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ISBN : 2714475752
Éditeur : Belfond (03/05/2018)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Londres, de nos jours
Âgée d’une vingtaine d’années, Nikki vient d’abandonner ses études et travaille dans un pub en attendant de trouver sa voie. Une émancipation peu courante pour une jeune femme sikh. Jusqu’au jour où, partie déposer une annonce au temple de Southall pour sa sœur en quête d’un mariage arrangé, Nikki tombe sur une étonnante offre d’emploi : on cherche une enseignante pour donner un cours de creative writing à un petit groupe de femmes siks.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  07 juin 2018
Dans l'intimité de la communauté indienne , vu du côté féminin
*
J'ai choisi ce roman, non par le titre qui fait sourire, mais plutôt par son résumé qui promet une lecture engagée sur la place des femmes indiennes en Occident, partagées entre les traditions et le désir de liberté.
Alors, oui, le mot "érotique" est un des thèmes de ce livre mais pas le seul!
Lors de mon voyage en Inde , au Rajasthan, j'ai visité la communauté sikh à New Delhi. Cette culture me fascine.
*
On entre dans l'intimité de ces femmes , toujours avec pudeur et respect. Une histoire comme tant d'autres, une communauté enclavée en Occident (ici à Londres) qui reproduit les mêmes traditions, les mêmes schémas. Alors, oui, en tant qu'occidentale, j'ai parfois grincé des dents. Il est difficile de comprendre pourquoi ces femmes se soumettent à leur mari, aveuglément. Pourquoi elles acceptent la violence et se taisent.
Et puis, j'ai souri (et approuvé) leurs séances de groupe d'écriture où, sans le regard masculin (et englobant toute la communauté et la bienséance), elles se "lâchent", racontent leurs ébats dans l'alcôve, leurs fantames inavoués.
Nikki, l'indienne moderne et émancipée est l'animatrice de ce groupe. Elle qui a été élevée dans des règles strictes et qui ose se rebeller, va , à son insu (et aussi sa curiosité) lever le voile sur des pratiques secrètes et dangereuses.
*
Une intrigue qui twiste l'ensemble. Quoique les nouvelles érotiques (en italique dans le roman) pimentent et dédramatisent ce sujet si grave. A savoir les femmes pendjabi et leur désir d'émancipation dans un monde en mouvement.
*
Une ode à la vie, un texte fort , des femmes entières qui se battent.
(les hommes aussi peuvent y jeter un oeil ; cela pourrait leur donner des idées :) quand on sait que le fameux Kamasutra est né en Inde.....)
A noter, l'auteure est indienne, d'origine pakistanaise. Ce n'est donc pas un hasard si elle a choisi ce sujet si engagé. Ce roman a été choisi par le club de lecture de Reese Witherspoon.
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Gaoulette
  18 juillet 2018
Courgette. Concombre. Aubergine.
Avez vous déjà entendu votre mamie employait ce terme pour décrire le membre puissant de votre papy?
Voilà ce que va entendre Nikki, jeune anglo-indienne de 22 ans qui va donner des cours d'alphabétisation et de lecture à des veuves indiennes dans un temple associatif. Des veuves qui vont se lâcher deux fois par semaine pour notre plus grand plaisir. Ces femmes indiennes vont retrouver leur liberté. Un cours de littérature où des femmes vont partager leur expérience d'épouse, de mariage arrangé, des traditions hindoues, de leur expériences sexuelles.....
J'aurais pu me retrouver avec une confrontation entre la modernité représentée par Nikki et la tradition qui refuse d'avancer. A travers ses personnages hauts en couleur, Balli Kaur Jaswal va beaucoup plus loin qu'un chick lit où des indiennes un peu âgées parlent de sexe sans prononcer le mot "bite". L'auteure aborde des sujets contemporains, la double nationalité. La jeune indienne parfaitement intégrée en Angleterre mais qui doit aussi faire plaisir aux valeurs de ses parents. Parents qui refusent de s'intégrer à son pays d'accueil et préférera vivre avec sa communauté. Southall c'est Chinatown, Harlem.....Un pays dans un pays. Une terre d'accueil qu'on refuse d'intégrer entièrement.
Dans cette maison associative, Nikki va trouver une identité qu'elle se cherchait encore. Elle va s'ouvrir à ces femmes pour écouter les traditions de son pays d'origine. Oui car Nikki malgré sa couleur de peau ensoleillée croit en l'amour, aux expériences sexuelles, à la cigarette, au pub.... Elle a des idées arrêtées sur sa soeur, sa mère et toutes ces femmes indiennes.
Ces deux mondes vont s'apporter plus qu'on ne le pense. L'auteure traite sur la tolérance, le soutien, la communication et surtout l'ouverture d'esprit.
Un super moment de lecture qui m'a donné des moments burlesques mais surtout une bonne prise de réflexion sur ces personnes qui ont double nationalité et ne sentent chez eux nulle part. Pas assez blanche pour être anglaise. Pas assez traditionnelle pour être indienne. Un roman avec beaucoup de valeur, de partage et d'humour où le désir est le même pour n'importe quelle femme. Roman à lire à tout prix. Une coup de coeur garanti.
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Eroblin
  31 mai 2018
Nikki est une jeune femme sikh qui a quitté le domicile familial après la mort de son père pour mener une vie indépendante. Pour le moment, elle ne sait pas encore quel chemin va prendre son avenir professionnel, aussi pour faire bouillir la marmite, travaille-t-elle dans un pub. Quand elle voit la petite annonce qui cherche une enseignante, elle se dit qu'elle tient là l'occasion de sa vie. Elle va pouvoir animer un atelier d'écriture… Mais dès son premier contact avec les femmes qui rejoignent le cours, Nikki comprend tout de suite son erreur. Ces dames sont toutes des veuves, la plupart analphabètes et apprendre à lire leur semble bien morne. Ce qu'elles veulent c'est raconter des histoires, et si possibles épicées. Un peu contre son gré, Nikki se retrouve à transcrire les récits imagés de ces dames, en sachant qu'elle risque de fâcher bon nombre de gens, en passant par Kulwinder la femme qui l'a embauchée et un groupe de Frères, de jeunes sikhs qui se sont autoproclamés gardiens de la vertu de leur mère, soeur, cousine, etc. Parallèlement à ces réunions où les dames rivalisent d'imagination, Nikki va s'intéresser à la mort de la fille de Kulwinder qui l'intrigue. On dit qu'elle s'est suicidée mais pourquoi surveille-t-on les faits et gestes de Kulwinder, qui est celui qui suit Nikki dans la rue ?
J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman qui allie à la fois drôlerie, tendresse et drame. Même si ces femmes sikhs vivent en Angleterre, elles restent soumises aux conventions, aux pressions de leur entourage, du quartier. Les histoires qu'elles racontent entre elles durant le moment du cours, leur permettent de braver les interdits (les récits parlent de rencontres et de sexe), les contraintes et la solitude que bon nombre d'entre elles vivent. C'est aussi un pied de nez à ces Frères qui imposent leur morale. Kulwinder, elle-même, au départ outrée quand elle apprend la teneur du cours, s'aperçoit qu'elle a bien tort d'empêcher ces femmes de s'adonner à ce plaisir qui ne regarde qu'elles-mêmes. Elle en vient à les lire, ces nouvelles olé, olé, ce qui la rapproche de son mari et les amène enfin à évoquer la mort de leur fille, sujet tabou entre eux depuis la tragédie. Kulwinder, aidée par Nikki va enfin envisager qu'elle puisse demander justice pour sa fille. le roman est émaillé de ces petites histoires coquines, ce qui permet aux lecteurs et lectrices d'apprécier l'imagination des veuves. La romance pour émanciper les esprits, quelle belle idée ! Je vous recommande ce roman que j'ai pu découvrir grâce aux Editions Belfond et Netgalley.

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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Olivia-A
  09 juillet 2018
Nikki vit de petits boulots depuis qu'elle a abandonné ses études de droit. Elle s'était contentée jusque là de travailler dans un bar, mais décide de diversifier ses activités quand elle tombe sur une annonce pour un club d'écriture à Southall. Jeune femme sikhe  émancipée après avoir été élevée par des parents assez traditionnels, elle est bien loin de se douter de l'aventure dans laquelle vont la plonger ces "cours d'écriture". A l'initiative de quelques veuves surprenantes, ce cours d'écriture va devenir un lieu de partage, d'émancipation et de rédemption pour toutes les femmes pendjabies.
Véritable plongée dans le monde coloré de Southall, ce Pendjab miniature reconstitué au coeur de Londres, ce livre est incroyablement dépaysant. J'y ai retrouvé le Londres que je connaissais bien avec ses bars sombres et étouffants et ses métros surpeuplés, et puis j'ai découvert une nouvelle partie de cette ville, un quartier à part où l'Occident n'a pas droit de cité, où la modernité n'a pas encore percé, un lieu où les traditions sont préservées, un lieu où on ne sert que du dahl et des jalebis et où on ne boit que du chai. Au-delà du côté folklorique de ce quartier, l'auteur en fait ressortir les contradictions, les limites et les aberrations. Elle nous fait entrer sans plus de cérémonies dans l'intimité des femmes de la communauté pendjabie, dans leur quotidien de maîtresses de maison au service de leurs maris - et dans la solitude extrême des veuves qui n'ont pas su retenir leurs époux. Chaque instant que Nikki passe en présence de ces femmes ne fait que mettre en valeur leur exclusion, leur immobilité sociale, leur soumission - en comparaison, la jeune fille est incroyablement libre et moderne. C'est un combat constant entre Occident et Orient, entre tradition et modernité, entre hommes et femmes, un combat qui se joue à coups d'histoires érotiques et de rassemblements secrets. 
Entraînée par sa curiosité naturelle, Nikki se pourra pas s'empêcher de s'immiscer dans les histoires sordides de la communauté, ces histoires de jeunes filles sacrifiées pour l'honneur, pour préserver leur famille de l'opprobre. le club de lecture n'est que la face immergée de l'iceberg, une image simplifiée du carcan imposé aux femmes pendjabies, une façon amusante d'aborder le sujet et d'amener le lecteur à s'intéresser aux drames entraînés par ces traditions ancestrales dépassées. Habilement, l'auteur nous montre les conséquences désastreuses d'une culture aussi inflexible, en alternant humour et faits glaçants, rendant le récit absolument passionnant. 
Une belle lecture, réaliste et décomplexée, intelligente et sensible, avec un message d'avenir pour toutes les femmes en quête d'indépendance.
Lien : https://theunamedbookshelf.c..
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musemania
  08 juillet 2018
Je souhaite vivement remercier les éditions Belfond et plus particulièrement, Carine Verschaeve de m'avoir offert l'opportunité de participer au Book Club le Cercle Belfond ce 8 juillet. Ce fût mon premier book club mais j'espère, pas mon dernier. J'ai réellement apprécié ce moment de partage avec d'autres lectrices. Il m'a permis de réaborder certains aspects du livre différemment car chaque lectrice se forge sa propre opinion de l'histoire. Ce fut enrichissant de partager cette expérience autour d'un si chouette livre, qui est un de mes coups de coeur de l'année.
On y découvre Nikki, jeune femme sikh de Londres dont la vie professionnelle est au point mort depuis l'arrêt de ses études de droit, au grand dam de ses parents. Venant d'une communauté encore très traditionnaliste dans ses valeurs, Nikki détonne par ses choix féministes et son indépendance. Alors que sa soeur Mindi cherche désespérément un mariage arrangé, Nikki découvre au temple, une offre d'emploi pour ce qu'elle croit être, un cours d'écriture. Et si c'était enfin l'occasion de changer de vie pour elle ? Que va-t-elle réellement découvrir avec ses nouvelles élèves ?
Je n'en dirai pas plus car ce livre offre de nombreuses surprises que j'ai apprécié découvrir au fil des pages. En plus de ces surprises, on se plonge dans un roman engagé, dans lequel on découvre la communauté penjabie de Londres et sa confrontation perpétuelle entre les valeurs traditionnelles et l'envie de liberté de ses membres (surtout, féminines).
C'est vrai que j'ai parfois été estomaquée par la façon dont ces femmes avaient de réagir face aux décisions de leurs époux, face à la violence physique et/ou verbale dont elles étaient victimes, surtout qu'en soit Londres est si proche de nous. Mais les poids des valeurs parfois rétrogrades et de la tradition sont tellement lourds que cette vie dans une capitale « européenne » ne s'écarte que très peu de celle au pays. Honneur et importance de la famille sont indissociables, malgré parfois le caractère rétrograde que cela peut faire peser sur des jeunes filles qui ne souhaitent vivre que comme les autres.
Les personnages sont particulièrement attachants dans ce livre et il me fut difficile de les quitter. Ne vous effrayez pas des prénoms indiens, car l'auteure saura vous les décrire et les forger dans l'histoire de telle façon que vous pourrez les visualiser mentalement au fil du récit.
Comme vous pouvez le constater, j'ai vraiment aimé cette histoire aux senteurs si chaudes et orientales. Derrière ce titre assez « loufoque », les thèmes sont forts et encore si présents quotidiennement : la place de la femme dans la société ; le combat que certaines femmes mènent face à une société si patriarcale et machiste parfois ; le fait que pour certains, la vie d'une fille/femme vaut moins que celle d'un homme, les crimes d'honneur, …. Même si ces thèmes durs font encore échos à l'actualité, Balli Kaur Jaswal a su saupoudrer son récit d'un humour caustique et d'une tendresse si attachante.
Je ne peux donc que vous conseillez de choisir ce livre pour le mettre dans vos valises cet été. Loin du livre feel-good simpliste qu'on pourrait supposer par ce titre à rallonge et léger, il vous occasionnera, j'en suis certaine, un réel coup de coeur assuré !
Lien : http://musemaniasbooks.blogs..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
GaouletteGaoulette   09 juillet 2018
Ma bien-aimée. Ton corps est une galaxie toute entière. Tes grains de beauté et tes fossettes, une cascade d’etoiles. Je ne suis qu’un nomade du désert, un bédouin las, aux lèvres desséchées, en quête d’un rafraîchissement.
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AtasiAtasi   08 juillet 2018
Nikki s'arrêta et regarda autour d'elle. Il n'y avait que des femmes, la tête couverte - des femmes courant derrière leurs bambins, des femmes qui se regardaient de travers, des femmes voûtées appuyées sur des déambulateurs. Chacune avait son histoire. Elle s'imaginait parler à une pièce plein de femmes pendjabies. Ses sens étaient maintenant submergés par la couleur des kameez, les froufrous de tissu et les crayons qui tapotent, l'odeur de parfum et de curcuma mêlés.
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GaouletteGaoulette   09 juillet 2018
Un proverbe disait qu’une femme sans mari était un arc sans flèches. Dalpreet approuvait, mais elle croyait aussi qu’être un homme sans femme se révélait encore plus problématique.
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GaouletteGaoulette   09 juillet 2018
Les filles de votre génération ont plus de chance. Au moins, vous connaissez la personne avant de l’epouser. Vous pouvez distinguer les cretins des cretins finis.
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GaouletteGaoulette   09 juillet 2018
- Le mien a essayé de mettre sa banane entre mes seins, un jour. Je ne le recommande à personne. C’etait voir un canoë au fond d’une gorge.
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