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3.94/5 (sur 129 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles , 1988
Biographie :

Bruxelloise née en 1988, elle a fait des étude de journalisme et de science du livre. Une douleur nécessaire est son premier roman.

Ensuite elle a publié "L'île longue", toujours aux éditions Autrement.

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« LA POÉSIE COMME MODE D'EMPLOI DU MONDE ? » Soirée proposée par les Midis de la Poésie Maison-tanière, Autobiographie du rouge & La paume plus grande que toi Lecture par Pauline Delabroy-Allard, Vanasay Khamphommala, Victoire de Changy accompagnée du violoncelliste Gaspar Claus Lecture musicale Les autrices Pauline Delabroy-Allard et Victoire de Changy et læ traducteur.ice Vanasay Khamphommala viendront lire des extraits de leur dernier ouvrage de poésie contemporaine. Iels seront accompagné.e.s par le violoncelliste Gaspar Claus. Le premier roman de Pauline Delabroy-Allard, Ça raconte Sarah (Prix France Culture-Télérama) connu un grand succès critique et public. Elle a également publié deux ouvrages pour la jeunesse, Avec toi et le dégât des eaux (éditions Thierry Magnier). Maison-tanière est son premier recueil de poèmes. Vanasay Khamphommala vient au théâtre par la musique et l'opéra. Pour la scène et le livre, Vanasay traduit Shakespeare, Barker et Anne Carson (Autobiographie du rouge, L'Arche). Il écrit pour le théâtre : Faust (en collaboration avec Aurélie Ledoux), Orphée aphone, Rigodon !, Vénus et Adonis. Ses textes sont publiés par les éditions Théâtrales. Dans une moitié de vie, Victoire de Changy travaille et crie pour la poésie. Dans l'autre, elle écrit. Elle a publié deux romans, Une dose de douleur nécessaire (Autrement, 2017 et J'ai lu, 2018), et L'île longue (Autrement, 2019 et J'ai lu, 2020), ainsi qu'un album pour la jeunesse, L'Ours Kintsugi (Cambourakis, 2019). La paume plus grande que toi (L'Arbre de Diane, 2020) est son premier recueil de poèmes. Le violoncelliste Gaspar Claus s'affirme comme un conceptualiste lyrique, tour à tour méditatif et explosif, chérissant les idées pour leurs textures et la matière, inversement, pour ce qu'elle stimule l'imagination, qui est une pensée.

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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
"Bijan a l'air ailleurs. Je ne sais pas bien ce que peut vouloir dire ce mot.Si j'évoque ce disant le faciès de Bijan on pourait la penser davantage ma fille que celle de Tala. Elle a le cheveu fin et lustré, tendant vers le doré, celui que l'on n'a d'ordinaire qu'à la petite enfance dans nos pays et que je n'ai pour ma part jamais remplacé"
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Sans la mère, comment est-ce ? Comment tient-on sans la mère ? Sans la mère, me dit Tala, il n’y a plus personne au-dessus. À en voir d’un coup accusé le monde s’affaisser et le ciel baisser d’un cran. À en avoir les bras constamment chargés et les genoux qui trinquent. Du poids reçu tel quel : massif et accablant. Tala jure que si Bijan n’avait pas été là, si elle n’avait pas eu la chance d’avoir quelqu’un en deçà, elle aurait fini vite fait aplatie comme un tapis. Et qu’elle n’aurait pas eu la force de riposter. Mais Bijan est là, Bijan es petite, alors Tala porte lourd à son tour.
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Après ça, les enfants ont dû apprendre et les adultes à désapprendre. Apprendre à se taire. Désapprendre à dire. C’est peut-être de là, qui sait, que le ta’arof est arrivé sur l’île longue. Cette courtoisie typiquement d’ici, cette politesse étrange qui oblige à dire non alors qu’on pense oui.
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Et derrière la mère ? Quelle femme y avait-il derrière la mère ? Et au-dessus d’elle, qu’y avait-il ? Tala se le demande tout haut, sans même me regarder, mais la vérité, c’est que Tala ne sait pas. Comme si d’être mère néantisait toute forme de personne au regard de l’enfant.
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Et puis elle a des yeux noirs qui ne le sont pas vraiment. Ils sont davantage que noirs. Un peintre iconoclaste a su, un jour, nommer la couleur des yeux de Tala : l’outre-noir. Un noir augmenté, au carré, à entailles, à sillons, à ravins, à dénivelés. Un noir de nuit dehors, pas de nuit de maison, opaque et mat aux volets clos. Un noir qui n’est pas absolu, pas incomplet non plus. Un noir qui laisse de la place à autre chose que lui, autre chose de noir aussi, mais différemment. Il y a dans les yeux de Tala plusieurs rangs de noirs et, entre les couches, une sorte de lueur noire réfléchie par le noir.
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Je ne suis pas dans une cellule.
Je n’y vois rien mais je le sens,
Qu’il n’y pas de coin dans lequel se recroqueviller.
Qu’il y a ici, autour de moi,
Des dizaines de présences en souffrance.
Pas de porte.
Pas même une toute petit porte
À deviner non loin,
Pas la possibilité d’aspirer
À ce qu’il y aurait au-delà.

Quand plus tard c’est une lumière blanche
Qui nous dévoile l’un à l’autre,
Je supplie en moi-même
Que les néons s’éteignent à nouveau.
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À la toute dernière page du carnet du dehors, alors que près de la moitié des autres avaient été laissées vides, ils avaient pu lire cette phrase : je meurs curieuse.
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Elle se console quand même en se disant qu'un amour comme celui-là ne se trouve pas seulement dans les romans, voilà : il existe aussi dans les appartements.
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Je sais que j'habite ici à l'odeur que je ne perçois plus en entrant dans l'appartement. Ni en enfilant les vêtements. Ici ne sent plus l'autre, le mouvement de l'autre, ne sent plus la poussière agglomérée. Ne sent plus le riz safrané et la croûte de pain crépitant dans le fond de la casserole en fonte. Ici en fait ne sent plus rien. Je ne sais plus depuis quand ici n'a plus rien senti. Peut-être depuis le début, aussi.
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Le jour du départ, Tala me dit cette phrase apprise dans ma langue et dans mon dos. Elle dit je tiens à toi. Je pense: tenir à moi, c’est me tenir déjà.
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