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EAN : 9782021093735
376 pages
Seuil (10/01/2013)
3.52/5   21 notes
Résumé :
A la mort de leur père, Bob, douze ans, et sa soeur Marie-Claire, dix ans, se retrouvent sans famille. Pour échapper à l'orphelinat, ils s'enfuient à New York, où ils espèrent être adoptés par un oncle qu'ils n'ont jamais vu. Les voici bientôt à Manhattan, livrés à eux-mêmes. Commence alors une aventure extraordinaire, pleine de rebondissements et de personnages étonnants, comme seuls les enfants savent en inventer. Car Bob et Marie-Claire possèdent un pouvoir fabul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Jumax
  07 mars 2013
Bob 12 ans et sa soeur Marie-Claire site le rat 10 ans vivent avec leur père à Winipeg. le rat est une drôle de petite fille, tout le monde l'aime bien, même si son frère la trouve un peu folle, elle sait plein de choses bizarres. D'ailleurs un matin elle déclare à son frère que leur père va bientôt mourir. Une semaine plus tard ils retrouvent leur père mort dans sa cuisine, s'en suit alors un grand voyage clandestin vers New York pour les deux enfants qui veulent retrouver leur dernière famille, leur oncle Jérôme et ne surtout pas être séparés. S'ensuit alors belles rencontres, gros problèmes et grandes aventures.
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Hosenford
  27 janvier 2019
Une épopée attendrissante entre frère et soeur
Du Canada aux États-Unis, Marie-Claire (dit MC) et Bob vont vivre une épopée de tous les dangers, en route vers l'inconnu pour trouver un étranger qui pourrait leur sauver la vie. Reçu ce livre par Once Upon a Book, j'ai mis du temps à le finir. Pas parce qu'il ne me plaisait pas, mais à cause du temps pris par mes études. Mais cette fois, je l'ai terminé et je l'ai adoré, malgré quelques petits défauts. Ce sont de jeunes adolescents, de 12 et 10 ans, orphelins de mère vont devenir soudain orphelin de père. Voilà qu'ils ont peur de se retrouver en orphelinat… et séparés. Alors, ils tentent le tout pour le tout, aidé par des amis : ils s'enfuient incognito de Winnipeg pour traverser la frontière et rejoindre New-York, à la recherche d'un oncle qu'ils ne connaissent pas. Sur la route, ils croiseront beaucoup de monde… et de dangers. Amis et ennemis, bienfaiteurs et hommes dangereux, voleur et star du rap : ils vont devoir faire confiance, aider, fuir ou traîner avec un monde qu'ils ne connaissent pas, sans aucune protection parentale mais toujours avec l'amour fraternel.
De l'humour et de l'attachement
On note dans ce roman jeunesse une bonne dose d'humour. Mais apparaît assez rapidement un premier défaut (quoique). En effet, Gregory Hughes a écrit à travers ses personnages de nombreuses blagues liées à la pédophilie : c'est-à-dire que chaque personnage étrange que Marie-Claire rencontrera sera surnommé de pédophile très explicitement. Alors, au début cette naïveté et cette innocence, c'est drôle, mais on le retrouve de nombreuses fois et à force, c'est gênant. Mais la suite du livre, sans vouloir spoiler, contrebalance un peu ce défaut. le plus gros défaut que je retiens de ce roman, c'est l'âge des personnages. Marie-Claire a dix ans mais elle est déjà l'archétype de l'enfant idéal : elle sait parler plusieurs langues, elle fait du théâtre, elle est orgueilleuse mais parfois à juste titre, elle arrive à défendre son père face à un inconnu sans une once de peur, elle donne aux associations, elle a un amoureux, elle est autonome et semble excessivement intelligente. J'ai l'impression que l'âge des personnages a été changé à la dernière minute car ça reste pour moi totalement irréaliste : c'est trop gros pour paraître vrai. de l'autre côté, il y a son grand-frère Bob, moins confiant, parfois maladroit et rempli de préjugés. Lui, il est amoureux de sa prof qui a 19 ans (trop jeune pour être prof). Et j'ai le sentiment qu'ils sont un peu trop jeunes pour une épopée de cette envergure, ainsi c'est dommage car ça casse un peu tout. Autre défaut, il y a quelques pages superflues, qui n'ont vraiment pas d'utilité.
Toutefois, si on ne s'arrête pas à ces défauts, on trouve un roman très plaisant à lire, où sur certains passages, j'ai vraiment ri comme rarement pour un livre (CF pour les connaisseurs la scène avec l'escroc dans la rue qui se dispute à coups d'insultes). On ressent très bien cet attachement fraternel qui est vraiment bien travaillé, notamment sur les scènes où Marie-Claire à tendance à s'évanouir pour une raison que je ne dévoilerai pas. On a réelles émotions et les personnages sont tous différents, ils ont leur caractère propre. Et la fin du roman est exceptionnelle, quoique possiblement décevante pour certains. Voilà un roman jeunesse plutôt court (écrit en gros caractères) que je vous conseille !
Lien : https://leschroniquesdejerem..
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Chikita84
  15 novembre 2020
J'ai lu ce livre car un membre de booknode me l'a proposé dans le cadre du challenge « Cadeau de noël ». La couverture est jolie, le titre sympathique et accrocheur et le résumé a aguiché ma curiosité. Malheureusement, ma lecture m'a laissé un avis mitigé.
Le début est long à se mettre en place, il ne se passe pas grand-chose d'extraordinaire. Je n'ai pas apprécié « le Rat » : elle est égoïste, égocentrique et arrogante. Même pour une petite fille de dix ans, c'est difficile d'accepter un tel caractère. Il y a une incohérence totale avec ce personnage : elle a dix ans et pourtant elle connaît un nombre incroyable de langues, un nombre incroyable de choses et elle semble connaître tout le monde… C'est simple, j'ai cru à un moment qu'on allait peut-être apprendre que c'était un fantôme, une réincarnation, une medium enfin je pensais que le récit allait peut-être prendre une tournure fantastique…
Ce qui est incohérent aussi, c'est que les amis de la famille, de Winnipeg, laissent partir en vadrouille deux enfants. Je peux comprendre qu'ils aient été sensible à un placement en centre et à leur probable séparation mais de là à les laisser partir seuls à New-York, c'est incompréhensible pour moi. On parle quand même de deux enfants qui vont errer dans les rues, livrés à eux-même face à la dangerosité de la vie et des gens…
Les points positifs c'est que lorsque leur périple commence, je me suis laissée embarquer avec eux. Je voulais savoir comment cela allait se passer et comment cela allait se terminer. Ils ont faits de mauvaises rencontres, comme on pouvait s'en douter mais aussi de très belles. Avec des gens qui sont devenus leurs protecteurs et leurs amis. La fin est triste mais logique et réaliste. L'écriture est simple et fluide.
En conclusion, je dirais que les points positifs n'ont pas réussi à surpasser le reste et donc ce n'est pas un livre qui restera gravé dans mes souvenirs. Dommage…
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nodreytiti
  01 avril 2013
Pour toi je décrocherai la lune est un roman particulier sur deux enfants particuliers qui vont vivre une aventure particulière et faire la rencontre de personnes particulières. Pas un coup de coeur, mais presque, je vais essayer au mieux de vous retranscrire mon avis sur ce merveilleux livre. Celui-ci est raconté par Bob quelques années plus tard après ces événements. Ecrit donc à la manière d'un enfant et particulièrement bien écrit car ce n'est pas toujours évident pour un auteur de se mettre à la place d'un enfant, mais Gregory Hugues a réussi ce pari.
Tout commence par notre rencontre de Bob et Marie-Claire à Winnipeg, la capitale de la province du Manitoba au Canada. Nous découvrons leur petite vie en compagnie de leur père et de tous leurs amis et nous commençons à découvrir les deux personnalités assez contraires des deux enfants. Marie-Claire dit “Le Rat” est une petite attachante un peu spéciale, qui vit les choses à fond, possède un don car elle peut ressentir à l'avance ce qu'il va se passer, veut devenir actrice et entretien une relation fusionnelle avec son père. Bob quand à lui est plus terre à terre. Poète à ses heures perdues, c'est un garçon qui n'ose pas montrer ses sentiments au contraire de sa soeur. Il admire et adore son père ainsi que sa petite soeur mais n'arrive pas à les comprendre. Tout va basculer à la mort de leur père, puisque les deux enfants décident de partir à New-York seuls dans l'espoir de retrouver leur oncle pour ne pas être séparés dans des familles d'accueil.
Bien que j'ai apprécié découvrir l'univers des enfants avant leur périple, j'ai trouvé que le livre prenait du temps à commencer, car pour moi, celui-ci commence vraiment avec leur road-trip. Armés de sac-à-dos et de vélos, ils prennent la route pour New-York où ils vont faire la connaissance de personnes aussi hétéroclites les unes des autres : arnaqueur, trafiquant et rappeur. Malfrats en tout genre qui vont se révéler avoir bon coeur et vont les aider dans leur folle quête de leur oncle à travers tout New-York en commençant par le Bronx!
On a peur pour ses enfants où tout peut leur arriver puisqu'ils sont livrés à eux-même dans la rue. Marie-Claire voit très peut le danger. Elle n'hésite pas à se lier d'amitié avec beaucoup de monde grâce à son don qui la prémunie. Bob lui a vraiment peur mais ne le montre pas car celui-ci doit protéger coûte que coûte sa petite soeur. Cependant, on a parfois l'impression, surtout dans les paroles, que c'est Marie-Claire qui protège son frère grâce à ses paroles réconfortantes.
Alors oui, on peut dire que ce qu'il leur arrive est vraiment de pure fiction, que jamais deux enfants pourraient vivre et s'en sortir selon le contexte de l'histoire, que les gens ne sont pas aussi bons et prêts à aider dans la vraie vie. Mais justement, il s'agit avant tout d'une fiction, d'un conte de fées des temps modernes où la fin nous ramène à la réalité brute de la vraie vie. Une fin qui m'a surprise tant je ne l'ai pas vue venir.
Lien : http://labibliodenodrey.word..
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Virgule-Magazine
  16 juin 2015
« Je pense que P'pa va mourir bientôt » : voilà ce qu'a dit le Rat à son grand frère Bob. Et Bob est inquiet, car le Rat a déjà eu plusieurs fois des prémonitions, qui se sont réalisées. « le Rat », c'est le surnom de Marie-Claire, une petite fille étrange, très... théâtrale. D'ailleurs, elle rêve de devenir actrice, et elle sait imiter divers accents, notamment l'accent aristocratique anglais, qu'elle fait à merveille. Malheureusement, ce qu'elle avait prédit se réalise : un jour, en rentrant de l'école, Bob et Marie-Claire trouvent leur P'pa inanimé. Il est mort. Les deux enfants décident alors de s'enfuir, et d'aller à New York, pour éviter d'être envoyés à l'orphelinat.
L'avis de Nils, 13 ans : Un très bon livre qui nous fait comprendre la détresse des orphelins se retrouvant seuls au monde. C'est aussi l'histoire d'un frère et d'une soeur prêts à tout, l'un pour l'autre. Un très bon livre, mais la fin est triste. Dommage. 
L'avis de la rédaction : Dès le titre, le ton est donné : Bob est prêt à décrocher la lune pour le Rat. C'est ce qui rend leur périple émouvant et le dénouement poignant. Et ce livre est un bip de bon roman (le Rat ne dit jamais de gros mots : elle les remplace par des "bip" dans toutes ses phrases).
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critiques presse (1)
Ricochet   14 février 2013
C'est frais, charmant, un peu déjà vu quoique osé, mais c'est la conclusion qui va faire basculer ce roman dans l'émotion brute. [...] Rien que pour ce cri superbe et douloureux d'amour filial, Pour toi je décrocherai la lune mérite une attention particulière. On referme le livre le cœur serré, tourneboulé…
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MargotmatouMargotmatou   23 mai 2013
On demanda à un flic de la circulation, à une femme sortie promener ses enfants et à un peintre en haut d’une échelle. On interrogea un chauffeur de taxi garé devant une pizzeria, un facteur et la femme avec qui il s’engueulait. On demanda aux propriétaires de magasin, aux vendeurs de rue, et au garçon dans la confiserie où le Rat s’acheta du chewing-gum. On interrogea un tatoueur dans sa boutique et la fille qu’il tatouait, et sa copine qui disait que sa mère allait la tuer. On demanda à la barmaid d’un pub irlandais, et elle demanda à son petit chien qui était debout sur le bar, mais, il ne savait pas. On demanda aux filles blacks qui gambadaient sous la pluie, et elles demandèrent à leur amie Laetitia qui répondit qu’elle n’en savait rien et qu’elle s’en fichait. On demanda à un type avec un costume tout taché qui jura qu’il pouvait le trouver, mais que ça nous coûterait un max. Et on demanda au type qui bondit soudain d’une voiture, poursuivant l’homme en costume souillé jusqu’au bout de la rue, mais il ne répondit pas. On demanda à la dame avec le parapluie cassé et au type avec des écouteurs et qui n’arrêtait pas de danser. On demanda à la fille en rollers, au type avec qui elle ne voulait pas sortir, et à son ami qui le lui avait dit. On demanda à des Noirs et à des Blancs, et aux Coréens installés devant un fast-food asiatique. On interrogea un millier d’Hispaniques qui semblaient composer la majorité de la population de tous les quartiers qu’on traversait, mais personne ne connaissait notre oncle. Pas une âme.
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nodreytitinodreytiti   01 avril 2013
- Si, je le sais. Tu vois, Bob, quand tu meurs, ton esprit quitte ton corps et il se dirige vers les cieux. Il vole autour des différents systèmes solaires et des galaxies, à plusieurs fois la vitesse de la lumière, visitant des mondes qu’on ne pourrait même pas imaginer. Etre mort, c’est ton billet pour les étoiles, mais il faut mourir pour y arriver. Jusqu’à ce que cela arrive, on ne peut qu’en rêver.

Elle me regarda, ses yeux luisants dans l’obscurité.

- Je sais que tu penses que je suis folle, Bob. Mais je ne te mentirai pas. Pas sur ce sujet.

Elle regarda les étoiles.

- Est-ce que tu peux imaginer Maman retrouvant P’pa après toutes ses années? Je te parie qu’un ange le lui a amené. Et maintenant, elle lui fait faire le tour de la Voie Lactée et il chante pour elle comme Frank Sinatra. Il est heureux, et je suis heureuse pour lui.”

Le Rat disait parfois de vraies âneries, mais là, ce n’en était pas. Je ne croyais pas vraiment à ce qu’elle avait dit. Mais, comme un enfant à qui on lit un conte, je me sentais mieux rien que de l’écouter.
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JumaxJumax   25 février 2013
"Pourquoi les gens qui veulent la guerre ne vont-ils pas se battre les uns contre les autres en nous laissant vivre en paix ?"
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nodreytitinodreytiti   01 avril 2013
Vous savez, les enfants, le rap a été décrit comme la poésie des temps modernes. Mais ce n’est de la poésie que quand c’est bien écrit. N(importe quel electro beat va faire que les frangins vont sauter sur la piste de danse. Mais seuls les mots dureront dans les mémoires. Quand j’écris une bonne phrase, je deviens nerveux: c’est comme si je tenais une main de poker gagnante. Et quand j’écris une bonne chanson, je ne peux pas dormir. J’ai montré le meilleur de mon boulot à ma maison de disques. Mais il n’y a que le gangsta rap - le rap façon gangster – qui les intéresse, et plus y a de gens qui se font butter, mieux c’est. J’ai toujours rêvé de devenir un grand artiste. Ecrire des mots qui émeuvent les gens comme Langston Hughes!

- Accroche-toi bien à tes rêves, car si les rêves meurent, la vie est un oiseau aux ailes brisées qui ne peut pas voler, déclamai-je.
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nodreytitinodreytiti   01 avril 2013
La plupart des navires avaient un drapeau canadien qui flottait au-dessus d’eux. J’aime notre drapeau canadien. C’est juste une feuille d’érable, rien de bien excitant en soi. Mais il représente plus qu’un arbre commun à l’ensemble de notre pays. Il représente le fait d’être ancré à la terre et vrai comme l’arbre lui-même. Et il symbolise la modestie et la compassion, qui sont des traits communs aux Canadiens. Du moins est-ce qu’il signifie pour moi. Je suis sûr que la plupart des gens se soucient de leur pays, mais le Canada est spécial. C’est comme l’Amérique, sans les armées ni l’arrogance.
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