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EAN : 9782953290424
Éditeur : (01/01/1900)
3.75/5   4 notes
Résumé :
Henri est appelé sous les drapeaux en 1918, l’année de son vingtième anniversaire et part pour le 123è Régiment d’Infanterie de La Rochelle.
Il va commencer à correspondre avec sa famille, racontant son quotidien de soldat, demandant des nouvelles des parents et amis restés dans sa belle région qu’il aime tant.

Porté disparu à la bataille de Soissons, prisonnier dans un camp en Allemagne, il ne reverra jamais les siens, ni sa fiancée.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
petite-fee
  27 juillet 2010
Deux lettres, extraits du livre-témoignage "Lettres d'un Poilu" pour vous permettre de le découvrir.
Aux armées le 1er Février 1918
Chers Parents
Etant de garde au poste de poliçe je prends un momment pour vous dire que la santé est toujours très bonne. Ce matin comme je devais être de garde je me suis levé à huit heures j'ai fait bouillir un litre de lait et je me suis installé à déjeuner avec un copin ; nous avons partagé 1/2 boule de pain et nous avons fait un copieux casse-croûte. Voyez d'ici la belle vie ? mais cà ne durera pas. Vous me ferez savoir si vous avez mangé du lièvre car papa doit en avoir tué enfin si vous en avez de trop vous pourrez m'en expédier un colis. Où je suis il ne fait pas froid, ou presque rien et j'espère que chez vous il doit en être de même. J'ai reçu deux lettres qui venaient de l'ambulançe, mais pas celle où se trouvaient le mandat, tout probable qu'ils avaient dù perdre mon adresse et alors ils me l'expédié à ma compagnie.
Vous direz le bonjour de ma part à Camille et vous lui ferez savoir que je n'ai encore pas changé de régiment mais tout probable qu'il n'y en aura pas pour bien longtemps ; enfin je vous le ferez savoir. J'ai vu Laurent Robin mais il n'aura pas de convalesçence à cause qu'il se trouve évaçué à l'infirmerie. Je vous assure que j'ai eu de la veine de les attraper là ou j'étais autrement je serais comme les copins qui les ont actuellement ((sans convalo))
Ne voyant plus rien à vous dire pour le momment je vais terminer en vous souhaitant bonne santé et en vous embrassant de tout coeur
Votre fils et frère
H Tavernier
*-*-*-*-*-*
Le 31 Août 1918
Biens Chers Parents
Je viens vous faire savoir de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le momment et je désire de grand coeur que vous soyez tous de même. Je n'ai encore rien reçu de vous mais je crois en reçevoir sous peu, car vous devez avoir reçu mes lettres du 1er et 13 Août et lorsque je les aurai reçues je vous le ferez savoir en tous cas je trouve le temps long de ne pas savoir l'état de votre santé.
Je vais vous renouveller comme sur les autres lettres de ne pas oublier de m'envoyer le plus de colis que vous pourrez et dans lequel vous mettrez des farines, fécules, lard, fèves pelées et en un mot ce qui soit consistant pour ma santé ainsi que du chocolat, riz, tabac et aussi des effets d'hiver car il commençe à ne pas faire chaud.
Si vous pouvez aussi m'expédier des figues et prunes sêches cela me fera bien plaisir car quelques friandises ne me feraient pas de mal ainsi que du beurre salé.
J'ai écris une carte à Zélia et une à Marthe et à Madame Jouannô et j'espère qu'elles seront bien parvenues et que vous aurez eû de mes nouvelles par elles.
Je vais vous dire que la prochaine carte je l'enverrais à Aliçe mais enfin vous lui dirais le bonjour de ma part en attendant.
Vous pourrez donner de mes nouvelles à Georges et Maxime, puis Marçel Bellemer de qui vous me donnerez l'adresse de manière que je puisse lui écrire car on serait heureux comme cousin de savoir la santé car après l'on sera heureux de se retrouver
Vous pourrez aussi me donnez des détails sur votre récolte en vin car je crois qu'elle doit ètre bonne
Maintenant je vais terminer en vous priant de bien embrasser ma bonne grand-mère, à qui je compte pour vous aider à me donner des figues sèches, des confitures et des hariçots blancs, Mme Jouannô, au Peuil, Chez Cazaubon, et chez ma soeur Marthe qui doit vivre dans son ménage puis en un mot ceux que je connais.
Je vais vous embrasser du fond du coeur ainsi qu'à ma petite Zélia
Votre fils pour la vie
Henri Tavernier n° 858
IIè Komp Franzosen Kommando XXV
Stammlager Stendal Allemagne
© Véronique AUDELON - Tous droits réservés
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
petite-feepetite-fee   29 juillet 2010
Porté disparu à la bataille de Soissons, le 3 juin 1918, ses parents n’apprendront que des mois plus tard qu’il est vivant et prisonnier dans un camp en Allemagne, à Stendal (camp pour soldats, situé dans la province de Saxe, au nord de Brandenburg).
D’après les renseignements obtenus par la Croix Rouge française auprès de l’administration allemande, il serait décédé d’une pleurésie, le 14 octobre 1918, à 5 heures du matin au lazaret Diedenhofen (Thionville).
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Video de Véronique Audelon (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Véronique Audelon
Lorsque Émilie et Pierre arrivent à l'hôtel L'Inglese pour leur voyage de noces, dans la petite ville de Stresa, au bord du lac Majeur, point de départ des bateaux pour les romantiques et merveilleuses îles Borromées... ils ignorent que derrière ce décor de rêve se cache... leur pire cauchemar !
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