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Note moyenne 3.75 /5 (sur 614 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tours (Indre-et-Loire) , le 24/06/1923
Mort(e) à : Paris , le 01/07/2016
Biographie :

Yves Bonnefoy est un poète, critique et traducteur français.

Yves Bonnefoy a passé les baccalauréats de mathématiques et de philosophie au lycée Descartes de Tours, où il fait la lecture, déterminante, de la "Petite Anthologie du surréalisme" de Georges Hugnet, prêté par le professeur de philosophie.

Il a fait des études de mathématiques, d'histoire des sciences et de philosophie dans les classes préparatoires du lycée Descartes, puis à l'Université de Poitiers, et à la Sorbonne, lorsqu'il décide en 1943 de s'installer à Paris et de se consacrer à la poésie.

De 1945 à 1947, il est proche des surréalistes. Il crée en 1946 une revue, La Révolution la Nuit, dans laquelle il publie un fragment de son long poème encore surréaliste, "Le Cœur-espace".

De 1949 à 1953, il fait des voyages d'études, grâce à des bourses : en Italie, aux Pays-Bas, en Angleterre. Son Diplôme d’Études supérieures (aujourd’hui détruit) porte sur "Baudelaire et Kierkegaard"; puis il est pendant trois ans attaché de recherches au C.N.R.S. pour une étude de la méthodologie critique aux États-Unis.

Yves Bonnefoy publie en 1953 son premier recueil de poèmes "Du mouvement et de l'immobilité de Douve".

En 1955, il réalise avec le scénariste Roger Livet un film, "Royaumes de ce monde" qui reçoit le Grand prix des premières Journées Internationales du court-métrage, fondées à Tours.

Les trois volumes de poèmes des années suivantes "Hier régnant désert" (1958), "Pierre écrite" (1965), "Dans le leurre du seuil" (1975) sont rassemblés, avec "Du mouvement et de l'immobilité de Douve", dans un livre intitulé "Poèmes" en 1978.

Puis viennent "Ce qui fut sans lumière" en 1987, "Début et fin de la neige" en 1991, "La Vie errante" en 1993, "Les Planches courbes" en 2001, "La Longue Chaîne de l’ancre" en 2008. Bonnefoy publie aussi "L’Arrière-pays" en 1972, qui est un récit autobiographique et des poèmes en prose, avec "Rue Traversière" (1977).

Outre de nombreuses réflexions philosophiques ou critiques et maints travaux de traducteur, Yves Bonnefoy est une figure majeure de la poésie contemporaine française.
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Videos et interviews (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

[RARE] Yves BONNEFOY – À la télévision (ORTF, 1974) Une rare émission de télévision sur Yves Bonnefoy. Portant le titre « Les Poètes », présentée et réalisée par Jean-Pierre Prévost, elle fut diffusée le 21 juin 1974 sur l’ORTF.

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Citations et extraits (345) Voir plus Ajouter une citation
Malaura   04 juin 2014
L'heure présente de Yves Bonnefoy
Le bonheur ne m’a guère souri sur cette terre.

Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnes

Le silence, la paix du cœur. C’est ma patrie,

Je n’errerai plus jamais loin d’elle.

Les cimes de partout redeviennent bleues,

Vais-je te dire adieu ? Non, qu’à jamais,

A jamais bruisse l’eau, refleurisse l’herbe !

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Malaura   15 avril 2013
Les Planches courbes de Yves Bonnefoy
Et si demeure

Autre chose qu'un vent, un récif, une mer,

Je sais que tu seras, même de nuit,

L'ancre jetée, les pas titubant sur le sable,

Et le bois qu'on rassemble, et l'étincelle

Sous les branches mouillées, et, dans l'inquiète

Attente de la flamme qui hésite,

La première parole après le long silence,

Le premier feu à prendre au bas du monde mort.
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patrick75   24 juin 2012
Les Planches courbes de Yves Bonnefoy
Je me souviens, c'était un matin, l'été,

La fenêtre était entrouverte, je m'approchais,

J'apercevais mon père au fond du jardin.

Il était immobile, il regardait

Où, quoi, je ne savais, au-dehors de tout,

Voûté comme il était déjà mais redressant

Son regard vers l'inaccompli ou l'impossible.

Il avait déposé la pioche, la bêche,

L'air était frais ce matin-là du monde,

Mais impénétrable est la fraîcheur même, et cruel

Le souvenir des matins de l'enfance.

Qui était-il, qui avait-il été dans la lumière,

Je ne le savais pas,je ne sais encore.
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Malaura   28 janvier 2012
L'heure présente de Yves Bonnefoy
Leurs doigts se touchent

Presque, mais dans le rien de cet écart

S’ouvre l’abîme entre être et apparence.

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Malaura   23 janvier 2012
L'heure présente de Yves Bonnefoy
A quoi bon tant désirer

Mais sans pouvoir ? Avoir voulu parler

Mais sans phrases pour dire ? Avoir regret

Mais seul, et sans qu’un autre ait pu comprendre ?

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Yves Bonnefoy
Piatka   28 octobre 2013
Yves Bonnefoy
Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
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Malaura   21 janvier 2012
L'heure présente de Yves Bonnefoy
Le souvenir est une voix brisée,

On l’entend mal, même si on se penche.

Et pourtant on écoute, et si longtemps

Que parfois la vie passe. Et que la mort

Déjà dit non à toute métaphore.

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Malaura   20 avril 2013
Les Planches courbes de Yves Bonnefoy
Nous nous étions fait don de l'innocence,

Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps,

Et nos pas allaient nus dans l'herbe sans mémoire,

Nous étions l'illusion qu'on nomme souvenir.
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Malaura   26 janvier 2012
L'heure présente de Yves Bonnefoy
Ne suis-je la beauté

Que parce que je flatte votre rêve ?

Je suis tapie, effrayée, je suis prête

A me jeter en avant, à griffer,

Ou à faire la morte si je sens

Que ma cause est perdue dans vos regards.

Demandez-moi d’être plus que le monde.

Pansez-moi de vos vœux, de vos souvenirs.

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Malaura   24 janvier 2012
L'heure présente de Yves Bonnefoy
Elle va, et un soir c’est à nouveau

Le grand château étagé sur la mer,

Deux tours, leurs yeux fermés, le ciel, la terre

A dormir nus dans les bras l’un de l’autre.

Tu te penches sur lui. Tes doigts se posent

Sur ses paupières closes. Tu comprends

Que nuit et mort ne furent que ton rêve.

Et ta vie enfouit son front sur cette épaule,

Et qu’importe s’il est trop tard et si tu meurs.

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