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EAN : 9782747091329
450 pages
Éditeur : Bayard Jeunesse (20/11/2019)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Londres, 2045.
La société est divisée en deux clans.
Les Bâtards, réduits à l’état d’esclaves, n’ont aucune valeur.
Les Purs forment l’élite qui a accès à tous les privilèges.
Le Cirque de l’horreur est leur divertissement préféré. Ils attendent avec délectation l’accident mortel qui leur procurera le grand frisson.

Ben, fils de ministre, assiste à sa première représentation et tombe sous le charme d’Hoshiko, la funambule s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
StephanieIsReading
  14 décembre 2019
Il n'y a pas de doutes possibles, Show Stopper est un véritable page turner. Chaque chapitre est relativement bref ce qui rythme parfaitement la lecture de ce roman. Nous suivons, tour à tour, Ben et Hochiko, deux jeunes que tout sépare. Pendant que le premier n'a jamais manqué de rien sur le plan matériel , l'autre se produit tous les soirs au Cirque où, juchée sur un trapèze ou sur un fil, elle risque sa vie tous les soirs.
Nous sommes en 2045 en Angleterre. le monde a mal tourné puisque la société est divisée en deux : d'un côté, les Purs et, de l'autre, les Bâtards. On comprend aisément que les Purs sont les oppresseurs tandis que les Bâtards sont les opprimés.
Et quoi de plus divertissant pour un Pur que d'aller au Cirque croquer des pop-corns et lécher ses doigts pour y récupérer le sucre d'une barbapapa tandis que de simples Bâtards jouent leurs vies dans des numéros périlleux sous les yeux d'un public exigeant et avide de sang?
La mère de Ben voue une haine féroce à l'égard des Bâtards et elle "s'évertue" à endiguer ce fléau, comme elle aime le clamer. Politiquement engagée dans ce but, elle brigue le pouvoir absolu afin de durcir le traitement de ceux qu'elle ne considère pas comme des hommes...
Ben est différent des membres de sa famille et s'aperçoit tardivement des injustices que subissent les Bâtards. C'est lorsqu'il découvre le cirque et notamment quand il découvre Hochiko que s'opère la prise de conscience.
Hochiko déteste les Purs. Retirée à sa famille lorsqu'elle n'avait que 5 ans, elle est devenue esclave de ce Cirque dirigé par Silvio, un Monsieur Loyal cruel aux tendances mégalomanes et psychopathes.
J'ai apprécié la lecture de ce roman dont l'écriture est très limpide. L'histoire a des allures de Hunger Games mais s'adresse à un public plus jeune.
C'est intéressant de voir le parallèle évident avec l'Histoire de l'Europe. On reconnaît la persécution des juifs par les nazis et, bien plus actuel, la question de l'immigration en Europe...
Bien que l'autrice ait investi ses personnages de sentiments et bien qu'elle leur ait donné une certaine épaisseur, j'ai la sensation d'avoir survolé Ben et Hochiko sans jamais pouvoir les atteindre tout à fait.
Peut-être que premier tome a pour fonction de présenter cette société corrompue et de lier Hochiko et Ben avant qu'ils entament une rébellion qui donnera davantage de profondeur à l'histoire.
Leurs sentiments se sont développés très vite, peut-être trop, puisque ce premier tome se déroule sur trois jours. Cette rapidité m'a donné l'impression de brûler des étapes.
En revanche, je suis convaincue que les adolescents adeptes de dystopies trouveront leur bonheur dans cette lecture.
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Commenter  J’apprécie          170
RoxanneO
  27 novembre 2019
Show Stopper n'innove absolument pas le genre de la dystopie young-adult. J'ai trouvé que ce roman souffrait déjà d'un gros problème de construction d'univers. Malgré les 500 pages, l'univers n'est absolument pas développé et s'en retrouve même bancal. L'autrice a choisi de construire un monde très simple : les riches (nommés les purs) mènent la danse contre les pauvres (les bâtards) qui sont les parias de la société Ils ne sont même plus considérés comme des êtres humains et beaucoup se retrouvent dans les cirques où leur espérance de vie devient plus que limitée. En plus d'être extrêmement simpliste, l'inconvénient de cette construction d'univers est qu'elle est extrêmement manichéenne. de plus, l'autrice ne cherche pas à développer plus les choses pour rendre l'univers un peu plus complexe, on ne sait pas l'historique de cet univers. Comment la société s'est retrouvée à ce point scindée en deux ? Comment la société s'organise réellement ? Il n'y a quasiment aucune explication. En fait en lisant ce livre, j'ai vraiment eu l'impression que l'autrice voulait écrire sur le thème du cirque et que la dystopie étant un genre à la mode, elle a choisi de le prendre comme support de la manière la plus simple possible, c'est-à-dire en reprenant tous les codes du genre et en construisant un monde le plus simple possible.
La plume ne rattrape malheureusement pas les choses puisque je l'ai trouvée beaucoup trop simple. J'ai même trouvé le roman assez mal écrit parfois (cela étant peut-être un problème de traduction). le principal problème que j'ai eu avec la manière dont le livre était écrit est que tous les sentiments des personnages sont explicités de manière très directe. L'autrice ne laisse jamais le lecteur comprendre les choses par lui-même et s'immerger dans l'univers. Tout est dit, il n'y aucun sous-entendu. Lorsque l'ami d'un personnage meurt on se doute que ce personnage va être triste/en colère. Pour moi ce sont des choses qu'on doit faire ressentir dans son texte et pas seulement mettre une phrase pour dire « le personnage était triste ». Je suis d'accord que la cible du roman sont les adolescents, mais je pense que les ados sont tout à fait à même de comprendre les choses sans qu'on leur explique tout. Cette manière dont est écrit le livre m'a également donné l'impression que tout était survolé. Les personnages se retrouvent très peu développés et cette écriture froide et distante ne permet pas de ressentir d'émotions malgré les horreurs qui leur arrivent.
J'ai trouvé le thème du cirque quand même assez bien exploité. Les gens qui lisent ce roman pour ce thème seront servis. Encore une fois ce sont surtout les clichés autour du monde du cirque qui sont montrés, mais ça fonctionne. le premier chapitre du roman est assez glaçant et c'est intéressant de voir la différence entre ce qu'il se passe sur scène et la réalité même si tout est assez convenu. On sent quand même que le thème du cirque est vraiment ce qui intéressait l'autrice au départ et c'est dommage de l'avoir gâché au milieu d'une intrigue dystopique si manichéenne. Les méchants de l'histoire n'ont absolument aucune raison d'être aussi cruels et on tombe même rapidement dans l'excès. le personnage principal, Ben, quant à lui se met soudain à remettre toute la société en question. Pourtant fils de militants extrêmes pour l'éradication des bâtards, il se retrouve à vouloir les sauver alors qu'il a dû être endoctriné depuis sa naissance. Pourquoi tout d'un coup change-t-il d'avis d'autant plus que son propre frère jumeau qui a été élevé comme lui a une opinion très différente ? le roman ne répond bien sûr pas à cette énorme facilité. Et finalement c'est un peu ce que je retiendrai de l'intrigue de ce roman, un enchaînement d'action toutes plus invraisemblables les unes que les autres.
Malheureusement, j'ai beaucoup de points négatifs à soulever sur ce roman et j'ai très peu de choses positives à dire. J'ai même trouvé certains aspects assez problématiques, chose que je n'ai pas abordée dans la chronique pour ne pas l'accabler plus. Tout de même, je pense que ce roman plaira à ceux qui aiment les dystopies young adult puisqu'il respecte tous les codes du genre. Pour les personnes qui en ont marre de lire toujours la même chose et qui cherche de l'innovation dans le genre, je ne pense pas que ce roman leur conviendra.
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LesFantasydAmanda
  03 décembre 2019
--- Mais quelle couverture ! ---
Lorsque Babelio m'a proposé Show Stopper en masse critique privilégiée, j'ai d'abord craqué pour sa sublime couverture et ensuite, seulement, pour son synopsis. En vérité, je pressentais déjà que cette lecture ne sortirait pas des sentiers battus.
Malgré cela, j’ai passé un bon moment entre les pages de ce premier volet. Je tiens donc à remercier Babelio et les éditions Bayard pour cet envoi.
--- Une énième dystopie ? ---
Comme beaucoup d'autres lecteurs, j'ai découvert la dystopie young adult avec la saga Hunger Games, ce qui remonte à quelques années maintenant. Ayant eu un véritable coup de coeur pour cette trilogie, j'avais enchaîné les livres du même genre. Avant de me lasser, progressivement.
Show Stopper a donc été un agréable retour à mes lectures de jeunesse, même s'il ne révolutionne pas la dystopie. Il en reprend d'ailleurs tous les codes : les pauvres opprimés par les riches, les morts violentes qui surviennent dans l'entourage des héros afin de les pousser à la révolte et, en toile de fond, une romance quasi impossible pour faire vibrer le lecteur.
Parce que je connais ces ficelles maintes fois utilisées, j'ai rapidement deviné les dessous de l'intrigue. de ce fait, Show Stopper s'est révélé sans surprise. Je l'aurais certainement plus apprécié six ou sept ans plus tôt. Pas de chance ! Néanmoins, je le conseille sans hésiter aux adolescents qui voudraient s'initier à la dystopie.
--- Des artistes sur la corde raide ---
La raison pour laquelle j'ai tout de même pris plaisir à découvrir cette histoire tient principalement en son décor : le cirque. Pourtant, mes précédentes incursions ne m'avaient pas emballée outre mesure – je pense notamment au Carnaval aux Corbeaux d'Anthelme Hauchecorne et au Cirque interdit de Célia Flaux.
Cependant, dans Show Stopper, le texte est très visuel ; on imagine sans peine les numéros et leur dénouement parfois fatal. Les paillettes volent, accompagnées de giclées rouges ! C'est d'ailleurs ce qui fait la force de ce roman : les lumières de la scène accentuent plus encore cette envie viscérale, que ressentent les Purs, de voir tomber des Bâtards en plein spectacle.
--- En surface ---
Hayley Barker n'a pas vraiment creusé le contexte politique dans lequel se déroule l'intrigue, et je trouve ça dommage. Certes, le récit se concentre sur les points de vue de Ben et Hoshiko, ce qui limite les possibilités de développement, mais des questions restent en suspens. D'où vient cette haine que nourrissent les Purs envers les Bâtards ? En dehors du cirque, comment vivent ces derniers ? de quelle manière les tient-on sous contrôle ?
Bref, j'aurais souhaité en savoir davantage, plutôt que d'écouter Hoshiko répéter inlassablement à quel point les Purs sont horribles, à quel point ils l'ont détruite, à quel point ils méritent de mourir. En fait, ses pensées finissent par tourner en rond…
--- Ce qui compte, ce ne sont pas les personnages… ---
Encore très jeunes, Ben et Hoshiko découvrent l'amour dans des circonstances difficiles. Ils ressemblent donc à tous ces héros qu'on a déjà croisés dans d'autres romans YA. Naïfs, mais prêts à tous les combats. Forts, mais fragiles lorsque l'on s'en prend à leurs proches. Et… c'est tout ! Sincèrement, je n'ai pas ressenti de réel attachement pour eux, mais j'avais quand même envie de les voir s'en sortir, et ça m'a suffi.
Quant aux antagonistes, eh bien, comme prévu, ils sont machiavéliques. En particulier Silvio, que j'ai détesté, non pas parce qu'il a le mauvais rôle, mais parce qu'il se montre sadique sans raison. Pourtant, Hayley Barker nous livre quelques pans de son passé… sans aller plus loin, et quel dommage !
Quoi qu'il en soit, je préfère largement les personnages froids et distants chez qui l'indifférence confère une réelle cruauté, plutôt que des stéréotypes, comme c'est le cas ici.
--- ...mais leurs actes ! ---
En débutant Show Stopper, je savais qu'une histoire d'amour serait au rendez-vous. Il suffit de lire la quatrième de couverture pour s'en rendre compte.
Toutefois, les moments qui lui sont dédiés sont très peu nombreux. Ainsi, même si la romance est au coeur de l’intrigue, elle sert davantage de tremplin à l’action ; c’est parce que Ben et Hoshiko éprouvent des sentiments l’un pour l’autre qu’ils se décident à agir. L’auteure compense donc une intrigue prévisible et une romance à peine crédible – nos héros s’aimeront au premier regard – par des drames inacceptables et des subterfuges pour contrer l’ennemi. De quoi vous donner envie de tourner les pages à toute vitesse, d’autant plus que le rythme est haletant !
--- Pas de promesses inutiles ---
Lorsque vient la fin, l’auteure n’en fait pas des tonnes. Ce dénouement est même plutôt cohérent, puisque nos héros n’essaient pas de révolutionner le monde, simplement de survivre, de sauver leur peau et celle des êtres qui leur sont chers. J’ai donc refermé ce premier tome en toute sérénité. J’ai néanmoins des attentes élevées pour la suite !
Lien : https://lesfantasydamanda.wo..
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Lildrille
  24 décembre 2019
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=45748
J'ai mis la note de : 16/20
Mon avis : Les dystopies continuent d'éblouir pour cette fin d'année, avec des sorties toujours plus étonnantes les unes que les autres, sur des thèmes variés, mais qui restent, pour beaucoup, dans des lignes scénaristiques peu innovantes, qui ne surprendront pas les habitués du genre. Show Stopper fait partie de ces titres dystopiques, d'abord plutôt écrits pour des adolescents, même si les adultes y trouveront également leur compte. le thème du Cirque, qui fait son entrée dès la couverture dorée et rouge, happe le lecteur qui découvre un univers fascinant, auréolé d'une atmosphère magique et mystique. Mais aussi terrifiante.
Show Stopper constitue effectivement une lecture qui nécessite de la prudence quant aux esprits sensibles, étant donné les scènes violentes et le goût du sang, de la mort qui plane au-dessus de tout le roman. Ces passages durs et froids apportent une part de réalisme inattendue, qui se marie parfaitement avec les tragédies décrites dans le récit. Cela marque le lecteur.
Les messages du roman prennent alors toute leur importance, leur dimension politico-sociale se voit exacerbée ; le lecteur souhaite ardemment que le système change, avec la même émotion contenue des personnages principaux. Devant les horreurs auxquelles on assiste, le lecteur empathique a du mal à lâcher le roman, surtout une fois arrivé aux dernières cent pages, qui accélèrent l'aventure et posent un suspense dramatique. Nos héros s'en sortiront-ils ? Parviendront-ils à vivre la vie qu'ils méritent ? Réchapperont-ils au triste avenir auquel ils semblent destinés ? Show Stopper sait jouer avec nos émotions, désamorçant certaines situations, quand il en laisse couler d'autres pour accentuer l'horreur de passages clés.
La course-poursuite finale est séduisante. Ni trop courte, ni trop longue, elle est bien rythmée et permet à d'autres personnages secondaires d'avoir un rôle plus important. Alors que nos héros essaient d'échapper à leurs poursuivants, ils traversent des parties du Cirque que le roman n'avait pas montrées auparavant. Alternant entre la magie du spectacle, l'ignominie des numéros proposés et le caractère stressant de la poursuite, le lecteur ne sait plus où donner de la tête. Les images qui défilent dans son esprit, à la fois poétiques et glauques, perturbent et fascinent à la fois. Show Stopper joue sur plusieurs tableaux et cela fonctionne très bien, mélangeant la magie et l'horreur dès que cela est possible.
La lecture est fluide, rapide, sur un rythme des plus agréables, avec deux narrateurs attachants que l'on suit avec plaisir, et dont les voix s'alternent constamment. Les chapitres courts permettent une accélération de l'intrigue évidente, même si l'on se perd parfois, ne sachant plus qui nous parle.
Ben, diminutif de Benedict, est un jeune homme qui est naît parmi les Purs, la caste privilégiée de ce monde futuriste, au progrès social déclinant. Il vit avec des idées qu'il ne prend pas le temps d'analyser, ou qu'il ne cherche pas à comprendre. Sa vie riche lui procure tout ce dont il rêve. D'un caractère à première vue plutôt passif, Ben évolue de manière étonnante dans ce roman, troquant son masque « mignon » pour un déguisement plus coriace, qui gagne en crédibilité avec le temps. le lecteur attentif ne peut rester insensible face à la douceur infinie qui ne cesse de se dégager de ce personnage, qui n'a jamais connu que les bons côtés de la vie. Pur aussi bien au nom de la loi que dans son coeur, Ben porte des idéaux de justice certes un peu simplistes, mais rafraîchissants dans un univers à ce point sombre et décadent.
De l'autre côté, Hoshiko reste plus terre à terre, même si la jeune femme espère que sa situation s'arrangera. Née Bâtarde, de la caste négligée par la société, elle réalise des prouesses sur son trapèze depuis son plus jeune âge, notamment à cause d'entraînements intensifs et d'un moral d'acier, et risque sa vie à chaque représentation, pour un patron de Cirque imbu de lui-même. On l'imagine voltigeant, sans aucune protection, et avec toute la grâce que ses gestes induisent. Elevée à la dure, elle ne supporte pas les Purs qui restent tous des vermines à ses yeux. Sa rencontre avec Ben va tout changer. Comment un Pur pourrait-il s'inquiéter pour sa vie ? Comment croire à ce qu'un Pur soit finalement différent des autres de sa caste ? Comment croire au fait qu'il déteste la violence, alors que ses comparses espèrent à chacun de ses numéros qu'elle meure de manière spectaculaire ?
Silvio, le patron du Cirque, est un personnage secondaire à la psychologie intéressante, qui espère se faire accepter par les Purs parce qu'il sait comment les divertir, tout comme le sont les figures de Greta et Amina, deux jeunes artistes de talent, encore innocente pour l'une, et bien plus abîmée pour l'autre. Chacun aura son utilité et un message à passer. Tous les autres personnages demeurent bien écrits, utiles à l'histoire et restent dans les esprits longtemps après la fin.
Les personnages sont charismatiques à souhait, forts, notamment en ce qui concerne les Bâtards qui luttent constamment pour leur vie. Les autres Purs sont des caricatures d'eux-mêmes, que l'on méprise dès les premiers instants passés avec eux. le coeur du lecteur balance peu et se range rapidement du côté des Bâtards. Ce côté manichéen est dommage dans un univers aussi complexe qui aurait mérité plus de nuances. Ben aide à ce que celle-ci s'installe, mais il porte le fardeau seul.
La situation décrite par l'auteure a tout d'un futur probable, où les migrants seraient accusés de tous les maux de la population, et laissés à l'écart. Ce constat triste donne à la lecture une dimension particulière, qui amène le lecteur à se poser de nombreuses questions.
L'histoire d'amour que l'on devine se construit de manière étonnante, non sur des mots mais grâce à des émotions, des sensations. Les personnages n'ont pas besoin de communiquer pour comprendre qu'ils sont liés, qu'ils se ressemblent et qu'ils veulent se battre contre les mêmes choses. Cette manière de faire atypique pourra déplaire à des lecteurs à la logique rationnelle. Cependant, cela marque bien le fait que le roman souhaite jouer sur les émotions, celles des lecteurs comme celles des personnages.
Le scénario n'étonne pas vraiment, on se laisse tout de même emporté dans cet univers grâce à la magie du Cirque, des personnages attachants, un suspense bien calculé, des scènes à la fois terrifiantes et fascinantes, et une atmosphère originale.
Show Stopper est un début de dystopie qui annonce une suite, voire une trilogie qui cherchera à combattre le système établi, une conclusion classique du genre. Il est à espérer que l'histoire soit plus innovante à l'avenir, car la magie du Cirque ne marchera sans doute pas une seconde fois.
Lien : http://www.lavisqteam.fr/?p=..
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AlexandraLFC
  09 janvier 2020
Attirée par cette couverture mais surtout par l'idée que l'histoire se déroule majoritairement dans un cirque, j'avais vraiment très envie de découvrir ce roman.
Ici, les chapitres s'alternent selon deux points de vue. D'un côté, nous avons Benedict, alias Ben, fils de ministre faisant partie de l'élite, les Purs. de l'autre, nous suivons Hoshiko, funambule du cirque, bâtarde dont la vie ne tient qu'à un fil. Dans l'ensemble, j'ai trouvé intéressant que l'on suive deux personnages opposés par leur vie mais aussi par leur tempérament. Globalement, ils sont attachants et agréables à suivre. Ben se réveille un peu tard au sujet du comportement de sa famille ou de la société mais en même temps, s'il s'en était rendu compte plus tôt, le roman ne pourrait pas exister.
Soyons clairs, Show Stopper ne révolutionne pas la dystopie. L'auteure suit le schéma classique du genre en opposant les riches aux pauvres et en créant la révolte chez ces derniers. Ce qui constitue le point fort de cette histoire, selon moi, c'est l'ambiance mise en place par l'auteure. On découvre l'horreur d'être un bâtard, la souffrance qui peut être physique ou morale, l'humiliation au quotidien, la faim etc. Ces abominations sont autorisées selon les normes sociales. Les bâtards doivent être régulés, éliminés. Leur seul but dans la vie, divertir ou servir.
L'horreur peut parfois prendre un nom, comme celui de la mère de Ben ou elle peut également s'appeler Silvio. Ce dernier est le directeur du cirque, c'est un bâtard qui se prend pour un pur et mène son site d'une main autoritaire, égoïste et ignoble. On assiste à plusieurs scènes absolument atroces, voire gores, dont Silvio a imaginé les moindres détails évidemment. Il y a d'ailleurs quelque chose de très visuel dans ce livre, on s'imagine parfaitement ce qui se déroule comme si on regardait une série ou un film. C'est sombre, violent et pourtant, les spectateurs en redemandent. Chaque jour, les artistes risquent leur vie. On retient son souffle quand on pressent que le pire va se produire. On est heureux de voir les artistes survivre et on se mêle à leur tristesse face aux décès des autres.
L'histoire est bien rythmée. Les chapitres sont courts ce qui fait que l'on avance rapidement. L'alternance des points de vue permet de suivre plusieurs moments en même temps mais peut aussi avoir ce côté redondant de vivre un même instant selon les deux héros. Je n'ai pas forcément été gênée par ce point car je suis toujours curieuse de savoir comment deux personnes peuvent ressentir une même scène.
L'auteure délivre un message de tolérance et d'égalité à travers son histoire. Elle invite ses jeunes lecteurs à se questionner : Est-ce normal d'agir ? Dois-je faire la même chose que les autres ?
J'ai vu passé plusieurs avis mitigés ou négatifs concernant ce roman. Néanmoins, j'ai passé un très bon moment. J'ai adoré l'ambiance lourde et pesante couplée à l'atmosphère si particulière du cirque. J'ai trouvé les héros attachants, les méchants détestables. Effectivement, l'auteure prend quelques facilités notamment pour faire éclore la romance mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un livre jeunesse. Pour ma part, Show Stopper est un roman fort et captivant qui pourra plaire aux non initiés en dystopie. Pour ceux qui ont déjà lu Hunger Games, Divergente et autres, cela déprendra davantage des goûts de chacun.
Lien : https://alexlovebooks.home.b..
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critiques presse (1)
Ricochet   19 février 2020
Les chapitres alternent entre l'histoire d'Hoshiko et celle de Ben nous offrant ainsi leur point de vue sur cette société totalitaire qui use de la stratégie de « diviser pour mieux régner ». Un roman addictif animé par une galerie de personnages aussi répugnants qu'attachants.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
manguymanguy   05 septembre 2020
- Tu crois que les choses changeront un jour ?
Sa réponse est ferme et immédiate :
- Oui. Si on continue d'y croire. Si on n'abandonne pas l'espoir. Si on reste unis. Alors oui, elles changerons. Regarde là-haut, lance-t-elle.
Elle tend l'index vers un point au dessus de la ville, sur l'horizon lointain. Une lueur rose pâle éclaire la nuit.
- Un nouveau jour se lève.
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ManderlineManderline   19 novembre 2019
Le talent artistique ne suffit pas à satisfaire le public. Peu importe la qualité de nos numéros, ce n'est pas pour eux que les Purs se bousculent à nos représentations. Ils veulent du danger. Ils veulent voir la peur sur nos visages. Ils veulent nous voir mourir.
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Deej1223Deej1223   16 septembre 2020
Ce soir, tous les souvenirs, la douleur et la peur refusent de s’effacer. Furieux d’être tenus à distance, ils s’infiltrent dans les fissures des murs que j’ai construits pour me protéger et viennent me tourmenter.
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Deej1223Deej1223   16 septembre 2020
Certains d’entre nous s’accrochent à leur héritage religieux, leurs racines juives, islamiques, hindoues ou chrétiennes. Ils puisent l’espérance dans leur foi. Je les admire pour ça, et parfois, je les envie. Les autres, bien plus nombreux, ne croient pas: ils ne peuvent pas et ne veulent pas croire en un Dieu qui garde un silence d’acier devant la folie du monde.
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Deej1223Deej1223   16 septembre 2020
Si je regarde mon enfance, mon passé, toute ma vie même, je m’aperçois qu’ils sont souillés, qu’ils ont pris un goût amer.
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Video de Hayley Barker (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hayley Barker
[Extraits] Showstopper de Hayley Barker https://chapitres.actualitte.com/t/HFTGgBdZ plus d'informations, résumé et biographie https://www.actualitte.com/t/CwXabLMrp
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