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ISBN : 2017007188
Éditeur : Hachette (07/02/2018)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.

Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  18 septembre 2018
Un roman pour adolescents, pris totalement par hasard, et qui s'est avéré complétement addictif et bouleversant…
Juliet a perdu sa mère récemment et se rend souvent au cimetière lui déposer une lettre sur sa tombe. Il faut dire qu'elles se voyaient peu (sa maman était photographe/reporter de guerre ) et , leur mode de communication , c'était les mots , par mails, lettres etc...
Un jour, une personne a répondu à cette lettre…
Et cette personne , c'est Declan, adolescent tourmenté, qui effectue des travaux d'intérêt général au cimetière.
Entre " La Fille du Cimetière" et "Crépuscule", va commencer une relation ( d'abord épistolaire puis par mails), qui va leur faire beaucoup de bien.
Cantonner cette histoire à ce début serait lui faire injure, penser qu'il s'agit d'une simple romance, une bluette pour adolescents , serait une erreur, c'est beaucoup mieux que ça , c'est bouleversant…
D'abord parce que ça parle d'ados en souffrance, puis de deuils, de résilience , mais pas que…
Démission des parents, alcoolisme, irresponsabilité, rejet, secret, maltraitance.
Et puis une lumière au bout du tunnel : famille d'accueil, générosité, adultes à l'écoute, et les mots qui guérissent et puis l'amitié , l'amitié …
Affection que Juliet ressent pour sa meilleure amie mais surtout amitié fraternelle, "amitié-roc", amitié à la vie , à la mort de Declan pour Rev et réciproquement. Si on peut avoir un coup de foudre pour des personnages de fiction, et bien j'en ai eu un gros , pour ce duo brinquebalant , mais tellement, tellement émouvant … J'en ai eu aussi un , pour "Melon", le tuteur de Declan, chargé de le surveiller pendant ses heures de travaux d'intérêt général, tellement humain, tellement "papa", et puis aussi pour sa fille . Et puis , et puis… beaucoup de personnages formidables.
Au côtés émouvants vient se rajouter une bonne dose de suspens ( vers la page 313) et là je me suis pris une claque monumentale car je ne m'attendais pas du tout à cette évolution, laquelle ne fait que renforcer tout le bien que je pense du travail de Brigid Kemmerer .
Le titre américain traduit de façon plus subtile et profonde que le titre français , la notion de deuil : Letters to the lost (Lettres à la perte ) .
Un roman bouleversant et attachant qui séduira un public adolescents et adultes.
PS: ( si je puis me permettre) , le dessin qui orne mon édition, est bien plus joli et poétique que celui de la couverture qui s'affiche sur Babelio...
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Ziliz
  21 novembre 2018
Comme Désirée et Benny dans 'Le mec de la tombe d'à côté' (K. Mazetti), Juliet et Declan, lycéens, font connaissance dans un cimetière. Mais indirectement, par le biais d'une lettre posée sur une tombe, adressée à une défunte et lue par curiosité.
La relation part mal, façon 'C'est quoi ce malotru qui ose interférer, me parler de douleur, comparer la sienne à la mienne ?' (Juliet n'est pas du genre à formuler du 'gros connard', même dans sa tête).
Les échanges se poursuivent néanmoins, par petits mots sur papier, puis par mail, et chacun reste masqué derrière son pseudo.
Roman épistolaire du 21e siècle, mystère, attente fébrile du prochain message, coeur qui bat à tout rompre, douche écossaise, malentendus, je t'aime moi non plus. Si on a lu (ou juste commencé) 'Quand souffle le vent du nord' (D. Glattauer), on visualise, et on imagine un dénouement tout rose bonbon. Depuis que j'ai dévoré à dix ans 'Papa longues jambes' (J. Webster), on ne me la fait plus.
Le tout est arrosé de folklore lycéen américain, avec bal où ces demoiselles viennent en robe à froufrous, accompagnées d'un chevalier sapé comme un prince, où les fifilles de bonne famille fuient devant un mec à capuche, où des pompom girls ont des 'tenues rouges et blanches', et des 'cheveux et jupes qui tourbillonnent dans les airs', etc.
AU SE-COU-OU-RS !!
Mais non, revenons, parce qu'il y a plein de choses fortes dans ce roman. Des mots bien choisis, que se balancent ou s'échangent tendrement et à coeur ouvert des jeunes en souffrance - sur le deuil, la culpabilité, le sentiment d'échec, le regard des autres, la pression parentale, la maltraitance... Et bien sûr, il est question d'amour, mais aussi d'Amitié solide, contre vents et marées, et de littérature salvatrice.
A partager avec ses grands ados, après avoir coché sur son livre des passages qui montrent à quel point les parents peuvent se gourer, être minables...
😢😏😉
• Merci, Iris, pour l'idée ! 😘
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LucileMM
  24 juin 2018
Juliet a perdu récemment sa maman. Pour ne pas briser la complicité qui les liait, elle dépose des lettres sur la tombe de la disparue.
Declan a été condamné à des travaux d'intérêt général et doit aider le jardinier du cimetière quelques heures par semaine. le jour où il trouve une lettre de Juliet, il ne peut s'empêcher d'y répondre.
Une relation épistolaire démarre alors entre ces deux êtres blessés ...
"PS: tu me manques" est un livre jeunesse qui peut se lire à tout âge. Les sujets abordés sont durs ( le deuil, la culpabilité...) mais hormis quelques scènes difficiles, ce qui se dégage de cette lecture c'est une impression de tendresse nécessaire, de douceur et l'espoir de la résilience.
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PegLutine
  25 octobre 2018
Dans le flot de toutes les pensées qui me traversent à la fin de ce livre, je me dis que c'est dommage de séparer la littérature en catégories! Ce roman magnifique était clairement estampillé "jeunesse" avec l'autre couverture (pas belle du tout à mes yeux mais c'est juste mon avis!), alors qu'il est profond, bien écrit et que tout le monde pourrait y puiser de fortes émotions. On parle de thèmes très touchants comme la relation parent-enfant, qu'elle soit apaisée ou conflictuelle, comme le pouvoir des mots à panser les blessures, et les personnages ne sont ni manichéens ni héros sans le savoir.
A force de lire des romans "jeunesse", on pourrait croire que je suis devenue midinette naïve et émotive (oui j'ai lu Nos étoiles contraires, et oui j'ai lu Everything Everything!! et j'ai beaucoup aimé, et j'ai beaucoup pleuré..) : je suis très bon public c'est vrai et une part de moi-lectrice est encore celle que j'étais quand j'étais ado-lectrice. J'aime beaucoup quand les auteurs explorent la construction de soi et les méandres de la psychologie avec des personnages "normaux" (pas stéréotypés) et j'aurais adoré ce livre si je l'avais eu entre les mains à cette époque. A 40 ans je l'ai adoré aussi et je remercie chaleureusement la jeune fille qui me l'a conseillé (Salut Lilibooky!). Maintenant je vais faire en sorte, grâce à mon métier de "conseillère en lecture jeunesse" ou plutôt de documentaliste en collège, de faire circuler cette histoire pour qu'elle touche d'autres personnes, sans limite d'âge et sans préjugé!
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Eroblin
  16 septembre 2018
J'ai beaucoup aimé ce roman à destination des adolescents sur le deuil et la culpabilité. Juliet a beaucoup de mal à surmonter la mort de sa mère, journaliste célèbre qui parcourait la planète pour des reportages photos dans des pays en guerre. Elle est morte dans un accident de voiture en rentrant chez elle, à la demande de sa fille. Declan, de son côté, vit dans la culpabilité et la souffrance depuis que son père, alcoolique, a tué sa petite soeur. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer car Declan est considéré comme le mouton noir au lycée, tout le monde est persuadé qu'il finira mal. Et pourtant, Declan remarque un jour Juliet devant la tombe de sa mère qui dépose un courrier. Intrigué, il lit la lettre et laisse une réponse… D'abord furieuse, Juliet va lui répondre et bientôt s'établit entre eux une correspondance qui leur permet à tous les deux d'exprimer des pensées et des sentiments qu'ils sont incapables d'avouer à leurs proches.
Je déteste l'expression « faire son deuil », je trouve que le verbe est trop banal puisqu'on peut l'utiliser pour bon nombre d'autres actions. Mais là, elle a sa place car Juliet et Declan parviennent peu à peu à surmonter cette impression de vide absolu qu'ils ressentent depuis la mort de leur mère/ soeur. La correspondance leur sert d'exutoire, de confident : ils peuvent exprimer ce qu'ils n'osent pas se dire à voix haute. J'ai beaucoup aimé ces passages épistolaires qui introduisent la plupart des chapitres et nous amènent à apprécier très vite ces deux adolescents en souffrance. Comme eux, on redoute le moment où ils se verront et se reconnaîtront car on a peur que le « charme » disparaisse. Car Juliet et Declan se croisent au lycée et, chaque fois qu'ils se voient, on ne peut pas dire qu'ils s'apprécient. Je n'irai pas plus loin dans l'intrigue, je vous conseille de lire ce beau et grave roman.
Je mets 4 chats et demi.

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   29 avril 2018
Je commence par me dire que cette fille est cinglée.
Qui laisse un message à un inconnu dans un cimetière ?
Puis je me rends compte que je suis franchement mal placé pour la juger.
L’un dans l’autre, elle ne me connaît pas. Elle ne sait pas ce que je comprends ou pas.
Je ne devrais même pas être là. Le jeudi soir je suis censé tondre dans l’autre section du cimetière. Et ce n’est pas vraiment comme si j’avais du temps à perdre pour lire la lettre d’une inconnue.
Melon a jeté un regard appuyé à sa montre quand je me suis pointé avec cinq minutes de retard. S’il me voit me la couler douce, il me le fera payer.
Et s’il me menace encore une fois d’appeler la juge, je vais péter un câble.
Au bout d’un moment, l’irritation initiale se dissipe et laisse place à la culpabilité. Si je suis ici, c’est parce que la dernière lettre m’avait touché. J’étais curieux de savoir s’il y en aurait une autre.
Je ne m’attendais pas à ce qu’on lise ce que j’avais écrit. Et c’est une sacré claque lorsque je comprends qu’elle a dû ressentir exactement la même chose.
Je cherche un stylo dans ma poche, ne trouve que mes clés et mon briquet.
Ah mais oui…Rev avait besoin d’un crayon tout à l’heure. Ça ne lui ressemble pas de garder un truc qui ne lui appartient pas, même un vieux crayon sans valeur.
Peut-être que c’est un message du destin, une façon de me dire de prendre le temps de réfléchir avant de parler. Avant d’écrire. Enfin bref.
Je replie le message incendiaire et le fourre dans ma poche. Puis je sors mes gants et vais chercher ma tondeuse. J’ai beau détester cet endroit, au bout de plusieurs semaines j’ai appris un truc : rien de tel que les travaux forcés pour réfléchir.
Je vais bosser, et je vais réfléchir.
Ensuite, plus tard, j’écrirai.
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ZilizZiliz   18 novembre 2018
Brandon nous a prises alors qu'on était dans les bras l'une de l'autre, les yeux fermés, et on devine à peine les larmes qui perlent sur nos cils. L'émotion est palpable alors même que l'image est minuscule. C'est une belle photo.
- Tu es vraiment doué, Brandon.
Je le pense. Il a toujours été bon, mais on est à des années-lumière de ce qu'il faisait au printemps dernier.
- C'est presque du gâchis d'utiliser un talent pareil pour l'annuaire du bahut.
- Merci, dit-il en ricanant. Et tu as raison. La moitié des gars de terminale remarqueront seulement que vos seins se touchent.
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ZilizZiliz   21 novembre 2018
J'ai l'impression que les mots ont été écrits pour moi. Deux vers en particulier aimantent mon regard.
« Meurtri par cette existence,
Je suis debout, bien que blessé. »
En d'autres termes, la vie a un sacré crochet du droit, mais elle ne me fera pas mordre la poussière. Ce sont les tout derniers vers qui me touchent vraiment, pourtant.
« Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme. » *
Je ne sais plus quand je me suis senti le maître de mon propre destin pour la dernière fois.

[ * poème 'Invictus' de William Ernest Henley, 1875 ]
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letilleulletilleul   29 avril 2018
Si je réfléchis trop à ce que je suis en train de faire, je vais prendre mes jambes à mon cou... Alors je ferme les yeux et je cogne.
Je ressens encore le choc de l'impact, pourtant je n'ai plus l'impression que mes articulations sont brisées en mille morceaux sous ma peau. Et les scratchs me maintiennent les poignets. Je frappe plus fort. Encore. Et encore. Les vibrations des coups se diffusent dans tout mon corps, une onde de chaleur qui s'épanouit dans mon ventre. Je perds le compte.
- Ouvre les yeux.
Il est juste devant moi. Il tient le sac pour l'empêcher de bouger. Je ne sais pas depuis combien de temps il le fait.
- Plus près, me dit-il.
J'avance sans cesser de fixer ces yeux bleus.
- Encore plus près.
Je m'approche au point de pouvoir enlacer le sac. Ma respiration est précipitée et je ne suis pas certaine que ce soit entièrement dû à l'effort physique.
- Et là, c'est assez ? je chuchote.
Il fouille mon regard du sien.
- Il faut que la cible soit à ta portée.
Mon ton est beaucoup plus sérieux que je ne le voudrais quand je lui lance:
- Je suis plus forte que tu ne le pensais ?
- Tu est exactement aussi forte que je le pensais.
Ses mots semblent chargés d'un sous-entendu que je ne m'explique pas très bien. Peut-être bien que chaque instant a son importance, mais je dirais que celui-ci plus que les autres.
Je sautille sur la pointe des pieds et bourre le sac de coups de poing. On dirait que je me prends pour Mohamed Ali. Je dois être ridicule.
Il incline la tête.
- Vas-y, défoule-toi.
Je décoche un nouveau coup, sauf que cette fois mes yeux sont rivés aux siens. Ma frappe manque cruellement de force. Je me sens tellement déchirée, comme si en étant attirée par Declan je trahissais le Crépuscule. Et pourtant... c'est plus fort que moi. Sous une façade hérissée de piquants à laquelle il vaut mieux éviter de se frotter se cache un garçon attentionné, protecteur et loyal. Et j'aimerais approfondir ma connaissance de cette face-là.
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baronette20baronette20   15 mai 2018
- Il faut que je te dise quelque chose, Juliet.
J’humecte mes lèvres.
- Tu peux tout me dire.
- Je te demande pardon pour toutes les fois où j’ai été méchant avec toi. J’essaie de m’améliorer dans ce domaine.
J’ai la tête qui tourne, sa proximité m’enivre. La caresse de son pouce sur ma nuque est apaisante.
- Je t’aime bien.
- Moi aussi, je t’aime bien.
- Je t’aime bien depuis le matin où tu m’as bousculé.
J’éclate de rire et essaie de le repousser, mais il se sert de mon geste pour nous rapprocher au contraire.
- Tu mens, je lui dis.
- Non, chuchote-t-il.
Je sens ses lèvres tout près de ma joue.
- Je me souviens très bien de ce que j’ai pensé, poursuit-il. « Bien joué, tête de con, tu vas pouvoir ajouter une autre fille à la liste des gens qui te détestent . »
- Je ne te déteste pas. Je ne t’ai jamais détesté.
- Voilà qui me rassure.
J’entends le sourire dans sa voix. Il inspire contre ma pommette et des étincelles me parcourent tout l’abdomen.
- Tu as un vrai sens de la formule, Juliet.
- Ah oui ? Je vais pouvoir me lancer dans le business des lettres d’amours alors.
- Et tu m’en enverras ?
Je rougis, et je suis sûre qu’il peut le voir. Le sentir.
Sa voix retrouve soudain son sérieux.
- Tu as été la première à me voir tout entier, Juliet. La première à me donner l’impression que je valais mieux que ma réputation et mon casier judiciaire. C’est pour ça que c’est aussi dur de perdre la Fille du Cimetière. Je doute que quelqu’un pose à nouveau ce regard-là sur moi.
Je m’écarte et place les deux mains sur son torse, avant de lui prendre le menton. Il essaie de se détourner.
- Je te vois tout entier. Avec le même regard.
Il attrape ma main et la presse contre son cœur. Il ferme les yeux.
- Tu me tues, Juliet.
- Regarde-moi.
- On ne peut pas choisir son chemin les yeux fermés, je le taquine.
- Ah oui ? Laisse-moi te montrer.
Il se penche alors vers moi et sa bouche entre en collision avec la mienne.
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