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EAN : 9782264069153
Éditeur : 10-18 (04/05/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.64/5 (sur 172 notes)
Résumé :
Patrick Summer, un ancien chirurgien de l'armée britannique traînant une mauvaise réputation, n'a pas de meilleure option que d'embarquer sir le "Volunteer", un baleinier du Yorkshire en route pour les eaux riches du Grand Nord. Mais alors qu'il espère trouver du répit à bord, un garçon de cabine est découvert brutalement assassiné. Pris au piège dans le ventre du navire, Summer rencontre le mal à l'état pur en la personne d'Henry Drax, un harponneur brutal et sangu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  20 mai 2020
Voici un grand roman d'aventures et de survie, pétri de bruit et de fureur aveugle, l'incroyable épopée sauvage d'un chirurgien irlandais Patrick Summer , ancien de l'armée britannique , venant d'un hôpital du Cachemire , trainant une mauvaise réputation ——jusque dans un igloo sur le cercle polaire arctique .——
1859: Patrick embarque sur le Volunteer, un baleinier groenlandais qui entreprend un voyage de sis mois .
Brownlee , son capitaine a la réputation d'avoir la poisse.
L'équipage se compose de trois harponneurs , Henry Drax, qui n'a pas hésité à fracasser le crâne d'un homme pour lui prendre son argent et son tabac, meurtrier sanguinaire, Black qui a le projet d'être à la tête de son propre équipage , Otto , un homme bon, philosophe et mystique,.
Cavendish , sournois , sous- lieutenant qui passe son temps chez les putes...
On sent la crasse, l'alcool, les odeurs de viande avariée, la pisse , les arômes mêlés de sang et de pourriture , le harpon brandi, les chairs éparses de la baleine , les énormes icebergs d'un blanc bleuté , menaçants, les rafales de vent , l'air rare et nauséabond dans le huit- clos du bateau, la nature hostile où le froid devient glaçant et l'homme un diable.. en ajoutant le meurtre d'un mousse , victime innocente retrouvée sodomisée et étranglée par le sanguinaire Drax..
C'est un livre à l'écriture crue, réaliste, féroce , aux scènes saisissantes qui désarçonnent le lecteur, transporté , heurté par la violence de ces hommes sans scrupules .....les conditions de vie à bord du baleinier sont remarquablement décrites .
Les bagarres sont monnaie courante.
La chasse à la baleine ou à l'ours se parent de détails sanglants , parfois répugnants, à soulever le coeur ...
La blancheur du paysage se pare de poésie noire, très noire,...
L'auteur décrit le mal à l'état pur, infernal et terrifiant ——espèce d'opéra baroque et effrayant——-un ouvrage qui choque, impressionne, surprend , porté par la part sauvage de l'homme, sa cupidité et sa bestialité ,et la beauté sépulcrale des grands espaces , sorte de combat entre le bien et le mal.
C'est aussi une réflexion morale passionnante , poétique et diabolique .
Une vraie découverte pour un premier roman , page d'histoire de L'Angleterre du XIX° siècle

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Allantvers
  11 juillet 2017
Une grande envie d'aventures m'a amenée vers ce roman ; j'ai été servie, quoique…
Le 19ème siècle entame sa deuxième moitié et la pêche à la baleine son déclin. Summer, chirurgien déchu, s'embarque sur le Volunteer en compagnie d'une horde de marins aguerris et brutaux, dont le redoutable Drax, pour une expédition dans le grand Nord qui devra à son retour faire la fortune de Baxter l'armateur. Un meurtre sordide commis pendant la traversée ne sera que la première des intempéries que va connaître l'équipage…
L'action et l'aventure sont là, pas de doute, copieusement arrosées d'ailleurs de jurons, de coups, de giclées de sang et autres fétides émanations bileuses. Les rebondissements s'enchaînent et les pages se tournent très vite.
Et pourtant, je ne suis pas vraiment parvenue à ‘vivre' ce livre, auquel il manque un peu d'âme ou de chair. On n'est pas, contrairement à la promesse de la quatrième de couverture, dans la confrontation sublime de deux hommes comme dans ‘Le loup des mers » de Jack London ; on n'est pas non plus écrasé par l'atmosphère étouffante du navire ni l'atmosphère chargée d'onirisme du grand nord hostile du « Terreur » de Dan Simmons.
Lecture dépaysante et tonique donc, mais pas inoubliable.
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spleen
  23 septembre 2017
Après ma croisière dans les mers du Sud avec l'ile des Perroquets de Robert Margerit , me voilà embarquée à bord du Volonteer pour un départ vers le Grand Nord pour la chasse à la baleine avec à son bord, Patrick Summer, un chirurgien , viré de l'armée des Indes .
Mais en cette fin du XIX ème siècle, la chasse à la baleine vit ses dernières saisons , les baleines se font plus rares et ses produits sont supplantés par le pétrole .
Ce n'est pas le sujet principal du roman, quoique cela tienne une place importante de part les descriptions qui sont toujours aussi difficilement soutenables et d'autre part par les répercussions sur le capitaine et l'armateur du navire qui voient avec inquiétude l'arrêt de cette activité lucrative et les moyens pas forcément honnêtes de s'en sortir .
Pour Patrick Summer, c'est surtout la découverte du meurtre d'un mousse à bord du bateau et sa confrontation avec un homme violent Drax qu'il sait être l'auteur du meurtre .
Une bande de marins brutes  et ivrognes  qui va se retrouver échouée finalement sur la banquise en plein hiver par la bêtise et la cupidité du capitaine et de son second dont on ne s'émeut pas du sort , le seul à sortir du lot est Summer qui mène son combat contre la violence à bord , un homme meurtri par son passé et dont la vraie place n'était pas sur ce bateau .
Roman d'aventures que j'ai trouvé original , bien rythmé, s'attaquant à des thèmes peu abordés comme la maltraitance des mousses à bord des bateaux et à la fin de la grande époque de la chasse à la baleine .
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rosulien
  23 avril 2019
Melville,Jack London, Dan Simmons,Joseph Conrad.Les précédentes critiques ont évoqué tous ces auteurs prestigieux et ce n'est pas un hasard. Comment ne pas penser à leurs fameux romans d'aventure souvent lus il y a fort longtemps.Avec Ian McGuire, j'ai retrouvé le plaisir du vrai roman d'aventure avec ses personnages bien typés,tous un peu louches, tous un peu fous ou fourbes.L'environnement est dur,malsain.On sent les odeurs dans ce livre.On sent que rien ne va se passer comme prévu.La Mal, le mensonge, le malheur, tout est déjà là quand le baleinier part pour l'Arctique.Un meurtre comme une évidence dans ce huis clos malsain et fascinant
Car , bien sûr, il ne s'agit pas seulement de pêcher la baleine
L' expédition à d'autres buts que je vous laisse découvrir
J'ai lu ce livre d'une traite sans trop chercher à en faire une analyse littéraire
J ‘y ai retrouvé le plaisir simple de mes lectures adolescentes
Un livre qui vous amène ailleurs , loin , bien loin du quotidien
S'il vous prend une envie d'aventure , si tout à coup Conrad ou Jack London vous reviennent en souvenir, ce livre est fait pour vous.
Bon voyage littéraire.
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montmartin
  11 août 2017
1859, le Volunteer, un baleinier groenlandais est à quai, il va entreprendre un voyage de six mois. Brownler son capitaine a la réputation d'avoir la poisse.
L'équipage se compose de trois harponneurs . Henry Drax qui n'a pas hésité à fracasser le crâne d'un homme pour lui prendre son argent et son tabac. Black qui a un projet, d'ici 5 ans ou avant si la chance lui sourit, il sera à la tête de son propre équipage. Otto un allemand philosophe et mystique, plus Cavendish le sous-lieutenant, une sous merde qui passent son temps chez les putes.
Sumner ex médecin militaire à la recherche d'un emploi rémunérateur s'est fait embaucher à bord. Il survit grâce à l'opium qu'il prend chaque jour, et dans ses délires, il revoit l'hopital miltaire en Inde, trente brancards qui arrivent toutes les heures, chargés de blessés. Il sonde, il scie, il suture, dès qu'une opération se termine une autre commence. Il revoit cet indien avec son enfant à l'os cassé , sa promesse d'un trésor en échange de soins. Il revoit l'embuscade, ses trois compagnons morts, la trahison, la cour martial, jeté hors de l'armée comme un malpropre. Drax et Cavendish on vu l'anneau dans le coffre de Sumner, il vaut peut-être vingt-cinq guinées et il appartiendra au connard qui mettra la main dessus quand Sumner aura passé par-dessus bord.
Un jeune mousse retrouvé étranglé. Les bagarres entre membres d'équipage sont monnaie courantes, mais là il s'agit d'un meurtre. Sans compter une escroquerie à l'assurance qui se prépare sous couvert de cette campagne de pêche.
Un roman noir dans les étendues blanches du Grand Nord. Un récit porté par la cupidité et la bestialité des hommes. L'incroyable épopée sauvage d'un chirurgien irlandais d'un hôpital de campagne du cachemire jusque dans un igloo sur le cercle polaire arctique. L'auteur sait fait revivre avec réalisme les bars louches, les filles, la bière éventée, les coups de poing, les meubles qui se cassent, Les odeurs de viande avariée, de tabac froid, de pisse de cheval. La frénésie de la chasse à la baleine, le harpon brandi, le fer qui s'enfonce dans la chair, l'animal qui continue à résister désespérément, les eaux sanglantes tout autour . La nature hostile où le froid devient glace et l'homme se transforme en diable. La traque du chasseur pour tuer l'ours seule chance de survie.
Un vrai roman d'aventure sombre et brillant au milieu de la brutalité de la nature et des hommes. Une écriture réaliste, féroce et crue, des scènes saisissantes, des personnages sans foi ni loi. le lecteur est littéralement happé par le récit, transporté, c'est tout simplement grandiose.
Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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critiques presse (6)
Telerama   07 août 2018
Magnifique roman sur la part sauvage des hommes et la beauté des grands espaces, cette œuvre est aussi une réflexion morale passionnante, poétique et diabolique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   24 juillet 2017
Dans les eaux du Grand Nord est une oeuvre pleine de bruit et de fureur, un opéra baroque et effrayant écrit par un poète dont on lit le premier roman traduit en français.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   04 juillet 2017
Il offre un dépaysement extrême, une intrigue fascinante, garantit une émotion de lecture intense et pénétrante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   21 juin 2017
La blancheur du paysage se pare de poésie noire, le thriller de reflets métaphysiques. Aux frontières de l'imagination.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   01 juin 2017
Un baleinier, un harponneur, un ancien chirurgien, le combat du Bien et du Mal... Non ce n'est pas Moby Dick mais le deuxième roman du Britannique Ian McGuire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LesEchos   03 mai 2017
« Dans les eaux du Grand Nord » n'est pas un récit d'explorateur ou un banal roman marin. C'est une noire traversée de l'âme malade des hommes, pris dans des glaces tachées de sang et d'humeurs.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   18 mai 2020
«  Les étoiles ont pivoté, la lune enflée est à moitié cachée derrière un banc de nuages nickelés .
Son esprit se transporte vers les champs de glace du Nord et les grandes merveilles qu’il verra sans doute là- bas : la licorne et le léopard de mer, le morse et l’albatros , le pétrel des neiges et l’ours polaire , il pense aux énormes baleines qui s’entassent , gris plomb comme des nuages d’orage, sous les plaques de glace silencieuse . »
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missmolko1missmolko1   05 mai 2017
Il fait demi-tour et repart vers la taverne. A cette heure de la matinée, le bar est presque désert. Un feu brûle faiblement dans l'âtre, une odeur de friture plane dans l'air. IL plonge la main dans sa poche, mais n'y trouve que des miettes de pain, un canif et une pièce d'un demi-penny.
- Un rhum, dit-il.
Il pousse son unique pièce sur le comptoir. Le barman examine le demi-penny, puis secoue la tête.
- Je pars demain à bord du Volunteer, explique-t-il. Je te laisserai une promesse de paiement.
Le barman renifle.
- Est-ce que j'ai une tête d’imbécile ? dit-il.
L'homme hausse les épaules et prend le temps de réfléchir.
- Pile ou face, alors. Mon bon couteau contre une rasade de rhum.
Il pose le canif, le barman s'en empare et l'examine avec soin. Il déplie la lame et la teste contre le gras de son pouce.
- Oui, ça c'est un beau couteau, dit l'homme. Il m'a encore jamais lâché.
Le barman tire un shilling de sa poche et le montre. Il lance la pièce et la plaque brutalement sur le comptoir. Tous deux regardent. Le barman hoche la tête, prend le couteau et le range dans la poche de son gilet.
- Maintenant va te faire foutre, dit-il.
L'homme ne change pas de visage. Il ne manifeste aucun signe de colère ou de surprise. C'est comme si la perte du couteau s'inscrivait dans un plan plus vaste et plus complexe dont lui seul est informé. Après un moment, il se penche, enlève ses bottes de marin et les pose côte à côte sur le comptoir.
- On recommence, dit-il.
Le barman lève les yeux au ciel et se détourne.
- J'en veux pas, de tes putains de bottes, repete le barman.
- T'as mon couteau, réplique l'homme. Tu peux plus reculer.
- J'ai pas besoin de putains de bottes, répète le barman.
- Tu peux plus reculer.
- Je fais ce que je veux, merde !
Appuyé à l'autre bout du comptoir, un Shetlandais les observe. Il porte un bonnet de laine et une culotte en toile incrustée de crasse. Il a les yeux rouges et baladeurs d'un ivrognes.
- Moi je vais t'offrir à boire, dit-il, pourvu que tu la boucles.
L'homme le regarde. Il s'est deja battu avec des Shetlandais, à Lerwick et à Peterhead. Ils ne sont pas très doués pour la bagarre, mais ils sont têtus et on a du mal à en finir avec eux. Celui-ci a dans sa ceinture un couteau à dépecer les baleines tout rouillé et arbore un air bravache et maussade. Après un bref silence, l'homme hoche la tête.
- C'est pas de refus, dit-il. J'ai passé la nuit aux putes et j'ai le gosier sec.
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Annette55Annette55   20 mai 2020
«  L’iceberg se déplace à la vitesse d’un homme qui marche d’un bon pas, et, sur son passage, il racle la banquise et recrache des radeaux de glace de la taille d’une maison, comme des copeaux tombant des mâchoires d’un tour » ..
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Wendat69Wendat69   13 mars 2019
Sumner hausse les épaules et contemple la lune.
-Où sont passées tes jambes? demande t-il.
Le mendiant baisse les yeux et fronce les sourcils comme s'il était surpris qu'elles aient disparu.
-Pose la question au capitaine Brownlee. Dis-lui que c'est Ort Caper qui t'envoie. Dis-lui qu'un soir on a compté mes jambes ensemble et qu'on s'est aperçus qu'il en manquait quelques-unes. Tu verras ce qu'il te répondra.
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Wendat69Wendat69   16 mars 2019
L'homme relève la tête et lui adresse un sourire. Ses dents et ses lèvres sont rouges de sang de phoque. Il découpe une autre tranche de foie cru et la lui tend. Drax hésite un instant, puis accepte.
-Ça m'est arrivé de manger pire, dit-il. Bien pire.
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