AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2264069155
Éditeur : 10-18 (04/05/2017)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Patrick Summer, un ancien chirurgien de l'armée britannique traînant une mauvaise réputation, n'a pas de meilleure option que d'embarquer sir le "Volunteer", un baleinier du Yorkshire en route pour les eaux riches du Grand Nord. Mais alors qu'il espère trouver du répit à bord, un garçon de cabine est découvert brutalement assassiné. Pris au piège dans le ventre du navire, Summer rencontre le mal à l'état pur en la personne d'Henry Drax, un harponneur brutal et sangu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
11 juillet 2017
Une grande envie d'aventures m'a amenée vers ce roman ; j'ai été servie, quoique…
Le 19ème siècle entame sa deuxième moitié et la pêche à la baleine son déclin. Summer, chirurgien déchu, s'embarque sur le Volunteer en compagnie d'une horde de marins aguerris et brutaux, dont le redoutable Drax, pour une expédition dans le grand Nord qui devra à son retour faire la fortune de Baxter l'armateur. Un meurtre sordide commis pendant la traversée ne sera que la première des intempéries que va connaître l'équipage…
L'action et l'aventure sont là, pas de doute, copieusement arrosées d'ailleurs de jurons, de coups, de giclées de sang et autres fétides émanations bileuses. Les rebondissements s'enchaînent et les pages se tournent très vite.
Et pourtant, je ne suis pas vraiment parvenue à ‘vivre' ce livre, auquel il manque un peu d'âme ou de chair. On n'est pas, contrairement à la promesse de la quatrième de couverture, dans la confrontation sublime de deux hommes comme dans ‘Le loup des mers » de Jack London ; on n'est pas non plus écrasé par l'atmosphère étouffante du navire ni l'atmosphère chargée d'onirisme du grand nord hostile du « Terreur » de Dan Simmons.
Lecture dépaysante et tonique donc, mais pas inoubliable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
montmartin
11 août 2017
1859, le Volunteer, un baleinier groenlandais est à quai, il va entreprendre un voyage de six mois. Brownler son capitaine a la réputation d'avoir la poisse.
L'équipage se compose de trois harponneurs . Henry Drax qui n'a pas hésité à fracasser le crâne d'un homme pour lui prendre son argent et son tabac. Black qui a un projet, d'ici 5 ans ou avant si la chance lui sourit, il sera à la tête de son propre équipage. Otto un allemand philosophe et mystique, plus Cavendish le sous-lieutenant, une sous merde qui passent son temps chez les putes.
Sumner ex médecin militaire à la recherche d'un emploi rémunérateur s'est fait embaucher à bord. Il survit grâce à l'opium qu'il prend chaque jour, et dans ses délires, il revoit l'hopital miltaire en Inde, trente brancards qui arrivent toutes les heures, chargés de blessés. Il sonde, il scie, il suture, dès qu'une opération se termine une autre commence. Il revoit cet indien avec son enfant à l'os cassé , sa promesse d'un trésor en échange de soins. Il revoit l'embuscade, ses trois compagnons morts, la trahison, la cour martial, jeté hors de l'armée comme un malpropre. Drax et Cavendish on vu l'anneau dans le coffre de Sumner, il vaut peut-être vingt-cinq guinées et il appartiendra au connard qui mettra la main dessus quand Sumner aura passé par-dessus bord.
Un jeune mousse retrouvé étranglé. Les bagarres entre membres d'équipage sont monnaie courantes, mais là il s'agit d'un meurtre. Sans compter une escroquerie à l'assurance qui se prépare sous couvert de cette campagne de pêche.
Un roman noir dans les étendues blanches du Grand Nord. Un récit porté par la cupidité et la bestialité des hommes. L'incroyable épopée sauvage d'un chirurgien irlandais d'un hôpital de campagne du cachemire jusque dans un igloo sur le cercle polaire arctique. L'auteur sait fait revivre avec réalisme les bars louches, les filles, la bière éventée, les coups de poing, les meubles qui se cassent, Les odeurs de viande avariée, de tabac froid, de pisse de cheval. La frénésie de la chasse à la baleine, le harpon brandi, le fer qui s'enfonce dans la chair, l'animal qui continue à résister désespérément, les eaux sanglantes tout autour . La nature hostile où le froid devient glace et l'homme se transforme en diable. La traque du chasseur pour tuer l'ours seule chance de survie.
Un vrai roman d'aventure sombre et brillant au milieu de la brutalité de la nature et des hommes. Une écriture réaliste, féroce et crue, des scènes saisissantes, des personnages sans foi ni loi. le lecteur est littéralement happé par le récit, transporté, c'est tout simplement grandiose.
Lien : http://notreavis.canalblog.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          131
Corboland78
20 juin 2017
Ian McGuire, né en 1964, a grandi près de Hull en Angleterre, et étudié dans les universités de Manchester et de Virginie. Il a cofondé le Centre pour la Nouvelle Ecriture à l'université de Manchester et enseigne actuellement l'écriture créative à l'université de Nord Texas. Second roman mais premier traduit chez nous, Dans les eaux du Grand Nord, vient tout juste de paraitre.
1860 en Angleterre. Sumner, ex-médecin militaire revenu des Indes, embarque à bord du Volunteer, un baleinier en partance pour le Grand Nord. A bord, Brownlee le capitaine, Baxter son second, Cavendish le premier lieutenant et Henry Drax l'un des harponneurs, sont les principaux personnages du roman. Quand Sumner constate qu'un des mousses du navire a été sauvagement agressé sexuellement mais refuse de livrer le nom du coupable, le médecin avec l'aide du capitaine vont mener leur enquête. Enquête qui tourne vite à la recherche d'un meurtrier quand le cadavre du mousse est retrouvé dans les cales…
Ce n'est là que le tout début du récit car il apparait vite que nous sommes en présence d'un roman d'aventures, un peu à l'ancienne et mêlant différents genres de fictions attrayantes : le polar, les romans de voyageurs/explorateurs et même pourquoi pas, l'aspect western dans le finale.
Le bouquin se lit d'une traite, le lecteur est emporté par le rythme enlevé et les mésaventures subies et endurées par Sumner le héros de cette histoire. Je ne vais pas vous en révéler les rebondissements mais disons que tout l'équipage du navire va devoir l'abandonner et tenter de survivre sur la banquise du Groenland, qu'il y aura beaucoup de morts, que le justicier et sa proie (ou l'inverse selon les épisodes) vont se jouer de la mort jusqu'au chapitre final et là…
Ian McGuire s'est bien documenté sur l'époque, la marine d'alors et la chasse à la baleine et aux phoques, rien de nouveau pour les familiers de ces récits : scènes sanglantes et gourdins gluants. le texte est ponctué de quelques scènes mémorables mais déjà lues ailleurs : opération chirurgicale avec un simple couteau ou bien, vie sauvée en se planquant à l'intérieur du cadavre éventré d'un ours. A noter néanmoins une très belle séquence avec Punnie l'Esquimaude. Les deux acteurs vedettes de ce drame marin sont croqués psychologiquement plutôt sommairement, Sumner est hanté par son passé dans les colonies, Drax ne vit que dans l'instant présent et reste sourd aux remords.
Pour conclure, disons que je suis assez partagé : oui, j'ai lu un bouquin bien enlevé et gentiment prenant mais il lui manque la puissance des grands récits qui font réfléchir le lecteur sur la nature humaine. Je n'ai donc pas vu dans ces eaux l'avenir de la littérature mais tout est encore jouable…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
MYLUCHINE
09 août 2017
Embarquer à bord du Volunteer ,baleinier du XIXe siècle en partance pour les eaux du grand nord ,c'est se confronter au mal à l'état pur, plonger dans le sordide, la violence et pénétrer dans les tréfonds obscurs de l'âme humaine.
Vous voilà prévénus,ne venez pas me dire une fois la lecture commencée que je ne vous avais pas avertis ...Et, pour ma part,même si j'ai été largement sensibilisée à la pervésité et l'horreur des personnages,j'avoue avoir été surprise par la monstruosité de certains, c'est dire !
Mlagré tout,je le confesse, j'ai tourné les pages de ce roman très très noir avec délectation parce que la prose,le style de l'auteur sont particulièrement accrocheurs, que le décor du roman est envoûtant et aussi, peut être, parce que j'ai, moi aussi, un côté un peu pervers et voyeur.
Le VOLUNTEER prend la destination des eaux de l'Arctique avec à son bord un capitaine qui n'a rien à perdre vu son passé et des hommes triés sur le volet pour leur mauvaise réputation et leur rudesse.Henry DRAX, homme sans foi ni loi et sanguinaire fait partie de l'équipage tout comme Patrick SUMMER, ancien chirurgien déshonoré par son éviction de l'armée britannique. Au fur et à mesure de l'expédition, les rapports se tendent à bord du navire, la véritable ambition de l'armateur et de son capitaine se dévoile....L'assassinat d'un jeune mousse dans des conditions abominables va déclencher une confrontation d'homme à homme entre Henry DRAX et Patrick SUMMER et les risques de navigation pris par le capitaine vont se révéler fatals pour l'équipage....
Il est clair que ce premier roman est une réussite complête tant par le style que par le monde disparu qu'il décrit et le huis clos qu'il raconte.Moi, qui ne suis pas trop cliente de ce genre de littérature,je suis restée scotchée par la force du récit,j'ai été troublée par les personnages qui sont absolument détestables et abjects.
Ian MCGUIRE maîtrise totalement la tension qui s'installe au fil des pages et le danger qui se dessinne au cours de l'expédition.Il aiguise avec intelligence notre curiosité un peu malsaine de voir les personnages s'entretuer et se perdre dans cet environnement hostile.Ainsi,le lecteur est harponné à l'instar de ces pauvres baleines dont la chasse est décrite avec minutie et érudition.
Ian MCGUIRE entre dans la cour des grands avec ce premier roman sélectionné pour le MAN BOOKER PRIZE en 2016 et il nous livre un récit aussi pertinent que fascinant.

Merci aux éditions 10/18 pour ce livre qui a bousculé ma zone de confort littéraire.

MYMY
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
LeaTouchBook
03 juin 2017
Lorsqu'un roman est conseillé par Ron Rash (un des plus grands écrivains américains de tous les temps), Hilary Mantel (une des grandes auteures de romans historiques) et Benoît Minville (un des plus grands libraires et romanciers français), cela indique une seule chose : ce roman est incontournable !
Il est donc temps pour moi d'apporter ma modeste contribution en vous confirmant que cette pépite est à mettre dans votre bibliothèque, valise ou plutôt directement entre vos mains. Ce roman possède la prouesse narrative d'un grand classique dans la lignée de Moby Dick mais aussi le caractère sombre et addictif de tout excellent roman noir. C'est une histoire remplie de poésie mais aussi de noirceur, de tension mais aussi de passion.
A mes yeux le gros point fort de ce livre repose sur l'atmosphère et ce caractère très addictif dans la lecture. On sent dès les premières lignes qu'il s'agit d'un grand roman, d'une aventure inoubliable, d'un concerto de violence, d'un pur bijou. J'ai été happée dans l'histoire tant par ce style très bien traduit que par la psychologie très intéressante des protagonistes.
Chacun des personnages va nous apporter une touche très personnelle. En effet, l'auteur livre une partition ingénieuse et un portrait fascinant de l'âme humaine au travers d'êtres parfois brisés, parfois totalement mauvais. C'est un monde brutal, sans pitié ni remords qui est présenté au lecteur !
En définitive, préparez-vous à une lecture dont vous ne sortirez pas indemne !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61

Les critiques presse (5)
Lexpress24 juillet 2017
Dans les eaux du Grand Nord est une oeuvre pleine de bruit et de fureur, un opéra baroque et effrayant écrit par un poète dont on lit le premier roman traduit en français.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte04 juillet 2017
Il offre un dépaysement extrême, une intrigue fascinante, garantit une émotion de lecture intense et pénétrante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama21 juin 2017
La blancheur du paysage se pare de poésie noire, le thriller de reflets métaphysiques. Aux frontières de l'imagination.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro01 juin 2017
Un baleinier, un harponneur, un ancien chirurgien, le combat du Bien et du Mal... Non ce n'est pas Moby Dick mais le deuxième roman du Britannique Ian McGuire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos03 mai 2017
« Dans les eaux du Grand Nord » n'est pas un récit d'explorateur ou un banal roman marin. C'est une noire traversée de l'âme malade des hommes, pris dans des glaces tachées de sang et d'humeurs.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko105 mai 2017
Il fait demi-tour et repart vers la taverne. A cette heure de la matinée, le bar est presque désert. Un feu brûle faiblement dans l'âtre, une odeur de friture plane dans l'air. IL plonge la main dans sa poche, mais n'y trouve que des miettes de pain, un canif et une pièce d'un demi-penny.
- Un rhum, dit-il.
Il pousse son unique pièce sur le comptoir. Le barman examine le demi-penny, puis secoue la tête.
- Je pars demain à bord du Volunteer, explique-t-il. Je te laisserai une promesse de paiement.
Le barman renifle.
- Est-ce que j'ai une tête d’imbécile ? dit-il.
L'homme hausse les épaules et prend le temps de réfléchir.
- Pile ou face, alors. Mon bon couteau contre une rasade de rhum.
Il pose le canif, le barman s'en empare et l'examine avec soin. Il déplie la lame et la teste contre le gras de son pouce.
- Oui, ça c'est un beau couteau, dit l'homme. Il m'a encore jamais lâché.
Le barman tire un shilling de sa poche et le montre. Il lance la pièce et la plaque brutalement sur le comptoir. Tous deux regardent. Le barman hoche la tête, prend le couteau et le range dans la poche de son gilet.
- Maintenant va te faire foutre, dit-il.
L'homme ne change pas de visage. Il ne manifeste aucun signe de colère ou de surprise. C'est comme si la perte du couteau s'inscrivait dans un plan plus vaste et plus complexe dont lui seul est informé. Après un moment, il se penche, enlève ses bottes de marin et les pose côte à côte sur le comptoir.
- On recommence, dit-il.
Le barman lève les yeux au ciel et se détourne.
- J'en veux pas, de tes putains de bottes, repete le barman.
- T'as mon couteau, réplique l'homme. Tu peux plus reculer.
- J'ai pas besoin de putains de bottes, répète le barman.
- Tu peux plus reculer.
- Je fais ce que je veux, merde !
Appuyé à l'autre bout du comptoir, un Shetlandais les observe. Il porte un bonnet de laine et une culotte en toile incrustée de crasse. Il a les yeux rouges et baladeurs d'un ivrognes.
- Moi je vais t'offrir à boire, dit-il, pourvu que tu la boucles.
L'homme le regarde. Il s'est deja battu avec des Shetlandais, à Lerwick et à Peterhead. Ils ne sont pas très doués pour la bagarre, mais ils sont têtus et on a du mal à en finir avec eux. Celui-ci a dans sa ceinture un couteau à dépecer les baleines tout rouillé et arbore un air bravache et maussade. Après un bref silence, l'homme hoche la tête.
- C'est pas de refus, dit-il. J'ai passé la nuit aux putes et j'ai le gosier sec.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
Corboland78Corboland7820 juin 2017
Il observe une des femmes qui fait chauffer sur la lampe une casserole en métal pleine de sang de phoque. Quand le sang fume, elle la retire de la flamme et la fait circuler. Chacun boit, puis fait passer. Ce n’est ni un rite ni un rituel, comprend Sumner, c’est simplement leur façon de s’alimenter. Quand la casserole lui parvient, il la refuse ; comme ils insistent, il la prend, renifle, puis la tend à son voisin de droite. Ils lui proposent un morceau de foie cru, qu’il refuse également. Il se rend compte qu’il les offense, il remarque les lueurs de tristesse et de confusion dans leurs yeux, et se demande s’il serait plus simple, préférable, de leur faire plaisir. Quand la casserole revient à lui, il accepte et boit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
AllantversAllantvers09 juillet 2017
L'intelligence ne vous mène nulle part, pense-t-il, seuls les idiots, les brillants idiots hériteront la terre.
Commenter  J’apprécie          100
BMRBMR02 juillet 2017
[...] Personne n’en veut plus, de l’huile de baleine ; maintenant, il n’y en a plus que pour le pétrole, le gaz de houille, tu sais bien.
— Le pétrole, ça ne durera pas, réplique Brownlee. C’est juste une mode. Et les baleines sont encore là
Commenter  J’apprécie          10
michdesolmichdesol01 août 2017
- D'ici Noël, les os de ce monstre puant seront cachés dans le corset joliment parfumé d'une poulette pas encore baisée qui danse la polka dans les salons du Strand. Voilà une idée qui suffit à vous faire tourner la tête, pas vrai, Mr Black ? suggère Cavendish.
- Derrière chacune des fragrantes beautés féminines se dissimule un monde de puanteur et de saloperie, acquiesce Black. Heureux celui qui peut l'oublier ou faire comme si ce n'était pas vrai.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de Ian McGuire (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McGuire
Ian McGuire | Adelaide Writers' Week 2017
autres livres classés : roman d'aventureVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1126 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre