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Citations sur Psychothérapie de Dieu (104)

FredMartineau
FredMartineau   26 mai 2018
Ils étaient apaisés, heureux d’obéir à un imam de pacotille, un gourou religieux qui profitait de leur besoin de soumission pour transformer en gogos de l’islam ces jeunes qui se croyaient rebelles alors qu’ils n’étaient que désorientés, soumis à des mouvements pulsionnels. La plupart des imams sont fréquentables, mais un jeune errant, largué de toute culture, même religieuse, ne sait pas faire la différence.
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Ledraveur
Ledraveur   17 décembre 2017
VIVRE ET AIMER
L'extension discrète de l'athéisme sur la planète contraste avec l'affirmation voyante de toutes les religions. Pourquoi les sans-dieu ne se rendent-ils pas visibles, alors que les croyants consacrent beaucoup de temps à réaliser de magnifiques mises en scène ? Dans d'immenses œuvres d'art que l'on appelle « mosquées », « cathédrales » ou « temples », les fidèles sculptent des statues, peignent des tableaux, disposent des chandeliers, des tapis, des moulures, des tentures, des vitraux, de la vaisselle d'argent, des orgues, des instruments de musique, des cloches, des appels à la prière, des parfums, des postures ou encore des mouvements de foule qui créent de splendides événements de transcendance esthétique. Après de telles représentations, les croyants ont vécu ensemble de fortes expériences, au-dessus de la réalité quotidienne. Ils ont éprouvé des émotions sublimes, ils ont côtoyé Dieu, ils sont apaisés, émerveillés, comme après un acte d'amour. Quand ils redescendent sur terre, ils voient que les sans-dieu ont continué leur insipide train-train. Comment voulez-vous qu'ils ne soient pas condescendants envers ces pauvres humains qui végètent dans l'immanence, alors que les “croyants” viennent de connaître un événement extraordinaire ? Ils méprisent les “non-croyants” plus que ceux qui adorent de faux dieux. Ces croyants-là, pensent-ils, sont dans l'erreur, mais au moins, avec eux, on peut comparer les dieux. On sait de quoi on parle, chacun pense que les dieux et les églises élèvent l'âme et aident à vivre dans un monde meilleur.
Avec les “non-croyants” on ne peut même pas parler, ils rampent sur terre tandis que nous montons vers les cieux. Ne parvenant pas à argumenter, chacun ne peut qu'imaginer le monde mental de l'autre. « Ils gobent des contes de fées », pensent les athées. « Les libres-penseurs sont des individus sans morale et sans rêves puisqu'ils refusent d'appartenir au groupe des croyants solidaires et moraux », affirment les religieux convaincus que seule la foi fonde la morale, l'altruisme et la charité.
p. 192
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
Le totalitarisme qui impose une seule vérité fabrique un monde stable ou règne l'ordre… qui est celui des cimetières.
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
C'est sur terre qu'il faut travailler à être heureux et non pas après la mort.
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Ledraveur
Ledraveur   17 décembre 2017
Dans un tel contexte culturel, le penseur qui apporte la lumière et montre le chemin prend un effet sécurisant. On respire avec lui, on oriente nos efforts, on ne flotte plus, on construit. Le besoin de réassurance et de vision claire explique le phénomène actuel du retour du religieux et de l'intégrisme. Les parents démocratiques, en respectant la liberté de leurs enfants, décident de les laisser libres de leur choix religieux, ce qui provoque une incertitude. Or c'est dans la brume qu'on est avide de clarté. À la surprise des proches, les jeunes se convertissent à une religion autoritaire ou retrouvent les racines religieuses enfouies dans l'histoire familiale.
[...]
Le processus démocratique qui a donné la liberté de choix aux enfants dérive vers une religion totalitaire : il n'y a qu'un seul Dieu, une seule vérité, une seule pratique de rituels, tous ceux qui s'en écartent sont des mécréants qui altèrent la certitude dont nous avons besoin. Le retour de l'angoisse facilitée par le doute explique pourquoi les dissidents sont plus haïs que les ennemis. Avec les opposants, la situation est brutale, mais claire, alors que le proche qui s'éloigne d'un point de la doctrine fragilise l'édifice mental qui nous apaisait. Toute divergence est éprouvée comme une agression, toute autre religion devient rivale ou fausse croyance. C'est pourquoi les nouveaux convertis sont faciles à blesser. À peine se sentaient-ils mieux, sortis de la brume des incertitudes, que le douteur risque de les faire rechuter. Pour eux, l'action violente est une légitime défense. Les journalistes et les artistes qui s'efforcent de penser par eux-mêmes se retrouvent en situation de dissidence. Dans une dictature religieuse, il devient moral de les emprisonner, car ils agressent le groupe stabilisé par des certitudes. Il arrive qu'un scientifique se retrouve en situation de dissidence parce qu'il propose une innovation. Il est, lui aussi, agressé par ceux qui ont fait carrière en récitant les certitudes qui leur ont donné leurs diplômes et leur poste.
p. 155-56-57
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
La spiritualité, elle, est une élation intime, intemporelle qu'éprouve tout homme, même quand il prétend vivre sans dieu.
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
Il y a donc mille manières de croire en Dieu ou de ne pas y croire selon que notre contexte familial et culturelle nous y invite ou nous en éloigne.
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
Or c'est dans la brume qu'on est avide de clarté.
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
Tout mot possède un halo de significations différentes qui provoquent en nous des sentiments différents.
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Elateride
Elateride   27 avril 2019
Le corps est au monde, alors que l'âme est une vérité invisible, intensément ressentie. Les mots qui parlent du corps désignent des réalités palpables, alors que ceux qui évoquent l'âme indiquent une représentation abstraite qui donne forme à un monde un imperçu.
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