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EAN : 9782355846090
450 pages
Sonatine (24/08/2017)
3.92/5   437 notes
Résumé :
Les oubliés du rêve américain.
Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.
Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (177) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 437 notes
Si je vous dis pick up, bière, jean râpé et bottines, cela vous fait penser à ... ?
Si j'ajoute longues routes droites et musique country ou rock sudiste...
Vous y êtes ?

'Mississippi welcomes you' dit la pancarte à l'entrée de cet Etat. C'est là que se situe le roman d'un auteur américain découvert grâce à @LeblogUSAdeDom que je remercie pour cette belle lecture, car je me suis régalée, rien que ça !

L'auteur nous fait sillonner les routes du comté de Pike et toutes celles alentours, très souvent à bord du pick up de Russell qui, tout en conduisant, écluse les bières comme de l'eau à la fontaine, sans doute pour se rafraîchir car c'est la saison chaude mais sûrement parce que cette boisson, additionnée d'un alcool fort, anesthésie son cerveau, jette un voile sur ses souvenirs et l'aide à affronter la vie qui reprend plutôt mal que bien après avoir purgé onze années d'incarcération pour des faits que vous découvrirez dans l'ouvrage.
Ces routes et celles des États voisins, Maben aussi les parcourt, mais à pied et depuis longtemps, sans jamais réussir à se poser, sans domicile ni emploi fixe, sans nulle part où aller... Elle traîne avec elle un sac poubelle réunissant toutes ses affaires et celles de sa fille qui l'accompagne, sous une chaleur écrasante, depuis des kilomètres, des mois, des années, pour aller où ? le sait-elle seulement, mais ses pas la dirigent vers la ville qu'elle a quittée il y a longtemps... Un chemin douloureux, accidenté et dangereux.

L'auteur retrace le parcours de ces deux êtres tourmentés dont le chemin va se croiser, au moyen d'une narration surtout au présent mais aussi au passé qui concourt à cerner les personnages et leur histoire. L'écriture est directe, fluide et agréable à lire en dépit d'une surabondance de la conjonction "et" survenant parfois comme un CD qui déraille sur une route cabossée ! L'auteur parvient autant à rendre les personnages vivants qu'à restituer une ambiance typiquement sud-américaine. le dépaysement est garanti, d'autant plus que le récit est parfois saupoudré de petits passages nature writing très visuels, ainsi que des références musicales que j'ai adorées après avoir eu la curiosité de les écouter : Lynyrd Skynyrd, Hank junior et Merle Haggard.
Avec ce fond sonore, le voyage aux confins de l'Amérique est d'autant plus saisissant sous la plume talentueuse de Michael Farris Smith qui m'a embarquée sans difficulté, portant une histoire rude mais humaine. J'ai aimé l'histoire, j'ai aimé les personnages, j'ai aimé l'atmosphère.

A présent j'irais bien à McComb débriefer devant une bonne bière bien fraîche, accoudée au bar l'Armadillo, tout en écoutant les musicos lancés dans un récital de Lynyrd Skynyrd. Et vous, cela vous tente ?
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Un grand merci à Babelio et aux éditions Sonatine...

Sous un soleil plombant, Maben, un sac-poubelle jeté sur l'épaule, marche sur la bas-côté d'une route de Louisiane. Derrière elle, sa fille, Annalee, traine des pieds. Des jours qu'elles marchent ainsi vers la ville où la jeune femme a grandi. En chemin, une mauvaise rencontre et sa vie d'errance et de souffrance bascule à nouveau...
Après 11 ans derrière les barreaux, Russel goûte enfin au plaisir de la liberté, rêvant de jours paisibles. Mais son retour à McComb ne semble pas réjouir tout le monde, notamment deux frères, Walt et Larry, qui lui réservent un accueil pour le moins musclé...

Deux âmes écorchées, deux êtres meurtris et ballotés par la vie. Un homme, qui aspire à la tranquillité après un séjour en prison, et une femme, démunie mais combative, dont les chemins vont immanquablement se croiser au détour d'un fait divers sanglant dans ce coin perdu, vers la Nouvelle-Orléans. Un coin paumé où les rancoeurs persistent, où la vengeance n'est jamais loin, où les coups pleuvent et où l'on boit pour oublier un passé tortueux et un présent incertain. Michael Farris Smith nous plonge dans une ambiance poussiéreuse, parfois étouffante ou désolante. Une narration alternée, entre passé et présent et entre les deux protagonistes, et une plume ciselée font de ce Nulle part sur le terre un roman à la fois brutal et tendre, désolant et empli d'espoir, sombre et lumineux.
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Pour la dure ou douce sensibilité de l'auteur et la résilience de ses personnages, là où il n'y en a ni de bons ni de mauvais, je craque !
Nous sommes au Mississipi, Russell sort de prison après 11 ans derrière les barreaux et revient chez lui. Bien sûr, rien n'est évident et un comité d'accueil vengeur, mené par Larry à la mémoire longue, l'attend avec rage, haine et hargne. Rien du retour ne sera facile.
Maben et sa petite fille fuient. Depuis des années. Nulle part où aller. Personne. Seules toutes les deux sur la route.
Puis, le passé qui ne nous quitte jamais tout à fait refait surface, ce passé qui n'est jamais qu'un ancien présent, Russel, Larry, Maben et tous les autres impliqués en vivront encore les conséquences.
Une écriture éclairée sur des sujets sombres. Une maîtrise de la simplicité dans la phrase, mais des mots vifs, vivants , chargés pour présenter la part d'ombre et celle plus innocente de l'âme humaine. C'est un don pour un auteur de pouvoir tout exprimer simplement avec modestie dans le verbe, la réserve dans le choix des mots sans que cela n'enlève rien à la charge émotionnelle, un auteur qui semble amant de son sujet pour le plus grand bonheur du lecteur.
Je viens de découvrir un grand auteur contemporain qui sait nous parler de cette toujours saississante Amérique .
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Un choc littéraire. Un roman noir, très noir, qui m'a ému et captivé au-delà de ce que j'avais anticipé.

Un bas-côté d'autoroute, dans le sud des États-Unis. Une femme et sa petite fille marchent sous un soleil de plomb. Elles sont à bout de forces. Tout ce qu'elles possèdent tient dans un sac poubelle que la mère traîne avec peine. A trente ans, son visage et son corps sont marqués par « les chiens enragés de la vie ». Il fut un jour, pourtant, où tout aurait dû se passer divinement bien. Tout s'était alors effondré en un instant. Il y a bien longtemps. Un cataclysme qui tourne et retourne dans sa pauvre tête et qui, depuis, l'a conduite de dérive en dérive…

Nulle part où aller sur la terre. Onze ans après, elle revient donc où elle avait vécu, à la recherche de… elle ne sait même pas qui ou quoi !... Une SDF, appelons les choses par leur nom ! Et une fois passés les premiers chapitres et l'entrée en scène d'un flic malsain, on se dit que ce n'est pas prêt de s'arranger, bien au contraire...

Au même moment, non loin de là, un homme sort de prison. Pour lui aussi, tout s'était brisé brutalement, à quelques heures d'un mariage qui devait être heureux. Que peut-il espérer désormais, après toutes ces années. Qui pourrait encore l'attendre ? Et s'il est attendu, est-ce avec bienveillance ?

Maben et Russel ne s'étaient jamais rencontrés, mais peut-être leurs routes s'étaient-elles déjà croisées. Maben n'en est plus à se poser des questions. Juste survivre avec sa petite fille. de son côté, Russel s'interroge, non pas sur sa faute – il suffit de compter les canettes de bière vides à la fin du livre ! – mais sur son châtiment. La justice des hommes et onze années d'emprisonnement ne sauraient suffire à racheter sa faute. La rencontre de Maben et de sa petite fille peut être l'occasion d'une rédemption : tout risquer pour elles sans rien espérer en retour.

Michael Farris Smith. Notez bien ce nom. Quelque chose en lui de William Faulkner. Comme l'immense prix Nobel de littérature, Michael Farris Smith, dont Nulle part sur la terre est le troisième roman, est fasciné par leur terre natale, le Mississippi, un État du sud de l'Amérique où les espaces sont immenses, le climat éprouvant, la nature agressive.

Comme lui, des mots tous simples lui suffisent pour transformer un décor banal de bourgade rurale insignifiante, en atmosphère de tragédie où se mêlent toutes sortes de lumières, d'odeurs et de bruits. Des mots tous simples, aussi, pour faire de femmes et d'hommes du commun, des êtres portant la désespérance ou la haine. Poignant et glaçant.

Il faut dire que là-bas, dans ce coin du sud, on rencontre de drôles de gars. Taiseux, solitaires, contemplatifs, ruminant mille humiliations. A l'instar des anciens sur leurs chevaux, c'est avec leur pick-up qu'ils font corps. Au volant, ils sillonnent les forêts à toute blinde et s'arrêtent au bord de lacs aux eaux noires. Ils s'allongent alors sur le plateau pour faire l'amour ou contempler la nuit profonde bruissante de bestioles. Certains ont la rage en eux et sont violents, méchants. Les autres ne regimbent pas à la castagne. Tous absorbent des décalitres de bière et de whiskey. Et ça fait des dégâts…

Une écriture – superbement traduite – dont le rythme fluctue. Pour accompagner les fulgurances de l'action, des formulations courtes, taillées à la serpe. Dans les moments contemplatifs, les phrases s'étirent en longueur, sans souci de l'orthodoxie grammaticale, fusionnant en une composition unique, sensations et souvenirs et images et mouvements et profondeurs et bruits, comme la mélodie continue d'un opéra dramatique.

Des chapitres très courts, qui facilitent la lecture. Un vocabulaire très simple, sans fard ni artifice. Des dialogues si justes qu'on pourrait les dire de mémoire à haute voix – rien à voir avec le charabia de pseudo cow-boys des traducteurs de Faulkner dans les années trente.

Ce livre, qui s'achève dans une lueur d'espérance mystique, a absorbé une part importante de mon capital d'émotion. En le refermant, je suis resté comme suspendu dans le vide…

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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Ce que j'ai ressenti:…Cap vers la Route du Désespoir…

« Fais ce que tu as envie de faire et ne regarde pas en arrière, se dit-il. »

Je m'en vais suivre ce conseil pour aller Nulle part sur la terre…Et je n'aurai voulu être nulle part d'autre sur la terre, que dans ma bulle d'air, pour apprécier au mieux cette petite pépite…

« le soir parfois je m'asseyais sur la véranda et ce que j'entendais c'était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu'il y avait plus personne sur terre. »

Le gros point fort de ce roman, c'est son ambiance. Pesante. Poussiéreuse. Couleur d'asphalte…Il règne dans ses pages, un temps presque arrêté, un espace temps suspendu, et il nous faut prendre le temps d'en apprécier toute sa richesse. A l'heure où tourne le monde, avec sa folle frénésie de course contre le temps, cet effet « lenteur » est salvateur: les mots appuyés, le rythme maîtrisé…Juste ce qu'il faut pour en faire un roman noir prenant, nourri de lumière grise…

Mississipi, un lac…Cette étendue d'eau a des effets apaisants incroyables, comme si elle pouvait sonder la profondeur des âmes et peut être enfouir les plus noirs secrets, tout en gardant son hypnotisante beauté. Entre son calme et les bouillonnantes émotions de ce village perdu au milieu de rien, ce lieu devient le rendez vous des désespoirs lumineux, des lumières imperceptibles…Un cadre naturel pour le théâtre vivant des plus destructrices querelles passées et ses répercussions présentes…

Regarder le mal en face, pour rester à l'écart du mal. Autant que possible.

Maben tirant sa fille Annalee, avec l'énergie de la fatalité, luttant contre l'inactivité, pour ne pas que le monde l'avale, pour éviter les mauvaises rencontres du destin. Elle avance envers et contre tout, pour ne pas tomber, en essayant de remplir ses journées d'un amour maternel instinctif, comme on se raccroche à une bouée au milieu du néant…Tandis que Russel voudrait un semblant de calme, qu'il pense ne pas mériter, et se perd dans les routes américaines aux heures les plus sombres, pour essayer de trouver la paix. En vain…Ce trio de personnages, qui nous éclaire de leurs espoirs, nous inonde de leurs sentiments contraires est des plus intéressant à suivre car la route de la rédemption et de la culpabilité dévorante sera semée de plus d'épreuves que prévues, de virages inopinés qui laissera voir un panorama intense de violence et de douceur combinés…

« S'asseoir sur la véranda, regarder le jour décliner et le soir tomber sur la terre comme une couverture descendue la border pour la nuit. »

En ayant choisi des personnages complexes qui touchent le fond mais qui gardent une petite lueur d'espérance, Michael Farris Smith, nous offre un roman magnifique car il explore toutes les lignes floues entre le bien et le mal, tout en laissant son lecteur, maître de ses émotions face à ces contradictions humaines. On est, peut être Nulle part sur la Terre, mais on est très bien accompagné si on tient entre ces mains, cette belle lecture pleine d'humanité…

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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critiques presse (2)
LeFigaro
22 décembre 2017
L'auteur d'Une pluie sans fin revient avec un polar lyrique peuplé de personnages qu'on a envie de serrer contre son cœur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde
01 septembre 2017
Maben et Russell ont tout perdu, sauf l’espoir. « Nulle part sur la terre », roman poignant d’un auteur américain à suivre.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Dans les marais du sud du Mississippi on peut regarder le monde s'éveiller quand les rayons d'or pâle du soleil s'immiscent entre les arbres et la mousse et les grues aux larges ailes. Les libellules bourdonnent et les ratons laveurs sortent de leur tanière et crapahutent le long des troncs d'arbres effondrés. Les tortues vont se percher sur des souches qu'inondera bientôt la chaleur du jour et mille autres créatures cachées frétillent sous les eaux noires, armées d'une patience et d'une agilité meurtrières. Des branchages accablés par le temps, incapables de soutenir leur propre masse, ploient et se brisent tels des vieillards se résignant à rejoindre leur tombeau marécageux. Les reptiles ondoient et les merles criaillent dans le paysage zébré par la lumière de l'aube venue prendre la relève de la nuit profonde et paisible.
Tel était le monde auquel Russell songeait, assis dans le car, la tête appuyée contre la vitre. [...] Le monde dont il se rappelait avoir fait partie dans sa jeunesse. Dans son enfance.
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Elle s'était rendu compte avec le temps que les mauvais coups, une fois que c’était parti, s'amoncelaient et proliféraient comme une plante grimpante sauvage et vénéneuse, un lierre qui courait tout le long des kilomètres et des années, depuis les visages brumeux qu'elle avait connus jusqu'aux frontières qu'elle avait franchies et à tout ce qu'avaient pu instiller en elle les inconnus croisés en chemin.
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Il avait dit qu’il revenait tout de suite mais elle avait compris rien qu’au ton de sa voix qu’il mentait. Au moins il avait laissé cent dollars, posés en évidence sur la télé. Et le sac-poubelle, avec ses vêtements et ceux de la gosse, devant la porte de la chambre du motel. Elle avait connu pire. Se faire larguer sans brutalité avait presque été une petite victoire en soi. Mais il n’en restait pas moins que le van avait disparu et lui avec et qu’elle avait déjà oublié comment il s’appelait et qu’elles s’étaient retrouvées une fois de plus seules toutes les deux dans une chambre qui n’était pas la leur. Alors elles étaient parties. Trois jours qu’elles marchaient. Retour au Mississippi, puisqu’elles n’avaient nulle part ailleurs où aller. Ça n’avait pas marché à La Nouvelle-Orléans et ça n’avait pas marché à Shreveport et la seule chose qu’elle avait réussi à Beaumont c’était de concevoir la fillette, et elle ne savait pas très bien au fond pourquoi le Mississippi, à part le fait que c’était la case départ. Elle était partie avec rien et revenait avec rien sinon une bouche de plus à nourrir. Et maintenant qu’elle était de retour, la chaleur exhalée par l’asphalte ressemblait à la chaleur exhalée par l’asphalte partout ailleurs. Elle avait vaguement espéré que se produise un miracle ou un autre, une fois qu’elles auraient franchi la frontière de l’État, et c’était peut-être bien ce qui s’était passé avec ce vieil homme qui les avait ramassées sur la route et leur avait donné quarante dollars. Et, les yeux fixés sur les traces séchées de glace au chocolat aux coins de la bouche de la petite, Maben se dit que c’était à peu près tout ce qu’elle était en droit d’espérer.
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Elle ouvrit la porte et Russell se colla de nouveau à elle et ils entrèrent en titubant jusqu’au milieu de la pièce et Russell n’avait soudain plus qu’une seule idée en tête. Il fit glisser les bretelles de sa robe sur ses épaules en se disant mon Dieu je vous en prie, puis fit glisser sa robe jusqu’à sa taille en se répétant mon Dieu je vous en prie et quand elle se mit à se tortiller il s’agenouilla et tira la robe jusqu’à ses chevilles et elle leva un pied puis l’autre pour s’en débarrasser et alors il dit merci mon Dieu. Une minute plus tard ils étaient tous deux nus sur le tapis et Dieu lui sortit complètement de la tête et il était allongé sur le dos et elle se trémoussait sur lui en lui plaquant les épaules au sol et puis, tandis qu’elle se penchait vers lui et qu’il la tenait par la taille et sentait ses seins contre son torse nu, il se mordit les lèvres pour s’empêcher de fondre en larmes et la pensée lui traversa l’esprit que s’il existait un autre homme sur cette planète qui à cet instant était plus heureux que lui, alors il ne savait pas comment ce salopard faisait pour le supporter.
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Il était allongé sur le dos et elle se trémoussait sur lui en plaquant les épaules au sol et puis, tandis qu'elle se penchait vers lui et qu'il la tenait par la taille et sentait ses seins contre son torse nu, il se mordit les lèvres pour s'empêcher de fondre en larmes et la pensée lui traversa l'esprit que s'il existait un autre homme sur cette planète qui à cet instant était plus heureux que lui, alors il ne savait pas comment ce salopard faisait pour le supporter.
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UNE ÉMISSION ANIMÉE PAR Michel Abescat Christine Ferniot
RÉALISATION Pierrick Allain François-Xavier Richard
TÉLÉRAMA - Juin 2021
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