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ISBN : 2714475752
Éditeur : Belfond (03/05/2018)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Londres, de nos jours
Âgée d’une vingtaine d’années, Nikki vient d’abandonner ses études et travaille dans un pub en attendant de trouver sa voie. Une émancipation peu courante pour une jeune femme sikh. Jusqu’au jour où, partie déposer une annonce au temple de Southall pour sa sœur en quête d’un mariage arrangé, Nikki tombe sur une étonnante offre d’emploi : on cherche une enseignante pour donner un cours de creative writing à un petit groupe de femmes siks.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  05 août 2018
Un roman sur le choc des cultures, malicieux, amusant et révoltant , léger et profond, coquin mais jamais vulgaire …
Nikki (22 ans) est une londonienne d' origine indienne qui s'est affranchie au grand dam de ses parents , du poids des traditions. Elle habite seule au dessus du bar où elle travaille et vient d'abandonner ses études de droit. Allant au temple pour déposer (contre son gré) une petite annonce de mariage arrangé pour sa soeur, elle tombe sur une autre annonce alléchante : une association sikhe recherche une animatrice pour un atelier d'écriture réservé aux femmes.
Ce que Nikki n'avait pas envisagé , c'est que presque aucune des inscrites ne sait lire et écrire… Ce que ces femmes ( jeunes ou moins jeunes mais presque toutes veuves...) , recherchent, c'est un endroit où s'exprimer loin des hommes, loin de la "milice de la bonne pensée" ( "les Frères").
Ce qu'elle recherchent , c'est un espace de liberté loin des voisines qui espionnent leurs fréquentations.
Ce qu'elle recherchent , c'est un endroit où se "lâcher"...
Et pour se lâcher, elle vont se lâcher puisque cet atelier va se transformer en endroit où raconter: les hommes, les mariages arrangés, leur sexualité, leurs fantasmes. Mais tout cela est bien sûr interdit…
Ce choc des cultures, vous l'aurez compris, est un formidable vivier pour un écrivain, et il y a un monde entre ce qui est autorisé pour une anglaise "de souche" et ce qui est autorisé pour une femme d'origine orientale habitant à Londres et vivant sous le regard juge et assassin , de son quartier . Nous abordons ce monde à travers les yeux de Nikki, laquelle (re)découvre sa culture . Fascination et révolte ont jalonnées ma lecture mais aussi jubilation et amusement.
Ce roman est plein de couleurs, de vies, de drames, d'entraide, d'amour et terriblement attachant. Il est en cours d'adaptation cinématographique et avait été repéré par l'actrice et productrice , Reese Whiterspoon , laquelle décidément, a l'oeil pour dégotter des perles...
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kateginger63
  07 juin 2018
Dans l'intimité de la communauté indienne , vu du côté féminin
*
J'ai choisi ce roman, non par le titre qui fait sourire, mais plutôt par son résumé qui promet une lecture engagée sur la place des femmes indiennes en Occident, partagées entre les traditions et le désir de liberté.
Alors, oui, le mot "érotique" est un des thèmes de ce livre mais pas le seul!
Lors de mon voyage en Inde , au Rajasthan, j'ai visité la communauté sikh à New Delhi. Cette culture me fascine.
*
On entre dans l'intimité de ces femmes , toujours avec pudeur et respect. Une histoire comme tant d'autres, une communauté enclavée en Occident (ici à Londres) qui reproduit les mêmes traditions, les mêmes schémas. Alors, oui, en tant qu'occidentale, j'ai parfois grincé des dents. Il est difficile de comprendre pourquoi ces femmes se soumettent à leur mari, aveuglément. Pourquoi elles acceptent la violence et se taisent.
Et puis, j'ai souri (et approuvé) leurs séances de groupe d'écriture où, sans le regard masculin (et englobant toute la communauté et la bienséance), elles se "lâchent", racontent leurs ébats dans l'alcôve, leurs fantames inavoués.
Nikki, l'indienne moderne et émancipée est l'animatrice de ce groupe. Elle qui a été élevée dans des règles strictes et qui ose se rebeller, va , à son insu (et aussi sa curiosité) lever le voile sur des pratiques secrètes et dangereuses.
*
Une intrigue qui twiste l'ensemble. Quoique les nouvelles érotiques (en italique dans le roman) pimentent et dédramatisent ce sujet si grave. A savoir les femmes pendjabi et leur désir d'émancipation dans un monde en mouvement.
*
Une ode à la vie, un texte fort , des femmes entières qui se battent.
(les hommes aussi peuvent y jeter un oeil ; cela pourrait leur donner des idées :) quand on sait que le fameux Kamasutra est né en Inde.....)
A noter, l'auteure est indienne, d'origine pakistanaise. Ce n'est donc pas un hasard si elle a choisi ce sujet si engagé. Ce roman a été choisi par le club de lecture de Reese Witherspoon.
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sonfiljuliesuit
  03 septembre 2018
Même si le titre prête à sourire, j'avoue que j'étais intriguée ! Et puis j'avais envie de sortir de ma zone de confort et surtout j'aime les livres qui parlent des femmes à travers le monde, donc je n'ai pas hésité une seconde et il a rejoint ma PAL… Même si j'ai mis quelques mois avant de l'en sortir…
Sous couvert d'une histoire banale, l'auteur aborde des sujets forts et engagés. Même si le féminisme est très présent, la communauté visée est assez méconnue pour que cela soit une révélation et une découverte de moeurs différentes de celles que nous connaissons en Europe.
Une communauté indienne, à Londres, qui oscille donc entre modernisme et tradition… Quelle place ont ces femmes qui vivent dans une communauté traditionnelle et rétrograde où elles n'ont que très peu d'espace d'expression ? Pour peu que l'on s'intéresse aux différentes cultures, on s'aperçoit vite que le schéma reste identique sur beaucoup d'aspects et cela quel que soit le coin du globe.
L'auteur, aborde non seulement la place de la femme, mais surtout la place de celle-ci une fois qu'elle est veuve et j'ai trouvé ce parti pris très intéressant. En effet, les femmes ne sont que fille de… Femme de… Mère de… Et cela trouve son pendant dans beaucoup de communauté.
Plusieurs points de vue sont abordés à travers plusieurs personnages, tous aussi bien construits les uns que les autres. On s'attache facilement à ces femmes et on fait également un parallèle avec certaines histoires glanées au gré de nos lectures ou de nos pérégrinations.
L'opposition entre modernisme, avec Nikki, née en Angleterre et ces femmes veuves qui vivent avec leurs traditions est savamment abordée sans jamais tomber dans le voyeurisme, malgré la gravité du sujet, l'humour est palpable tout en finesse et surtout empreint de réserve.
On se prête à sourire et on se dit qu'en fin de compte, qu'aux quatre coins du monde, les femmes ont le même genre d'humour… le côté cérébrale n'est jamais loin, alors même que ces femmes, certaines du moins, ne savent ni lire ni écrire… La transmission orale se fait très bien et l'imaginaire fait le reste…
Ces veuves exclues, de la vie, de par leur statut, n'en demeurent pas moins des femmes dont les désirs sont identiques à ceux des femmes « modernes ». Les fantasmes ne sont pas différents, peut-être plus exacerbés de par la frustration à laquelle elles sont imposées…
L'auteur leur accorde une place prépondérante, mais n'en exclue pas pour autant les hommes… Qui pour beaucoup sont dépeints d'une manière lucide avec cette volonté de maintenir les traditions, leur permettant d'avoir toujours la main mise sur une communauté qu'ils ne souhaitent pas voir évoluer…
L'accent est mis sur les injustices faites aux femmes, mais aussi à certains hommes, qui tentent de trouver leur place entre modernisme et tradition. Une histoire qui bouleverse tant elle est criante de vérité.
Une histoire qui va bien au-delà d'un simple club d'écriture, d'alphabétisation…
J'ai retrouvé ces instants de complicité, que j'ai connu enfant, dans un monde de femmes où l'homme n'avait que peu de place. Ces instants où les langues se délient et s'expriment pour parler de ses désirs les plus enfouis… Ces instants qui m'ont fait grandir et m'ont marqué de par la joie qui s'en dégageait. J'ai grandi en Tunisie (même si on ne peut pas comparer la place de la femme) et j'ai souvent vécu des soirées entre femmes et je me suis souvenues de la liberté d'expression de certaines et de ces moments de fous rires, que moi petite fille je ne comprenais pas…
Mais qui m'ont construite en partie et m'ont surtout guidé dans certains choix de vie…
Le choix… La femme a-t-elle la possibilité de choisir ? Ou doit-elle provoquer les choses pour choisir sa vie ? On a souvent l'impression que c'est une lutte entre homme et femme…
Alors même que cela doit-être un désir de vivre ensemble dans un respect mutuel… Peut-on s'affranchir du conditionnement de notre éducation ?
Un livre qui semble drôle, qui fait sourire, puisqu'il y a bien quelques passages érotiques, qui aborde des sujets graves, mais surtout des sujets qui nous poussent à réfléchir… Comme quoi les choses passent beaucoup mieux avec l'humour…
Un message fort, sous couvert de légèreté et d'histoires érotiques, qui met en exergue la place de ces femmes qui deviennent complètement transparentes, une fois que le mari a disparu. Une lecture tout en profondeur, avec un vrai sujet de société que j'ai beaucoup aimé !
A travers les voix de ces femmes fières, qui assument leur statut et leurs désirs, Nikki trouvera son équilibre entre tradition et modernisme pour enfin suivre sa route.


Lien : https://julitlesmots.com/201..
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Gaoulette
  18 juillet 2018
Courgette. Concombre. Aubergine.
Avez vous déjà entendu votre mamie employait ce terme pour décrire le membre puissant de votre papy?
Voilà ce que va entendre Nikki, jeune anglo-indienne de 22 ans qui va donner des cours d'alphabétisation et de lecture à des veuves indiennes dans un temple associatif. Des veuves qui vont se lâcher deux fois par semaine pour notre plus grand plaisir. Ces femmes indiennes vont retrouver leur liberté. Un cours de littérature où des femmes vont partager leur expérience d'épouse, de mariage arrangé, des traditions hindoues, de leur expériences sexuelles.....
J'aurais pu me retrouver avec une confrontation entre la modernité représentée par Nikki et la tradition qui refuse d'avancer. A travers ses personnages hauts en couleur, Balli Kaur Jaswal va beaucoup plus loin qu'un chick lit où des indiennes un peu âgées parlent de sexe sans prononcer le mot "bite". L'auteure aborde des sujets contemporains, la double nationalité. La jeune indienne parfaitement intégrée en Angleterre mais qui doit aussi faire plaisir aux valeurs de ses parents. Parents qui refusent de s'intégrer à son pays d'accueil et préférera vivre avec sa communauté. Southall c'est Chinatown, Harlem.....Un pays dans un pays. Une terre d'accueil qu'on refuse d'intégrer entièrement.
Dans cette maison associative, Nikki va trouver une identité qu'elle se cherchait encore. Elle va s'ouvrir à ces femmes pour écouter les traditions de son pays d'origine. Oui car Nikki malgré sa couleur de peau ensoleillée croit en l'amour, aux expériences sexuelles, à la cigarette, au pub.... Elle a des idées arrêtées sur sa soeur, sa mère et toutes ces femmes indiennes.
Ces deux mondes vont s'apporter plus qu'on ne le pense. L'auteure traite sur la tolérance, le soutien, la communication et surtout l'ouverture d'esprit.
Un super moment de lecture qui m'a donné des moments burlesques mais surtout une bonne prise de réflexion sur ces personnes qui ont double nationalité et ne sentent chez eux nulle part. Pas assez blanche pour être anglaise. Pas assez traditionnelle pour être indienne. Un roman avec beaucoup de valeur, de partage et d'humour où le désir est le même pour n'importe quelle femme. Roman à lire à tout prix. Une coup de coeur garanti.
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Eroblin
  31 mai 2018
Nikki est une jeune femme sikh qui a quitté le domicile familial après la mort de son père pour mener une vie indépendante. Pour le moment, elle ne sait pas encore quel chemin va prendre son avenir professionnel, aussi pour faire bouillir la marmite, travaille-t-elle dans un pub. Quand elle voit la petite annonce qui cherche une enseignante, elle se dit qu'elle tient là l'occasion de sa vie. Elle va pouvoir animer un atelier d'écriture… Mais dès son premier contact avec les femmes qui rejoignent le cours, Nikki comprend tout de suite son erreur. Ces dames sont toutes des veuves, la plupart analphabètes et apprendre à lire leur semble bien morne. Ce qu'elles veulent c'est raconter des histoires, et si possibles épicées. Un peu contre son gré, Nikki se retrouve à transcrire les récits imagés de ces dames, en sachant qu'elle risque de fâcher bon nombre de gens, en passant par Kulwinder la femme qui l'a embauchée et un groupe de Frères, de jeunes sikhs qui se sont autoproclamés gardiens de la vertu de leur mère, soeur, cousine, etc. Parallèlement à ces réunions où les dames rivalisent d'imagination, Nikki va s'intéresser à la mort de la fille de Kulwinder qui l'intrigue. On dit qu'elle s'est suicidée mais pourquoi surveille-t-on les faits et gestes de Kulwinder, qui est celui qui suit Nikki dans la rue ?
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman qui allie à la fois drôlerie, tendresse et drame. Même si ces femmes sikhs vivent en Angleterre, elles restent soumises aux conventions, aux pressions de leur entourage, du quartier. Les histoires qu'elles racontent entre elles durant le moment du cours, leur permettent de braver les interdits (les récits parlent de rencontres et de sexe), les contraintes et la solitude que bon nombre d'entre elles vivent. C'est aussi un pied de nez à ces Frères qui imposent leur morale. Kulwinder, elle-même, au départ outrée quand elle apprend la teneur du cours, s'aperçoit qu'elle a bien tort d'empêcher ces femmes de s'adonner à ce plaisir qui ne regarde qu'elles-mêmes. Elle en vient à les lire, ces nouvelles olé, olé, ce qui la rapproche de son mari et les amène enfin à évoquer la mort de leur fille, sujet tabou entre eux depuis la tragédie. Kulwinder, aidée par Nikki va enfin envisager qu'elle puisse demander justice pour sa fille. le roman est émaillé de ces petites histoires coquines, ce qui permet aux lecteurs et lectrices d'apprécier l'imagination des veuves. La romance pour émanciper les esprits, quelle belle idée ! Je vous recommande ce roman que j'ai pu découvrir grâce aux Editions Belfond et Netgalley.

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   04 août 2018
Bien sûr que Resham va répandre des rumeurs sur la fille et prétendre qu'elle n'était pas assez bien pour son précieux garçon, reprit Sheena. C'est une mère indienne à l'ancienne, totalement dingue de ses fils. Quand son cadet s'est marié, elle a dormi dans leur lit un mois durant, entre sa femme et lui, pour les empêcher d'avoir des relations.
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iris29iris29   05 août 2018
Dans les contes indiens traditionnels, les enfants désobéissants sont la première cause des problèmes cardiaques, des grosseurs cancéreuses, des pertes de cheveux et autres maux qui affligent leurs pauvres parents.
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Olivia-AOlivia-A   04 juillet 2018
C'est où, Southall ?
La question la surprit. Depuis qu'elles étaient amies, elle avait forcément parlé de Southall à Olive. Mais après tout, elles s'étaient connues dans le secondaire, des années après que les parents de Nikki eurent estimé que ces incursions d'une journée au Pendjab créaient trop de problèmes. Au moins, Olive n'avait pas eu à l'entendre se plaindre de ces samedis entiers gâchés à chercher de la coriandre en poudre d'excellente qualité et des graines de moutarde.
Nikki s'arrêta et regarda autour d'elle. Il n'y avait que des femmes, la tête couverte - des femmes courant derrière leurs bambins, des femmes qui se regardaient de travers, des femmes voûtées appuyées sur des déambulateurs. Chacune avait une histoire. Elle s'imaginait parler à une pièce pleine de femmes pendjabies. Ses sens étaient maintenant submergés par la couleur des kameez, les froufrous du tissu et les crayons qui tapotent, l'odeur de parfum et de curcuma mêlés. Et son but se révéla dans toute sa clarté. "Certaines personnes ne connaissent même pas l'existence de cet endroit, dirait-elle. Il faut que ça change." L'oeil ardent, avec acharnement, elles écriraient leurs histoires pour que le monde entier les lise.
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iris29iris29   05 août 2018
J'ai mis une annonce pour elle sur le tableau des mariages. (…)
- J'aime bien l'annonce qui mentionne le groupe sanguin du type, dit Nikki. Parmi les devoirs d'une bonne épouse figure probablement le don de rein.
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iris29iris29   07 août 2018
Quand je suis au lit le soir et que j'ai du mal à dormir, ce sont des histoires d'amour que je me raconte, déclara Manjeet. C'est mieux que de compter les moutons ou de prendre un cachet. Ça m'aide à me détendre.
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