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Note moyenne 3.48 /5 (sur 210 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Moscou , le 07/08/1955
Biographie :

Vladimir Gueorguievitch Sorokine (en russe : Влади́мир Гео́ргиевич Соро́кин) fait partie de la nouvelle génération d'écrivains post-modernes russes.

Ingénieur, illustrateur, il a commencé à écrire en 1977.

Écrit dans les années 1985-1989, "Roman"(1994) est un des chefs-d’œuvre de l’auteur. Son roman "Le lard bleu" ("Golouboe Salo", 1999) lui a valu une grande notoriété, et bien des problèmes, dont un procès pour pornographie.

Vladimir Sorokine bouleverse la littérature et les tabous culturels, il rejette les impératifs spirituels et moraux qui ont imprégné les deux derniers siècles de la littérature russe.

Traduits dans de nombreux pays, ses livres rencontrent un vif succès auprès des lecteurs russes et européens, à la recherche de fables qui leur expliquent un monde contemporain en proie à la déraison.

Il vit à Moscou.

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Source : amazon.fr
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Dimanche 16 mai 2010 Rencontre avec le romancier russe Vladimir Sorokine, Anne Coldefy-Faucard et Luba Jurgenson : « L'espace dans l'oeuvre de Sorokine », dans le cadre du banquet de printemps 2010 intitulé "L'Espace russe". Vladimir Sorokine est connu dans les milieux non-conformistes depuis la fin des années soixante-dix. Il est né en 1955, et devient un écrivain russe majeur après l'effondrement de l'Union soviétique. Ses romans, nouvelles, récits et pièces de théâtre sont de véritables événements, suscitant louanges, critiques acerbes, contestations, indignation. Écrit dans les années 1985-1989, Roman est un des chefs-d'oeuvre de l'auteur. Il est publié en 2010 en français chez Verdier, en même temps que La Voie de Bro (Éd. de l'Olivier).

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Citations et extraits (117) Voir plus Ajouter une citation
Lutvic   20 octobre 2020
Roman de Vladimir Sorokine
Enfant, déjà, il grimpait sur le toit et contemplait longuement la rivière, les isbas, l'église, les arbres, repérant les gens, les animaux qui se mouvaient, et une agréable torpeur s'emparait de lui. Il s'était aperçu, alors, qu'il était parfois autrement plus plaisant d'observer le monde que d'y vivre (p. 291).
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Ambages   10 août 2019
Manaraga de Vladimir Sorokine
Je suis né à Budapest, il y a trente-trois ans, d'un juif de Biélorussie et d'une Tatare polonaise. Mes parents étaient des réfugiés : mon père avait fui les fondamentalistes orthodoxes, ma mère ceux de l'islam - dans les deux cas, des obscurantistes barbus, qui voulaient être aimés et compris des populations, et, à cette fin, bombardaient, incendiaient, égorgeaient, fusillaient sans pitié.
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PiertyM   15 décembre 2014
Le lard bleu de Vladimir Sorokine
Un ventre d’ouvrier, ça vit même sans sucre, pourvu qu’il y ait du liquide !

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colimasson   31 janvier 2013
Le lard bleu de Vladimir Sorokine
Les époux ne trahissaient jamais leurs préférences gastronomiques, commandant de façon immuable un tokay 1889, de la salade d’herbes des marais, des racines de dents de sagesse de vénérables prolétaires, des ménisques de footballeurs de troisième division de Biélorussie sous ses fatras de vomis. Pour le dessert, Svetlana prenait du cristal de roche à la bave de taureau fouettée ou une « cachiardise ».
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colimasson   13 mars 2013
Le lard bleu de Vladimir Sorokine
La langue du comte toucha prudemment le bout du gland et se mit à écarter le méat.

« Mais…non…Ne jouis pas ! Ne jouis pas pour moi ! » disait Staline, les yeux révulsés.

Khrouchtchev serra très fort les couilles du Guide, qui s’étaient rassemblées.

« Que ça ne jaillisse pas…oh-oh-oh… Donne-moi un ordre ! Un ordre, comme autrefois ! Mais avec tendresse ! Avec tendresse quand même !

- Offre-moi ton petit derrière, mon délicieux garçon ! » lui ordonna amoureusement Khrouchtchev qui continuait de tenir avec ténacité Staline par les couilles. / Staline se tourna sur le ventre en sanglotant :

« Le petit garçon a peur… Fais-lui un bisou sur son petit dos…

- Nous allons faire un bisou sur le petit dos du petit garçon… »
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colimasson   01 janvier 2013
Le lard bleu de Vladimir Sorokine
Apprécie, ma petite sangsue, le MENU d’aujourd’hui.

Frühstück

Jus d’érable

Porridge de laminaires

Beurre de chèvre

Pain d’avoine

Café N

Café TW

thé vert



Lunch

Croûtons grillés à a cervelle de bouc

Salade d’herbes des prés

Bouillon de poule pressée

Filet de ragondin aux pousses de bambou

Fruits

Blub de mûres sauvages



Dîner

Koumys

Soupe wantan

Gâteau au fromage de millet



Souper

Pulpe de bouleau à la polenta

Hydromel au gingembre

Eau de source



Le coefficient de L-harmonie d’un menu pareil est de 52-58 sur l’échelle de Guerachtchenko. Not bad, n’est-ce pas ? Et hier, pour le lunch, on nous a servi du clone de dinde aux fourmis rouges, ce qui a provoqué en moi un accès de nostalgie violette.
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Ambages   10 août 2019
Manaraga de Vladimir Sorokine
Les livres sont pareils aux chevaux, sauvages et fantasques, il faut savoir les prendre. Je n'use ni de cravache ni d'éperons. De la tendresse, rien que la tendresse !... Pour moi, les livres ne sont pas simplement des bûches, comme on les appelle dans notre communauté de cuisiniers clandestins. Quoi qu'on en dise, le livre c'est tout un monde, certes à jamais disparu. (...) Et je sais pertinemment que si vous aimez vraiment un livre, il vous le rendra en vous donnant toute sa chaleur.
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Ambages   10 août 2019
Manaraga de Vladimir Sorokine
« Fahrenheit 451, et les meilleurs steaks sont à vous ! »
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nadejda   05 novembre 2011
La tourmente de Vladimir Sorokine
--- Et tu livres le pain ?

--- Ben oui.

--- Ça ne t’ennuie pas de le faire seul ?

--- Non. On est ben mieux, tout seul , barine ! Les vieux porteurs, ils l’disaient : «Tu cours la route seul, t’as un ange sur chaque épaule. Tu la cours à deux, t’as pus qu’un ange pour toi, et à trois, c’est l’diab’ dans la charrette !» p 27

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colimasson   15 mars 2013
Le lard bleu de Vladimir Sorokine
« Ah, ces chiens… ces petits chiens… voyez-vous, mesdames, messieurs, c’est comme les oiseaux de Dieu ! observa soudain tout haut le docteur Morell. D’un côté, ils énervent et on a parfois envie de les saisir par les pattes pour les fracasser contre un mur. Que leur cervelle jaillisse. Et d’un autre côté, on a le cœur serré, on caresse son petit chien, on le cajole et aussitôt on ressent dans son esprit une telle clarté. Une clarté, mesdames, messieurs ! Comme… comme…disons… comme à Munich quand le foehn cesse et que l’on peut de nouveau réfléchir de façon productive. »
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