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Alain Névant (Traducteur)
ISBN : 2914370024
Éditeur : Bragelonne (20/11/2000)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 697 notes)
Résumé :
Ses exploits sont connus de tous.

Surnommé le Capitaine à la Hache lors de ses plus grandes batailles, il aurait pu devenir riche en tant que mercenaire... Au contraire, fuyant la célébrité, il a choisi de vivre retiré loin des hommes, perché au sommet d'une montagne glacée.

Il a remisé son arme, vivant reclus, se contentant de la compagnie de quelques léopards des neiges. Il attend patiemment son ennemie de toujours: la Mort. Dros Del... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  17 octobre 2013
J'ai lu tous les Gemmell. Je les ai tous adorés : celui-ci ne fait pas exception à la règle ! A la frontière des années 70 et 80, David Gemmell revitalise l'héroïc-fantasy en puisant largement dans les films de la Dernière Séance. On explore ici les terres du western médiéval avec un remake fantasy de Fort Alamo de fort belle facture. C'est à partir d'un scénario simple qu'a été concocté un récit efficace car sans aucune fioriture (= tirage à la ligne). Ceux qui aiment l'action et l'héroïsme seront servi (quant à ceux qui ne les aiment pas, qu'ils aillent chercher leur came ailleurs au lieu de jouer les Jean-Patrick Sacdefiel).
Nous avons d'abord une phase de recrutement de 100 pages ou on nous présente les protagonistes du drame à venir. Nous avons ensuite une phase de préparation de 100 pages où on s'attache de plus en plus aux personnages alors que le danger se fait de plus en plus proche : le calme avant la tempête en quelque sorte. Nous avons enfin une phase de siège de 100 pages et là DG révèle toute sa générosité dans l'écriture.
Druss n'est qu'un projecteur pour mettre en valeur les petits moments d'humanité et de grands moments de bravoure : on alterne les points de vue en passant d'un camp à l'autre, avec leurs petites joies et leurs grandes peines. Et tout n'est pas raconté ou décrit, la part belle est faite à l'imagination des lecteurs puisque les ellipses utilisées à bon escient permettent d'avancer dans le siège sans hacher ni le rythme ni la narration.
La tension monte, les morts s'accumulent, et après le climax entouré par 2 deus ex machina auxquels ont pourrait évidemment trouver à redire, DG nous emmène vers un long dénouement de 50 pages dans une ambiance douce-amère.
Les défauts que sur lesquels j'avais tiqué me sont par contre devenus carrément insupportables :
- la relation entre Rek et Virae évolue tellement rapidement qu'on peine vraiment à y croire
A comparer avec Parménion / Dérae dans le "Lion de Macédoine" et Enée / Andromaque dans "Troie"
- la fin est trop romantique voire fleur bleue (et constitue un deus ex machina de trop) donc le happy end tombe à plat
- on passe sans transition des palabres à l'action :
les liants manquent, cela s'enchaîne souvent trop abruptement
- les dialogues manquent de naturel : naïveté et/ou testostérone, dans la tradition eighties
On pourrait presque croire que c'est mal écrit, mais quand cela s'anime on gagne vite en qualité !
Et évidemment on évoque tous les thèmes chers à l'auteur qu'il développera par la suite… Par exemple Flécheur et Caessa qui m'avaient fait forte impression à 1ère lecture m'ont paru à 2ème lecture un peu léger, mais qu'importe puisqu'on trouvera ultérieurement des équivalents bien plus consistants dans la bibliographie de l'auteur.
… Bref entre une introduction moyenne et une conclusion à moitié ratée, une belle aventure !
Notez que DG a écrit ce livre en exécutoire du combat qu'il menait contre une terrible maladie qu'il pensait être le cancer. Dros Delnoch c'est le corps attaqué par une force inexorable (les Nadirs) et vaillamment défendu uniquement au moral (les Drenaï). Ce roman est une vaste mise en abîme : Druss ramène l'espoir aux soldats comme à un auteur qui se croyait mourant.
Est-ce un hasard sur les murailles sont les équivalents des phases de l'acceptation de la mort ? Est-ce un hasard si le Comte Delnar lutte contre la maladie qui le ronge ? Est-ce un hasard si Druss lutte contre le poison qui le ronge ? Mais certains n'y ont vu qu'un livre bourrin écrit par un bourrin pour des bourrins : vachement sensibles et clairvoyants les gars…
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Megadonut
  08 avril 2016
Pas seulement le héros de cette histoire, mais aussi l'auteur et livre en lui-même sont des légendes. Ce livre est mon deuxième de David Gemmel, et je me ne lasse pas de cet auteur ! Je pense que j'ai perdu un peu le goût de la découverte du personnage car j'avais lu Druss la légende avant, mais ce livre même avec cette qualité en moins est l'un des meilleurs que j'ai jamais lu ! D'autres babelionautes vous auront déjà fait leur résumé, mais je vais vous concocter le mien : le peuple Drenaï est un peuple composé principalement d'ouvriers, fier et fort. Ils sont assaillis par les Nadirs, peuple anciennement organisé en tribus mais réunifié qui aura conquis bien des contrées. Ils vont assiéger les Drenaïs à Dros Delnoch, unique point d'accès pour traverser les montagnes avec une armée d'un demi million de soldats. le Seigneur de cette place forte Drenaïe possédant quelques dix mille soldats dont la plupart ne sont que des fermiers, est un ancien ami de Druss. Druss la légende, redoutable ennemi et ami peu bavard, et va l'appeler à l'aide. Mais ce personnage est atypique : vieux de soixante années, âge très avancé à cette période-là, il boîte et a des problèmes de dos. Va-t-il réussir à contrecarrer les plans de l'ennemi ?
Ce livre est un mélange envoûtant de combat, de siège, de sang, d'amour, de religion, de magie, de confiance et d'amitié. Gemmel réussit malgré la difficulté à rassembler tous ces éléments en un seul livre et à nous donner une lecture fluide, palpitante et pleine de suspens !!!
Je remercie grandement Alfaric, qui m'a fait découvrir les Gemmel et je lui dit que ce n'est pas le dernier que je lirai !
A vos lectures !
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Ellane92
  25 février 2015
Que faut-il pour écrire une légende ? Pas grand-chose, juste un David Gemmell ! Voici sa recette…
Il faut d'abord des attaquants, les Nadirs, avec à leur tête Ulrich et ses proches, qui a réussi l'exploit d'unifier les tribus Nadirs et à conquérir les pays avoisinants. La prochaine conquête est donc l'empire Drenaï, ancien empire conquérant, qui aujourd'hui passe son temps à négocier des traités commerciaux. Et entre les millions de Nadirs et le gentil empire agricole et commercial de Drenaï, il y a Dros Delnoch. Dros Delnoch, c'est la forteresse aux sept murs qui n'a jamais été vaincue, le dernier rempart face à l'envahisseur.
Mais aujourd'hui, Dros Delnoch a à sa tête le gan Orrin, un gentil gars bedonnant qui ne sait rien des choses militaires, et qui mène d'une main inexperte quelques milliers de fermiers armés pour l'occasion, et quelques militaires de carrière, des cavaliers, qui pensent moins que pis de leur commandant. Enfin, il y a également le Comte de Dros Delnoch, un ancien combattant et homme de mérite, qui se meurt d'un cancer.
Tous les espoirs sont perdus ! Ce qui n'empêche pas Druss le héros, et sa légendaire Snaga, la hache à double tête avec laquelle il a taillé sa route et sa renommée, de se rendre à Dros Delnoch. Il a beau avoir vieilli et souffrir du dos comme du genou, il n'a pas son pareil pour faire mordre la poussière à ses ennemis et redonner honneur et courage aux hommes. Et quelle autre occasion pourrait lui donner une mort digne de son passé ?
Il sera rejoint sur place par Virae, la fille du comte, partie en mission chercher les Trente. Les Trente, ce sont des moines aux pouvoirs psychiques capables d'anticiper la stratégie ennemie et de tenir tête aux shamans d'Ulric. Et puis, il y a son sauveur et amoureux, Rek, un berserk.
Voilà avec quoi on écrit une légende : des attaquants, des attaqués, une forteresse, une situation sans espoir et quelques héros…
Qui aurait cru qu'un livre de guerre aurait le bon gout de me plaire ? Certainement pas moi !! "Légende", c'est mon premier David Gemmell, et je l'ai lu un peu par hasard, sur proposition de mon club de lecture préféré. Je n'y suis pas allée en courant, c'est le moins que l'on puisse dire. Plutôt en pensant l'arrêter si je voyais que ce n'était pas mon genre. Bref, j'y suis allée piano-piano sur les premières pages, et suis arrivée au bout de ses 500 pages en trois jours !!
Alors, pourquoi ça m'a plu ? D'abord, parce que la guerre en elle-même, finalement, si elle est au coeur de l'intrigue, n'est pas l'essentiel du roman. L'essentiel du roman, c'est déjà le chemin parcouru pour arriver à Dros Delnoch. C'est également les actions de préparation de l'assaut. Et puis, quand c'est le moment, quand la bataille fait rage, ça ne dure jamais longtemps, et Gemmell nous raconte plutôt ce qu'il se passe entre deux moments de combat. Les scènes de combat, parce qu'il y en a, sont très immersives, et évitent de s'empêtrer sur les détails sanglants, préférant le recours à l'action et à la stratégie défensive.
Les personnages mis en oeuvre dans ce récit sont franchement réussis, notamment Druss la légende, Marche-Mort comme on le surnomme. C'est un héros, un vrai, un dur, un tatoué de cicatrices, auquel on n'a aucun mal à croire, ses rhumatismes et douleurs de vieillesse ne le rendant que plus crédible. J'aurais bien aimé que d'autres personnages soient plus développés, Flécheur en tête. Ulric lui-même, à la tête de son armée de Nadirs, est un personnage honorable, évitant au récit de dégouliner dans un manichéisme simpliste.
Dans Légende, il y a de l'action (beaucoup d'actions), de l'humour (beaucoup d'humour !), de l'amour (un peu trop…), des héros (mais on en redemande), de la magie (juste ce qu'il faut), des morts (pour le réalisme) et le récit est fluide, sans temps mort. Je suis absolument tombée sous le charme de ce livre. Ou en tout cas, de ses 470 premières pages.
Je ne vais pas évoquer la fin de l'histoire ici, ce serait dommage, mais quand même, je me suis sentie flouée sur la toute fin du livre. Non mais, qu'est-ce qui lui est passé par la tête, à David Gemmell, pour nous écrire une épopée belle comme ça, qui se termine n'importe comment ? Tssssss…
Bref, Légende, c'est quand même une très belle découverte réalisée encore une fois grâce à Carolire. le truc, c'est que je me demande quand est-ce que je vais avoir le temps de lire "Druss la légende" et "Drenaï, la légende de Marche-Mort" ??
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fnitter
  27 avril 2012
Dros Delnoch, ultime rempart face aux hordes Nadir venues du nord, une forteresse dans les montagnes avec ses 6 remparts empêchant l'armée d'Ulric d'envahir le peuple Drenaï.
10.000 hommes contre plus de 500.000.
Mais les Drenaï ont un avantage, ils ont Druss, et Druss est une légende...
Dans ce roman de fantasy, pas d'elfes, de nains ou d'orcs, juste des hommes et un peu de magie (divination, prescience, télépathie et projection mentale).
La trame du livre est classique. Une montée progressive de l'action avec présentation des personnages, de l'entraînement, des joutes et combats individuels avant le grand choc, l'assaut qui n'arrivera qu'à la page 325 (sur 505 pages). Quelques grands héros présents dés le début ou arrivant à point nommé.
Quelques points intéressants : Les héros ne sont pas tous lisses, grands beaux et forts. Druss se voit lui-même comme un vieil homme avec un genou enflé et un dos arthritique (ce qui ne l'empêchera pas de faire un carnage dans les troupes adverses). Les méchants ne sont pas entièrement noirs : Ulric suscite l'admiration et est présenté comme un grand homme ou du moins comme un grand conquérant (même s'il torture, mutile et pratique des exécutions sommaires) ; quoi de plus normal en ces temps incertains ?
Le style est fluide, simple, agréable à lire, avec de l'humour, beaucoup d'emphase et une description des combats assez prenante.
Bref, un roman bien viril, spectaculaire, assez primaire mais diablement efficace.
Un excellent moment de distraction.
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Eric76
  14 août 2015
Les guerres ont toujours produit des Légendes.
Achille, le Chevalier Bayard, Jeanne d'Arc, et plus récemment Chris Kyle dont le Grand Clint tira un film plutôt controversé (Américan sniper) en sont quelques exemples. Chris Kyle surnommé précisément « la Légende » par les soldats américains et le « Diable de Ramani » par les combattants Irakiens…
Malgré les époques qui les séparent, ces êtres légendaires ont de nombreux points communs. Leur charisme fascine et entraine les foules subjuguées. Leur chance insolente les fait passer au travers des balles, flèches, carreaux d'arbalètes, grenades, javelots et autres objets pointus et tranchants, sans une égratignure. Ils ont assez peu de considérations pour la vie de leurs congénères. Ils meurent rarement dans leurs lits, et il y a toujours quelques ménestrels ou écrivains pour raconter leur existence tumultueuse tout en la déformant et en l'enjolivant ici et là…
Ce livre raconte l'histoire de Druss la Légende. Un héros de papier, certes, mais ses traits de caractère sont les mêmes que ceux des quelques personnages cités plus haut.
Druss épousera une cause perdue : la défense de la forteresse de Dross Delnoch contre les tribus Nadirs. Il se moque éperdument de cette cause. Ce qui l'intéresse, c'est de combattre une dernière fois le seul ennemi qui soit de son niveau : la mort.
Avec la subtilité et la finesse d'un Swcharzenegger au meilleur de sa forme, il transforme une armée de paysans et de lourdauds en redoutables guerriers.
Ainsi va pouvoir commencer une bataille épique, homérique, où se mélangeront étripages, esprit chevaleresque, trahisons, et magie.
Les personnages ne sont pas de gros bourrins, tout en bonté ou tout en férocité. Ils ne sont pas monolithiques, ce qui les rend plus crédibles à mon sens. Tous ont leur côté sombre et leur face éclairée. Même le grand Druss ! C'est mon premier livre de d'Gemmell, et j'avoue que je l'imaginais plus manichéen.
Ce classique de la Fantasy fut écrit alors que l'auteur luttait contre un cancer (on comprend mieux certaines paraboles en sachant cela). Est-ce pour cette raison que les personnages, tous hauts en couleur, resplendissent d'espoir et de vitalité ?
En bref, j'ai passé un très, très bon moment avec Légende.

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Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
ricouricou   31 juillet 2012
- Nous sommes sur Eldibar. Le Mur Un. Vous connaissez la signification du mot “Eldibar” ?
- Ce n'est pas juste un nom ?
- Non, c'est beaucoup plus que ça. Egel, qui fit construire cette forteresse, a fait graver des noms sur chaque mur. “Eldibar” veut dire « Exultation ». C'est là qu'on affronte l'ennemi pour la première fois. C'est là qu'on voit qu'il n'est rien d'autre qu'un homme. L'énergie circule dans les veines des défenseurs. L'ennemi recule sous le poids de nos épées et la puissance de nos bras. Comme tous les héros, nous sommes possédés par l'excitation de la bataille et l'appel de notre héritage. Nous exultons ! Egel connaissait le coeur des hommes. Je me demande s'il avait vu le futur…
- Que veulent dire les autres noms ?
Antaheim haussa les épaules
- Je vous les dirai un autre jour. Cela porte malheur de parler de Musif tant que nous sommes sous la protection d'Eldibar.
Antaheim s'adossa au mur et ferma les yeux, écoutant la pluie et le vent qui hurlait.
Musif. Le mur de l'angoisse ! Si nous n'avons pas eu la force de tenir Eldibar, songea-t-il, comment pourrions nous tenir aussi Musif ? Nous avons perdu Eldibar, nous allons perdre Musif. La peur nous dévorera les parties génitales. Beaucoup de nos amis seront morts sur Eldibar, et une dernière fois nous reverrons en esprit leurs visages joyeux. Nous ne voudrons pas les rejoindre. Musif sera une épreuve.
Et nous ne tiendrons pas. Nous nous replierons vers Kania, le mur du nouvel espoir. Nous ne serons pas morts sur Musif, et Kania sera moins grand à défendre. Et puis, de toute façon, ne reste-t-il pas encore trois murs derrière ? Les Nadirs ne pourront plus se servir de leurs balistes ici, c'est déjà quelque chose, pas vrai ? Et puis on savait bien depuis le début qu'il nous faudrait abandonner quelques murs, non ?
Sumitos, le mur du désespoir suivra. Nous serons fatigués, mortellement épuisés. Nous ne nous battrons plus que par instinct, mécaniquement, mais bien. Il ne restera que les meilleurs d'entre nous pour endiguer la déferlante.
Valteri, le Mur Cinq, est le mur de la sérénité. Nous y admettrons notre propre mortalité. Nous accepterons l'inévitabilité de notre mort et trouverons en nous un courage que nous ne pensions pas avoir. Le moral reviendra, et nous serons tous des frères les uns pour les autres. Nous nous serrerons les coudes face à un ennemi commun, bouclier contre bouclier, et nous le ferons souffrir. Le temps passera plus lentement sur ce mur. Nous apprécierons tous nos sens comme si nous les redécouvrions. Les étoiles deviendront des joyaux de beauté comme si nous ne les avions jamais vues, et l'amitié aura une saveur telle qu'on en a jamais goûté.
Et puis, finalement, Geddon, le mur de la mort…
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CrunchesCrunches   30 mars 2012
A Dros Delnoch vous risquez de mourir. Mais tous les hommes meurent un jour. Même Druss. Même Karnak-N'à-Qu'un-Oeil; même le Comte de Bronze. Un homme a besoin de beaucoup de choses pour supporter la vie. Une bonne épouse. Des fils et des filles. Des camarades. De la chaleur. De la nourriture et un abri. Mais par dessu tout, il a besoin de savoir qu'il est un homme.
Et qu'est ce qu'un homme ? C'est quelqu'un qui se relève quand la vie l'a flanqué par terre. C'est quelqu'un qui lève le poing vers le ciel quand une tempête à ruiné ses récoltes - et replante de nouveau. Et encore. Un homme n'est jamais complètement brisé par les méchants coups du sort.
Peut-être que cet homme ne sera jamais un vainqueur. Mais quand il se voit dans un miroir, il peut être fier de ce qu'il voit. Il peut être tout en bas de l'échelle sociale : un paysan, un serf ou un déshérité. Mais il est invincible.
Et qu'est ce que la mort ? la fin des ennuis. La fin de la lutte et de la peur. J'ai combattu dans bien des batailles. J'ai vu beaucoup d'hommes périr. Des femmes, aussi. Dans l'ensemble, ils sont tous morts dignement.
Souvenez-vous-en lorsque vous déciderez de votre avenir.
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fnitterfnitter   27 avril 2012
Mon cher Hogun, quand une femme est belle, elle attend - comment dirais-je ? - Une certaine forme de respect de la part des hommes. Vous auriez dû avoir l'extrême obligeance d'être foudroyée par sa beauté. De devenir muet, ou mieux encore, de bafouiller. Alors elle vous aurait ignoré et aurait répondu à votre dévotion par un dédain arrogant. Et là, vous l'avez humiliée, elle va vous haïr. Pire que ça, elle va faire tout ce qui est en son pouvoir pour gagner votre coeur.
- Je trouve que ça ne rime strictement à rien. Pourquoi est-ce qu'elle voudrait gagnner mon coeur, si elle me déteste.
- Pour pouvoir être en position de vous mépriser. Vous ne connaissez donc, rien aux femmes ?
-J'en sais suffisamment, rétorqua Hogun. je sais aussi que je n'ai pas de temps poru ces enfantillages. Vous croyez que je devrais lui présenter des excuses ?
- Et lui faire ainsi savoir que vous êtes conscient de l'avoir humilée ? Mon cher, il y a de cruelles lacunes dans votre éducation!
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fnitterfnitter   19 mai 2014
Je ne vois pas comment un vieillard édenté pourrait nous être utile aujourd'hui. Aucun homme ne peut lutter contre son âge.
Je suis d'accord. Mais tu peux comprendre que la seule présence de Druss suffirait à raviver le moral des troupes. Tous les hommes rallieraient notre étendard. Rien que pour pouvoir combattre au côté de Druss la Légende - c'est comme accéder à une forme d'immortalité.
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fnitterfnitter   03 mai 2014
Vous ne buvez pas. Il n'y a pas de femmes. Vous ne mangez pas de viande. Comment vous amusez-vous ?
- En étudiant, expliqua Serbitar. Et nous nous entraînons, nous plantons des fleurs, nous élevons des chevaux. Nous n'avons quasiment pas une minute à nous, je peux vous l'assurer.
- Pas étonnant que vous vouliez partir d'ici pour mourir, déclara amèrement Rek.
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