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ISBN : 235584609X
Éditeur : Sonatine (24/08/2017)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans com... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Renod
14 août 2017
Un vendredi soir. Lassitude d'un corps fatigué par une semaine de labeur. Etre raisonnable, rentrer et se coucher tôt ? Non, s'évader, oublier, évacuer la pression. L'envie de bouger sans trop savoir où aller, le désir de jouir d'une liberté fragile sans savoir que faire. Dans le sud du Mississippi, Russell prend le volant de son pick-up, s'arrête devant un magasin de spiritueux, achète une bouteille de bourbon, un grand gobelet de Coca et file dans la nuit. L'autoradio diffuse de vieux morceaux de blues, les vitres sont entrouvertes. Il traverse des espaces sans fin, un ciel immense, enivré d'alcool et de vitesse. Et puis un soir de virée, malchance ou fatalité, Russell percute un autre véhicule et tue son passager. Un accident dramatique qui va sceller le destin de nombreuses existences. Onze ans plus tard, Russell sort du pénitencier. Sa condamnation n'a rien résolu, tout est resté en suspens. Si la peine est purgée, la culpabilité ou la haine restent vives. Les personnages du roman sont accablés par le poids d'un même « passé qui ne meurt jamais ». Qu'y a-t-il derrière eux ? Un grand gâchis, un lot d'échecs ou de malheurs. Et devant eux ? Aucun projet ne se dessine, ils sont englués dans un quotidien sans horizon.
« Nulle part sur la terre » se déroule dans le sud du Mississippi, à proximité de la Louisiane, mais les spécificités de ce territoire sont peu exploitées. le roman reprend des thèmes classiques du roman noir : des individus rongés par leur passé, leur culpabilité, en quête de pardon ou de rédemption. Des thèmes connus des amateurs du genre mais ici la partition est convaincante, l'auteur parvient à animer une demi-douzaine de personnages aux motivations différentes, mais tous liés sans le savoir par un même drame. La pression monte au cours du récit, il faut crever l'abcès et cela passera par la violence ou le salut. Un roman convenu mais maîtrisé.
(je remercie les éditions Sonatines et Netgalley de m'avoir permis de découvrir ce roman)
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Josephine2
15 septembre 2017
« Nulle part sur la terre » raconte l'histoire de deux personnes fracassées par la vie. Celle de Maben qui vit en nomade, avec sa petite fille, Annalee. Elles ne souhaitent qu'un peu de répit. Et celle de Russel qui sort de prison après avoir purgé une peine de 11 ans.
Alors qu'elle erre sur les routes à la recherche d'un abri avec sa fille, Maben n'en finit pas d'aller d'embêtement en embêtement. Elle s'enfonce et ne voit pas le bout de ses mésaventures.
Quant à Russel, dès sa sortie de prison, il est attendu… Par son père, mais également par Larry et Walt qui ne pensent qu'à une chose : se venger, faire mal.
Un lien unit les deux personnages. Quel est-il ? Arriveront-ils à surmonter un jour leurs problèmes ? Personne ne sort indemne dans cette histoire.
A travers ce roman, on est loin de l'Eldorado que semble promettre les Etats-Unis.
J'ai beaucoup aimé cette histoire. le seul bémol, c'est l'emploi de la conjonction de coordination ET à quasiment chacune des phrases du roman et plusieurs fois dans chaque phrase. Ca a complètement déstabilisé ma lecture ! J'ai lutter pour faire abstraction de ces ET qui viennent alourdir, inutilement et sans raison l'écriture. J'ai même pensé que c'était une erreur, soit de traduction, soit d'impression.
Extrait : « Il hocha la tête ET ajouta qu'il aurait aimé pouvoir lui donner plus, mais elle lui dit que c'était déjà beaucoup. Elle souleva le sac, prit la fillette par la main ET le remercia encore en esquissant un sourire ET il leur tint la porte quand elles entrèrent dans la cafétéria. Il les regarda par la vitre. Il y avait un comptoir ET une rangée de tabourets de bar sur la droite ET la petite fille pianota du bout des doigts sur chacun des tabourets en passant ET la femme laissa tomber au sol son sac-poubelle ET continua d'avancer en le traînant sur le linoléum. Il continua de la suivre des yeux tandis qu'une serveuse les escortait jusqu'à une table près de la fenêtre ET il faillit alors entrer à son tour, pour leur donner son numéro de téléphone, dire à la femme qu'elle pouvait l'appeler si jamais on ne venait pas les chercher comme prévu ET qu'il ferait son possible pour les aider. Mais il se ravisa. Remonta dans la Buick ET fit demi-tour ET, arrivé chez lui, il se gara sous l'auvent avant d'entrer dans la maison où il retrouverait sa femme à la table de la cuisine. Il lui parlerait de la femme ET de la gamine ET quand elle voudrait savoir ce qu'il fichait d'abord sur la route de Louisiane, il n'en aurait aucune idée. »
C'est comme ça tout au long du livre. Dommage. Pour moi, ce n'est pas français ! C'est pour cela que je ne mets que 2,5 étoiles. J'ai quand même été jusqu'au bout de l'histoire, malgré ces ET parce que l'auteur m'a tenu en haleine.
Je remercie les éditions Sonatine et Babelio qui m'ont permis de découvrir ce livre par le biais d'une masse critique privilégiée.
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JIMEDE
13 septembre 2017
Une femme, une fillette, un baluchon, une route où elles marchent et qui les ignore...
Un homme, une prison, une sortie, un car et des passagers qui l'ignorent...
Ils ont en commun d'avoir touché le fond ; d'avancer sans assurance sur le chemin de crête étroit qui peut les faire basculer en un instant dans la désespérance ou la rédemption ; d'être tous deux habités de la faiblesse et du doute des laissés pour comptes, mais aussi de la force de ceux qui ont décidé de ne pas abdiquer sans combattre.
Eux, ce sont Maben et Russell, réunis par la fulgurance malheureuse d'un passé commun et par le hasard d'un fait divers du présent.
Nulle part sur terre est un polar noir sur la désespérance de ces laissés pour compte qui, nulle part sur terre, ne peuvent trouver un brin de répit, un peu de repos et encore moins, un peu d'oubli.
Nulle part sur terre est un roman d'espoir, sur ceux qui n'ayant plus rien à perdre, décident d'un seul coup qu'ils ont au contraire tout à gagner. Et qui arrivés au fond de la piscine, poussent fort sur leurs jambes pour trouver cette impulsion qui les fera remonter. Un peu...
Nulle part sur terre est une belle construction réussie par Michael Farris Smith, qui monte en puissance page après page, livre peu à peu au lecteur les fils de son intrigue, alterne avec maîtrise digressions naturo-psychologiques et dialogues ciselés.
Pour un deuxième livre, c'est remarquable !
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Stelphique
29 août 2017
Ce que j'ai ressenti:…Cap vers la Route du Désespoir…
« Fais ce que tu as envie de faire et ne regarde pas en arrière, se dit-il. »
Je m'en vais suivre ce conseil pour aller Nulle part sur la terre…Et je n'aurai voulu être nulle part d'autre sur la terre, que dans ma bulle d'air, pour apprécier au mieux cette petite pépite…
« le soir parfois je m'asseyais sur la véranda et ce que j'entendais c'était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu'il y avait plus personne sur terre. »
Le gros point fort de ce roman, c'est son ambiance. Pesante. Poussiéreuse. Couleur d'asphalte…Il règne dans ses pages, un temps presque arrêté, un espace temps suspendu, et il nous faut prendre le temps d'en apprécier toute sa richesse. A l'heure où tourne le monde, avec sa folle frénésie de course contre le temps, cet effet « lenteur » est salvateur: les mots appuyés, le rythme maîtrisé…Juste ce qu'il faut pour en faire un roman noir prenant, nourri de lumière grise…
Mississipi, un lac…Cette étendue d'eau a des effets apaisants incroyables, comme si elle pouvait sonder la profondeur des âmes et peut être enfouir les plus noirs secrets, tout en gardant son hypnotisante beauté. Entre son calme et les bouillonnantes émotions de ce village perdu au milieu de rien, ce lieu devient le rendez vous des désespoirs lumineux, des lumières imperceptibles…Un cadre naturel pour le théâtre vivant des plus destructrices querelles passées et ses répercussions présentes…
Regarder le mal en face, pour rester à l'écart du mal. Autant que possible.
Maben tirant sa fille Annalee, avec l'énergie de la fatalité, luttant contre l'inactivité, pour ne pas que le monde l'avale, pour éviter les mauvaises rencontres du destin. Elle avance envers et contre tout, pour ne pas tomber, en essayant de remplir ses journées d'un amour maternel instinctif, comme on se raccroche à une bouée au milieu du néant…Tandis que Russel voudrait un semblant de calme, qu'il pense ne pas mériter, et se perd dans les routes américaines aux heures les plus sombres, pour essayer de trouver la paix. En vain…Ce trio de personnages, qui nous éclaire de leurs espoirs, nous inonde de leurs sentiments contraires est des plus intéressant à suivre car la route de la rédemption et de la culpabilité dévorante sera semée de plus d'épreuves que prévues, de virages inopinés qui laissera voir un panorama intense de violence et de douceur combinés…
« S'asseoir sur la véranda, regarder le jour décliner et le soir tomber sur la terre comme une couverture descendue la border pour la nuit. »
En ayant choisi des personnages complexes qui touchent le fond mais qui gardent une petite lueur d'espérance, Michael Farris Smith, nous offre un roman magnifique car il explore toutes les lignes floues entre le bien et le mal, tout en laissant son lecteur, maître de ses émotions face à ces contradictions humaines. On est, peut être Nulle part sur la Terre, mais on est très bien accompagné si on tient entre ces mains, cette belle lecture pleine d'humanité…
Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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Bazart
10 septembre 2017
Elles marchent toutes les deux au bord de la nationale. Maben rentre chez elle, dans la ville de son enfance avec Annalee sa fille. Après des années d'errance et de souffrance, elle sait pourtant que personne ne l'attend.
Pourquoi s'est-elle arrêtée dans ce motel glauque ? Il faut encore que le sale destin la mette sur le chemin de Clint, le flic le plus ripoux du canton. Russel, lui, c'est après onze ans de prison qu'il rentre au pays, à peine descendu du Greyhound, à la sortie de la gare routière, il est passé à tabac.
On ne pardonne pas facilement dans la région. Fernwood Mississipi va devenir le décor où devra se jouer le dernier acte d'une pièce commencée des années plutôt. Unité de temps, unité de lieu, unité d'action, la rédemption se gagnera aux poings pour Maben et Russel.
C'est noir, rural et brutal. Mickael Farris Smith connait bien les routes du Mississipi. Au plus près de ses personnages, il nous raconte l'histoire d'un homme et d'une femme qui veulent encore se battre à la loyale dans un monde dur et froid.
Mais l'écrivain américain est au fond de lui un vrai humaniste, il sait aussi nous parler de belles personnes qui sont prêtes à tendre la main, pourvu que l'on sache l'attraper. C'est noir, rural, brutal mais plein d'espoir.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Les critiques presse (1)
LeMonde01 septembre 2017
Maben et Russell ont tout perdu, sauf l’espoir. « Nulle part sur la terre », roman poignant d’un auteur américain à suivre.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
TerelireTerelire23 septembre 2017
Plus qu'un simple anneau d'or blanc rehaussé d'un petit diamant. Elle comprenait à présent, arrêtée à ce panneau stop, le regardant par-dessus son épaule, que cette alliance représentait beaucoup plus. Que c'était un objet magique. Toujours à portée de main. Un objet qui pouvait à tout moment lui ouvrir la porte d'une autre vie, dans un autre monde, avec un autre homme, et tant que cette alliance avait été en sa possession, cette autre vie était restée possible dans son esprit. Cet autre endroit vers lequel dériver. Un monde qu'elle n'aurait pas pu rejoindre, et qu'elle n'était pas sûre de vouloir rejoindre, quand bien même elle aurait eu le choix, mais un monde possible, auquel elle pouvait penser parfois, quand elle était seule.
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stephanieplaisirdelirestephanieplaisirdelire23 septembre 2017
L’orage grondait en lui depuis longtemps, et maintenant il était sur le point d’éclater. Les nuages s’étaient amoncelés en lui comme ils s’amoncellent parfois à l’ouest d’un ciel d’été, gris et menaçant, fondant sur l’horizon tels des vautours, chargés d’éclairs et de vent, laissant à peine le temps de fermer les fenêtres. Ce putain d’orage allait éclater, et quelqu’un allait se faire saucer.
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stephanieplaisirdelirestephanieplaisirdelire23 septembre 2017
Il la regarda. Son visage dans la lumière pâle du tableau de bord. Son visage épuisé. Son vieux visage. Pas encore trente ans mais déjà le visage de quelqu’un qui a perdu. Le visage de quelqu’un qui s’accroche.
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Profileuse2290Profileuse229020 septembre 2017
Il demeura immobile à les observer un moment et puis il vit la Vierge Marie .Le soleil était bas dans le ciel rougeoyant derrière elle et son ombre s'étirait à leurs pieds . Il sembla qu'elle se penchait vers eux,les bras grands ouverts,comme pour les accueillir tous dans une même étreinte.Comme pour leur dire venez . Venez dans mes bras.
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morinmorin20 septembre 2017
Annalee passa la journée à nourrir les poissons puis à les pêcher. A lancer du pain aux canards. A grimper sur le tracteur pour faire semblant de le conduire. A jeter des cailloux dans l'étang ou à grimper aux arbres ou à jouer.
Maben se montra moins insouciante. Inquiète. Tendue. Prête à décamper. Rattrapée par ses instincts nomades.

P. 331
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