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EAN : 9782743647308
381 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/05/2019)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Premier roman australien, Le rêve de la baleine est un conte initiatique d'une grande beauté. Après la mort de sa mère, un jeune garçon doit apprivoiser son chagrin et celui de son père. L'homme, qui travaille en mer sur un baleinier, est taiseux et a du mal à faire face à cette proximité nouvelle avec son fils. Il décide de l'emmener avec lui au large pour lui apprendre son métier. L'enfant découvre un monde à la fois sublime et brutal. Mêlant récit légendaire, réa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  12 juillet 2019

Australie, état de Queensland 1961. Sam treize ans n'est que douleur et incompréhension. Sa mère vient de mourir et son père n'a rien trouvé de plus intelligent que de tricher sur son âge pour qu'il puisse embarquer, avec lui, comme apprenti dans l'usine de dépeçage de baleine sur l'ile de Tangalooma.
Walt le père, dévasté par la mort de son épouse qu'il n'a jamais comprise, ne se résout pas à laisser son fils chez ses beaux-parents.
Effrayé par la solitude, il est persuadé que la vie à Tangaloona le rapprochera de son garçon. Père et fils vont affronter plusieurs épreuves au sein d'une communauté isolée pendant les six mois que dure la chasse au cétacé.
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Plongée violente dans le monde adulte, nous sommes avec Sam qui découvre l'univers de son père. Un fils sensible qui observe un homme qu'il ne connaissait pas, un père qu'il va apprendre à aimer malgré ses défauts.
L'écriture de Ben Hobson est fine et précise, elle décrit avec beaucoup de sensibilité les sentiments puissants et contradictoires qui lient un homme désemparé et un jeune garçon à la recherche d'un chemin vrai pour commencer sa vie d'adulte. Un beau roman initiatique, un récit d'apprentissage sensible sur le difficile dialogue entre un père et son fils.
Dit dans d'autres termes, j'ai été profondément ému par cette lecture et j'ai appris pleins de trucs......merci les éditions rivages !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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alexb27
  14 juillet 2019
La critique de Bazart et sa très belle couverture m'ont donné envie de lire ce roman d'apprentissage et de deuil que j'ai dévoré sur la route des vacances. Sam, 13 ans, vient de perdre sa mère d'une longue maladie. Son père, Walter, décide de l'emmener avec lui sur son lieu de travail pour lui apprendre son métier de depeceur de baleine. le choc du lieu, des odeurs, de la violence faite à l'animal va être rude pour l'enfant maintenu jusqu'à maintenant dans le cocon de l'enfance et qui connaît peu ce père absent 6 mois sur 12...Au final, c'est le très beau récit d'une rencontre, celle d' un père et de son fils, portée par une écriture fluide et sensible. Un auteur à suivre.
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MadameTapioca
  12 juillet 2019
Jonas & Moby Dick

D'une sensibilité rare et merveilleusement écrit, ce premier roman marque les débuts très prometteurs de l'écrivain australien Ben Hobson.

Le roman se déroule en 1961, dans le Queensland, en Australie.
La mère de Sam, 13 ans, vient de mourir de maladie. Dorénavant il n'a que son père, Walter. Un père silencieux, souvent absent.
Leur relation est tendue et ténue. Tentant de gérer son propre chagrin et assumant désormais la responsabilité de son fils, Walter, veut faire de cet enfant un homme, comme on l'a fait avec lui, grâce au travail et à l'effort.

Walter travaille plusieurs mois par an dans une station baleinière. Un lieu coupé de tout, un milieu d'homme où l'on chasse et dépèce des baleines à la chaîne. Il décide d'emmener son fils avec lui.
L'adolescent sensible se retrouve confronter à un travail pénible et sanguinaire.
Au milieu de nulle part, Sam deviendra-t-il l'homme que Walter veut façonner ? Walter va-t-il apprendre à être un père?

Le rêve de la baleine est un très beau roman d'apprentissage, un roman sur le passage à l'âge adulte, sur la masculinité, sur les difficultés d'être père, un voyage pudique dans le processus de deuil.
L'innocence de Sam, sa douleur profonde, et la confusion de ses sentiments rythment ce récit qui sur fond de nature writing prend soudain des allures de conte.

Ce roman mérite toute votre attention. Il restera en tout cas pour moi une des lectures marquantes de 2019.

Traduit par Alexandre Lassalle
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Lalitote
  22 juin 2019
Sam Keogh a treize ans lorsqu'il perd sa mère. Son père Walter travaille sur la station baleinière de Tangalooma située sur l'île de Moreton en Australie. Walter est un homme renfermé, taciturne et communicatif qui s'abrutit de travail même s'il sait qu'il lui revient de prendre soin de son fils maintenant que sa femme n'est plus là. Sam est encore en plein chagrin lorsque son père décide qu'il l'accompagnera afin de l'endurcir et lui apprendre le métier. Enter temps ils adoptent un chiot et Sam va avoir avec ce chien un lien affectif très fort.
Ce récit initiatique est fort bien construit avec une écriture à la fois réaliste et descriptive de la mer, des baleines, de la nature et de l'Australie. Pendant toute cette épopée, on suit le ressenti souvent douloureux de Sam et j'ai été touchée en plein coeur lorsque Sam se sent aimé par son père et les raisons qui font qu'il se sent aimé sont bouleversantes. Sam va être le témoin de scènes brutales et d'une violence inouïe pour un enfant. On peut alors se demander si cela le transformera suffisamment pour qu'il réponse aux attentes de son père ? Mais aussi si Walter pourra être le père dont Sam a désespérément besoin. J'ai aimé ce monde d'hommes, durs et besogneux qui sont un peu comme des grands-frères pour Sam. Ce conte est d'une beauté et d'une force stupéfiante c'est un véritable coup de coeur. J'ai souvent partagé les émotions qui submergent Sam, ce petit que l'on force à grandir trop vite, j'avais juste envie de le protéger et de le cocooner. La seconde partie du récit sur l'évolution de Sam était puissante et m'a fait craindre le pire. Ben Hobson a su parfaitement nous livrer un récit sur la construction de l'adulte, l'humanité et la filiation. Bonne lecture.

Lien : http://latelierdelitote.cana..
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elleaile
  21 juillet 2019
1961. Deux êtres très différents : un père "à l'ancienne" qui était toujours loin du foyer, qui pense qu'élever un fils c'est en faire "un homme, un vrai" en le plongeant à 13 ans dans son univers de travail pour l'endurcir, un homme n'écoutant que lui-même et fuyant la douleur d'avoir perdu sa femme sans se rendre compte de son manque de sens des réalités (par exemple faire garder leur abri - car on ne peut pas parler de leur nouvelle maison - au milieu de nulle part par un chiot dressé à la dure) et un fils orphelin et sensible, arraché à sa vie, à ses grands grands parents, seul face à ce père irascible et taiseux. le petit fera tout pour contenter ce père et travaille de son mieux dans un milieu qui le répugne, le désossement des baleines animaux qu'il n'arrive pas à considérer que comme des énormes tas de graisse et de viande, tout jusqu'à ce qu'il puisse échapper à l'île des carcasses monstrueuses.
Cette relation basée sur les non-dits, les silences et l'obéissance est décrite d'une manière très sensible. le cadre est original : une île entourée de requins et dédiée à une seule tâche, un milieu d'hommes saisonniers et un enfant jeté là au milieu par un homme qui veut peut-être montrer à son fils sa valeur alors que lui-même est complètement à la dérive.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   12 juillet 2019
Le petit s’éloigna, presque heureux de la rebuffade. Mais il comprit que dans le monde de son père, la moindre erreur était impardonnable. Et il n’avait aucune idée de la façon dont il pourrait se racheter, ou s’il pourrait même faire amende honorable. Il prit alors conscience qu’il ne serait jamais à la hauteur des attentes de son père, ce qui fut un soulagement. Il n’aimait pas la personne qu’était son père, sa sévérité, son indifférence, et pourtant il désirait son approbation. Tel serait sans doute son destin : chercher à atteindre un objectif qu’il ne s’était pas fixé lui-même.
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LalitoteLalitote   22 juin 2019
Ce qui le troublait le plus était l’idée que le corps de sa mère ne s’était pas encore décomposé. Il se demandait de quoi elle pouvait bien avoir l’air avec des lambeaux de peau en moins. On lui avait dit que la dépouille dans le cercueil n’était pas sa mère, que son esprit était ailleurs à présent – au paradis, comme elle le lui avait expliqué – mais il avait du mal à concilier deux images tout aussi étranges : le corps en décomposition et la créature céleste.
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rkhettaouirkhettaoui   02 juillet 2019
Cet homme n’était pas seulement son père. S’il pouvait changer de point de vue, il savait qu’il verrait un homme simple, un homme banal, un homme qui venait de perdre sa femme, un homme qui faisait probablement de son mieux. Il avait perdu ses doigts depuis longtemps. Était-ce de la pitié ? Le petit se demanda ce que son père ressentait quand l’eau salée glissait là où se trouvaient autrefois ses phalanges, s’il avait gardé des sensations dormantes du bout de ses doigts.
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rkhettaouirkhettaoui   02 juillet 2019
« Si tu le prends dans tes bras dès qu’il pleure, il va penser que c’est un bon moyen d’attirer ton attention. Et, pour le restant de nos vies, il va couiner toute la nuit jusqu’à ce que tu le laisses monter dans ton lit. Tu vas trouver ça sympa un soir, mais tu vas vite en avoir marre, crois-moi. C’était pareil avec toi. Tu chouinais toute la nuit. On devait te laisser pleurer dans ta chambre pour que tu apprennes à dormir tout seul. Ta mère n’aimait pas ça, mais on ne pouvait pas faire autrement. »
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SofiertSofiert   28 janvier 2020
Le petit sentit la rancoeur grandir en lui en imaginant que son père put lui en vouloir, qu'il pût avoir ce culot, mais il eprouva aussi de l'indulgence, et même de la pitié. Lui aussi avait fait des erreurs.
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