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Critiques sur Les Cygnes de la Cinquième Avenue (30)
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Crazynath
  27 mars 2017
C'est amusant : alors que je suis incapable de m'interresser aux peoples actuels et d'avoir une notion même superficielle de leurs noms ou de leur existence, voila que je me suis retrouvée à lire un bouquin qui parle, eh bien, de ce qu'on pourrait qualifier les " ancêtres" de ces dits peoples. Bon, à l'époque, on parlait de personnalités mondaines apparemment...C'est vrai que je trouve que cela sonne bien mieux que people...
Bref,voici donc un livre, assez bien écrit, qui nous emmène dans les années 1950 à New-York. ici, tout est dans les apparences , les faux semblants. et les rapports superficiels. C'est dans ce milieu huppé et très select qu'évolue Babe Paley dont l'existence semble vouée à être une icône de l'élégance.
Elle va rencontrer et se lier d'amitié avec une personnalité qui sort du moule : Truman Capote. Même si j'ai déjà lu deux livres de cet auteur, je ne m'étais pas du tout penchée sur sa vie. Et effectivement, Truman Capote a fait partie de ces cercles huppés de stars et gens richissimes qui évoluaient à New-York à cette période. Comment un trublion comme Capote et une mondaine élégante comme Babe vont -ils pouvoir s'entendre alors que tout semble les opposer ? C'est ce que raconte Mélanie Benjamin qui mêle avec une certaine réussite les éléments de l'histoire et la fiction.
Je me suis plus attachée au personne de Capote, fascinant de complexité et d'autodestruction qu'à celui de Babe. Elle est restée pour moi inaccessible avec le fort sentiment que cette personne est passée à coté de sa vie.
Un livre somme toutes intéressant, même si le sujet est aux antipodes de mes thèmes favoris
Encore merci à Babelio et son opération Masse Critique ainsi qu'aux éditions Albin Michel.
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Josephine2
  12 mars 2017
Pauvres petites filles riches, si élégantes, belles, raffinées, si bien mariées… Tout leur réussi, elles sont admirées, enviées, convoitées, de beaux trophées pour leur mari qui les délaisseront. Elles ont été élevées pour ça. Etre parfaites pour leurs riches maris. Mais si seules… Les moeurs n'évoluent pas tant que ça, la preuve en est avec le « Pénélope Gate »

Que se cache-t-il sous le vernis ?

Truman Capote est comme un chien dans un jeu de quille…. Il voudra tout connaître d'elles. Et il saura les amuser, il deviendra leur meilleur ami. Les « cygnes », peu à peu, se confieront. Toutes lui dévoileront leurs secrets les plus intimes.

Il se servira d'elles pour divulguer au public l'intimité de ce monde si « parfait » que tous envi. Il les trahira toutes, même Babe.

Potins, vous avez dit potins. Pour ceux qui sont férus de potins mondains. Les autres, passez votre chemin.

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir ce roman lors d'une masse critique privilégiée.
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mumuboc
  12 mars 2017
Livre lu dans le cadre d'une Masse Critique/Albin Michel
On entre, avec ce roman, dans un univers qui m'était totalement inconnu même si j'en avais quelques images dans la mémoire, d'une catégorie du gratin américain des années 60.

Jolies femmes élevées, éduquées pour devenir les épouses de riches hommes d'affaires afin de parfaire leur image en société mais qui n'étaient qu'en représentation à longueur de journée, devaient prévenir et prévoir tous les besoins de leur "cher" époux, n'élevaient que très rarement leurs enfants car ils étaient confiés à des nourrices triées sur le volet.

Dans ce parterre de beaux oiseaux, arrive Truman Capote, qui deviendra leur confident, leur ami, leur clown aussi parfois. Entre Babe Paley (photo ci-dessus) et Truman Capote, va s'instaurer un amour/amitié profond,
ils se comprennent, ont besoin l'un de l'autre, se confient ce qu'ils n'ont jamais confié : leurs désespoirs réciproques de ne pas avoir été aimés comme ils auraient aimé l'être, leurs manques, leurs espoirs, leurs rêves.
Elle d'être autre chose qu'un objet précieux pour son mari, lui son mal être, son espoir d'être un grand écrivain reconnu mais une souffrance de ne pas avoir été aimé de sa mère.
Si pour les amies de Babe il n'était qu'une relation valorisante, pour Babe il était bien plus que cela. Mais Truman va utiliser les confidences de ces femmes pour écrire des nouvelles après la parution de Sang-Froid car il est en panne d'inspiration. Cette trahison marquera la fin de la belle époque de leur amitié : tout basculera à partir de ce moment-là ..... Fin d'une époque où se côtoyaient aristocratie, personnages fortunés et stars, où rien n'était important que de paraître, d'être la plus belle, de lancer une mode (c'est à Babe Paley que l'on doit la mode du foulard noué au sac à main), d'être vu, invité, celui ou celle dont on parle. Fin d'une amitié dont aucun des deux ne ressortira indemne.
Amies féministes ce récit va vous faire hurler : la femme n'est traitée que comme un objet, un joyau qui vous rend plus beau, plus important, plus envié..... et ce qu'elles trouvaient auprès de Truman c'est un peu de considération, d'intérêt même si parfois lui aussi ne les voyait que comme des beautés presque irréelles, pleines de grâce et de classe.
On croise dans ce récit le gratin, Hollywood, le show business, la haute société, où l'argent coule à flot, ceux qui font l'actualité, les lieux où il faut être vus mais j'en garde un sentiment de vie gâchée pour la plupart des protagonistes, de tristesse quand l'âge avance et que l'on est plus ce qu'on était, qu'une nouvelle vague arrive qui vous efface et qu'il ne vous reste rien car tout n'était qu'artifice.
Se lit facilement, plein de détails sur l'époque et le milieu, peut être un peu long parfois.

Lien : http://mumudanslebocage.cana..
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Verdure35
  10 mai 2017

j'ai eu très envie de lire ce roman (de beaux souvenirs sur la 5ième avenue), tout en pensant qu'il s' agissait d'une bluette vite lue . Que nenni !
Dans les années 1950 régnait sur NY un escadron de jeunes femmes très élégantes, très riches et formatées pour la majorité d'entre elles pour devenir des maitresses de maison accomplies, des épouses parfaites et des icônes de mode. Dior, Chanel, et aute grands noms sortaient quotidiennement chez Tiffany ou autre lieu à la mode de l'époque.
Bref, des femmes parfaites.
Elles avaient pour nom, Agnelli , Guinness, Churchill-Harriman, Paley , etc …
La plus remarquable d'entre elles était justement Babe Paley, mais comme chacune d'entre elles, elle cachait sa tristesse, ses manques(autres que matériels!) aux photographes paparazzi qui ne cessaient de rapporter leurs sorties et leurs toilettes.
Un jour, accidentellement invité par un des leurs, débarque un petit homme amusant, léger, homosexuel maniéré ; il devient le chouchou de ses dames, leur amuseur, toléré par leurs maris aux situations tellement importantes, qui ne craignent pas la compagnie de cet avorton pour leurs épouses .
Ce jeune homme , écrivain inconnu à l'époque, s'appelle Truman Capote.
Il est introduit partout, et aidé matériellement par toutes ces dames. Petit à petit, Babe Paley lui ouvre son coeur , lui raconte son enfance , le désert intime de sa vie ; ses amies aussi se laissent aller à des confidences. Entre Babe et Truman s'installe une sorte d'amour platonique apparemment, et surement sincère pour les deux.
Truman devient célèbre, il a écrit « De sang-froid », se met à boire plus que de raison, ne veut plus être amuseur, et sa propension à colporter des ragots vrais ou inventés d'ailleurs prend de telles proportions qu'elle finira par tuer.
Comme on apprend dès la première page qu'un drame s'est produit, on ne peut prendre à la légère la vie dorée en apparence de ces femmes. Quant à Truman Capote, certains lecteurs pourront voir dans son comportement une victime du « système », moi je n'y ai vu qu'un sale type près à tout pour qu'on parle de lui.
Cela dit je vais relire « Desang-froid », la génèse de ce livre est ici si bien racontée.
J'ai vraiment aimé cette lecture bien plus profonde que son titre ne le laisse soupçonner.
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KRISS45
  09 octobre 2017
Ma critique pourrait se résumer à "pauvres petites filles riches".
Si les problèmes des nantis (très nantis ) ne vous scandalisent pas au premier degré et ne vous font pas dresser les cheveux sur la tête, vous apprendrez comment les très riches épouses new yorkaises des années 50-60 occupaient leur temps en futilités, papotages, jalousies.
Vanité et vénalité au sommet de leur art.
L'étude de moeurs, assaisonnée de scandales et de trahisons ne manque pas de piquant ; véritable bal des courtisans et des hypocrites.
C'est le portrait de Truman Capote qui m'a le plus intéressée et cette étrange relation amoureuse et platonique entre l'écrivain homosexuel et son amie Babe Paley, la reine des Cygnes et la moins antipathique de cette bande de mondaines.
"Il était exactement comme elle. Rare et exotique, mais aussi complètement paumé et ordinaire".
A l'évidence, ce roman n'est pas une lecture indispensable.
De Melanie Benjamin, j'avais beaucoup plus apprécié tant par le sujet que par le style "la femme de l'aviateur", magnifique portrait de madame Lindbergh.
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MicheleP
  22 septembre 2017
Lu un livre qui n'est pas du tout dans mon créneau habituel. A priori, une histoire futile à partir de personnages historiques futiles : les quelques femmes les plus riches et les plus en vue du New York des années 50 et leurs rapports avec un autre personnage tout aussi futile, l'écrivain Truman Capote (Breakfast chez Tiffany, De sang froid). Et à mon grand étonnement, je suis tombée pour un livre attachant, assez profond, sur la solitude de ces personnage en papier glacé, la solitude d'un homosexuel, nain de surcroit, dans ce monde d'avant la grande remise en question de la fin des années 60. Un livre sur la séduction, le mensonge, le perfectionnisme, la trahison, la vieillesse, le cancer. Et la fin d'un monde, le jour où le grand restaurant "La côte basque" ne reçoit plus à déjeuner les femmes les plus élégantes de New York, en chapeaux et gants de chevreau, mais des hommes d'affaires qui se font payer le repas par leur boite. Et, d'une certaine façon, une histoire d'amour, aussi.
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Griselda20116
  17 mars 2017
Merci à BABELIO et aux Editions ALBIN MICHEL de m'avoir permis d'accéder en avant-première à ce livre.

Voici mon avis après cette lecture:

Cette oeuvre de fiction s'appuie sur la vie de l'écrivain américain Truman CAPOTE, vie tourmentée s'il en fut. J'ai eu la curiosité d'aller lire sur le web la biographie de cet auteur hors-normes.
Le roman est troublant car il mêle savamment la réalité et l'imaginaire.

Ces "cygnes de la 5ème avenue" sont des femmes riches, belles, sophistiquées à l'extrême. Elles ont réellement existé et Capote les a réellement fréquentées. Porté par son succès, son physique charmeur et androgyne, il parvient à se faufiler dans ce cercle très fermé, ce club de privilégiés. Il est "adopté" et tient le rôle de caniche savant pendant longtemps. Les maris de ces dames, hommes très fortunés et puissants, s'amusent de cette amitié qui, pensent-ils, est sans risque, le jeune Truman étant notoirement homosexuel.

Capote est, en dépit des apparences, un travailleur acharné. Il polit et repolit sans cesse ses textes, les épluchant, les décortiquant, cherchant les mots les plus précis.
En 1959, un sordide et sanglant fait-divers secoue les Etats-Unis: deux jeunes gens tuent une famille de 4 personnes. Capote est fasciné par ce quadruple meurtre et se livre à une étude complète de la personnalité des assassins. Il essaie de démonter tous les rouages de ce meurtre et va jusqu'à rencontrer les assassins en prison. Cette fascination obsessionnelle débouchera sur la parution de son chef-d'oeuvre: "De sang-froid: récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences" publié en 1966. Un triomphe et l'accession, pour Capote, au rang envié de grand écrivain américain.

Rattrapé après cette période euphorique par ses multiples démons (drogue et alcool entre autres), Capote dégringolera inéluctablement la pente.
Tout cela est parfaitement et impitoyablement décrit dans "Les cygnes..." L'action est partagée entre deux époques: le groupe d'amies se souvient de tous les événements qui ont abouti à la situation dans laquelle elles se retrouvent au début du livre.
Capote, ne retrouvant plus la veine qui lui avait permis d'écrire "De sang-froid", affamé de reconnaissance et de gloire permanentes, plonge sans scrupules dans les notes qu'il a prises, pendant des années, sur le milieu dans lequel il évoluait en tant "qu'invité". Il trahit sans vergogne ses plus chères amies qui lui faisaient confiance. L'une d'entre elles, surtout, la plus belle, la plus intelligente, la plus raffinée. Entre eux, c'était une vraie histoire d'amour, purement platonique.
Et c'est le drame: l'un des "cygnes", se suicide, incapable de surmonter la trahison et le scandale que provoque la parution de ces "confidences". Ce sera la rupture et le rejet de Truman de ce groupe et de toute l' "aristocratie" new-yorkaise. Il ne s'en remettra jamais.

Ce roman ne m'a pas enthousiasmée. Je n'aime pas le sujet, qui ne décrit qu'un petit groupe humain très particulier avec des codes n'appartenant qu'à lui. L'auteur évite la caricature par une description sobre et ciselée des personnages qui m'ont été antipathiques, tant Truman Capote que ses amis. Tout n'est que nombrilisme d'un bout à l'autre. Tout tourne autour de l'argent à profusion et des rivalités pour celle qui portera les plus belles toilettes, les plus gros bijoux, les parfums les plus rares. Sur fond de décors extravagants et de voyages fantastiques, la vie de femmes qui dépendaient entièrement de leurs époux, esclaves du luxe, dont l'idée même de travailler ne les avait jamais effleurées! Il ne faut pas oublier que l'action se déroule dans les années 50 et 60, l'apogée de la "civilisation US". A cette époque, ce style de vie n'était l'apanage que de certains nantis, rien à voir avec les "people" d'aujourd'hui, dont ils furent les précurseurs. Cette histoire plaira aux amateurs nostalgiques des grosses Cadillacs aux couleurs pastels, symboles d'une Amérique insouciante et disparue.

Un style correct, sans plus. Descriptif mais dépourvu de la moindre empathie. Pas de trouvailles, pas de réelle profondeur. Une écriture assez sèche, plus semblable à celle d'une chronique, ce qui est voulu sans doute. Mais cela m'a empêchée de m'attacher à l'un ou l'autre des protagonistes. Si ce roman a un mérite, c'est de faire découvrir l'oeuvre de Truman Capote à ceux qui ne la connaissent pas. Malgré la répulsion qu'il peut inspirer, il est le plus humain de tous les personnages de cette galerie sans concession.


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MelleFifi
  30 mars 2017
Merci aux éditions Albin Michel et à Babélio pour la découverte de ce titre.
J'ai redécouvert l'univers de Truman Capote ces derniers mois.
Ainsi, c'est tout à fait convaincue et impatiente que je suis entrée dans la lecture de ce titre. Cependant, je n'arrive pas à m'intéresser à ces femmes. L'intérêt reprend lorsque Truman intervient dans le récit.
Pour l'instant, je suis déçue et bien incapable d'en dire plus. Je reprendrai ma critique dans quelques jours...
A suivre...
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MurielT
  21 mars 2017
Les cygnes de la cinquième avenue - Mélanie Benjamin

Ce livre évoque la vie ou tout au moins une partie de la vie de Truman Capote, sa rencontre avec Babe Paley et ses amies, grâce à elle Truman Capote entre dans la haute société américaine. Sa fascination pour ce « monde » dont il va partager l'intimité, va l'inspirer mais aussi le conduire à dépasser des limites qu'il n'aurait pas du franchir et mettre en péril son amitié avec Babe.

J'ai trouvé ce roman très intéressant. Il décrit la « bonne » société américaine des années 50, 60 et début 70, de la vie à New-York et des célébrités de cette époque. C'est à la fois fascinant et déroutant. Ces gens qui ont tant d'argent, de pouvoir et de « liberté » et qui se retrouvent enfermés dans des carcans. Ils dépensent leur argent dans des frivolités, ils ne sont même pas sûres de connaître l'amour ni de savoir ce que veut dire ce mot et quand au bonheur ils en ont une définition qui doit être à des années lumières de la notre ou tout au moins de la mienne. En lisant l'histoire de ces gens on se demande si nous vivons tous sur la même planète ?
Je ne suis pas particulièrement passionnée par ce genre de personnages, mais j'ai lu il n'y a pas si longtemps que cela « De sang froid » et le parcours de Truman Capote m'intéressait et j'ai appris pas mal de choses en lisant ce livre, sur sa vie, sur sa façon de travailler et surtout pourquoi il n'avait pas écrit plus de livres que cela.

Je n'aurai sûrement jamais acheté ce livre alors je remercie beaucoup Babelio Masse critique et les Éditions Albin Michel de me l'avoir proposé
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Prailie
  12 août 2017
Elles s'appelaient Babe, Gloria, Slim... Ou bien encore Pamela Churchill Harriman - qui plus tard, dans les années Clinton, devait devenir ambassadeur des États Unis d'Amérique à Paris...mais qui avait alors plutôt la réputation d'une courtisane, ou d'une grue.
Elles étaient en tout cas les "Rich and Famous", les "It Girls", des années 50 et 60, le Nec Plus Ultra du chic, de l'extrême minceur et du glamour. Femmes ou "filles de", elles étaient les plus en vue. Celles qu'on admirait dans les magazines; que partout dans le monde toutes les autres femmes imitaient et enviaient.
Et en apparence elles avaient tout: la beauté, le chic, le bon goût. Et bien sûr, comme il se doit, elles avaient aussi les maris richissimes, et avec eux les bijoux, les belles maisons, les domestiques et les gros comptes en banque.
Au milieu de ces "cygnes", un farfadet malicieux, plein de charme et d'esprit. Un écrivain parmi les plus doués de sa génération: Truman Capote.
Hélas, il était comme ces gens qui, dit-on, tueraient père et mère pour faire un bon mot. Comme on vend son âme au diable (pour avoir un sujet, pour faire parler de lui? Pour ne pas "rester sec" après l'immense succès qu'avait connu "De Sang froid"?), Truman a livré au public les vilains petits secrets de tout ce beau monde. Il a étalé au grand jour leurs mensonges, leurs rivalités secrètes, leurs vilenies. Mais ce faisant il y a perdu sa notoriété d'artiste et ses belles relations, et surtout la confiance de la plus aimée, la plus impériale d'entre toutes ces luxueuses créatures:cette sublime Babe Paley avec laquelle pourtant il avait noué un vrai pacte d'amour-amitié.
Magnifique sujet, qui s'entrelace à la grande comme à la petite histoire de la littérature américaine! Car au-delà de la fresque mondaine, et sur une armature de faits avérés, vérifiables, Mélanie Benjamin a construit le roman d'un vrai grand amour qui s'est naufragé dans l'alcool , la drogue, les potins malveillants.
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