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ISBN : 2232104583
Éditeur : Editions Seghers (08/02/2006)

Note moyenne : 4.69/5 (sur 16 notes)
Résumé :
René-Guy Cadou. 1920-1951. Il disait : "Je cherche surtout à mettre de la vie dans mes poèmes, à leur donner une odeur de pain blanc, un parfum de lilas, la fraîcheur d'une tige de sauge". Les ciels de son pays d'enfance, proche de l'Atlantique, les amitiés et surtout la présence et l'amour d'Hélène, telle est la poésie de Cadou. Poésie, la vie entière.
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette22 décembre 2011
Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps

Je t'attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais

Tu ne remuais encore que par quelques paupières
Quelques pattes d'oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou

Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m'éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d'astres qui se levaient

Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau
Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues.
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leluezleluez02 octobre 2013
Des mille chambres où j' ai vécu
La plus belle était un violon
Le manteau de la cheminée
Cachait une âme disparue.

Sous le vieux cèdre de la lampe
Après une longue journée
Je m'attardais j'avais des craintes
Pour la suite des années

Mais soudain la lumière éteinte
Quelle est cette voix inouïe
Comme un fruit de coloquinte
Qui éclate dans la nuit ?

Est-ce enfant qu'on pourchasse
Dans la rue à coups de fouet
Un cirque fantôme qui passe
Trombonant sur les marais ?

C'est la corde du cœur qui casse
Et tout ce qui vient après
N' est que la plainte en surface
D'un amour qui se défait.
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NatalyaNatalya13 novembre 2016
Tu es dans un jardin et tu es sur mes lèvres
Je ne sais quel oiseau t’imitera jamais
Ce soir je te confie mes mains pour que tu dises
À Dieu de s’en servir pour des besognes bleues

Car tu es écoutée de l’ange tes paroles
Ruissellent dans le vent comme un bouquet de blé
Et les enfants du ciel revenus de l’école
T’appréhendent avec des mines extasiées

Penche-toi à l'oreille un peu basse du trèfle
Avertis les chevaux que la terre est sauvée
Dis leur que tout est bon des ciguës et des ronces
Qu'il a suffi de ton amour pour tout changer

Je te vois mon Hélène au milieu des campagnes
Innocentant les crimes rosés des vergers
Ouvrant les hauts battants du monde afin que l'homme
Atteigne les comptoirs lumineux du soleil

Quand tu es loin de moi tu es toujours présente
Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain
Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne
Par toutes ces prairies que tu portes en toi.
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cathcorcathcor16 février 2012
Ce sera comme unarrêt brutal du train
Au beau milieu de la campagne un jour d'été
Des jeunes filles dans le wagon crieront
Des femmes éveilleront en hâte les enfants
La carte jouée restera tournée sur le journal
Et puis le train repartira
Et le souvenir de cet arrêt s'effacera
Dans la mémoire de chacun
Mais ce soir là
Ce sera comme un arrêt brutal du train
Dans la petite chambre qui n'est pas encore située
Derrière la lampe qui est une colonne de fumée
Et peut-être aussi dans le parage de ces mains
Qui ne sont pas déshabituées de ma présence
Rien ne subsistera du voyageur
Dans le filet troué des ultimes voyages
Pas la moindre allusion
Pas le moindre bagage
Le vent de la déroute aura tout emporté.
+ Lire la suite
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coco4649coco464916 mai 2015
Toujours


Tu peux bien m’enfermer
Dans la neige et les fleurs,
Me défendre d’aimer
Une saison nouvelle.
Je regarde le ciel
Et je te porte en moi.

Tu sauves les vergers.
Ton rire mieux qu’une aile
Apprivoise en passant
Une étoile égarée.
Les lièvres les oiseaux
Boivent dans tes prunelles.

Tu es toute la vie,
La glaise et le feuillage.
Si j’écarte le vent
Je trouve ton visage
Dormant comme un ruisseau
Plein de frai lumineux
Ta main va se poser

Sur ma plus haute branche.
Tu plantes des bleuets
Tout autour de mes yeux.
L’océan accompagne
Au loin ta robe blanche.
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Videos de René Guy Cadou (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Guy  Cadou
Ecrire est une enfance - Philippe Delerm .« Pourquoi est-ce que j'écris ? Pourquoi ai-je écrit ce que j'ai écrit jusqu'à aujourd'hui ? » À soixante ans, Philippe Delerm se livre pour la première fois et s'interroge sur la genèse de son écriture, son parcours d'homme et d'écrivain. Avec lucidité et une certaine mélancolie, il évoque tour à tour ses premières rédactions d'écolier, ses parents instituteurs, sa rencontre avec les livres pour braver l'isolement d'une longue maladie infantile, sa timidité extrême et la difficulté d'expression des premiers émois, son renoncement au journalisme sportif, la rencontre essentielle avec sa femme, sa propre carrière de professeur de lettres, ses influences (Proust, Léautaud, Jules Renard, René Guy Cadou...), ses filiations, ses parrains de l'écrit (J.M.G. Le Clézio, Jean d'Ormesson, Pascal Quignard, Alain Gerber)... Un lent cheminement jusqu'à La première gorgée de bière, au succès. Avec une extrême sincérité, Philippe Delerm dit son attachement viscéral à l'enfance, son goût des livres, de la chanson française, de la peinture, du cinéma, de la mélancolie et du bonheur, qu'il a transmis entre les murs des salles de classes, entre les lignes de ses livres...
+ Lire la suite
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