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Robert Laffont

Les Éditions Robert Laffont ont été fondées en 1941 par Robert Laffont, et proposent principalement des biographies, des témoignages, de la littérature française et étrangère. De nombreuses collections composent son catalogue : “Bouquins”, “Pavillons”, “Réponses”, “Ailleurs et Demain”, ou encore “Best-Sellers”.

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Dernières parutions chez Robert Laffont


Dernières critiques
sorayabxl
  16 janvier 2019
Le dernier bain de Gwenaële Robert
Le dernier bain de Gwenaële Robert est un excellent roman historique sur l’assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday en juillet 1793. La révolution française est alors en pleine phase de Terreur et les radicaux de la Montagne comme Marat encourage un climat de délation. Tout individu suspect est considéré comme un ennemi de la patrie et risque la guillotine. Charlotte, qui se situe politiquement du côté des Girondins plutôt que des Montagnards, n’a alors que vingt-quatre ans. Mais elle est déterminée à mettre un terme à la Terreur en éliminant Marat. Elle aurait dit, lors de son procès :



« J’ai tué un homme pour en sauver cent mille. »



Le contexte historique est intégré de manière très réussie dans le récit. Sans en faire trop, Robert distille ici et là de nombreux détails intéressants sur la vie quotidienne à Paris pendant la Terreur. On apprend par exemple que l’été 1793 est si chaud que la bière vient à manquer, ou encore que de nombreux écrivains publics étaient d’anciens moines, « reconvertis » de force suite à la dissolution des couvents et des abbayes. Le roman souligne également la grande influence alors exercée par Marat et le culte de la personnalité dont il fait l’objet :



« C’est surtout Marat, l’idole, qui excite l’imagination des commerçants. Son effigie est partout : ici sa tête est montée sur une bague, là son visage apparaît sur des tabatières. Les femmes le veulent à leur doigt, les hommes dans leurs poches. »



C’est sans aucun doute cette popularité, combinée à sa responsabilité directe dans la multiplication des exécutions, qui fait de Marat une cible de choix pour les opposants au régime. Car l’originalité du roman Le dernier bain est de suggérer que Marat aurait très bien pu être assassiné par quelqu’un d’autre, et que c’est un peu un hasard si c’est Charlotte Corday qui a finalement commis l’acte meurtrier. Jane l’anglaise, Théodose l’ancien prêtre… sont autant de personnages qui nourrissent eux-aussi une haine profonde à l’égard du révolutionnaire.



Robert choisit de ne pas s’attacher à un personnage en particulier et multiplie les points de vue. Au sein d’un même chapitre, on passe souvent du point de vue d’un personnage à un autre, mais toujours de manière fluide. Ce qui pourrait rendre l’identification du lecteur difficile est en réalité un atout car ce procédé d’écriture permet de donner une vraie consistance aux personnages, dont les destins finissent par se croiser.



En ce qui concerne Charlotte, elle serait aujourd’hui considérée comme une terroriste kamikaze. Elle sait très bien que son acte la condamne à la guillotine, mais elle se voit comme une martyre de la cause révolutionnaire et aspire à une gloire posthume :



« Il faut que la postérité retienne son nom. Elle veut que l’on écrive dans les récits qui forgeront sa légende : « Elle s’appelait Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont. » »



Enfin, Le dernier bain est aussi l’occasion pour Robert d’évoquer la baignoire de Marat, conservée au Musée Grévin à Paris, et le fameux tableau de David, La Mort de Marat, peint en 1793, dont l’original est conservé aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles. Comme dans La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, l’auteure s’amuse à imaginer les raisons derrière les choix esthétiques du peintre. Alors que David présente Marat comme un martyr, Charlotte n’est même pas représentée. Un choix délibéré, peut-être pour la condamner à l’oubli ? Une tentative bien vaine, comme en attestent les nombreux ouvrages qui sont aujourd’hui consacrés à la jeune femme, souvent présentée comme une véritable héroïne de la révolution. On lui a même consacré des poèmes et un opéra !

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Noemie67
  15 janvier 2019
L'attrape-coeurs de Jerome David Salinger
Quand j’ai eu ce livre entre les mains que j’ai lu la quatrième de couverture, je me suit dit : « oh la ! Un livre traitant de l’adolescence dans les années 50 ! Mouai... »

J’étais loin d’imaginer que, malgré le décor planté des années 50 (papa juriste, maman parfaite femme au foyer, enfants bien droits dans leurs bottes et surtout pas bougé !), ce livre pouvait être aussi actuel. Car au fond un adolescent quelque soit le contexte dans lequel il grandit, ce sera toujours une période de construction difficile.

Plus enfant et pas encore adulte...

On commence à entrevoir le monde (et on s’apercoit qu’il est plus moche que le reve qu’on nous avait vendu étant enfant ! Vous savez quand les adultes vous disent des choses comme : tu feras ce que tu voudras quand tu seras grand ! ), on s’y projette, ou du moins on se projette dans la vie idéale qui pourrait être la nôtre...

C’est tout cela que Salinger réussit superbement a nous démontrer dans son livre !

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Lesmauditsvents
  15 janvier 2019
Papa a acheté un camping-car de Althabegoity François
J’ai adoré ce bouquin pour plusieurs raisons…



Je l’ai tout d’abord adoré parce qu’il va un peu à l’encontre des récits plus conventionnels dans lesquels les voyageurs ont tendance à idéaliser leurs expériences en occultant – sciemment ou non – les nombreux passages malencontreux qu’ils ont obligatoirement affrontés, dans une tentative de prouver, dirait-on, la magnificence de leur expérience. Ici, on ne les loupe pas.



Je l’ai adoré à cause du style d’écriture de l’homme. Style humoristique grinçant et flirtant ouvertement avec la dérision et le sarcasme, se moquant tout autant et allègrement de lui-même et de ses malheurs que des gens qu’il a rencontrés et que des cultures qu’il a côtoyées – surtout l’américaine.



Je l’ai adoré parce qu’il a été écrit par un Français type ; c’est-à-dire un Français donnant raison à tous les clichés caractéristiques de ses compatriotes : râleur, un brin condescendant et hautain, un brin prétentieux, un brin chauvin, faisant fi des normes et des règlements, légèrement malhonnête, et obnubilé par les grands espaces et les ours. Mais un Français fier de tous ces attributs et qui n’en manque pas une pour les afficher au grand jour et sans aucune gêne.



J’ai finalement adoré ce bouquin parce qu’il est très bien écrit avec une prose résolument masculine : pas de poésie, pas de descriptions à l’eau de rose, pas de lyrisme, pas de psychologie intérieure compliquée (ou très peu) ; les propos allant directement à l’essentiel : comportements concrets, opinions claires et exprimées sans prendre de gants blancs, situations promptement cernées et dépeintes en deux coups de pinceau. Cela n’en demeure pas moins fluide et romanesque. Un beau talent d’écrivain dans son genre.



En contre… Le fait que l’auteur – le narrateur – tente tout au long du récit de se la jouer cool (et un peu blasé) est un peu énervant, car ça sonne faux. Mais on finit par passer par-dessus ce défaut à cause de l’humour dont je parlais plus haut, et aussi – tout compte fait – parce que cela fait partie des clichés du modèle Français de base, dont je faisais également mention.



De par toutes ces qualités, ça se lit très rapidement, comme un roman. Ça ne donne peut-être pas le désir de s’embarquer dans une telle galère à notre tour – ça fait d’ailleurs un peu peur par bout –, mais ça procure néanmoins un autre son de cloche par rapport à ce style de voyage.



Pour une critique plus détaillée : https://les-maudits-vents.blog4ever.com/papa-a-achete-un-camping-car-par-francois-althabegoity


Lien : https://les-maudits-vents.bl..
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