AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
3,75

sur 7149 notes
tiptop92
  04 janvier 2022
Hervé Bazin - Vipère au poing - 1948 : Cette descente au coeur de la haine intime s'accompagnait de la fin crépusculaire d'un monde qui sentait encore l'odeur de la poudre à perruque et des privilèges. On pouvait trouver que le combat qui opposait les enfants Rézeau à leur mère était celui-là même qui opposa à partir de 1789 la jeunesse révolutionnaire à la sclérose nobiliaire issue d'un monde historiquement millénaire. La figure tutélaire de la mère dominait cette famille éreintée par les agissements cruels de cette véritable Médée en jupon. Les jeunes frères et plus particulièrement brasse-bouillon (le surnom du personnage central) s'opposait frontalement à la barbarie d'une femme qui recréait dans son microcosme familial les maux délétères des pires dictatures de l'époque. On suivait avec passion ce combat presque homérique qui sacrifiait sur l'autel de la sévérité excessive une piétaille de précepteurs complices ou pas de la duplicité maternelle. Pauvre hommes en soutane souvent mis au rebus du clergé pour des comportements illicites qui finissaient pour la plupart épuisés par la violence larvée de cet affrontement familial. Hervé Bazin s'inspira en partie de son enfance et de son adolescence pour définir ce personnage de marâtre qui fera tout le sujet de son roman. La plaie visiblement était encore ouverte et c'est à grande poignée que l'écrivain jetait du sel sur le souvenir à vif de ses premières années. le sifflement aigu de la vipère résonnait dans chacune de ces pages qui retentissait comme un hommage à l'esprit mauvais de Paule Rézeau, créature sans limites morales que ses enfants n'appelleront jamais autrement que folcoche (un condensé de folle et de cochonne). Qu'en fut-il ensuite de la vie d'adulte de l'auteur ? réussit-il quand même à s'engager dans une relation sentimentale lui qui n'apprit jamais l'amour ? On imagine assez bien le handicape que du représenter une pareille jeunesse pour aborder sereinement une vie d'adulte. Alors que dans un couple la dureté de l'un était souvent contrebalancé par la bienveillance de l'autre, aucun secours ne vint d'un père pourtant distingué pour son courage dans les tranchées mais qui accepta avec résignation les mauvais traitements subis par ses fils au nom d'une illusoire tranquillité conjugale. "Vipère au poing" reste un classique absolu qu'on lit encore dans bien des écoles pour dénoncer aux yeux des enfants la maltraitance induite par des parents mauvais et indignes... intense
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          18113
Eric76
  27 octobre 2018
L'histoire de « Vipère au poing » se trouve dans les recoins sombres de notre mémoire collective, qu'on ait lu ou pas le livre. Son héroïne, Folcoche, marâtre rusée, calculatrice, haineuse, pétrie de mauvaise religion, au corps sec comme une trique, est à ranger au musée des horreurs.
Ce livre, c'est l'histoire d'une France qui n'existe plus, tombée aux oubliettes dans les fracas de la seconde guerre mondiale. C'est la France de cette vieille noblesses mélangée, pour le meilleur et pour le pire, à cette grande bourgeoisie provinciale, les deux se rejoignant dans leur insupportable arrogance, les deux ayant les mêmes doigts crochus quand il s'agit de défendre leurs petits privilèges, les deux recroquevillées dans leurs manoirs branlants sans voir la marche du monde. C'est la France de Charles Maurras, de la « divine surprise » quand la troisième République s'effondre comme un château de cartes face aux légions nazies.
Ce livre, c'est l'histoire d'une famille de fin de race qui sent confusément que les valeurs qu'ils véhiculent vont disparaître, que leur heure est comptée. D'où ce raidissement, peut-être ? Comme un dernier pied de nez au destin.
Un père veule et insignifiant, des percepteurs au rabais qui préfèrent fuir en courant ou regarder distraitement ailleurs… Personne pour empêcher la sorcière Folcoche de régner en Maître absolu sur le domaine de la « Belle Angerie », et d'humilier de la plus épouvantable manière ses propres fils : Chiffe, Cropette, Brasse-bouillon. Coups de fourchettes sur les mains, surveillance continuelle, mentalité de la méfiance érigée en dogme, crânes tondus, déshabillage des consciences… Aucun abaissement, aucune vexation ne leur sera épargné. Et tout cela au nom de la bien-pensance chrétienne.
Le seul à relever le gant face à la dictature de Folcoche sera Brasse-bouillon, notre narrateur. Plus dur que ses deux frères, plus malin, plus endurant, sa jeunesse finira par la vaincre. Avec un certain plaisir cynique, il se rendra compte en même temps qu'il lui ressemble en tout point avec sa haine et son mépris plantés dans le coeur. Son premier acte d'homme sera d'ailleurs de se moquer et de faire pleurer une pauvre fille. Écoeurant, gratuit, et en même temps tellement prévisible.
C'est mon premier Bazin. le style est d'une puissance peu commune et les sarcasmes mouillés d'acide. La haine et le fiel sont à fleur de peau. Magistral.




+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          17521
missmolko1
  28 mai 2012
Un classique à lire et à relire et je ne m'en lasse pas...
Malheureusement ayant vu l'excellent film avec dans le rôle de Folcoche, Catherine Frot, ma lecture a été un peu gâché car il n'y avait plus beaucoup de surprise étant donné que le film est assez fidèle au roman.
L'écriture d'Hervé Bazin m'a beaucoup plu et m'a rappelé la narration des films la gloire de mon père et le château de ma mère que je regardais quand j'étais enfant. (je serais sans doute la seule a faire cette comparaison mais c'est parfois agréable de se remémorer des souvenirs d'enfance à travers d'un livre).
Commenter  J’apprécie          1165
si-bemol
  03 janvier 2019
“Elle avait de jolis yeux, vous savez, cette vipère, (...) des yeux de topaze brûlée, piqués noirs au centre et tout pétillants d'une lumière que je saurais plus tard s'appeler la haine et que je retrouverais dans les prunelles de Folcoche, je veux dire de ma mère.”

Avec ce roman, nous pénétrons dans l'effroyable intimité d'une famille de la grande bourgeoisie de province, bien pensante et catholique fervente des années vingt chez qui, derrière les murs clos de la propriété, à l'abri des regards, se joue chaque jour et à huis clos la tragédie de la maltraitance ordinaire poussée à son paroxysme par une mère monstrueuse, une folle, une cochonne : Folcoche.

Le froid, la faim, les privations, les corvées, les sévices, sous les yeux d'un père secrètement compatissant mais d'une absolue lâcheté, une torture psychologique de tous les instants, une destruction systématique, jouissive, du bonheur et de l'innocence, un saccage méthodique de l'enfance… Comment survivre face à une mère qui est l'incarnation du sadisme, de la démence froide et de la haine ? Comment préserver ce qui peut l'être encore et réussir, un peu, à se construire ?

L'école se fait à la maison, sous la houlette d'un vieil abbé aigri, malveillant et vermoulu, les domestiques un peu sensibles ont été renvoyés, il n'y a, pour ces enfants, aucune aide extérieure possible. Pour Chife, Cropette et Brasse-Bouillon, le narrateur et le meneur de la résistance, il n'y aura de solution possible que dans l'affrontement, la révolte, la rage, la vengeance et la haine…

Avec "Vipère au poing", Hervé Bazin signait en 1948 son premier roman, largement autobiographique, qui le rendit aussitôt célèbre, et l'une des dénonciations les plus violentes de l'enfance maltraitée qui, encore aujourd'hui, fait toujours froid dans le dos. Un roman effroyable et très bien écrit qui est devenu un incontournable de la littérature française au point de figurer, soixante-dix ans plus tard, au programme des collèges.

[Challenge MULTI-DÉFIS 2019]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1045


berni_29
  09 octobre 2021
Vipère au poing appartient à notre mémoire collective, la mémoire de l'école. Il m'a ramené à l'élève que je fus. Je me souviens d'avoir lu en classe de cinquième Vipère au poing. C'est ainsi que j'ai découvert en même temps que ce livre son auteur Hervé Bazin. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui ce livre continue d'être étudié à l'école... Je serais curieux de le savoir...
En le relisant et en abordant les premières pages, je craignais de revenir à un récit qui me paraissait devenu un peu daté. Quelque chose qui sent la naphtaline, l'encaustique sur des meubles anciens et vermoulus.
Le narrateur est Jean, alias Brasse-Bouillon, ce n'est pas un surnom donné par ses camarades d'école, - d'ailleurs il ne va pas à l'école, mais tout simplement par sa mère. Cela vous donne le ton. M'est avis que le narrateur ressemble comme deux gouttes d'eau à l'auteur qui raconte ici quelque chose qui ressemble de près à un pan de sa jeunesse... Bon, ce n'est pas un secret, ce récit est quasiment une autobiographie de l'enfance de l'auteur.
Nous sommes dans les années vingt, en terre rurale, craonnaise précisément. Années vingt, entendez par là 1920 bien sûr... Jean et Ferdinand Rezeau, deux frères, sont élevés par leur grand-mère paternelle dans le manoir familial de la Belle Angerie, tandis que leurs parents séjournent en Indochine avec le plus jeune des trois enfants, Marcel. À la mort de leur aïeule, la mère des enfants, de retour d'Asie, reprend ses droits. Jugeant l'éducation de leur grand-mère trop laxiste, elle entend bien remettre ses fils dans le droit chemin. Rapidement, elle leur inflige des souffrances et des humiliations de toutes sortes. C'est ainsi qu'elle héritera à son insu du nom, du beau nom de Folcoche...
Ici cette famille fait partie de la vieille France traditionnaliste, un mélange d'aristocratie et de bourgeoisie, qui côté aristocratique tente de tenir son rang et qui côté bourgeois ne parvient malheureusement pas à s'enrichir. Pire elle s'appauvrit de jour en jour.
Le rang, c'est celui d'une vieille famille française ultra catholique devenue pauvre à force de ne pas travailler, malgré les terres qu'elle possède. Elle est si pauvre que cela lui coûte moins cher d'engager un précepteur, - un ecclésiastique bien sûr, que d'envoyer les enfants en pension...
Ils ont aussi cette horrible valeur chère au catholicisme, la charité, dégoulinante de belles intentions, mais toujours assortie d'une condescendance, d'un mépris, pour la classe des plus humbles, des plus démunis.
Le narrateur s'en délecte pour égratigner ces valeurs familiales, et moi aussi.
La violence de la mère, la lâcheté du père qui, sous prétexte de chercher la paix familiale, le moins de vague possible, ferme ses yeux veules, détourne son visage vers sa faiblesse et sa médiocrité. Tout d'un coup mes mains tremblent, non ce livre hélas ne sent pas le rance ni l'encaustique... Tant de familles fonctionnent encore comme cela... ! L'un se tait, tandis que l'autre donne les coups.
Le père, parlons en... Il était enseignant jusqu'à ce qu'il revienne d'Indochine. C'est un scientifique, spécialisé dans la diptérologie. Désormais, il passe ses journées à chercher, observer, capturer des mouches rares. À les gober aussi auprès de sa dominante et colérique épouse.
La vocation de certains écrivains s'est-elle forgée sur cette haine sourde ou bruyante, ce terreau familial insupportable, destructeur, ils sont légion à défiler sur les plateaux télés, notamment à La Grande Librairie, et nous autres qui avons connu une enfance heureuse, nous sommes parfois ébahis, sidérés, gênés presque de les voir convier le bruit assourdissant et douloureux des souvenirs de leur enfance, à la façon d'un règlement de comptes.
J'imagine que l'écriture est dans ces cas-là un expiatoire, une thérapie, une manière de se sauver, sauver sa peau...
Certains mettront sur le visage de Folcoche un visage cinématographique marquant, celui des actrices qui ont interprété ce rôle phare, peut-être celui récent de Catherine Frot qui n'a rien à voir avec celui qu'elle tenait dans Un air de famille, d'autres se souviendront de celui d'Alice Sapritch, qui n'a rien à voir non plus avec son interprétation dans La folie des grandeurs, quoique... Dans le grotesque et le ridicule, Folcoche sait aussi y faire...
Moi, j'y ai mis celui du visage des mots, ces mots qui dessinent mon imaginaire, mes représentations quand je lis. Mon imaginaire aime dessiner les visages des personnages que je rencontre dans les romans. Ici Hervé Bazin a réjoui mon attente.
C'est un conte cruel d'une enfance malheureuse, qui forge un enfant à construire son existence sur le combat contre sa mère. C'est terrible.
Comment une mère peut-elle accueillir en son coeur, en son sein, le vertige digne des guerres, nourrir de cette ivresse affreuse les combats impitoyables et machiavéliques contre ses enfants ? Quel est ce coeur indigne capable de cela ?
Ce texte laisse entendre la voix, la tyrannie, la haine d'une mère odieuse obsédée par la rigueur et des règles qu'elle croit souveraines pour protéger le rang familial, cette mère dont le narrateur a peur au début, puis c'est une mère qu'il va détester progressivement, haïr, la désirer en même temps pour le plaisir insolent et ambigu de lui donner rendez-vous et ferrailler avec elle...
C'est un enfant dans l'éveil de l'adolescence, c'est un texte contre les préjugés bourgeois, catholiques.
Et puis, l'écriture d'Hervé Bazin est vive, le ton sarcastique, décochant des répliques qui font mouche, même si le décor social est un peu daté.
Non, finalement ce récit n'a pas pris une ride.
J'ai aimé revenir à ce texte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8819
sylvaine
  23 août 2015
V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, …….

Nous sommes dans les années 1920 / 1930 à La Belle Angerie, siège social, depuis plus de deux cents ans, de la famille Rezeau en Craonnais (Mayenne). La famille Rezeau jouit d'une notoriété de bon aloi dans toute la région ce qui lui ouvre beaucoup de portes….
Je vous présente donc le père Jacques Rezeau, docteur en droit, professeur à l'Université catholique féru d'entomologie , Paule Pluvignec son épouse riche héritière en puissance de son grand-père banquier et de son père sénateur. Mariage de raison il va s'en dire vue la situation économique des Rezeau. Les enfants : l'aîné Frédie, Jean, le narrateur et Marcel le benjamin né à Changai.
Reprenant cette présentation je préciserais pour la clarté du récit le père dit le vieux, la mère dite Folcoche, Frédie alias Chiffe, Jean surnommé Brasse-Bouillon et le dernier Marcel autrement dit Cropette.
Confiés à leur grand-mère Rezeau Frédie et Jean vivent une enfance certes assez stricte mais affection et attention ne font pas défaut. C'est la mort de leur grand-mère qui va précipiter le retour de leurs parents.
Pour eux le drame commence ! Celle qu'ils vont bien vite surnommer Folcoche (comprenez Folle et cochonne) est prête à tout pour affirmer son autorité absolue sur enfants, personnel et époux bien sûr ! Elle ne se prive pas de rappeler à tous que c'est sa dot qui a permis de conserver la demeure. Pour cela elle n'hésite pas à imposer à tous privations sur privations, à prendre en main leur éducation religieuse , à leur imposer des précepteurs religieux choisis plus en fonction de leur prix de revient que de leur pédagogie. Tous les moyens sont bons pour pouvoir briser ces jeunes garçons. C'est sans compter sur le caractère trempé de Jean qui va mener comme il le peut une guerre sans merci à cette mère exécrable et exécrée. Telle mère tel fils !
Ce roman, est-ce vraiment un roman d'ailleurs est d'une violence inouïe !j'ai rarement lu une telle fureur, une telle haine. Pourtant j'ai quelques années de lecture derrière moi et je suis restée abasourdie, assommée la dernière page tournée. Si seulement ce genre de femme pouvait ne plus exister mais je sais au fond de moi que ce n'est qu'un voeu pieux et que de part le monde des enfants souffrent toujours de maltraitance.
À lire absolument !

Ps : V.F signifie Vengeance Folcoche !



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          762
Crazynath
  06 décembre 2018
Quel choc ! Quelle claque ! Je m'attendais certes à quelque chose de fort en lisant ce livre, mais pas à ce point, je le reconnais.
Je connais le nom de Hervé Bazin depuis fort longtemps, m'étant même aventurée dans ma jeunesse à lire « Au nom du fils » que j'avais bien aimé. Cependant, même si je savais que le roman le plus célèbre de l'auteur était Vipère au poing, j'ai toujours repoussé le moment de cette lecture. Peut-être que le sujet me faisait peur, et que je n'étais pas si pressée d'affronter la terrible Folcoche.
Je n'ai jamais vu les films, même si j'ai vu des extraits de celui où Alice Sapritch l'interprétait ainsi que celui, plus récent avec Catherine Frot . Les deux actrices ont endossé avec beaucoup de talent le rôle de cette terrible mégère.
Je ne raconterais pas l'histoire, qui est connue, et il y a suffisamment de très bonnes critiques qui la résument parfaitement.
Je vais plus faire part de mon ressenti.
Comment ne pas être bouleversée par ce que fait subir cette marâtre à ses enfants et à son entourage, car finalement, personne n'échappe à Folcoche quand elle a décidé de se prendre à vous !
Maltraitante, mal-traitante, cette femme semble être une caricature, mais quand on sait que l'auteur s'est inspiré de sa propre histoire familiale pour écrire ce livre, on ne peut qu'être touché au plus profond de soi.
Oui, il existe ce genre de femmes, maltraitantes, toxiques pour leurs enfants et les dégâts sont considérables et quelquefois très longs à être réparés.
Jean, d'ailleurs ne le cache pas :il ressemble à sa mère, et cette haine qu'elle a en elle lui sert de référence et de moteur , car il grandi avec cette haine au coeur… En digne fils de Folcoche, il aura les ressources nécessaires pour la fuir, mais sera-t-il sauvé des conséquences de cette enfance désastreuse ?
J'ai bien l'intention de lire les deux suites de cette histoire, ayant très envie de savoir comment Jean va s'en sortir une fois parvenu à l'âge adulte. Ses relations avec les femmes ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices, ce qui n'a d'ailleurs rien d'étonnant…
Le style de l'auteur m'a beaucoup plu, percutant, vibrant de haine et de révolte , et exprimant si bien le ressenti de ce jeune garçon…
En résumé : un grand moment de lecture…



Challenge Pyramide II
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          725
RChris
  31 décembre 2019
C'est une armoire. Ancienne, on sait que l'on ne pourra refaire la même. En chêne brut, elle sent bon l'encaustique. Chevillée, elle dépare un peu des autres meubles. Vieille France, elle garde un charme provincial. Nécessaire, on ne peut s'en séparer...Vipère au poing est un livre patrimonial.
Commenter  J’apprécie          601
LabiblideVal
  01 janvier 2016
C'est l'histoire de Jean Rezeau et de ses deux frères, Fredie et Marcel. Ils sont issus d'une famille aisée, habitant dans un château près d'Angers. Ils sont élevés par leur grand-mère. Suite à sa mort, leurs parents sont obligés de rentrer de Chine où leur père est professeur de droit dans une université. Une fois rentrée, leur mère leur fait vivre un vrai enfer : elle les prive de tout, leur confisque tous leurs objets personnels et les bat très violemment. Jean et ses frères la surnommeront vite « Folcoche » (mélange de "folle" et de "cochonne"). Foloche devra être hospitalisée et restera donc plusieurs semaines à l'hôpital. Ces semaines ont été des vacances pour les enfants. Mais à son retour, elle remet en place toutes ses anciennes règles. Jean, Fredie et son père partent quelques semaines chez des amis et pendant ce temps, Folcoche reste seule au château avec Marcel. A leur retour ils vont aller jusqu'à envisager de la tuer. Jean trouve finalement un moyen pour qu'elle soit d'accord avec ses décisions...
Un roman qui prend aux tripes; où l'on découvre l'image d'une mère haineuse, à l'encontre des clichés attendus de la figure maternelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          593
calypso
  19 avril 2017
Un seul regret à la lecture de ce livre : ne pas l'avoir lu plus tôt. Un vrai coup de coeur !
L'histoire, particulièrement touchante, pourrait se résumer, de manière simpliste, aux affrontements perpétuels entre une mère, Folcoche (mélange de « folle » et de « cochonne »), et ses trois fils. Mais l'essentiel réside dans le style et l'écriture : l'oeuvre témoigne du regard désabusé d'un jeune adulte sur son enfance, dévoilant, d'une plume acerbe et sarcastique, toute la noirceur de cette femme qui lui tint lieu de mère. Ce « drame », puisque l'auteur définit ainsi son histoire, ne manquera pas de vous faire sourire, tant l'humour y est manié avec la plus grande délicatesse...

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
Commenter  J’apprécie          589


Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura


Lecteurs (35541) Voir plus




Quiz Voir plus

Le livre dans tout ses états!

Quel est le surnom qu'ont donné les frères à leur mère?

La vipère
Folcoche
Coloche
V.F

3 questions
129 lecteurs ont répondu
Thème : Vipère au poing de Hervé BazinCréer un quiz sur ce livre