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Anne Chareille (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253138013
125 pages
Le Livre de Poche (01/09/1995)
4.1/5   135 notes
Résumé :
Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit.
C'est pour avoir manqué de périr, prisonnier de la vigne enroulée autour de lui tandis qu'il dormait, qu'il écoute désormais sa voix afin de rester en éveil. Lorsqu'en 1908 Colette publie ce recueil de textes brefs - dialogues de bêtes, évocations de la nature, méditations sur l'amour, la solitude, le passage du temps -, elle s'est séparée de Willy, son premier mari, définitivement résolue à imposer son indépen... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Dans ce volume sont rassemblés des textes auparavant publiés dans des revues. C'est apparemment en 1908, que les nouvelles sont rassemblées et éditées.

Colette y parcourt sa vie depuis son enfance, dans sa maison natale, en vacances en Baie de Somme, à Paris.

Elle aborde des thèmes comme la nature, les animaux qu'elle apprécie beaucoup et dont elle ne se sépare jamais, les amours...

Je me suis procuré ce petit livre de recueils pour " le dialogue des bêtes " que je n'avais jamais eu l'occasion de lire mais curieusement, j'ai été très attirée par le conte "Les vrilles de la vigne" et ce rossignol qui chante sans arrêt pour empêcher les vignes de grandir et de l'emprisonner.

Dans "Rêverie de Nouvel-An", Colette nous apprend comment on abordait les fêtes de fin d'année chez elle où on appliquait un esprit libre-penseur, sans fantaisies racontées aux enfants.

Je me suis laissée charmer par "Baie de somme" où l'auteure parcourt l'endroit à la manière d'un peintre.

On y voit des enfants, leur mère en train de lire, des animaux qui se promènent, les pêcheurs si bien décrits qui n'attendent que la marée montante pour repartir.

Une belle promenade dans les courts textes de Colette.

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Ce recueil rassemble quelques nouvelles de Colette dont une, connue de beaucoup, le dialogue de bêtes. J'aime beaucoup la plume de cette grande dame que l'on oublie souvent à mon goût et je me réjouis de la voir arriver dans les programmes de 1ère pour le bac de français.

J'ai donc relu, dans cette optique, ces vingt-trois nouvelles empreintes de poésie. Rien que le titre évoque déjà ces instantanés du quotidien transcendés par la plume. Lorsque Colette fait paraître ce livre, en 1908, elle vient de se séparer de Willy. C'est donc une ode à la liberté par l'intermédiaire de tout ce qui l'entoure que cette dame de talent va sublimer. Ses animaux, ses amours et notamment celui avec Missy, son village, des paysages enchanteurs… tout cela va donner lieu à des textes enchanteurs que je ne peux que vous recommander vivement.


Lien : https://promenadesculturelle..
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Ce recueil de textes qu'à sa publication Colette a appelé" mon dernier -né fait de pièces et de morceaux" présente en effet des fragments de vie, des instantanés.

Le livre s'ouvre sur la légende du rossignol , pris dans les sarments de vigne pendant son sommeil , et qui inspire le joli titre du livre, aux sons harmonieux.

Il regroupe des textes très variés , évoquant ses relations amoureuses, le music-hall mais aussi toute une chronique du quotidien: le dernier feu dans la cheminée, les vacances, les animaux familiers...

J'ai aimé plus particulièrement trois textes: " le dernier feu", ode poétique à la flamme envoûtante, " Nonoche", qui transcrit si bien la personnalité complexe d'une chatte, finement observée par Colette. Et " En baie de Somme", juste et magnifique évocation d'une région pleine de charme , que j'affectionne . L'auteure en saisit toutes les nuances, les jeux de lumière changeants sur l'eau." La baie de Somme, humide encore, mire sobrement un ciel égyptien, framboise , turquoise et cendre verte."

La plume précise, inventive, subtile, parfaite de concision et de choix judicieux des mots se reconnaît ici encore.

Ce kaléidoscope d'instants captés sur le vif est une merveille...

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Au printemps, le sommeil du rossignol l'emprisonne dans les vrilles de la vigne alors son chant s'élèvera la nuit pour se tenir éveillé et ne plus être prisonnier de cette vigne qui ne cesse de pousser. C'est ainsi que l'on débute ce petit recueil, en savourant un moment de poésie cristalline dans ce chant pur du rossignol.

De petits textes brefs, très personnels, qui nécessitent donc de connaître un peu la vie de Colette pour comprendre et goûter pleinement ces subtiles petites réflexions qui semblent écrites sur le vif.

On y trouve, dans un pêle-mêle sans véritable cohérence, sa compagne du moment, ses amis à quatre pattes, son amour de la nature, la nostalgie de son enfance en Bourgogne, la vieillesse à venir, des instants passés en baie de Somme… de ce fait, ce recueil s'inscrit donc dans un registre profondément lyrique.

D'intérêt inégal en ce qui me concerne, j'ai beaucoup aimé les textes nostalgiques qui offrent de très beaux passages dans la nature de son enfance. Colette parle admirablement des matins d'hivers de sa Bourgogne qu'elle fait ressurgir dans sa rêverie du nouvel an, avec son visage d'enfant qu'elle aimerait tant retrouver.

Elle livre son coeur, les jours de grisaille, qui implore son pays avec de très belles métaphores « Il faut que je refasse le chemin, il faut qu'une fois encore j'arrache, de mon pays, toutes mes racines qui saignent… »

Elle utilise un dialogue entre chien et chat pour faire éclater son désir d'être libre ou nous présente avec un réalisme fascinant Nonoche, avec son poil aux trois couleurs, qui entend l'appel du Matou dans l'ombre du bois.

Les très courts instantanés en baie de Somme sont également magiques et vivants avec une partie de pêche qui n'a pas manqué de me faire sourire par son odeur de poisson ! L'éblouissement de la plage, l'onde de chaleur renvoyée par le sable et la pensée de Colette qui s'égare sont magnifiques.

Dans un registre plus léger, j'ai goûté aussi l'humour de Colette autour de son « amie convenable » Valentine qui se soucie tant du qu'en-dira-t-on.

De Colette j'avais adoré La Maison de Claudine. Ici, je n'ai pu saisir pleinement la totalité des textes, peut-être qu'ils exigeaient plus de connaissances sur la personnalité de l'auteure pour les appréhender totalement. Reste que l'on retrouve dans ces brèves nouvelles tout l'art d'écriture de Colette, une écriture aux sonorités hautement poétiques que l'on aime relire pour la beauté du style.

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Que du beau dans ce recueil! Les vrilles de la vigne est un ensemble de petits textes exquis, concis et vivants. La plume est d'une finesse inouïe, les thèmes sont exploités avec délicatesse, les mots ont une justesse comme dans une partition de musique, l'auteure met de son souffle dans les phrases, on la sent pleurer, sourire, soupirer, gronder, regretter, s'égayer, s'affectionner, s'affliger...

Une savoureuse lecture!

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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation

Enchantée encore de mon rêve, je m’étonne d’avoir changé, d’avoir vieilli pendant que je rêvais… D’un pinceau ému je pourrais repeindre, sur ce visage-ci, celui d’une fraîche enfant roussie de soleil, rosie de froid, des joues élastiques achevées en un menton mince, des sourcils mobiles prompts à se plisser, une bouche dont les coins rusés démentent la courte lèvre ingénue… Hélas, ce n’est qu’un instant. Le velours adorable du pastel ressuscité s’effrite et s’envole… L’eau sombre du petit miroir retient seulement mon image qui est bien pareille, toute pareille à moi, marquée de légers coups d’ongle, finement gravée aux paupières, aux coins des lèvres, entre les sourcils têtus… Une image qui ne sourit ni ne s’attriste, et qui murmure, pour moi seule : « Il faut vieillir. Ne pleure pas, ne joins pas des doigts suppliants, ne te révolte pas il faut vieillir. Répète-toi cette parole, non comme un cri de désespoir, mais comme le rappel d’un départ nécessaire. Regarde-toi, regarde tes paupières, tes lèvres, soulève sur tes tempes les boucles de tes cheveux : déjà tu commences à t’éloigner de ta vie, ne l’oublie pas, il faut vieillir !

Éloigne-toi lentement, lentement, sans larmes ; n’oublie rien ! Emporte ta santé, ta gaîté, ta coquetterie, le peu de bonté et de justice qui t’a rendu la vie moins amère ; n’oublie pas ! Vat’en parée,va-t’en douce, et ne t’arrête pas le long de la route irrésistible, tu l’essaierais en vain, – puisqu’il faut vieillir ! Suis le chemin, et ne t’y couche que pour mourir. Et quand tu t’étendras en travers du vertigineux ruban ondulé, si tu n’as pas laissé derrière toi un à un tes cheveux en boucles, ni tes dents une à une, ni tes membres un à un usés, si la poudre éternelle n’a pas, avant ta dernière heure, sevré tes yeux de la lumière merveilleuse – si tu as, jusqu’au bout gardé dans ta main la main amie qui te guide, couche-toi en souriant, dors heureuse, dors privilégiée… »

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LES VRILLES DE LA VIGNE

Autrefois, le rossignol ne chantait pas la nuit. Il avait un gentil filet de voix et s’en servait avec adresse su matin au soir, le printemps venu. Il se levait avec les camarades, dans l’aube grise et bleue, et leur éveil effarouché secouait les hannetons endormis à l’envers des feuilles de lilas ;

Il se couchait sur le coup de sept heures, sept heures et demie, n’importe où, souvent dans les vignes en fleur qui sentent le réséda, et ne faisait qu’un somme jusqu’au lendemain.

Une nuit de printemps, le rossignol dormait debout sur un jeune sarment, le jabot en boule et la tête inclinée, comme un gracieux torticolis. Pendant son sommeil, les cornes de la vigne, ces vrilles cassantes et tenaces, dont l’acidité d’oseille fraîche irrite et désaltère, les vrilles de la vigne poussèrent si dru, cette nuit-là, que le rossignol s’éveilla ligoté, les pattes empêtrées de liens fourchus, les ailes impuissantes…

Il crut mourir, se débattit, ne s’évada qu’au prix de mille peines, et de tout le printemps se jura de ne plus dormir, tant que les vrilles de la vigne pousseraient.

Dès la nuit suivante, il chanta, pour se tenir éveille :

Tant que la vigne pousse, pousse, pousse,

Je ne dormirai plus !

Tant que la vigne pousse, pousse, pousse…

Il varia son thème, l’enguirlanda de vocalises, s’éprit de sa voix, devint ce chanteur éperdu, enivré et haletant, qu’on écoute avec le désir insupportable de le voir chanter.

J’ai vu chanter un rossignol sous la lune, un rossignol libre et qui ne se savait pas épié. Il s’interrompt parfois, le col penché, comme pour écouter en lui le prolongement d’une note éteinte… Puis il reprend de toute sa force, gonflé, la gorge renversée, avec un air d’amoureux désespoir. Il chante pour chanter, il chante de si belles choses qu’il ne sait plus ce qu’elles veulent dire. Mais moi, j’entends encore à travers les notes d’or, les sons de flûte grave, les trilles tremblés et cristallins, les cris purs et vigoureux, j’entends encore le premier chant naïf et effrayé du rossignol pris aux vrilles de la vigne :

Tant que la vigne pousse, pousse, pousse…

Cassantes, tenaces, les vrilles d’une vigne amère m’avaient liée, tandis que dans mon printemps je dormais d’un somme heureux et sans défiance. Mais j’ai rompu, d’un sursaut effrayé, tous ces fils tors qui déjà tenaient à ma chair, et j’ai fui… Quand la torpeur d’une nouvelle nuit de miel a pesé sur mes paupières, j’ai craint les vrilles de la vigne et j’ai jeté tout haut une plainte qui m’a révélé ma voix !...

Toute seule éveillée dans la nuit, je regarde à présent monter devant moi l’astre voluptueux et morose… Pour me défendre de retomber dans l’heureux sommeil, dans le printemps menteur où fleurit la vigne crochue, j’écoute le son de ma voix… Parfois, je crie fiévreusement ce qu’on a coutume de taire, ce qui se chuchote très bas, - puis ma voix languit jusqu’au murmure parce que je n’ose poursuivre…

Je voudrais dire, dire, dire tout ce que je sais, tout ce que je pense, tout ce que je devine, tout ce qui m’enchante et me blesse et m’étonne ; mais il y a toujours, vers l’aube de cette nuit sonore, une sage main fraîche qui se pose sur ma bouche… Et mon cri, qui s’exaltait, redescend au verbiage modéré, à la volubilité de l’enfant qui parle haut pour ses rassurer et s’étourdir…

Je ne connais plus le somme heureux, mais je ne crains plus les vrilles de la vigne…

(Les Vrilles de la vigne – 1908)

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J'appartiens à un pays que j'ai quitté.

Tu ne peux empêcher qu'à cette heure, si épanouisse au soleil, toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher, qu'à cette heure, l'herbe profonde y noie le pied des arbres d'un vert délicieux et apaisant, dont mon âme a soif.

Viens, toi qui l'ignore, viens que je te dise tout bas, le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose! Tu jugerais, quand les taillis de ronces y sont en fleurs, qu'un fruit mûrit on ne sait où, -là-bas,cic, tout près, - un fruit insaisissable qu'on aspire en ouvrant les narines. Tu jugerais, quand l'automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu'une pomme trop mûre vient de choir et tu le cherches et tu le flaires, ici, là-bas, tout près...

Et si tu passais en juin, entre les prairies fauchées, à l'heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont les dunes de mon pays, tu sentirais, à leur parfum, s'ouvrir ton coeur, tu fermerais les yeux, avec cette fierté grave dont tu voiles ta volupté, et tu laisserais tomber la tête lourde d'un muet soupir... Et si tu arrivais, un jour d'été, dans mon pays au fond d'un jardin que je connais, un jardin noir de verdure et sans fleurs, si tu regardais bleuir, au lointain, une montagne ronde où les cailloux, les papillons et les chardons se teignent du même azur mauve et poussiéreux, tu m'oublierais et tu t'assoirais là, pour n'en plus bouger jusqu'au terme de ta vie.

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Tu m'as donné les fleurs désarmées...Tu m'as donné, pour que j'y repose haletante, la place à l'ombre, sous le lilas de perse aux grappes mûres...Tu m'as cueilli les larges bleuets des corbeilles,, fleurs enchantées dont le coeur embaume l'abricot...Tu m'as donné la crème du petit pot de lait, à l'heure du goûter où ma faim féroce te faisait sourire … Tu m'as donné le pain le plus doré, et je vois encore ta main transparente dans le soleil , levée pour chasser la guêpe qui grésillait, prise dans les boucles de mes cheveux… Tu as jeté sur mes épaules une mante légère, quand un nuage plus long, vers la fin du jour, a passé , et que j'ai frissonné, toute moite, toute ivre d'un plaisir sans nom parmi les hommes , le plaisir ingénu des bêtes heureuses dans le printemps… Tu m'as dit : "Reviens...

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Une nuit de printemps, le rossignol dormait debout sur un jeune sarment, le jabot en boule et la tête inclinée, comme avec un gracieux torticolis. Pendant son sommeil, les cornes de la vigne, ces vrilles cassantes et tenaces, dont l'acidité d'oseille fraîche irrite et désaltère, les vrilles de la vigne poussèrent si dru, cette nuit-là, que le rossignol s'éveillé ligoté, les pattes empêtrées de liens fourchus, les ailes impuissantes...

...

Dès la nuit suivante, il chanta pour se tenir éveillé....

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Vidéo de Sidonie-Gabrielle Colette
Il y a 150 ans naissait Sidonie-Gabrielle Colette, dite Colette, l'une des plus célèbres romancières du XXe siècle. Pour marquer cet anniversaire, les Éditions Gallimard sont heureuses de vous annoncer la parution du "Blé en herbe et autres écrits", préfacé par Antoine Compagnon, dans la Collection Bibliothèque de la Pléiade.
"Claudine à l'école" est le grand succès de mars 1900.
Le livre est signé Willy. On sait qu'il s'agit du pseudonyme d'Henry Gauthier-Villars, qui l'utilise pour signer les productions de l'atelier qui lui écrit ses ouvrages. Cette fois, le texte sort du lot : la langue est nouvelle, insolente, scandaleuse. C'est qu'il n'est pas de la plume d'un des scribes habituels de Willy. le livre est écrit par sa jeune femme, sidonie-Gabrielle, née Colette.
Colette : il faudra attendre 1923 et "Le Blé en herbe" pour que ce nom apparaisse seul sur la couverture d'un livre.
Colette, nous dit Antoine Compagnon, rend présents "le monde de l'enfance, l'étoffe de la sensation, l'émotion de la mémoire". On la crédite aussi d'avoir été "la première femme qui ait vraiment écrit en femme" (A. Maurois), la première à explorer ainsi les amours adolescentes ("Le Blé en herbe"), à entretenir une réelle connivence avec la nature et "les bêtes", à poser ce qu'on appellera la question du « genre » ("Le Pur et l'Impur", 1941)...
Ce sont ces trois domaines – l'enfance, la sensation, la mémoire – qu'il faut retenir si l'on veut lui rendre justice. Elle les partage avec Proust, dont elle admira "Combray " et qui pleura, dit-il, à la lecture de "Mitsou" (1919). Sans doute aurait-il été également sensible, s'il avait vécu, à "La Fin de Chéri" (1926), et à la conception du Temps qui s'y fait jour.
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