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ISBN : 9791034901425
Éditeur : Liana Lévi (11/04/2019)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 21 notes)
Résumé :
À son arrivée à Roissy, un jeune responsable marketing israélien est enlevé par une hôtesse blonde, sans motif apparent. Présent à l’aéroport « par hasard », le colonel Zeev Abadi, officier de l’unité 8200 des services de renseignement israéliens, propose aussitôt son aide à la police française. Dès lors, l’enquête va se dérouler sur deux plans : à Tel Aviv, où la jeune lieutenante Oriana Talmor tente d’aider son supérieur à l’insu de sa hiérarchie, et à Paris, où A... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Pecosa
  12 avril 2019
Les bons romans d'espionnage se faisaient rares depuis quelques années, à croire que la fin de la Guerre Froide avait tari la source. Mais ça, c'était avant. Non seulement Unité 8200 dépoussière le genre, mais elle vous rend complètement accro. Après une nuit blanche passée à tourner frénétiquement les pages tout en piochant dans des M&M's® je connais enfin le dénouement de ce "frileur haletant", comme pourraient nous le vanter les bandeaux publicitaires.
Unité 8200 -du nom de l'unité de renseignement de l'Armée de défense d'Israël qui gère le renseignement d'origine électromagnétique et le décryptage de codes- s'ouvre sur une scène très hitchcockienne. Tout comme on ne doit pas prendre un appel téléphonique au nom de George Kaplan quand on s'appelle Roger Thornhill, il ne faut pas se faire passer pour un autre dans un aéroport.
C'est ce que fait Yaniv Meidan, un jeune entrepreneur israélien pour draguer une belle blonde qui attend un passager dans le hall d'arrivée de Roissy. Meidan va littéralement se volatiliser sous les yeux ébahis de ses collègues.
Le colonel Zeev Abadi, de l'unité 8200 présent par « hasard », décide de proposer ses services à la police française qui n'aime pas que des passagers disparaissent dans un des lieux les plus surveillés du territoire. Et l'affaire va prendre une tournure et une ampleur inattendues. Mieux que Jack Bauer, Abadi va devoir cavaler pendant 24 heures chrono, aidé de la lieutenante Oriana Talmor, depuis Israël. Des Chinois, des hackers, des policiers français, des services israéliens qui se tirent la bourre…c'est la foire d'empoigne dans les rues de Paris.
L'intrigue est solide, le rythme trépidant, l'écriture sans fioriture. L'auteur connaît son sujet, il était officier des services de renseignements israéliens et maintenant rédacteur en chef d'Haaretz (étonnant comme parcours). Il nous offre donc une plongée assez étourdissante dans l'univers des renseignements, israéliens, américains, français, et nous démontre, s'il fallait encore nous le prouver, que l'espion en gabardine et chapeau mou est une relique depuis belle lurette, puisque l'on peut coller aux basques de n'importe qui pour une durée illimitée lorsque l'on se trouve à des milliers de kilomètres. La police française symbolisée par le commissaire Léger, un flic à la Papa, a l'air bien à la traîne. On a l'impression qu'il est prêt à tout instant à endosser son pardessus pour aller manger une blanquette de veau au bistrot d'à côté. Mais il finit par avancer grâce aux indics et aux enquêteurs de terrain.
Avec Unité 8200, Dov Alfon nous entrouvre les portes d'un univers effrayant où les bases de données gigantesques brassent des milliards d'informations, que les gouvernements peuvent manipuler à leur guise. Mais qui gardera ces gardiens? s'interroge l'un des personnages, Quis custodiet ipsos custodes? Personne malheureusement. On en viendrait à regretter l'encre sympathique et les parapluies bulgares. Quoiqu'il en soit, ce roman (politique fiction parfois, voir les passages consacrés au premier ministre israélien) très dense et sans temps mort se dévore. C'est l'un des meilleurs polar/ espionnage lus ces dernières années, Bref, j'ai adoré.
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JIEMDE
  05 mai 2019
Faut pas tenter de jouer au plus fin quand on n'est qu'un amuseur de galerie. C'est ce que va vite comprendre Yaniv Meidan, jeune startupeur débarquant à Roissy et qui va démarrer son séjour parisien en tentant de brancher une hôtesse attirante. Petite cause, grands effets : sa blague dragouilleuse est le grain de sable qui va dérégler une vaste opération mafieuse impliquant les services secrets israéliens, américains, la police française et la mafia dorée chinoise et internationale.
À Paris le colonel Abadi, ex-paria des services secrets aujourd'hui réhabilité et promu à la tête de l'Unité spéciale de renseignements 8200, mais aussi à Tel Aviv avec son adjointe, Oriana Talmor aussi vive que surdouée, une course contre la montre est engagée pour décrypter ce qu'il se passe et agir pour sauvegarder au mieux les intérêts et l'image d'Israël.
En près de 400 pages et 24 heures d'actions soutenues, Dov Alfon -traduit par Françoise Bouillot- m'a attrapé dès le début pour ne me relâcher qu'une fois le livre refermé, faisant de Unité 8200 un des meilleurs thrillers d'espionnage contemporains lus ces derniers temps.
Car tout y est : action soutenue, personnages creusés et rapidement attachants, réalisme des lieux et des situations, rebondissements léchés et crédibles qui ne tombent jamais dans l'abus et enfin, une construction chorale réussie, alternant les changements de sites à chaque -court- chapitre demandant un effort raisonnable de concentration au lecteur au début, qui se transforme rapidement en addiction volontaire à ce rythme d'enfer. What else ? dirait Georges.
Ce petit plus est apporté par l'extrême réalisme du sujet (Dov Alfon a servi dans les services secrets israéliens), qui ne tombe jamais dans le piège du sachant mais excelle à mettre en perspective les facettes de l'espionnage contemporain à l'heures des grands équilibres internationaux instables, et la réalité quotidienne de ceux qui s'y consacrent dont les armes de combat désormais renforcées par les nouvelles technologies restent bien le pragmatisme, la psychologie, le sang froid et parfois… l'humour. Une réussite !
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Lilou08
  17 juillet 2019
Bien que ma PAL déborde je n'ai pas résisté à « Unité 8200 » dont j'ai lu une très bonne critique sur le Point. Et hop, moi qui ne suis pourtant pas fan des romans d'espionnage, me voilà plongée dans une drôle d'histoire qui se déroule en 28 heures et qui ne m'a pas laissé un instant de répit. Je l'ai dévoré en à peine 2 jours. Alors oui l'intrigue se déroule dans le monde « incroyable » des services secrets israéliens et chinois et de la police française, mais franchement c'est digne d'un excellent thriller qui nous mène par le bout du nez du début à la fin. Pour être honnête, il faut juste passer un début un peu trop brouillon et chaotique à mon goût, mais vous êtes vite happés par le récit, les personnages et la découverte des services secrets israéliens. Car la curiosité du livre réside aussi dans le fait que l'auteur, franco-israélien, devenu journaliste est un ancien officier des renseignements israéliens. Intéressant n'est-ce pas ? Il connaît bien le sujet ! Et franchement, cette découverte m'a étonnée, intéressée et amusée aussi.
Une fois qu'on a compris la façon d'écrire de l'auteur, alternance rapide et en permanence de chaque acteur de l'intrigue, on n'a de cesse d'essayer de comprendre qui est qui, qui tire les ficelles, dans quel but ? Et ce n'est pas simple, je vous l'assure…. L'auteur sait nous emmener dans un sacré labyrinthe de pistes ! On passe d'Israël, en France à Paris à toute vitesse… Car le temps est compté pour cette résolution d'enquête délirante.
La lieutenante Oriana Talmor de l'Unité 8200 et son chef le colonel Abadi ainsi que le commissaire français Léger sont des personnages atypiques et attachants… Malgré la gravité de la situation, il y a de l'humour entre les lignes et j'ai bien aimé.
Bref, « Unité 8200 » est une belle découverte et je vous le recommande vivement.
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SagnesSy
  06 mai 2019
Il est 10h40 le lundi 16 avril, Yanniv Meidan atterrit à Roissy avec ses collèges pour un expo de geeks. C'est un marrant, Yanniv, qui ne supporte pas l'attente passive. Toujours à déconner, le premier à faire le pitre. En sortant de l'aéroport, il se précipite sur une jolie hôtesse qui brandit un panneau et se fait passer pour celui qu'elle attend. Comme ça, pour rire, pour ses collègues qui attendent ce genre de choses de sa part. On ne le reverra jamais…
Attention quand vous prononcez le titre, dites bien « huit-deux cents », comme il se doit, et surtout pas « huit mille deux cents »sous peine de passer pour un bleu. Bon, comme l'auteur n'a pas du tout l'intention d'humilier son lecteur, il l'indique dès les premières pages, en nous expliquant même ce que c'est que cette unité 8200. Et tout de suite, c'est parti. Nous allons vivre vingt-quatre heures trépidantes en passant de Paris à Tel-Aviv, avec des escales à Berlin, Macao, Pékin ou Washington (on évoque même Moscou). Personne ne sait où il met les pieds et chaque service secret est en alerte… Ce premier roman de Dove Alfon est du genre excitant. Il déclenche une frénésie et il n'est pas question de le lâcher une seconde tant le besoin de comprendre s'impose. Construit avec une grande intelligence il donne l'impression de révolutionner le roman d'espionnage alors qu'il en épouse parfaitement les codes et son intrigue est d'une grande clarté. Les personnages sont séduisants et il y a même des touches d'humour très réussies (la conversation en hébreu passée au traducteur automatique vaut son pesant de cacahuète !). On en veut encore !
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mazou31
  16 juillet 2019
Grand amateur de (bons) romans d'espionnage, j'ai du mal à comprendre l'engouement des critiques de la presse pour ce livre. J'ai été déçu à la mesure de l'attente que leurs commentaires pouvaient susciter. Certes le rythme est enlevé, la technologie omniprésente, mais après ? Une histoire embrouillée bien loin des imbroglios passionnants et intelligents des grands maîtres (Le Carré, Volkoff, Littell et d'autres), avec guère de profondeur psychologique et surtout, impardonnable pour le genre, peu crédible car plus truffée d'invraisemblances que de micros ou caméras cachées dans une ambassade ! J'ai même eu parfois une désagréable impression d'ennui malgré la cavalcade et le suspense indéniables ! Un roman d'espionnage, donc, correctement rédigé mais sans talent.
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critiques presse (4)
LePoint   12 juillet 2019
Roman d'espionnage israélien survolté, taillé comme une série télé, ce premier titre de l'ex-espion Dov Alfon a le goût des arcanes et du danger.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   23 avril 2019
L’un des plaisirs qu’inspire Unité 8200, de Dov Alfon, tient ­spécifiquement au genre de l’espionnage qui, à son meilleur, offre quelques vertiges [...] Dans Unité 8200, le très sérieux intérêt géopolitique se double d’excitation ludique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   23 avril 2019
Une fascinante division du renseignement israélien, où l’auteur, Dov Alfon, a autrefois œuvré comme officier, mène l’enquête sur un kidnapping survenu à Roissy.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Liberation   09 avril 2019
Ancien officier des services de renseignement israélien, Dov Alfon nous balade de Paris à Tel-Aviv dans un roman aussi dense que trépidant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   16 juillet 2019
– Cela, répliqua-t-elle, je peux l’expliquer si nécessaire. Ce que je ne peux pas expliquer, c’est pourquoi vous tripotez depuis vingt minutes une enveloppe scellée Top secret code noir au lieu de la remettre immédiatement à son destinataire, le général Rotelmann, qui est assis ici juste devant vous.
Oriana entendit des chuchotements et des raclements de chaises. Zorro jeta un regard anxieux à Rotelmann, qui à son tour regarda Oriana d’un air impénétrable. L’aide de camp voulut balbutier une réponse, mais Oriana ne le laissa pas poursuivre.
– Selon les instructions du ministre de la Défense, un officier de sécurité doit intervenir aussitôt en cas de manquement grave à la sécurité de l’information, quel que soit le grade de celui qui l’a commis. Je suis désolée, capitaine, mais si vous ne remettez pas immédiatement cette enveloppe à son destinataire, je vais devoir vous arrêter pour négligence grave concernant la sécurité d’un document classé secret.
Un silence de mort tomba sur la salle. Oren regarda son commandant et s’approcha de lui, l’enveloppe à la main, une expression maussade sur le visage, la même qu’avait le cafteur quand elle lui flanquait une raclée.
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Lilou08Lilou08   16 juillet 2019
– Vous l’aviez remarqué pendant le vol ? demanda Chico à Abadi. C’est à ce Meidan que nous devons d’être ici ?
Les deux hommes s’étaient détachés de l’équipe d’enquêteurs de Charles-de-Gaulle et arpentaient le hall d’arrivée du terminal 2.
– Je ne suis pas là, dit Abadi en se tournant pour faire face au représentant de la police israélienne, qui stoppa net.
Ne sachant pas trop comment réagir, Chico passa la main dans sa tignasse rousse.
– Bien sûr, bien sûr, s’excusa-t-il. Je comprends fort bien que vous préfériez ne pas parler de votre mission. En fait, j’aime autant cela.
– Et d’ailleurs, je n’en parle pas, répliqua Abadi.
– Cet enlèvement est vraiment étrange, dit Chico, avant d’ajouter à voix basse : Cette enquête se présente assez mal. Nous aurons peut-être à intervenir.
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Lilou08Lilou08   16 juillet 2019
« Équipe n° 4 à commandant. Rapport de la zone du comptoir d’El Al. L’homme saisi par les caméras de l’équipe n° 2 entrant et sortant cet après-midi de l’ambassade d’Israël (indiqué comme inconnu n° 24) est arrivé ici. Selon le rapport récent de l’équipe n° 2, toujours en cours de décryptage et de traduction, il apparaît que l’inconnu n° 24 est le colonel Zeev Abadi, de l’Unité de renseignement israélienne 8200. Vidéo en pièce jointe. »
He Xiangu appuya sur play. La vidéo ne durait que quelques secondes.
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Lilou08Lilou08   16 juillet 2019
Sur le mur devant lui étaient accrochées six horloges indiquant l’heure de différentes villes dans le monde – une pratique obsolète à laquelle l’ambassade restait pourtant très attachée. Il tapa son code et le numéro d’accès à la section spéciale de l’Unité 8200. Selon l’horloge sur le mur, il était 15 h 59 en Israël – l’heure d’appeler la seule personne de l’Unité 8200 à laquelle il pouvait se fier : un jeune officier qu’il n’avait jamais rencontré, la lieutenante Oriana Talmor.
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Lilou08Lilou08   16 juillet 2019
Non, c’était une authentique migraine, et il y avait bien des raisons à cela, que le commissaire s’efforçait à présent de récapituler.
D’abord, il y avait le fait simple et indiscutable qu’un passager avait disparu de l’un des endroits les plus sécurisés de France moins d’une demi-heure après l’atterrissage de son avion.
Ensuite – et là, c’était pure injustice – la scène de crime se trouvait sur un territoire qui lui avait été attribué totalement par hasard. Le commandant de la police de l’air et des frontières était en vacances, et Léger avait reçu l’ordre de se charger en son absence des investigations sur ce secteur. Il ne connaissait pas les enquêteurs qui l’entouraient, pas plus que le théâtre des événements.
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Videos de Dov Alfon (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dov Alfon
Trois romans comme autant de variations sur les codes du polar. Ancien officier du renseignement israélien, Dov Alfon joue, avec un humour ravageur, des grammaires de l'espionnage et du thriller, entre Paris, Tel Aviv, Jérusalem et Macao. L'Américain William Gay, figure majeure de la littérature du Sud, interprète à sa manière les standards du hard boiled et de la country, sur les traces de Ross McDonald. Quant au Français Olivier Norek, il revisite pied au plancher l'enquête à l'ancienne, dans un village de l'Aveyron, façon Agatha Christie sous amphets.
"Unité 8200" de Dov Alfon (Liana Lévi) "Stoneburner" de William Gay (Gallimard) "Surface" de Olivier Norek (Michel Lafon)
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