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Kurt Higgins (Illustrateur)
ISBN : 140122976X
Éditeur : Vertigo (24/09/2013)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
A New York Times Bestseller!

One of Publishers Weekly's Hot Fall Books of 2013!

Tom Taylor has lived his life being mistaken for Tommy Taylor, the boy wizard from the world-famous series of novels penned by Tom's long-lost father Wilson. However, after a series of strange events start to parallel the lives of both Taylors--fictional and real--Tom realizes that he might be the character on page made flesh.

In this first-e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  28 avril 2016
Ce tome correspond à un tome hors-série de la série Unwritten, pour autant il s'intègre dans la continuité du récit. Il vaut mieux avoir lu les tomes 1 à 6 de la série avant de lire celui-ci. Il est initialement paru en 2013, écrit par Mike Carey, avec un découpage de planche et des esquisses de Peter Gross (les 2 créateurs de la série). Les finitions des dessins et l'encrage ont été réalisés par Kurt Higgins, avec l'aide d'al Davison, Russ Braun, Shawn McManus, Dean Ormston et Gary Erskine. La mise en couleurs a été réalisée par Selda Devon, avec l'aide d'al Davison, Chris Chuckry, Eva de la Cruz, et Jeanne McGee.
Sur la planète Argo, deux parents s'apprêtent à mettre leur enfant dans une capsule spatiale, alors que la planète est proche de l'explosion. Ou plutôt, pendant la seconde guerre mondiale, en plein bombardements de Londres, Tommy et ses 2 copains trouvent une commode magique leur permettant d'accéder à un autre monde. Ou plutôt, Tommy se retrouve par magie face à un pharaon de l'antiquité égyptienne.
Wilson Taylor a pas mal tâtonné avant de trouver le bon point de départ pour ses romans à succès sur Tommy Taylor. En parallèle il lui fallait gérer la grossesse de Sue Morganstern, et la venue au monde de son fils Tom Taylor pour que le roman paraisse le jour même de sa naissance. Tommy Taylor sera donc le fils de 2 sorciers (Leona & Sebastian Taylor), et confié aux flots il sera éduqué comme garçon de cuisine dans la prestigieuse école de sorcier de Tulkinghorn.
Oui, toute ressemblance avec un autre garçon à lunettes, également sorcier de son état est voulue. Qui plus est, la séquence d'ouverture cite Superman (avec la planète Argon en lieu et place de Krypton), Narnia (avec une commode à la place d'une armoire), le seigneur des Anneaux, et un exemplaire de Frankenstein, et un autre de Moby Dick sont en premier plan sur une étagère. Mike Carey ne cherche pas à masquer son inspiration, il la cite explicitement.
Dans ce tome, le lecteur est donc amené à suivre 2 fils narratifs : l'intégration de Tommy Taylor (personnage fictif) dans une communauté comprenant une université pour apprendre la sorcellerie, mais réservée à ceux qui disposent de l'Étincelle (Spark) qui ne se trouve pas en Tommy. Il est question de ses parents, de leur mort, et de l'héritage qu'ils ont laissé à Tommy, ou plutôt qu'ils ont utilisé sans lui laisser. Il est évidemment question de Sue Sparrow (compagne des aventures de Tommy dans la série mensuelle), et de Peter Price, ses 2 amis (ou faire-valoir romanesques). le lecteur lit ni plus ni moins que le premier roman consacré à Tommy Taylor, écrit par Winston Taylor. le lecteur retrouve Mingus, l'animal familier du héros, et le terrible Conte Ambrosio, tels qu'il les avait vu pour la première fois dans la séquence d'ouverture du premier tome (voir Tommy Taylor and the bogus identity).
Pour cette partie de l'histoire, le lecteur qui n'aurait pas lu le reste de la série, découvrira un récit sympathique, très humain, un peu basique (avec le méchant Conte Ambrosio, vraiment très méchant), plutôt inventif, avec une bonne intégration d'autres mythes (par exemple, le Léviathan, ou encore le pays mythique de Lyonesse, Nosferatu, Moïse dans son panier d'osier). L'influence d'Harry Potter se fait fortement sentir, il s'agit d'un hommage vraiment très appuyé.
Le lecteur familier de la série s'interrogera comme le novice sur l'objet que Maximus Godolphin remet à Tommy, et qui n'est pas utilisé dans ce récit. Pour le reste, il dispose de la clé de lecture nécessaire pour comprendre cette façon de broder sur le mythe d'Harry Potter. L'enjeu du récit est pour partie dans la dimension mythologique que le personnage de JK Rowlins a prise. C'est rapidement évoqué par Wilson Taylor (l'auteur des romans de Tommy Taylor). Mike Carey réalise une mise en abîme avec cette série de romans pour jeunes adultes, dont le personnage principal évoque Harry Potter, mais aussi Tom Taylor, le fils de l'écrivain Wilson Taylor.
Le deuxième fil narratif développe comment Wilson Taylor a travaillé pour construire une série de romans (en 14 tomes) qui soit en connexion directe avec l'inconscient collectif (c'est-à-dire avec l'espoir d'inscrire Tommy Taylor au patrimoine de la culture mondiale, avec le même degré de pénétration qu'Harry Potter), ou plutôt l'imaginaire collectif, et comment en parallèle il a mis en scène son fils pour favoriser un amalgame entre les 2 Tommy Taylor (son fils, et celui des romans). C'est ainsi qu'il lui donne à dessein le même prénom que son personnage de roman, qu'il l'affuble de lunettes rondes alors que sa vue est parfaite, ou encore qu'il choisit les cadeaux des fans pour encore renforcer la ressemblance.
Est-ce artificiel ? Pour quelqu'un qui ne connaît pas la série, cette mise en parallèle peut sembler un peu vaine, car elle n'amène à rien dans le cadre de ce tome. Pour un lecteur de la série, l'auteur révèle l'envers du décor, ce qu'a découvert Tom Taylor avec de grandes difficultés. C'est à la fois un rappel des manigances et de la stratégie à long terme de Wilson Taylor, et un complément bienvenu qui permet d'étayer les premiers tomes de la série, comme un magicien qui dévoile ses trucs. Par exemple, le lecteur apprend comment la Villa Diodati en Suisse a été choisie.
Le plus fort, c'est que Mike Carey ne donne jamais l'impression de se gargariser de son adresse à avoir composé cette structure complexe. Il raconte deux histoires entremêlées, avec des personnages attachants, avec un adulte manipulateur, froid et calculateur, avec une grande intelligence, une belle inventivité, et une empathie frappée du coin de la sensibilité, enchantant ainsi le lecteur par son humanité et sa culture. Il réussit même à inclure de manière naturelle un clin d'oeil à Pauly Bruckner, par le biais d'une peluche de lapin. En outre, le lecteur retrouve toute la spécificité de cette série dont le thème principal est le pouvoir de l'écriture et des mythes, l'auteur les mettant au premier plan, pour mieux les manipuler.
L'aspect graphique de cette histoire porte à merveille le récit, malgré le nombre d'artistes y ayant participé. Peter Gross est le co-créateur de la série, et il a réalisé toute la mise en page du récit. Celle-ci est conçue de telle manière à ce que les images apportent toujours des éléments d'informations complémentaires, par rapport aux dialogues. Il n'y a pas juste des têtes en train de parler, sans arrière-plan. Par la force des choses, le niveau de détails et le registre graphique varient quelque peu en fonction des pages et de l'artiste ayant complété le travail de Gross.
Le travail de Peter Gross permet donc d'assurer une unité narrative visuelle d'un bout à l'autre du récit. Ainsi chaque lieu bénéficie d'une conception de bon niveau qui permet au lecteur de s'y projeter. Les personnages disposent de caractéristiques qui permettent de les identifier facilement. Les costumes sont cohérents avec les époques évoquées, avec une mention spéciale pour la robe du professeur Tulkonghorn. La mise en scène est vivante, transcrivant aussi bien l'ordinaire d'une conversation à bâton rompu, que le vol en plein ciel de Tommy transformé en mouette par un sort magique.
La mise en couleurs est majoritairement réalisée à l'aquarelle (ou son équivalent infographique), habillant ainsi les dessins par des variations de luminosité, nourrissant des contours parfois un peu éthérés. Lorsque Zelda Devon cède la place à un des autres metteurs en couleurs, le lecteur le remarque car le résultat perd en nuances. Cela ne gêne pas la lecture, mais produit une petite impression de décalage, comme si toutes les pages n'avaient pas été réalisées en même temps avec les mêmes outils (ce qui est le cas).
Cette dimension collaborative dans la réalisation des images n'empêche pas d'aboutir à de très beaux moments picturaux. En fonction de sa sensibilité, le lecteur sera ému ou sourira devant l'apparition de Nereus, puis de Leviathan, baguenaudera avec Tommy entre les étals du marché, ressentira la concentration de Tommy plongé dans la lecture d'un livre d'histoire sur Lyonesse, verra l'hostilité des apprentis magiciens ridiculisés par Tommy, admirera le maintien rigoureux de Petronella Price, frissonnera à la vue de la pestilence arrivant sous la forme d'une nuée de chauve-souris, etc.
Ce tome est un étrange prologue qui mérite bien sa condition de hors-série, car il se lit après avoir découvert la première partie de la série, pour mieux l'apprécier. À partir du naufrage de la brigantine Demeter qui a coulé 2 fois, le lecteur découvre avec plaisir la première aventure de Tommy Taylor, le nom originel employé pour les baguettes magiques, et il peut jouer au jeu de la métaphore de la magie, pour réfléchir à ce qu'elle représente dans le cadre de ce récit. Il dispose même de critiques fictives du premier roman de Tommy Taylor, au cas où il serait trop fatigué pour formuler la sienne, la marque d'un auteur vraiment attentionné.
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Tous les dons ne sont pas une bénédiction. Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule qu'on l'emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu'elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire. Mélanie est une petite fille très particulière...
Colm McCarthy porte à l'écran le roman de M. R. Carey avec, à l'affiche, Glenn Close et Gemma Arterton.
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