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ISBN : 2253001457
Éditeur : Le Livre de Poche (07/03/1972)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 4459 notes)
Résumé :
Ce roman, le plus célèbre de l'auteur, est aussi largement autobiographique. Comme dans l'ensemble de son oeuvre, Hervé Bazin y donne les raisons de sa haine et de son combat contre toutes les oppressions familiales et sociales. Vipère au poing raconte la lutte impitoyable livrée par Brasse-Bouillon, alias Jean Rezeau, ainsi que ses frères, contre leur mère, une marâtre odieuse, calculatrice et violente. Folcoche, ainsi que ses enfants la nomment, règne avec autorit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (226) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  28 mai 2012
Un classique à lire et à relire et je ne m'en lasse pas...
Malheureusement ayant vu l'excellent film avec dans le rôle de Folcoche, Catherine Frot, ma lecture a été un peu gâché car il n'y avait plus beaucoup de surprise étant donné que le film est assez fidèle au roman.
L'écriture d'Hervé Bazin m'a beaucoup plu et m'a rappelé la narration des films la gloire de mon père et le château de ma mère que je regardais quand j'étais enfant. (je serais sans doute la seule a faire cette comparaison mais c'est parfois agréable de se remémorer des souvenirs d'enfance à travers d'un livre).
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sylvaine
  23 août 2015
V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, V.F, …….

Nous sommes dans les années 1920 / 1930 à La Belle Angerie, siège social, depuis plus de deux cents ans, de la famille Rezeau en Craonnais (Mayenne). La famille Rezeau jouit d'une notoriété de bon aloi dans toute la région ce qui lui ouvre beaucoup de portes….
Je vous présente donc le père Jacques Rezeau, docteur en droit, professeur à l'Université catholique féru d'entomologie , Paule Pluvignec son épouse riche héritière en puissance de son grand-père banquier et de son père sénateur. Mariage de raison il va s'en dire vue la situation économique des Rezeau. Les enfants : l'aîné Frédie, Jean, le narrateur et Marcel le benjamin né à Changai.
Reprenant cette présentation je préciserais pour la clarté du récit le père dit le vieux, la mère dite Folcoche, Frédie alias Chiffe, Jean surnommé Brasse-Bouillon et le dernier Marcel autrement dit Cropette.
Confiés à leur grand-mère Rezeau Frédie et Jean vivent une enfance certes assez stricte mais affection et attention ne font pas défaut. C'est la mort de leur grand-mère qui va précipiter le retour de leurs parents.
Pour eux le drame commence ! Celle qu'ils vont bien vite surnommer Folcoche (comprenez Folle et cochonne) est prête à tout pour affirmer son autorité absolue sur enfants, personnel et époux bien sûr ! Elle ne se prive pas de rappeler à tous que c'est sa dot qui a permis de conserver la demeure. Pour cela elle n'hésite pas à imposer à tous privations sur privations, à prendre en main leur éducation religieuse , à leur imposer des précepteurs religieux choisis plus en fonction de leur prix de revient que de leur pédagogie. Tous les moyens sont bons pour pouvoir briser ces jeunes garçons. C'est sans compter sur le caractère trempé de Jean qui va mener comme il le peut une guerre sans merci à cette mère exécrable et exécrée. Telle mère tel fils !
Ce roman, est-ce vraiment un roman d'ailleurs est d'une violence inouïe !j'ai rarement lu une telle fureur, une telle haine. Pourtant j'ai quelques années de lecture derrière moi et je suis restée abasourdie, assommée la dernière page tournée. Si seulement ce genre de femme pouvait ne plus exister mais je sais au fond de moi que ce n'est qu'un voeu pieux et que de part le monde des enfants souffrent toujours de maltraitance.
À lire absolument !
Ps : V.F signifie Vengeance Folcoche !

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2605
  02 octobre 2012
Je me rappelle avoir lu, et relu, mais pas re-relu (ce qui friserait la lecture pathologique), ce roman à une époque où j'avais ma propre Folcoche sous le coude. Folcoche me faisant emblème de la marâtre, et là où le récit se fait plus cuisant c'est que cette Folcoche là est la propre mère du narrateur. Une lecture hautement jubilatoire donc, pour l'ado de base se trouvant ou s'étant trouvé dans le même terrarium que Brasse-bouillon, mais surtout une lecture insufflant l'espoir…Derrière les mots cinglants, et les scènes rudes, derrière l'espèce de combat psychologique entre dominant et résistant, une fenêtre sur la résistance de l'enfant. Ce qui ne tue pas rend plus fort certes, même si cela passe par des années parfois pour faire refluer le venin. On espère que l'écriture aura été puissamment libératrice pour l'auteur, elle offre en tout cas un témoignage fort et percutant, une lecture déculpabilisant peut-être aussi les sentiments familiaux, par la possibilité soulevée du récit, la lutte et l'affranchissement de rapports qui si filiales, pourtant nuisibles et malsains, faisant voler l'enfance en éclat et laissant une empreinte indélébile gravée dans l'écorce. Cela mériterait sans doute une relecture de ma part avec le recul du temps qui passe, mais cela reste dans mon souvenir une lecture à recommander aux plus et moins jeunes.
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ValerieLacaille
  01 janvier 2016
C'est l'histoire de Jean Rezeau et de ses deux frères, Fredie et Marcel. Ils sont issus d'une famille aisée, habitant dans un château près d'Angers. Ils sont élevés par leur grand-mère. Suite à sa mort, leurs parents sont obligés de rentrer de Chine où leur père est professeur de droit dans une université. Une fois rentrée, leur mère leur fait vivre un vrai enfer : elle les prive de tout, leur confisque tous leurs objets personnels et les bat très violemment. Jean et ses frères la surnommeront vite « Folcoche » (mélange de "folle" et de "cochonne"). Foloche devra être hospitalisée et restera donc plusieurs semaines à l'hôpital. Ces semaines ont été des vacances pour les enfants. Mais à son retour, elle remet en place toutes ses anciennes règles. Jean, Fredie et son père partent quelques semaines chez des amis et pendant ce temps, Folcoche reste seule au château avec Marcel. A leur retour ils vont aller jusqu'à envisager de la tuer. Jean trouve finalement un moyen pour qu'elle soit d'accord avec ses décisions...
Un roman qui prend aux tripes; où l'on découvre l'image d'une mère haineuse, à l'encontre des clichés attendus de la figure maternelle.
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calypso
  19 avril 2017
Un seul regret à la lecture de ce livre : ne pas l'avoir lu plus tôt. Un vrai coup de coeur !
L'histoire, particulièrement touchante, pourrait se résumer, de manière simpliste, aux affrontements perpétuels entre une mère, Folcoche (mélange de « folle » et de « cochonne »), et ses trois fils. Mais l'essentiel réside dans le style et l'écriture : l'oeuvre témoigne du regard désabusé d'un jeune adulte sur son enfance, dévoilant, d'une plume acerbe et sarcastique, toute la noirceur de cette femme qui lui tint lieu de mère. Ce « drame », puisque l'auteur définit ainsi son histoire, ne manquera pas de vous faire sourire, tant l'humour y est manié avec la plus grande délicatesse...

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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Citations et extraits (158) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   19 octobre 2018
Des prés bas, rongés de carex, des chemins creux qui exigent le chariot à roues géantes, d'innombrables haies vives qui font de la campagne un épineux damier, des pommiers à cidre encombrés de gui, quelques landes à genêts et, surtout, mille et une mares, asiles de légendes mouillées, de couleuvres d'eau et d'incessantes grenouilles. Un paradis terrestre pour la bécassine, le lapin et la chouette.
Mais pas pour les hommes. De race chétive, très "Gaulois dégénérés", cagneux, souvent tuberculeux, décimés par le cancer, les indigènes conservent la moustache tombante, la coiffe à ruban bleu, le goût des soupes épaisses comme un mortier, une grande soumission envers la cure et le château, une méfiance de corbeaux, une ténacité de chiendent, quelque faiblesse pour l'eau-de-vie de prunelle et surtout pour le poiré. Presque tous sont métayers, sur la même terre, de père en fils. Serfs dans l'âme, ils envoient à la Chambre une demi-douzaine de vicomtes républicains et, aux écoles chrétiennes, cette autre demi-douzaine d'enfants, qui deviennent, en grandissant, des "bicards" et des valets qui ne se paient point.
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Eric76Eric76   21 octobre 2018
Nous étions installés sur nos rancunes, comme les fakirs sur leurs lits de clous.
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ScribaScriba   20 décembre 2009
Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais surtout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quel que soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur ! Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi. Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
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ScribaScriba   20 décembre 2009
J'entre à peine dans la vie et, grâce à toi, je ne crois plus à rien, ni à personne. [...]Celui qui n'a pas cru en sa mère, celui-là n'entrera pas dans le royaume de la terre. Toute foi me semble une duperie, toute autorité un fléau, toute tendresse un calcul. Les plus sincères amitiés, les bonnes volontés, les tendresses à venir, je les soupçonnerai, je les découragerai, je les renierai. L'homme doit vivre seul. Aimer, c'est s'abdiquer. Haïr, c'est s'affirmer. Je suis, je vis, j'attaque, je détruis.
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miladomilado   07 janvier 2013
Nous n'avions, en effet, jamais vu la mer, bien que La Baule ne se trouve qu'à cent kilomètres de la Belle Angerie. La famille estimait inutiles et même immorales les trempettes mondaines en eau salée, toute viande dehors. L'horreur du nu et tenace en Craonnais. La peur de l'eau également, tant qu'elle n'est pas bénite. L'éducation en vase clos - en ciboire, dira Frédie - ne permettait aucune fréquentation dangereuse. Chacun sait que sur les plages, on est obligé de se commettre plus ou moins avec les boutiquiers enrichis et la canaille des congés payés. Et puis, enfin, ça coûte cher.
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