trouva alors la force de la nommer « Vinca chérie » avec un accent humble qui la suppliait en même temps de favoriser et d'oublier ce qu'il essayait d'obtenir d'elle. Elle comprit, et ne manifesta plus qu'un mutisme exaspéré, peut-être excédé, une hâte où elle se meurtrit elle-même. Il entendit la courte plainte révoltée, perçut la ruade involontaire, mais le corps qu'il offensait ne se déroba pas, et refusa toute clémence. »
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