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La Reine Faucon tome 1 sur 3

Leslie Damant-Jeandel (Traducteur)
EAN : 9782352945437
384 pages
Bragelonne (20/01/2012)
3.94/5   121 notes
Résumé :
Les highlanders ont été écrasés par les armées ennemies. Depuis trop longtemps aliénés par le cruel Baron Gottasson, ils ont perdu toute fierté et toute confiance. Leur unique espoir repose sur Sigarni, une jeune fille farouche et obstinée. Descendante du plus puissant roi des Highlands, elle est la seule capable de mobiliser son peuple et de briser enfin le joug des tyrans. Il est temps pour Sigarni de faire face à son destin et de devenir la Reine des Batailles...
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Pour le défi mensuel de juin, il me fallait lire un livre avec un personnage principal féminin qui sait se battre. C'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers ma pal SFFF, plus à même de me dégoter ce dont il me fallait. C'est ainsi que j'ai été amenée à sortir la duologie "La reine faucon". C'est l'occasion en même temps de découvrir David Gemmel, apparemment connu et reconnu dans le genre. Et pour qui aime la fantasy épique ou l'heroic fantasy (je n'ai jamais bien compris la différence, si différence il y a), ce premier tome, intitulé "Reine des batailles", remplit bien sa fonction.

David Gemmel nous invite à découvrir un univers médiéval fantastique dont l'action se déroule dans les Highlands. Voilà déjà un certain temps que les Outlanders ont conquis ce territoire du Nord, et mis sous leur joug les sauvages et caractériels Highlanders. le territoire est dirigé d'une main de fer par un Baron sans état d'âme, cruel, qui pour asseoir sa position auprès du roi, projette une ultime guerre contre les Highlanders. Alors que ces derniers, déjà soumis, n'ont aucune armée ni aucune discipline, l'issue de cette guerre se laisse entrevoir sans surprise...

Mais pour qui croit aux légendes et prophéties, il paraîtrait que le dernier descendant du plus puissant roi des Highlands arriverait à point nommé pour unir les différents clans et rassembler une armée capable de faire face à l'ennemi. Qui est ce descendant ? Existe-t-il vraiment ? Et si ce descendant était en fait une descendante ? Et comment convainvre tous les hommes de se laisser guider par une femme, simple chasseuse et qui en plus ne fait pas grand cas de sa vertu ?

C'est ainsi que nous sommes amenés à faire connaissance avec Sigarni, grande jeune femme au caractère bien trempé des Highlands et à la chevelure argentée. Élevée par un Talentueux depuis le massacre de ses parents à l'âge de 12 ans, Sigarni ne vit que pour la chasse et ses deux compagnons, Lady sa chienne et Abby son faucon. Son face à face avec le Baron démontrera qu'elle en a autant dans le pantalon que n'importe quel Highlander ou Outlander doté d'un service trois-pièces.

Courageuse autant qu'elle est maligne et stratégique, elle saura prouver, non sans difficultés et sans quelques actes barbares ici et là, qu'elle peut être la Reine des Batailles, dernière de sa lignée, celle du terrible et géant Point-de-fer.

Intrigue quelque peu sanguinaire et violente (mais sans jamais être ragoûtante), on a tôt fait d'être pris au piège dans cette aventure épique. Si les personnages sont plutôt nombreux, on ne peine pas à les retenir, tout comme on comprend assez vite que chacun aura son rôle à jouer au moment venu. La tension monte au fil de la lecture, à l'approche de cette Bataille qui se prépare. Il y a entre temps des morts et des combats, des rebondissements et des retournements de situation, beaucoup de ruse, une trahison, un périple dans un monde parallèle, des prophéties et des divinitions, des fantômes, de la magie et de la sorcellerie.

Vous l'aurez compris, le rythme est soutenu et c'est peut-être la seule chose que j'aurais à reprocher. Il s'en passe peut-être un peu trop, ne nous laissant pas le temps de s'attarder trop longtemps sur les ressentis des personnages, tout comme sur certains événements-clés auxquels j'aurais préféré assister plutôt que d'être seulement évoqués comme faits accomplis (la prise des trois forts par exemple, ou encore l'arrivée triomphante de Sigarni avec la couronne d'Alwen).

Après c'est sûr, on ne s'ennuie pas et on ne voit pas le temps passer. Pour qui aime l'action, il n'y a aucune déception de ce côté-là. Les personnages sont globalement bien campés, personnalité et physique sont toujours bien dépeints. Il y règne une atmosphère sombre et mystique, quelque peu cruelle, qui se marie bien avec le contexte à la fois médiéval et magique.

J'avais un peu peur que la Bataille, celle qu'on nous promet depuis le début, ne soit relatée que trop succinctement. Mais je n'ai pas été déçue : David Gemmel prend bien cette fois-ci le temps nécessaire pour nous en raconter chaque étape.

Je suis particulièrement friande de ce genre d'univers moyenâgeux, où se mêlent l'héroïsme, la magie et le fantastique. Et là j'ai été bien servie.

Globalement, même si j'aurais préféré que l'auteur prenne davantage de temps sur certains points, j'ai beaucoup aimé et je ne tarderai pas à ouvrir le tome 2.
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J'ai lu tous les Gemmell. Je les ai tous adorés : celui-ci ne fait pas exception à la règle !

Si un jour vous avez rêvé de brandir une claymore pour défendre l'honneur, la justice et la liberté et pourfendre des connards impérialistes menés par des crevards carriéristes, alors ce livre est fait pour vous.
Si vous vouliez une chance, juste une petite chance, de revenir en arrière pour combattre aux côtés de William Wallace et de ses compagnons, alors ce livre est fait pour vous.
Et pour compenser le trop-plein de testostérone, les personnages de Ballistar, Gwalchmai et Kollurin amènent un puissant message humaniste, un hymne à la tolérance et à la fraternité qu'on aimerait entendre plus souvent.

Chaque roman de DG reprend des éléments des livres précédents et annonces des éléments des livres suivants. Cela n'a jamais été aussi vrai que pour "Reine des Batailles" tant on touche du doigt le multivers gemmellien. La formule marche ici très bien : on retrouve une galerie de personnages particulièrement fournie, des actes héroïques, des morts tragiques !
Nous reprenons ici la grande tradition de la rébellion des opprimés contre leurs oppresseurs. Dans une veine celtisante David Gemmell poursuit ses ambitions historiques amorcées dans "Les Pierres de pouvoirs", suggérées dans "Renégats" et embrassées dans "L'Etoile du Matin".
D'ailleurs le présent roman pourrait en constituer la suite voire le remake : nous retrouvons des lowlanders coincés entre les traditions des Highlands et la soi-disant civilisation apportée par une Angleterre fictive.
Un énième connard carriériste TPLG (ici un sociopathe homosexuel aux tendances sado-maso) va semer la mort et la désolation, va répandre le feu et le sang dans une nation. Pour quelles raisons ? Dans l'espoir de monter en grade et de mettre un peu plus de polish sur son ego...
Les outlanders de "Reine des Batailles" sont évidemment là pour dénoncer l'impérialisme et le colonialisme naguère pratiqués par le pays de Sa Gracieuse Majesté (l'histoire du Kushir racontée par Asimir est assez démonstrative dans cet esprit) et nous nous retrouvons entre une version sombre de l'Angleterre de "Gloriana" (Michael Moorcock) ou une version light de l'Angleterre d'"Hawkmoon" (Michael Moorcock encore). En effet le duel entre le Baron et le Comte arbitré par le Roi, nous rappelle aux belle heures de la saga post-apo où le Roi-Empereur Huon XVIII avait le plus grand mal à gérer la rivalité entre le Baron Meladius et le Comte Shenegar de Trott.
Comme nous sommes dans une fiction et pas IRL, on nous offre une figure héroïque qui va réveiller la fibre héroïque d'un peuple héroïque. La bataille finale est réussie donc la fin aussi, ce n'est pas le cas de tous les romans de l'auteur. Et on reprend également les paradoxes temporels de "L'Etoile du matin" : j'en parlerai pour le "Faucon Eternel".

Sur la forme on sent clairement qu'on monte en puissance : en choisissant le diptyque DG se pose davantage, se donne plus de temps pour développer l'histoire, les personnages, l'ambiance du coup l'action et le rythme ralentissent pour aller davantage vers quelque chose de plus intimiste mais pas forcément moins épique.
Cette duologie coupe la bibliographie de l'auteur en 2 : tous les romans suivants ne feront que gagner en qualité. Et comme souvent on retrouve des clins d'oeil savoureux pour les amoureux des cultures populaires :
- la scène d'explication sur l'art militaire d'Obrin sort tout droit du film "Ran" d'Akira Kurosawa
- l'altercation entre Sigarni et le Baron Ranulph sort tout droit du film "Les Vikings" de Richard Fleischer
- l'opposition entre Sigarni et les Atrols sort tout droit du célèbre film "Predator" (« ce qui saigne peut mourir ! »)

Il y a quelques trucs qui ne vont pas quand même :
- on devine trop facilement à l'avance qui va changer de camp…
- Jakuta Kahn et ses démons sortent quand même un peu de nulle part !
- toute la partie à Yure-val, à mi-chemin entre Michael Moorcock et Roger Zelazny, fait pièce rapportée
- des discontinuités voire des hiatus dans le traitements/parcours des personnages (Fell, Leofric, Ranulph et cie)
- le personnage de Sigarni, strong independant woman howardienne, a été conçu pour être égocentrique et hédoniste, et du coup est loin de toujours susciter la sympathie
- la vengeance est un plat qui se mange froid certes, mais on ne nous fournit pas les clés pour comprendre pourquoi les ronins de blaxploitation d'Asimir font 3000 km pour prendre leur revanche sur les rosbeefs…
- il y a pleins de trucs qui donnent l'impression qu'on a loupé un épisode et qu'on prend l'histoire en marche (avec ces histoires de voyages dans le temps gageons que le 2e tome apportera sans doute des réponses à ce niveau)
- même si on transite vers l'historique, les ressorts de l'intrigue restent encore maladroitement fantasy (on se demande pourquoi Sigarni est l'élue dont on va suivre la quête initiatique et d'où sort cette prophétie, d'autant plus que Gwalchmai, Taliesen ou le fantôme de Poing-de-Fer pour lui sauver la mise)

Pour finir, bravo à la nouvelle voix française de David Gemmell, j'ai nommé Leslie Damant-Jeandel. Elle a su trouver le ton qu'il fallait et elle prend ainsi agréablement la relève du très gemmellien Alain Névant.
C'est avec très grand plaisir qu'on la retrouve cet automne pour la sortie de "La Cité" de Stella Gemmell.

Il y a 2 types de fans de Gemmell :
- les amateurs d'actionners heroic-fantasy à la Drenaï
- les amateurs de récits historiques plus posés et plus intimistes à la "Rigante" ou à la "Troie".
Gageons que ces derniers ne vont pas bouder leur plaisir !
Bref, pour résumer : Freedom !!!
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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J'ai beaucoup aimé. Forcément, c'est du Gemmell...

Si vous me lisez ici depuis longtemps, vous avez remarqué, je pense, que je suis, en train de perdre le goût d'écrire des avis super longs et détaillés sur le pourquoi du comment j'ai aimé ou pas apprécié un bouquin. Je n'écris plus mes avis "en suivant". Et quand je dois y revenir j'ai du mal.

J'ai perdu le goût d'argumenter et expliquer et au final dénaturer mes ressentis immédiats pour tenter de les analyser.

ça n'a rien à voir avec la qualité de mes lectures, rien à voir avec Babelio, mais tout à voir avec mon intériorité. Et en ce moment, je suis dans le présent.

Ecrire un avis sur un livre que j'ai lu revient à penser au passé, et j'ai énormément de mal à ne serait-ce que m'y intéresser.
Mes réflexions sur mes lectures sont immédiates et j'ai tendance à ne pas m'y accrocher, les oublier, voire les remettre en question juste en suivant.
Cela rend donc toute analyse difficile. C'est une étape que j'ai à passer, et je m'en excuse par avance mais je pense que ça va être assez compliqué pour moi de "critiquer" mes lectures "fun" ici.
J'ai d'ailleurs renoncé à participer aux Masses critiques. Je ne peux tout simplement pas.

Cela aussi passera, je n'ai aucun doute à ce sujet, mais pour l'instant, bah voilà, mes avis se résumeront à "j'ai apprécié", ou "j'ai pas apprécié".

Celui ci, j'ai beaucoup apprécié, (même si j'ai trouvé l'évolution de Sigarni trop rapide) et je m'en vais m'attaquer à la suite d'ici peu...

Et je sors sur la pointe des pieds...
Désolée...
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David Gemmell est un auteur que je ne connais pas depuis très longtemps. Cependant, pour l'instant je suis toujours encore dans l'objectif de lire toute son oeuvre, peu importe le temps que cela me prendra. Il faut que comme lectrice dispersée, je suis assez forte dans mon genre. Avec Gemmell, j'aime bien m'échapper du quotidien avec ses histoires au rythme toujours bien enlevé et franchement, un peu de bagarres bien décrites, cela fait du bien.
Apres Waylander, Druss et les héros de Rigante, c'est la première fois que je suis confrontée à une héroïne dans l'univers de Gemmell. Et pas n'importe quelle héroïne ! Car elle mérite le détour, Sigarni, il faut le dire. Passionnée de chasse, ses compagnons préférés sont ( dans le désordre) Ballistar, son ami d'enfance, son loup et son faucon. Un peu sauvage, elle habite dans la foret et elle pense etre libre et vivre comme bon il lui semble.
Mais, Sigarni a un peu oublié que sa terre est sous la domination des Outlanders . Un des représentants les plus détestables de ces envahisseurs qui les oppriment est un baron absolument odieux dont le chemin va croiser celui de la jeune femme.
A partir de ce moment, la vie de Sigarni va complètement basculer et elle va peu à peu se transformer en un redoutable chef de guerre dont l'objectif est de bouter l'ennemi hors de France…Oups… hors des Highlands. Ce personnage central a suscité en moi des sentiments assez ambivalents. Je reconnais que je n'ai pas toujours apprécié certains aspects de sa personnalité, mais bon…
Je reconnais avoir trouvé le début un peu poussif et légèrement ennuyeux. Ce n'est qu'après la rencontre du Baron et de Sigarni que j'ai commencé à apprécier réellement l'histoire et la tournure qu'elle prenait.
Les personnages secondaires sont bien décrits et certains sont vraiment attachants, comme par exemple Ballistar, le nain ami d'enfance de la jeune femme.
Une belle aventure, que j'ai bien aimée et dont je compte lire « la suite « avec le faucon éternel qui se trouve comme par hasard dans ma Pal…


Challenge Pavés 2018
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Il m'aura fallu le temps pour me mettre dans l'histoire mais je referme ce tome 1 bien décidé à lire rapidement la suite!

Inspiré des batailles des Highlanders face aux Anglais, David Gemmell nous offre un univers à sa recette habituelle, avec ces ingrédients qui ne manquent pas d'en faire une fournée qui régale!

Les Highlanders ont été conquis. Les outlanders ont tous les droits, une situation bien difficile à accepter pour le peuple fier des Highlanders. Au milieu de tout ça, une jeune fille, Sigarni, à l'ascendance extraordinaire et qui, par son existence, bouleversera l'ordre établi.

On retrouve le contexte d'une bataille épique et qui semble perdue d'avance avec ses prémices, les intrigues de pouvoir, les trahisons, le courage et l'honneur dans un décor montagnard, hostile, dur, fier, à l'image du peuple qui l'habite. Un univers d'hommes dans lequel il est difficile pour une femme de faire sa place, même si elle est guidée par sa Destinée. L'héroïne est un personnage badass assumé. Autant, je peux les apprécier, autant j'ai eu du mal à accrocher avec Sigarni, même si il y a du mieux sur la fin. Les personnages secondaires relèvent largement le niveau. Tous, sans exception. Un autre des ingrédients magiques de Gemmell : nous offrir des personnages auxquels on s'attache irrémédiablement. D'autant que l'on sait que certains vont mourir, inévitablement, nous offrant au passage une belle séance d'émotion avec des larmes.

LC Thématique mai 2021 : littérature étrangère.
Challenge Trivial Reading XI
Challenge Multi-défis 2021
Challenge Bragelonne
Challenge Mauvais Genres 2021
Challenge Séries 2021
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critiques presse (1)
Elbakin.net
06 février 2012
[La] lecture nous permettra de nous évader et c’est, au final, ce qu’on attend d’un bon livre signé de la main de l’auteur.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
— [...] Sigarni n'est qu'une femme.
— Décidément, tu ne vois rien, répliqua le vieil homme, et ta vanité masculine est sans limites. Cette femme a été traînée dans une cellule où quatre hommes l'ont violée, sodomisée, battue de manière totalement gratuite. Ils lui sont tombés dessus comme des animaux...
— Je ne veux pas entendre ça ! rugit Fell en se levant à moitié.
— Tu vas pourtant m'écouter ! tempêta le magicien. Ils lui ont donné des coups de poing, ils l'ont mordue. Ils lui ont tailladé les fesses avec leurs couteaux aiguisés, et l'ont forcée à commettre des actes inavouables. Puis ils l'ont abandonnée sur le sol de la cellule, étendue sur la pierre froide dans son sang et son vomi. Oui, tu peux prendre l'air choqué, car ces hommes ne faisaient que s'amuser, Fell. Elle est restée là et, environ une heure plus tard, un nouveau garde est entré dans la cellule. Lui aussi a voulu goûter sa chair. Elle l'a tué, Fell. Puis elle a traqué les autres. Elle en a abattu un dans l'escalier de la prison. Elle a tué une sentinelle dans la cour, et deux autres soldats devant une taverne. Quant au dernier, tu l'as vu, dans sa belle cape rouge en laine. À lui, elle lui a déchiré la gorge. Ce n'est qu'une femme ? Par tous les dieux des Neuf Mondes ! mon garçon, en dépit des tortures qu'elle a subies, elle a été capable de tuer six hommes forts !
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Kollarin avait raison. Le mal n'était pas une force extérieure à l'affût d'un cœur égaré. Il résidait dans le cœur, pareil à une larve dans un cocon qui attend de pouvoir sortir et se nourrir, se gorgeant des forces les plus noires de l'âme humaine. Les fondateurs du clan l'avaient bien compris en instillant les contes et les mythes aux plus jeunes afin qu'ils en tirent les leçons nécessaires. Jamais les héros n'oppressent ni ne tourmentent les faibles. Jamais ils ne mentent ni ne volent, ou encore utilisent leurs forces à des fins égoïstes. Les héros ont toujours été en proie à de sombres désirs qu'ils n'ont jamais manqué de combattre avec fermeté. Ces histoires avaient toutes le même objectif : inciter les jeunes à lutter contre leurs démons intérieurs.
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Tu as échappé aux premiers chasseurs. Mais ils en enverront d'autres – des hommes rusés, d'habiles pisteurs. Parmi eux il y aura un Trouveur, un chercheur d'âme qui sait lire les pensées. Si tu leur survis, ce qui est, au mieux, incertain, leur succéderont les traqueurs de la nuit, les créatures de l'enfer.
-Inutile de chercher à me remonter le moral l'ancien, avec ton optimisme sans bornes ! Je suis adulte maintenant, tu peux me parler en toute franchise.
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— Pendant que nous discutons, dit-il, tranquillement assis dans la chaleur de cette cabane, une femme dans une cellule est en train de se faire battre, brutaliser, violer par cinq hommes. Elle saigne, elle est blessée. L’un de ses cinq agresseurs est un noble, totalement habité par le désir d’infliger de la souffrance. Mais les autres sont des hommes tout ce qu’il y a de plus ordinaires. Ils sont comme toi et moi, Asmidir. Je perçois leurs pensées, je goûte leurs émotions. Bon Dieu ! J’arrive même à sentir leur excitation ! Et j’ai envie de les tuer. Pourtant, suis-je différent ?
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Sigarni adorait ces terres de montagne, les vallées luxuriantes nichées à leur pied, et les forêts sombres et profondes qui couvraient leurs flancs. Mais elle aimait par-dessus tout le Haut Druin, le pic isolé dont le sommet enneigé se perdait dans les nuages et dominait les Highlands. Il émanait de ses rochers tranchants, provocants et escarpés une splendeur élémentaire, une magie qui chantait dans le souffle du vent, avant les tempêtes de l’hiver. Le Haut Druin s’adressait directement au cœur. Il disait : « Je suis l’éternité gravée dans la pierre. J’ai toujours été là. Et je serai toujours là ! ».
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Gemmell l'homme qui a changé le point de vue que l'on peut avoir de la Fantasy ;)
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