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Critiques sur Nulle part sur la terre (105)
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marina53
  05 octobre 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Sonatine...

Sous un soleil plombant, Maben, un sac-poubelle jeté sur l'épaule, marche sur la bas-côté d'une route de Louisiane. Derrière elle, sa fille, Annalee, traine des pieds. Des jours qu'elles marchent ainsi vers la ville où la jeune femme a grandi. En chemin, une mauvaise rencontre et sa vie d'errance et de souffrance bascule à nouveau...
Après 11 ans derrière les barreaux, Russel goûte enfin au plaisir de la liberté, rêvant de jours paisibles. Mais son retour à McComb ne semble pas réjouir tout le monde, notamment deux frères, Walt et Larry, qui lui réservent un accueil pour le moins musclé...

Deux âmes écorchées, deux êtres meurtris et ballotés par la vie. Un homme, qui aspire à la tranquillité après un séjour en prison, et une femme, démunie mais combative, dont les chemins vont immanquablement se croiser au détour d'un fait divers sanglant dans ce coin perdu, vers la Nouvelle-Orléans. Un coin paumé où les rancoeurs persistent, où la vengeance n'est jamais loin, où les coups pleuvent et où l'on boit pour oublier un passé tortueux et un présent incertain. Michael Farris Smith nous plonge dans une ambiance poussiéreuse, parfois étouffante ou désolante. Une narration alternée, entre passé et présent et entre les deux protagonistes, et une plume ciselée font de ce Nulle part sur le terre un roman à la fois brutal et tendre, désolant et empli d'espoir, sombre et lumineux.
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Stelphique
  29 août 2017
Ce que j'ai ressenti:…Cap vers la Route du Désespoir…

« Fais ce que tu as envie de faire et ne regarde pas en arrière, se dit-il. »

Je m'en vais suivre ce conseil pour aller Nulle part sur la terre…Et je n'aurai voulu être nulle part d'autre sur la terre, que dans ma bulle d'air, pour apprécier au mieux cette petite pépite…

« le soir parfois je m'asseyais sur la véranda et ce que j'entendais c'était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu'il y avait plus personne sur terre. »

Le gros point fort de ce roman, c'est son ambiance. Pesante. Poussiéreuse. Couleur d'asphalte…Il règne dans ses pages, un temps presque arrêté, un espace temps suspendu, et il nous faut prendre le temps d'en apprécier toute sa richesse. A l'heure où tourne le monde, avec sa folle frénésie de course contre le temps, cet effet « lenteur » est salvateur: les mots appuyés, le rythme maîtrisé…Juste ce qu'il faut pour en faire un roman noir prenant, nourri de lumière grise…

Mississipi, un lac…Cette étendue d'eau a des effets apaisants incroyables, comme si elle pouvait sonder la profondeur des âmes et peut être enfouir les plus noirs secrets, tout en gardant son hypnotisante beauté. Entre son calme et les bouillonnantes émotions de ce village perdu au milieu de rien, ce lieu devient le rendez vous des désespoirs lumineux, des lumières imperceptibles…Un cadre naturel pour le théâtre vivant des plus destructrices querelles passées et ses répercussions présentes…

Regarder le mal en face, pour rester à l'écart du mal. Autant que possible.

Maben tirant sa fille Annalee, avec l'énergie de la fatalité, luttant contre l'inactivité, pour ne pas que le monde l'avale, pour éviter les mauvaises rencontres du destin. Elle avance envers et contre tout, pour ne pas tomber, en essayant de remplir ses journées d'un amour maternel instinctif, comme on se raccroche à une bouée au milieu du néant…Tandis que Russel voudrait un semblant de calme, qu'il pense ne pas mériter, et se perd dans les routes américaines aux heures les plus sombres, pour essayer de trouver la paix. En vain…Ce trio de personnages, qui nous éclaire de leurs espoirs, nous inonde de leurs sentiments contraires est des plus intéressant à suivre car la route de la rédemption et de la culpabilité dévorante sera semée de plus d'épreuves que prévues, de virages inopinés qui laissera voir un panorama intense de violence et de douceur combinés…

« S'asseoir sur la véranda, regarder le jour décliner et le soir tomber sur la terre comme une couverture descendue la border pour la nuit. »

En ayant choisi des personnages complexes qui touchent le fond mais qui gardent une petite lueur d'espérance, Michael Farris Smith, nous offre un roman magnifique car il explore toutes les lignes floues entre le bien et le mal, tout en laissant son lecteur, maître de ses émotions face à ces contradictions humaines. On est, peut être Nulle part sur la Terre, mais on est très bien accompagné si on tient entre ces mains, cette belle lecture pleine d'humanité…

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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Crossroads
  21 novembre 2017
Dommage d'avoir "perdu  de vue" cette délicieuse émission éponyme.
Russell et Maben s'y seraient certainement sentis très à l'aise. Non pas qu'ils soient à la recherche d'un lointain amour de jeunesse ni du cousin germain de la crémière du facteur. Que nenni. Leur champ d'investigation aurait été bien plus réduit. Eux-mêmes.

Complétement à la ramasse, Russell revient au pays en ex-taulard, Maben et sa gamine en naufragées solidaires, avec pour ultime aspiration de se reconstruire, enfin, histoire de donner un quelconque sens à leur vie. Welcome home les n'amis ! Vous reprendrez bien une généreuse portion d'emmerdes ?

♪ Y a quelqu'un qui m'a dit♫ en préambule, gaffe, l'auteur multiplie les "et" comme personne. Certes, le procédé aurait pu rapidement lasser si le récit n'avait pas pris le pas sur le style. Un style, à l'image de nos deux anti-héros, qui aurait presque l'air de se chercher et donc parfaitement raccord avec l'ambiance générale.

Nulle Part Sur La Terre, c'est une nuit sans lune, un bon jour d'automne bien maussade au crachin persistant.
L'espoir semble y être persona non grata et pourtant.

Michael Farris Smith fait dans le ramassé, l'épuré, le nerveux.
A force de courts chapitres, il vous intègre, le blues en fonds musical, à son univers apocalyptique.
Un bled paumé du Mississippi dénué de toute espérance où rédemption et pardon ne sont pas de mise.
L'orage gronde, au loin, promesse d'un très sale moment en perspective et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce Nulle Part Sur La Terre l'a très largement tenu, lui, ses promesses en termes de découverte et de plaisir de lecture.

♫C'est quand le bonheur ?♪
Patience, petite, j'ai comme l'impression qu'il a encore loupé son train.
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Renod
  14 août 2017
Un vendredi soir. Lassitude d'un corps fatigué par une semaine de labeur. Etre raisonnable, rentrer et se coucher tôt ? Non, s'évader, oublier, évacuer la pression. L'envie de bouger sans trop savoir où aller, le désir de jouir d'une liberté fragile sans savoir que faire. Dans le sud du Mississippi, Russell prend le volant de son pick-up, s'arrête devant un magasin de spiritueux, achète une bouteille de bourbon, un grand gobelet de Coca et file dans la nuit. L'autoradio diffuse de vieux morceaux de blues, les vitres sont entrouvertes. Il traverse des espaces sans fin, un ciel immense, enivré d'alcool et de vitesse. Et puis un soir de virée, malchance ou fatalité, Russell percute un autre véhicule et tue son passager. Un accident dramatique qui va sceller le destin de nombreuses existences. Onze ans plus tard, Russell sort du pénitencier. Sa condamnation n'a rien résolu, tout est resté en suspens. Si la peine est purgée, la culpabilité ou la haine restent vives. Les personnages du roman sont accablés par le poids d'un même « passé qui ne meurt jamais ». Qu'y a-t-il derrière eux ? Un grand gâchis, un lot d'échecs ou de malheurs. Et devant eux ? Aucun projet ne se dessine, ils sont englués dans un quotidien sans horizon.
« Nulle part sur la terre » se déroule dans le sud du Mississippi, à proximité de la Louisiane, mais les spécificités de ce territoire sont peu exploitées. le roman reprend des thèmes classiques du roman noir : des individus rongés par leur passé, leur culpabilité, en quête de pardon ou de rédemption. Des thèmes connus des amateurs du genre mais ici la partition est convaincante, l'auteur parvient à animer une demi-douzaine de personnages aux motivations différentes, mais tous liés sans le savoir par un même drame. La pression monte au cours du récit, il faut crever l'abcès et cela passera par la violence ou le salut. Un roman convenu mais maîtrisé.

(je remercie les éditions Sonatines et Netgalley de m'avoir permis de découvrir ce roman)
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Archie
  26 octobre 2017
Un choc littéraire. Un roman noir, très noir, qui m'a ému et captivé au-delà de ce que j'avais anticipé.

Un bas-côté d'autoroute, dans le sud des États-Unis. Une femme et sa petite fille marchent sous un soleil de plomb. Elles sont à bout de forces. Tout ce qu'elles possèdent tient dans un sac poubelle que la mère traîne avec peine. A trente ans, son visage et son corps sont marqués par « les chiens enragés de la vie ». Il fut un jour, pourtant, où tout aurait dû se passer divinement bien. Tout s'était alors effondré en un instant. Il y a bien longtemps. Un cataclysme qui tourne et retourne dans sa pauvre tête et qui, depuis, l'a conduite de dérive en dérive…

Nulle part où aller sur la terre. Onze ans après, elle revient donc où elle avait vécu, à la recherche de… elle ne sait même pas qui ou quoi !... Une SDF, appelons les choses par leur nom ! Et une fois passés les premiers chapitres et l'entrée en scène d'un flic malsain, on se dit que ce n'est pas prêt de s'arranger, bien au contraire...

Au même moment, non loin de là, un homme sort de prison. Pour lui aussi, tout s'était brisé brutalement, à quelques heures d'un mariage qui devait être heureux. Que peut-il espérer désormais, après toutes ces années. Qui pourrait encore l'attendre ? Et s'il est attendu, est-ce avec bienveillance ?

Maben et Russel ne s'étaient jamais rencontrés, mais peut-être leurs routes s'étaient-elles déjà croisées. Maben n'en est plus à se poser des questions. Juste survivre avec sa petite fille. de son côté, Russel s'interroge, non pas sur sa faute – il suffit de compter les canettes de bière vides à la fin du livre ! – mais sur son châtiment. La justice des hommes et onze années d'emprisonnement ne sauraient suffire à racheter sa faute. La rencontre de Maben et de sa petite fille peut être l'occasion d'une rédemption : tout risquer pour elles sans rien espérer en retour.

Michael Farris Smith. Notez bien ce nom. Quelque chose en lui de William Faulkner. Comme l'immense prix Nobel de littérature, Michael Farris Smith, dont Nulle part sur la terre est le troisième roman, est fasciné par leur terre natale, le Mississippi, un État du sud de l'Amérique où les espaces sont immenses, le climat éprouvant, la nature agressive.

Comme lui, des mots tous simples lui suffisent pour transformer un décor banal de bourgade rurale insignifiante, en atmosphère de tragédie où se mêlent toutes sortes de lumières, d'odeurs et de bruits. Des mots tous simples, aussi, pour faire de femmes et d'hommes du commun, des êtres portant la désespérance ou la haine. Poignant et glaçant.

Il faut dire que là-bas, dans ce coin du sud, on rencontre de drôles de gars. Taiseux, solitaires, contemplatifs, ruminant mille humiliations. A l'instar des anciens sur leurs chevaux, c'est avec leur pick-up qu'ils font corps. Au volant, ils sillonnent les forêts à toute blinde et s'arrêtent au bord de lacs aux eaux noires. Ils s'allongent alors sur le plateau pour faire l'amour ou contempler la nuit profonde bruissante de bestioles. Certains ont la rage en eux et sont violents, méchants. Les autres ne regimbent pas à la castagne. Tous absorbent des décalitres de bière et de whiskey. Et ça fait des dégâts…

Une écriture – superbement traduite – dont le rythme fluctue. Pour accompagner les fulgurances de l'action, des formulations courtes, taillées à la serpe. Dans les moments contemplatifs, les phrases s'étirent en longueur, sans souci de l'orthodoxie grammaticale, fusionnant en une composition unique, sensations et souvenirs et images et mouvements et profondeurs et bruits, comme la mélodie continue d'un opéra dramatique.

Des chapitres très courts, qui facilitent la lecture. Un vocabulaire très simple, sans fard ni artifice. Des dialogues si justes qu'on pourrait les dire de mémoire à haute voix – rien à voir avec le charabia de pseudo cow-boys des traducteurs de Faulkner dans les années trente.

Ce livre, qui s'achève dans une lueur d'espérance mystique, a absorbé une part importante de mon capital d'émotion. En le refermant, je suis resté comme suspendu dans le vide…

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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calypso
  03 novembre 2017
D'abord, l'écriture. Elle sent le bitume et la poussière. Elle vous attrape et vous plonge dans l'histoire dès les premiers mots. Elle est en parfaite adéquation avec le propos, brute, ciselée et parfois lyrique. Une vraie poésie de la fatalité.
Ensuite, les personnages. Ils sont les acteurs de leur propre tragédie. Deux êtres perdus, en errance, que le destin n'a pas épargnés. Ils traînent derrière eux un passé qu'ils fuient. Ils sont terriblement humains, ordinaires et complexes à la fois. Pleins d'espoir aussi.
Enfin, l'histoire. L'histoire d'une rencontre au sud des Etats-Unis, dans un coin où les flics outrepassent leurs droits, où les voyous jurent vengeance et où les filles vendent leurs corps. Tout est noir, chacun est l'ennemi de l'autre. C'est dans ce contexte que la route de Russel croise celle de Maben. Lui, il sort tout juste de prison, onze ans derrière les barreaux. Sa vie a été brisée en un instant, il ne sait même pas ce qu'il peut encore attendre de la vie et il ne sait pas plus qui l'attend. Elle, elle n'a qu'un sac qu'elle porte sur son dos et une fillette qu'elle tient par la main. Elle a besoin d'aide et il a besoin de se sentir vivant. Et si le destin ne les avait pas réunis par hasard ?
C'est incontestable, même si ce roman n'est pas un coup de coeur, je ne peux pas nier que c'est une vraie réussite littéraire. Il est en tout point convaincant, tant dans la forme que dans le fond, et c'est d'autant plus surprenant que ce n'est que le deuxième titre de l'auteur. Je crois que l'on appelle cela le talent…

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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JIMEDE
  13 septembre 2017
Une femme, une fillette, un baluchon, une route où elles marchent et qui les ignore...

Un homme, une prison, une sortie, un car et des passagers qui l'ignorent...

Ils ont en commun d'avoir touché le fond ; d'avancer sans assurance sur le chemin de crête étroit qui peut les faire basculer en un instant dans la désespérance ou la rédemption ; d'être tous deux habités de la faiblesse et du doute des laissés pour comptes, mais aussi de la force de ceux qui ont décidé de ne pas abdiquer sans combattre.

Eux, ce sont Maben et Russell, réunis par la fulgurance malheureuse d'un passé commun et par le hasard d'un fait divers du présent.

Nulle part sur terre est un polar noir sur la désespérance de ces laissés pour compte qui, nulle part sur terre, ne peuvent trouver un brin de répit, un peu de repos et encore moins, un peu d'oubli.

Nulle part sur terre est un roman d'espoir, sur ceux qui n'ayant plus rien à perdre, décident d'un seul coup qu'ils ont au contraire tout à gagner. Et qui arrivés au fond de la piscine, poussent fort sur leurs jambes pour trouver cette impulsion qui les fera remonter. Un peu...

Nulle part sur terre est une belle construction réussie par Michael Farris Smith, qui monte en puissance page après page, livre peu à peu au lecteur les fils de son intrigue, alterne avec maîtrise digressions naturo-psychologiques et dialogues ciselés.

Pour un deuxième livre, c'est remarquable !
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Bazart
  10 septembre 2017
Elles marchent toutes les deux au bord de la nationale. Maben rentre chez elle, dans la ville de son enfance avec Annalee sa fille. Après des années d'errance et de souffrance, elle sait pourtant que personne ne l'attend.

Pourquoi s'est-elle arrêtée dans ce motel glauque ? Il faut encore que le sale destin la mette sur le chemin de Clint, le flic le plus ripoux du canton. Russel, lui, c'est après onze ans de prison qu'il rentre au pays, à peine descendu du Greyhound, à la sortie de la gare routière, il est passé à tabac.

On ne pardonne pas facilement dans la région. Fernwood Mississipi va devenir le décor où devra se jouer le dernier acte d'une pièce commencée des années plutôt. Unité de temps, unité de lieu, unité d'action, la rédemption se gagnera aux poings pour Maben et Russel.

C'est noir, rural et brutal. Mickael Farris Smith connait bien les routes du Mississipi. Au plus près de ses personnages, il nous raconte l'histoire d'un homme et d'une femme qui veulent encore se battre à la loyale dans un monde dur et froid.

Mais l'écrivain américain est au fond de lui un vrai humaniste, il sait aussi nous parler de belles personnes qui sont prêtes à tendre la main, pourvu que l'on sache l'attraper. C'est noir, rural, brutal mais plein d'espoir.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Witchblade
  27 septembre 2017
Livre lu dans le cadre de la masse critique spéciale de Septembre 2017.

Je remercie Babelio et les éditions Sonatine pour l'envoi de ce roman. Je me suis proposée pour le lire et le critiquer en pensant qu'il s'agissait d'un roman policier comme « L'affaire Isobel Vine » de Tony Cavanaugh, précédemment découvert de cette maison d'éditions. le résumé m'a quand même intrigué mais ne connaissant pas les auteurs cités sur la 4ème de couverture, je n'ai pas pu réellement juger du type de roman qui m'attendait.

Alors certes, le début se lit vite malgré le style perturbant de l'auteur mais une fois la curiosité passée, le style m'énervait et je ne voyais pas le but de ce roman, à part de raconter l'histoire de 2 pauvres âmes, de 2 paumés du rêve américain. Concernant le style, 2 choses ont fini par me lasser. Comme signalé par une autre lectrice (Josephine2), l'auteur adore les « ET ». Chaque phrase longue en contient au moins 3. Il semble également fâché avec les virgules et les guillemets car des parties de dialogues se retrouvent dans le corps du texte sans rien. Cela m'a bien dérangée mais le pire a fini par être les « ET » répétitifs et l'absence de virgules. J'ai été obligée de relire plusieurs fois certaines phrases pour en comprendre le sens, et encore, ce n'était pas toujours gagné. Tellement l'habitude de lire des romans complexes que j'essaye de ne louper aucun détail quelque soit les romans, mais du coup, pour certains, je me complique la lecture pour rien. Et puis, je finis vite par me lasser quand le style me déplaît et qu'il ne se passe quasiment rien dans l'histoire. D'habitude, en lisant en diagonale les dialogues, ça me redonne envie de continuer la lecture mais ça n'a pas été une réussite pour celui-ci. du coup, j'ai abandonné cette lecture moribonde à même pas 100p. Je finissais même par m'endormir sur ces phrases sans queue ni tête...

Comme vous l'aurez compris, cette lecture n'a pas été la réussite que j'attendais. Contrairement à l'accroche en 4ème de couverture, le style et le talent d'évocation ne me sont pas allés droit au coeur. Ils sont singuliers, les « ET » répétitifs et l'absence de virgules sont fait exprès mais ils ont fini par me lasser car ma curiosité s'en est allée avec la rencontre de Russell et n'est jamais revenue même en retrouvant Maben et sa fille. Je ne pense pas être finalement un bon lectorat pour ce type de roman, je m'y ennuie vite... Et puis, j'attendais un roman policier et non, un roman sur la condition humaine. Si vous êtes amateurs de ce type de roman, je vous conseille de le découvrir, il vous ravira sans doute plus qu'à moi.

Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Josephine2
  15 septembre 2017
« Nulle part sur la terre » raconte l'histoire de deux personnes fracassées par la vie. Celle de Maben qui vit en nomade, avec sa petite fille, Annalee. Elles ne souhaitent qu'un peu de répit. Et celle de Russel qui sort de prison après avoir purgé une peine de 11 ans.

Alors qu'elle erre sur les routes à la recherche d'un abri avec sa fille, Maben n'en finit pas d'aller d'embêtement en embêtement. Elle s'enfonce et ne voit pas le bout de ses mésaventures.

Quant à Russel, dès sa sortie de prison, il est attendu… Par son père, mais également par Larry et Walt qui ne pensent qu'à une chose : se venger, faire mal.

Un lien unit les deux personnages. Quel est-il ? Arriveront-ils à surmonter un jour leurs problèmes ? Personne ne sort indemne dans cette histoire.

A travers ce roman, on est loin de l'Eldorado que semble promettre les Etats-Unis.

J'ai beaucoup aimé cette histoire. le seul bémol, c'est l'emploi de la conjonction de coordination ET à quasiment chacune des phrases du roman et plusieurs fois dans chaque phrase. Ca a complètement déstabilisé ma lecture ! J'ai lutter pour faire abstraction de ces ET qui viennent alourdir, inutilement et sans raison l'écriture. J'ai même pensé que c'était une erreur, soit de traduction, soit d'impression.

Extrait : « Il hocha la tête ET ajouta qu'il aurait aimé pouvoir lui donner plus, mais elle lui dit que c'était déjà beaucoup. Elle souleva le sac, prit la fillette par la main ET le remercia encore en esquissant un sourire ET il leur tint la porte quand elles entrèrent dans la cafétéria. Il les regarda par la vitre. Il y avait un comptoir ET une rangée de tabourets de bar sur la droite ET la petite fille pianota du bout des doigts sur chacun des tabourets en passant ET la femme laissa tomber au sol son sac-poubelle ET continua d'avancer en le traînant sur le linoléum. Il continua de la suivre des yeux tandis qu'une serveuse les escortait jusqu'à une table près de la fenêtre ET il faillit alors entrer à son tour, pour leur donner son numéro de téléphone, dire à la femme qu'elle pouvait l'appeler si jamais on ne venait pas les chercher comme prévu ET qu'il ferait son possible pour les aider. Mais il se ravisa. Remonta dans la Buick ET fit demi-tour ET, arrivé chez lui, il se gara sous l'auvent avant d'entrer dans la maison où il retrouverait sa femme à la table de la cuisine. Il lui parlerait de la femme ET de la gamine ET quand elle voudrait savoir ce qu'il fichait d'abord sur la route de Louisiane, il n'en aurait aucune idée. »

C'est comme ça tout au long du livre. Dommage. Pour moi, ce n'est pas français ! C'est pour cela que je ne mets que 2,5 étoiles. J'ai quand même été jusqu'au bout de l'histoire, malgré ces ET parce que l'auteur m'a tenu en haleine.

Je remercie les éditions Sonatine et Babelio qui m'ont permis de découvrir ce livre par le biais d'une masse critique privilégiée.
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