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Note moyenne 3.76 /5 (sur 125 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Lahore (Pakistan) , le 21/10/1943
Biographie :

Tariq Ali est un historien, écrivain et commentateur politique britannique, d'origine pakistanaise.

Son père, Mazhar Ali Khan, était journaliste, tandis que sa mère, Tahira Mazhar Ali Khan (fille de Sikandar Hyat Khan qui a dirigé la Ligue musulmane et administré la province du Penjab en 1937), était militante.

Résident en Grande-Bretagne depuis ses études à Oxford, Tariq Ali est un excellent connaisseur de l’Asie centrale. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages, en particulier sur l'Asie du Sud, le Moyen-Orient, l'histoire de l'Islam, l'empire américain et la résistance politique.

Tariq Ali a publié en 2001 un roman traduit en français aux Éditions Syllepses, "La peur des miroirs". Sa trilogie romanesque, "Le Quintette islamique" ("L'ombres des grenadiers – prix du meilleur roman étranger Saint-Jacques de Compostelle 1995, "Le Livre de Saladin" et "La Femme de pierre"), a paru en 2002 aux Éditions Complexe.

Tariq Ali est également membre du comité éditorial de la revue britannique "New Left Review" et membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Il vit actuellement à Londres avec sa compagne Susan Watkins, rédactrice en chef de la New Left Review.
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Tariq Ali: Barack Obama's disastrous plans for Afghanistan and Pakistan

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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   01 juillet 2017
Un sultan à Palerme de Tariq Ali
Votre longévité dépendra de la façon dont vous déciderez de vivre après votre victoire. Si l'un de vous décide de devenir le seigneur de la terre et que les autres acceptent, vous ne durerez pas longtemps. Mais si vous travaillez ensemble, en partageant la nourriture et en veillant les uns sur les autres, comme faisaient beaucoup des nôtres aux temps anciens, votre communauté peut survivre. Un mode de vie qui protège les intérêts de tous est un mode de vie pour lequel on est prêt à mourir. Il est sans valeur, l'enseignement de ceux qui recourent aux lois et aux coutumes pour défendre une propriété qu'ils ont volée eux-mêmes, ou héritée de voleurs. Soyez audacieux. Oubliez-les. Ce que vous avez fait aujourd'hui vaut plus que toutes nos coutumes.
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Pecosa   25 juillet 2017
La peur des miroirs de Tariq Ali
Mes parents furent des révolutionnaires à l'âge d'or du communisme. Ils le furent aussi lors de ses pires années de sang. J'étais enfant à Moscou pendant une guerre qui n'est plus qu'un souvenir lointain en Europe. Moi, j'ai vécu la majeure partie de ma vie au vingtième siècle. Toi, tu es né en 1971, et avec de la chance, tu vivras l'essentiel de la tienne au vingt-et-unième. Tu ne te souviens que de l'agonie de l'Union soviétique, de l'ultime décadence du système étatique qu'ils appelaient "communisme", de ta mère et moi militant pour un avenir qui n'est jamais advenu, et de la réunification de l'Allemagne.
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Pecosa   25 juillet 2017
La peur des miroirs de Tariq Ali
Un mois plus tard, quand Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht furent assassinés de sang froid par les corps-francs à Berlin, la famille Stein prit le deuil. Savais-tu Karl, qu'un des officiers impliqués dans le meurtre était un certain Canaris, le futur amiral d'Hitler qu'admireront certains dirigeants occidentaux pendant la dernière guerre?
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Piatka   28 juin 2017
Un sultan à Palerme de Tariq Ali
Au moment même où le bateau, profitant d'une brise inattendue, approchait de la baie de Syracuse, la lumière de la pleine lune tomba sur les ténèbres de la mer et y forma une prairie dorée. Si souvent et dans de si nombreuses eaux qu'il ait contemplé ce spectacle, Idrisi en avait toujours le souffle coupé. Regardant mieux, il vit les barques éclairées à la bougie qui sortaient en mer pour une nuit de pêche.
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Pecosa   26 juillet 2017
La peur des miroirs de Tariq Ali
-La vraie question est de savoir si on peut gagner en Espagne et tu es ici, sur le terrain, notre agent le plus expérimenté. Tes rapports mesurés et méticuleux sont appréciés de presque tous les départements. Alors, mon ami, quelle est ta réponse?

-Je ne sais pas trop répondit Ludwig.

-Pourquoi? le pressa Freddy. Nous avons le feu vert du moustachu pour l'argent et les armes.

-Oui, je sais, dit Ludwig, en échange desquels il a demandé à la République de transférer à Moscou la totalité de ses réserves d'or. Pour des raisons de sécurité... Quel bel exemple d'internationalisme désintéressé! Quoiqu'il en soit, le matériel de guerre à lui seul ne suffira pas. Nous avons besoin d'un dirigeant qui puisse unifier toutes les forces de la République et qui comprenne aussi bien la stratégie militaire que la stratégie politique. Tu sais que le POUM a demandé au gouvernement de faire venir Trotsky de son exil mexicain.
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Nuageuse   12 décembre 2019
Un sultan à Palerme de Tariq Ali
"Je ne comprends pas ce qui alarmait tant vos théologiens dans cette oeuvre.

- Je pense qu'ils ne pouvaient admettre cette promiscuité entre dieux et êtres humains, Commandeur des sages. Et l'idée de ces dieux créés à l'image d'hommes et de femmes était pour eux inacceptable. Je ne vois pas d'autre raison.

- Mais c'est ce qui fait le plus grand attrait de l'œuvre. Leurs dieux étaient partie prenante de tout ce qui se produisait : guerres, déluges, catastrophes, aventures dans le ciel et sur la mer, querelles de famille, naissances, mariages, morts, renaissances. Crois-tu que la femme du marin Ulysse, qui résista à ses prétendants terrestres, aurait pu succomber aux charmes d'un dieu? Je suis surpris qu'aucun n'ait essayé. [...] "
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Cath36   03 juillet 2012
La nuit du papillon d'or de Tariq Ali
En tant que critique musicale, j'assiste à une quantité d'opéras et de concerts ici et au Met de New York. Les billets sont tellement chers que très peu d'amateurs de musique peuvent s'en offrir. C'est devenu un loisir corporatiste qui s'adresse à un public de philistins. Les metteurs en scène le savent et ils jouent sur leurs faiblesses. Les spectateurs s'esclaffent à la moindre clownerie d'un opéra de Mozart, ils applaudissent une aria mal chantée tout simplement parce que la soliste s'arrête et attend les applaudissements, et ainsi de suite. C'est déprimant. Le discernement disparaît à fond de train de la culture occidentale.
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claudeparis   21 février 2015
Berlin-Moscou de Tariq Ali
Elle s'était demandé un temps s'il n'avait pas tué un ennemi important. Il nia farouchement. Jusqu'à ce jour, lui avait-il assuré, il n'avait tué personne. Non pas que supprimer une vie posât problème à cette génération : elle avait connu la Première Guerre Mondiale, au cours de laquelle les Allemands avaient perdu à eux seuls près de deux millions d'hommes. La Grande Guerre avait dévalorisé la vie humaine à un tel degré que, dans les années qui suivirent, éliminer quelques individus ne posait de problème moral particulier à aucun des deux camps. Si ce n'était pas un meurtre d'importance stratégique, de quoi pouvait-il bien s'agir ? Lisa était profondément intriguée.
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claudeparis   24 février 2015
Berlin-Moscou de Tariq Ali
Le Petit père des peuples avaient voulu que tout bon citoyen soit un espion et désormais chacun surveillait, rédigeait des rapports, et c'était à qui pourrait dénoncer le plus d''"ennemis du peuple". Si leur dur labeur débouchait sur un interrogatoire, ils souriaient, satisfaits d'eux-mêmes. Mais si l'interrogatoire aboutissait à une peine de prison, sans parler d'un procès ou d'une exécution, ils exultaient, convaincus d'être eux-mêmes parfaitement en sécurité. Pauvres fous, pensait Lisa
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shousoun   18 février 2015
Un sultan à Palerme de Tariq Ali
La première phrase est décisive. Il le savait d’instinct, et aussi pour avoir travaillé sur de vieux manuscrits. Comme les Anciens comprenaient bien cela, avec quel soin ils choisissaient leurs commencements et, avec quelle facilité leur travail devait progresser une fois cette décision prise ! Où commencer ? Par quoi commencer ? Il leur enviait les choix que leur monde rendait possibles, leur capacité d’aller chercher la connaissance où qu’elle pût se trouver.

Sa mère lui avait appris que les gens du Livre, en déclarant sans valeur tout le savoir antérieur à leurs propres prophètes, ne font que trahir leur ignorance. Elle lui avait raconté comment, lorsque la ville avait été prise par une engeance particulière de guerriers du Prophète –des hommes qui craignaient le savoir plus que la mort- , son grand-père à elle, un mathématicien très estimé de Qurtuba, avait été publiquement déchu et passé au fil de l’épée avec quatre-vingt autres savants. Les zélotes qui les avaient tués au nom de la religion désignaient les Anciens comme « le temps de l’ignorance », un monde dans lequel les gens n’étaient pas soumis à la nécessité d’adorer un seul dieu. Comme ils devaient blasphémer à cœur joie ! Un monde sans apostats. Il eut un sourire qui éclaira un moment son visage, puis il se rembrunit. [p. 11-12]

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