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ISBN : 2705687068
Éditeur : Hermann (15/01/2014)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Charlotte et Emily Brontë sont bien connues pour être les auteurs de Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent. Mais on ignore trop souvent que ces deux soeurs, qui comptent parmi les romancières britanniques les plus emblématiques, écrivirent également en français. En 1842, elles passèrent six mois à Bruxelles dans un pensionnat de jeunes filles pour y étudier la langue française, et Charlotte y retourna seule l'année suivante.
Les textes qu'elles soumettaient alo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Melisende
  15 mars 2014
Livre reçu grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio, je l'avais choisi pour découvrir autre chose des célèbres soeurs Brontë. Comme beaucoup, je pense, j'ai lu Jane Eyre (de Charlotte l'aînée) et Les Hauts de Hurlevent (d'Emily la taciturne) et comme beaucoup, j'ai adoré. Surtout Jane Eyre d'ailleurs. le côté un peu trop torturé d'Hurlevent a parfois eu raison de mon engouement (même si l'amour passionnel, tout ça, c'est quand même top… surtout quand il est décrit par une auteure du XIXe siècle, et qui plus est, une femme qui est restée cloîtrée la plus grande partie de sa courte vie !).
Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais mais recevoir un court livre de moins de 90 pages m'a surprise. Y découvrir une dizaine de minuscules textes encore plus. Alors, je suis contente d'avoir eu l'occasion de mettre mon nez dans les oeuvres de jeunesse des deux soeurs mais ne retiendrai pas grand-chose de celles-ci. Je pense que pour vraiment apprécier ce recueil, il faut soit être un fan absolu de la famille Brontë, soit faire des recherches précises sur la littérature anglaise. En tant que lectrice « lambda » plus habituée à lire pour le fond et moins pour la forme, je suis un peu restée sur ma faim.
Je reconnais en revanche bien volontiers que Charlotte et Emily (de presque trois ans sa cadette) possédaient un talent particulier pour l'écriture. Anglaises de naissance, elles ont rédigé tous ces textes en français, lors d'un séjour à Bruxelles. Et dans un français soutenu, cela va de soi. Je suis assez admirative de ces femmes des siècles passés (notamment le XIXe) qui maîtrisaient tant de domaines et en particulier les langues étrangères ! Rédiger dans sa langue natale est déjà un exercice difficile mais dans une langue qui n'est pas la nôtre… waouh ! Devant cela, je ne peux que m'incliner. A noter que globalement, j'ai préféré le style d'Emily, plus mature (alors qu'elle était plus jeune que Charlotte), plus passionné, plus libéré. Les écrits de Charlotte m'ont semblé beaucoup plus scolaires, peut-être trop cadrés.
Dans les deux cas, même si je souligne la beauté de la forme, le fond m'a un peu laissée de marbre. En une ou deux pages, difficile de développer un sujet et donc difficile de s'y attacher. Ce sont vraiment des exercices de style, point (ou peu) d'intrigues auxquelles se raccrocher en tant que lecteur « novice ». Seule la toute dernière nouvelle - Athènes sauvée par la Poésie - signée par Charlotte et s'étendant sur une bonne dizaine de pages, permet une légère immersion dans le texte.
Mythologie grecque, guerres et règnes divers, figures de la littérature, on sent que les jeunes femmes maîtrisaient de nombreux sujets, sujets qu'elles reprennent plus ou moins en détails lors des exercices proposés par Constantin Héger, leur professeur.
Plus que les textes en eux-mêmes, c'est le contexte d'écriture qui m'a plu et que je retiendrai ici. Charlotte et Emily s'étaient en effet installées dans une pension belge pour apprendre et maîtriser le français à la perfection (afin de l'enseigner à leur tour). Si la plus jeune a bien vite ressenti le mal du pays et a profité de la première occasion pour retrouver son foyer, l'aînée s'est prise d'admiration pour son professeur, marié et heureux père d'une famille nombreuse. de cet amour platonique sont nées les plus belles intentions littéraires de Charlotte et ont inspiré ses romans (notamment Le Professeur, qu'il faut que je lise !).
Je trouve les vies de ces auteures (et des autres, de la même époque ou les ayant précédées) absolument passionnantes et assez éclairantes sur leurs oeuvres. Découvrir des textes rédigés pendant des évènements marquants d'une biographie n'est donc pas dénué d'intérêt… mais pour le coup, je trouve que le Palais de la Mort est un recueil qu'on ne peut vraiment apprécier qu'en se penchant assidument sur son aspect purement littéraire et à moins d'être un spécialiste de la littérature anglaise du XIXe siècle, ce n'est pas donné à tout le monde ! Pour les chercheurs ou les fans, en priorité, donc !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Demoiselle-Coquelicote
  02 mars 2014
Tout d'abord, un immense merci à Babelio pour m'avoir fait confiance pour la première fois lors de la dernière opération Masse Critique ! En plus, m'envoyer un livre des soeurs Brontë, c'est vraiment un cadeau pour moi... le Palais de la Mort est un recueil de textes écrits en français par Charlotte et Emily Brontë alors qu'elles étaient à Bruxelles, dans un pensionnat de jeunes filles dirigé par les Héger. le recueil est publié par les éditions Hermann. Je commence à connaître un peu cette famille étonnante, j'ai lu pour l'instant quatre livres des trois soeurs et quelques éléments biographiques de-ci de-là. J'avais également lu les Devoirs de Bruxelles d'Emily Brontë, publié aux éditions Mille et une nuits.

Le livre commence par une introduction qui nous explique comment deux des trois soeurs Brontë en sont venues à écrire de courts textes en français. Elle est suivie d'une chronologie indiquant les principales dates concernant Charlotte et Emily. Les indications données sont claires et suffisamment détaillées pour comprendre l'intérêt des textes et les apprécier, surtout pour un lecteur néophyte de ces auteures, mais pour ceux qui les connaissent déjà pas mal, c'est un peu faible. Il est également dommage d'y trouver des coquilles laissées suite à la traduction…

Globalement, je reste très impressionnée (comme lors de ma lecture des Devoirs de Bruxelles) par la qualité littéraire de ces textes. C'est incroyable la vitesse à laquelle ces deux jeunes femmes anglaises ont appris à écrire un beau français. J'ai peut-être une légère préférence pour les textes d'Emily, mais ça se joue à très peu de choses. Ce que je n'ai pas trop apprécié, c'est le côté très religieux et moralisateur de certains textes. Quant à l'édition, je regrette le manque d'explications sur les textes. On ne connaît précisément les consignes du professeur, Constantin Héger (qu'il appelle « matière »), qu'une seule fois, pour le Palais de la Mort justement, mais peut-être qu'elles n'ont pas été retrouvées, je l'ignore. Je vais détailler un peu mon avis pour chaque texte.

L'Ingratitude et le Chat : Bien qu'écrits à quelques mois d'intervalle, ces deux textes me semblent poursuivre le même but, à savoir critiquer un aspect de la nature humaine en prenant des animaux comme prétexte. J'ai apprécié L'Ingratitude de Charlotte, qui parle d'un jeune rat, mais sans plus ; j'ai beaucoup aimé relire le Chat d'Emily, qui est très juste.

Le Siège d'Oudenarde : Ce texte raconte un épisode de l'histoire belge, survenu au XVIème siècle si c'est bien ce que j'ai trouvé sur internet (« Oudenarde » s'orthographie plus couramment « Audenarde » apparemment). J'ai l'impression que le but de l'exercice était d'encenser le personnage dont il est question, le comte de Lalaing, donc les descriptions sont partiales, le ton un peu grandiloquent. Je préfère la version d'Emily, qui profite du sujet pour glisser une remarque quasi-féministe.

Le Roi Harold avant la bataille de Hastings et Portrait de Pierre L'Hermite : le but était ici de faire un portrait du même ton que celui de Victor Hugo avec "Mirabeau à la Tribune" (j'ai voulu lire ce texte mais je ne l'ai pas trouvé). Je ne sais pas si ce sont Charlotte et Emily qui ont choisi le personnage dont elles allaient faire le portrait ou si les sujets ont été imposés par leur professeur, mais en tout cas je préfère largement le Roi Harold d'Emily. Harold est le roi qui a combattu Guillaume le Conquérant, alors que Pierre L'Hermite est un chevalier qui a été très engagé dans les guerres saintes et la religion en général. le texte de Charlotte s'appesantit un peu trop sur des considérations morales et religieuses à mon goût.

Le Papillon et La Chenille : Je regrette particulièrement de ne pas connaître la consigne pour ces textes, qui met très clairement en concurrence les deux soeurs, plus que pour les précédents je trouve. le début du Papillon d'Emily est très beau, avec des descriptions travaillées, mais le soudain élan religieux à la fin m'ennuie. Dans La Chenille, c'est bien pire encore, donc là aussi je préfère la version de la cadette.

Le Palais de la Mort : La consigne est ici très précise et indiquée au début des textes. On sent clairement la rivalité qui pouvait opposer deux femmes désireuses d'écrire et d'être la meilleure. Les deux versions sont très bonnes, je ne saurais dire laquelle je préfère pour le coup.

Les derniers textes sont de Charlotte uniquement, Emily n'ayant pas voulu retourner à Bruxelles après la mort de sa tante.
La chute de feuilles, La Mort de Napoléon et Athènes sauvées par la Poésie : le premier texte traite du génie et du travail du poète, il ressemble à un mini-essai. le deuxième reconnaît la période d'excellence de Napoléon, mais elle fut éphémère et le texte finit par une mini-hagiographie du Duc de Wellington, grand héros anglais du début du XIXème siècle. le dernier est plus long, il fait une dizaine de pages et m'a beaucoup plu. Pour sauver Athènes du carnage suite à la victoire des Spartiates, un poète prête sa voix à Électre, fille d'Agamemnon. Il y a de jolies descriptions et j'ai beaucoup apprécié les éléments un peu fantastiques et de mythologie.

En résumé, c'est un recueil qui je pense intéressera beaucoup les fans des Brontë mais qui aura du mal à toucher un autre public. Encore merci à Babelio pour m'avoir permis de faire cette lecture !
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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nathalia1307
  31 mars 2014
Ce recueil présente certains textes de Charlotte et Emily Brontê, écrits lors de leur année d'étude en Belgique au pensionnat Heger en 1942.

Les deux soeurs avaient réussi à convaincre leur tante Branwell de leur financer cette année d'étude en partie pour étudier le français -les deux soeurs comptait fonder leur propre école, si Charlotte avait déjà montré un intérêt certain pour la langue française, Emily n'en avait aucune connaissance. Leur maitrise de la langue est indéniable, en si peu de temps.
Le professeur Constantin Heger privilégiait des exercices d'écriture, reposant en partie sur "l'imitation", la rédaction de lettres et d'écrits courants, l'analyse de texte, ou d'exercice rédactionnel à partir d'une consigne donnée.
Cet ouvrage permet de découvrir les textes des deux soeurs à partir d'une consigne donnée, technique permettant de lire en parallèle l'écriture de chacune.
Sue Lonoff de Cuevas dans une préface limpide revient sur cette période de "maturation" littéraire pour les deux soeurs, elle s'appuie sur la biographie d'Elizabeth Gaskell.
Si Emily ne fréquente le pensionnat que 9 mois en 1942, Charlotte accepte d'y enseigner en 1943, suite à l'attachement pour Mr Heger, son professeur.
Parmi ses 13 textes présentés, "Le palais de la mort" est l'écrit le plus "parlant", un texte sous forme de genèse de la mort, où comment au fil du temps La Mort est sommée de s'organiser de choisir un "vice roi" pour l'assister dans son activité sans cesse croissante.
Si le style d'Emily est déjà vif, percutant, presque effroyable, celui de Charlotte apaise grâce à son acuité, les mots sont pesés, choisis presque pondérés, indéniablement de son écriture se dégage un certain charme, alors que le sujet est loin de s'y prêter.
Comme toujours, je me sens plus enclin à préférer l'émotion brute à la lecture du texte d'Emily, alors que l'écriture de Charlotte me captive, me permet d'avancer sans crainte de ce que je vais lire, et au final je retrouve très bien dans ces très courts écrits les mêmes impressions de lecture que leurs romans les plus connus.
Les textes "La mort de Napoléon" et "Athènes sauvée par la poésie" , écrits par Charlotte, dévoilent un coté plus académique de l'écriture de l'auteure, ses connaissances de textes antiques, et d'histoire sont finement exploitées.
Pour ne citer que C Heger "La lapidaire ne fait pas le diamant, mais sans le lapidaire le diamant reste un clou", nul doute qu'à travers cette réflexion ce dernier avait repéré le talent des deux soeurs.
Un recueil des plus agréables pour se plonger dans l'univers des écrivaines Brontê, toujours fascinant.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
nathalia1307nathalia1307   31 mars 2014
Dans une des ces dispositions de l'âme où chacun se trouve parfois quelque fois, lorsque le monde de l'imagination souffre un hiver qui flétrit toute sa végétation; lorsque la lumière de la vie semble s'éteindre et l'existence devient un désert stérile ou nous errons, exposés à toutes les tempêtes qui soufflent dans le ciel, sans espérance, ni de repos ou ni d'abri- dans une de ces humeurs noires, je me promenais un soir sur les confins de la forêt-
Le Papillon Emily Brontê
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Vidéo de Charlotte Brontë
Montesquieu, Charlotte Brontë ou Pessoa auraient peut-être eu leur mot à dire dans le débat autour de la fin de l'anonymat sur Internet.
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