AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
3,89

sur 567 notes
rabanne
  24 mars 2018
Une jolie fable moderne ayant un chapeau comme fil conducteur, mais pas n'importe quel couvre-chef !...

À travers une galerie de personnages attachants, plutôt fouillés psychologiquement, l'auteur a esquissé des portraits d'hommes, de femmes, de couples, représentatifs de la société française des années 80, celle de Mitterand au pouvoir en 1986-87, du chômage, des attentats, de la guerre politique...
Où également le téléphone portable n'existait pas, mais où le Minitel faisait fonction de textos et 3615 Ulla était l'ancêtre de meetic.

Aventure et péripéties, hasard et coïncidences, espoir et déconvenues, rencontres et renaissance, autant d'ingrédients faisant de ce livre un roman original, sensible et distrayant !
Commenter  J’apprécie          858
Ladybirdy
  13 novembre 2018
Je ne connais que les magiciens pour faire sortir des lapins blancs sous leur chapeau. Maintenant je sais que le chapeau de Mitterand est tout aussi magique. Dans un dernier souffle, Mitterand n'en démord pas : « Je crois aux forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas ».
Daniel Mercier dine en solitaire aux côtés de François Mitterand quand ce dernier oublie son chapeau. C'est le début de grandes aventures pour Daniel et les autres qui au hasard d'une maladresse, d'un oubli, s'empareront du chapeau aux initiales FM. Ce chapeau semble être possédé de pouvoirs magiques car quiconque le porte voit sa vie changer.
Plus haut de ce chapeau sur la tête, les citoyens chanceux se retrouvent boostés dans leur confiance, avec une force nouvelle de réaliser de meilleures choses.
On est loin du surréalisme, de l'utopie, l'écriture de l'auteur se fond dans une réalité commune. L'accessoire du chapeau est prétexte à une balade dans Paris, à des prises de décisions essentielles pour aller de l'avant. Mitterand a t-il laissé un peu de son âme dans son chapeau, il faut admettre que quelque chose de mystique s'y rapproche. Et pour le plus grand plaisir des lecteurs qui ne s'ennuient pas à suivre les aventures du chapeau de Mitterand.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          692
joedi
  28 juillet 2017
Véronique ayant emmené Jérôme, leur fils, chez ses parents pour un court séjour, Daniel, seul, décide d'aller dîner dans une brasserie parisienne. Il a de la chance, un client s'est désisté, il hérite de la table où le conduit le serveur. Dégustant son plateau de fruits de mer, il ne remarque pas l'arrivée des occupants de la table voisine lorsqu'on lui demande si cela ne le dérange pas qu'un manteau et un chapeau soient posés sur la banquette à côté de lui ; il lève la tête et surprise, il s'agit du Président, François Mitterrand. Daniel Mercier traîne son repas en longueur, il veut bénéficier le plus longtemps possible de sa proximité avec le Président. À l'issue du repas, lorsque François Mitterrand quitte l'établissement, il oublie son chapeau. Daniel s'en empare et, le lendemain, lors d'une réunion d'entreprise, Daniel prend de l'assurance avec la conséquence qu'il se voit confier la direction d'une agence à Rouen. le chapeau lui porte chance, il a changé sa vie. Un jour, il l'oublie dans un train ...
Début des aventures d'un chapeau qui transforme les différentes personnes qui portent ce précieux couvre-chef. Antoine Laurain nous balade avec beaucoup d'humour dans la France des années quatre-vingt. Une lecture agréable et divertissante.

Challenge Petits plaisirs 2017 – 191 pages
Challenge Atout prix 2017 – Prix Relay des voyageurs 2012 – Prix Landerneau – Découvertes – 2012
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          514
Ziliz
  25 décembre 2012
Quel(s) point(s) commun(s) entre Daniel Mercier, Fanny Marquant, Pierre Aslan et Bernard Lavallière en 1986 ? Aucun, a priori, si ce n'est que chacun va posséder à tour de rôle un même chapeau, et pas n'importe lequel : le célèbre feutre de François Mitterrand, le vrai, avec ses initiales dorées. Au gré du hasard, il passe entre ces mains et chamboule les existences, doté des pouvoirs magiques que chacun veut bien lui conférer.

Une fable très amusante, truffée de remarques grinçantes. Une réflexion intéressante sur les superstitions à vertu thérapeutique. Et surtout, un portrait subtil et acéré des années 80 - ou de "nos années Mitterrand", formule des nostalgiques (nostalgiques de leur jeunesse, bien sûr ). Esquissés en quelques traits, Michel Polac, le tandem Mourousi-Augry, Gainsbourg et l'abominable JR reviennent plus vrais que nature. On revisite aussi l'émergence de Canal Plus, l'apogée du Minitel, quelques tubes du "Top 50", les controverses sur les colonnes de Buren et la Pyramide du Louvre... La droite conservatrice, terrorisée par 'les communistes dans le gouvernement' se fait égratigner, mais à peine plus que la gauche caviar...

Roman percutant et très drôle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          502
horline
  20 juillet 2015
le chapeau, simple accessoire de mode ? Pas pour Antoine Laurain qui dans ce roman auréole un chapeau en feutre noir d'une mystérieuse aura. Voyageant de tête en tête étrangère l'une à l'autre, ce chapeau va allumer ou ressusciter la pulsation de dignité ou de courage qui était en sommeil chez des personnages fragilisés pendant trop longtemps. Par quel processus le chapeau bouleverse la vie des gens qui le portent ? le fait qu'il appartienne à François Mitterrand a-t-elle une incidence sur ces phénomènes ?

Antoine Laurain préfère entretenir le mystère dans ce roman à la simplicité enveloppante. Pas de trame dense ni d'écriture ample, le chapeau de Mitterrand est avant tout une jolie histoire avec des personnages attachants que l'on aime voir reprendre goût à la vie, retrouver confiance en eux, lutter avec autorité contre les tourments de la vie avant de tracer le chemin de leur vie. Un roman léger avec un dénouement inattendu.


Commenter  J’apprécie          486
Yassleo
  26 décembre 2016
J'étais partie pour écrire un truc sympa sur le chapeau de Tonton. Situé en 1986, année de mes 12 ans, Laurain m'a replongée dans cette bienheureuse adolescence bercée par l'insouciance des années 80.

Puis ce matin : George Michael est mort. Geor-ge-Mi-chael-est-mort. Choc.
Non pas que j'étais fan, moi c'est Madonna (No comment svp, on ne touche pas à Madonna même trente ans après, ma pote d'enfance ça se respecte).
Sauf que dans les 80's, tu ne pouvais pas trop y échapper au George Michael. Et je l'aimais bien. Puis t'as forcément connu la copine qui te couinait du "wake me up" dans les oreilles en bavant devant le garçon tellement il était trop bôôô... Car on se fichait déjà pas mal du talent tant que y'avait la beau-gosse attitude. Bieber n'a rien inventé.

Mais tandis que Bieber chante encore (dans la série mauvaise nouvelle du jour), George Michael s'est éteint. Comme Whitney Houston et Prince avant lui. Ou Michael Jackson. Et là ça fait beaucoup pour la "vieille" que je suis (toujours rassurant les guillemets) et qui voit, comme qui dirait, tous ses potes partirent. Parce que j'ai partagé pas mal de temps avec ces types et qu'à dix ans près ils ont mon âge... Et ça, ça te chamboule un chouïa.

Alors ton passé redéfile sous tes yeux. Tiens, le même passé qu'en lisant Antoine Laurain. Mais alors que la lecture t'arrachait des sourires nostalgiques, le décès de George te fout un sacré bourdon.

Et tu revois ton walkman avec cette cassette de Cindy Lauper tellement usée que tu la rembobinais avec ton HB planqué au fond de ta Tann's. Tu sens encore dans la poche de ton jean's trop court cette précieuse pièce d'un franc que tu ne devais surtout pas perdre pour appeler môman à la cabine du collège le midi. Tu suis les jeux de vingt heures sur FR3 quand t'apprenais chaque soir des nouveaux mots avec Maitre Capelo. Puis JR et Sue Ellen que tu ne ratais surtout pas pour faire comme môman qu'étais méga fan, enfin surtout de Bobby. Et tu retrouves le sourire en pensant à ta chambre tapissée de ta Madonna (Popopop, on ne touche toujours pas, merci). Cette même chambre où Jules Verne, Alice et les 6 compagnons t'entraînaient au bout de la nuit avec les démons de minuit...

J'étais donc partie pour écrire un truc sympa disais-je... Sur les années 80. Sur Laurain. Sur Mitterrand et son chapeau. Puis j'ai allumé BFM... J'ai vu, j'ai entendu, j'étais vaincue. de nostalgie heureuse je passai à coup de blues du jour. Direz merci à George Michael.
Mais le bouquin est top.

Et qu'on se rassure : le premier de l'an, je souhaiterai encore "bonne année". Me sens quand même pas assez vieille ni déprimée pour le "bonne santé". Faut pas déconner.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4411
jeunejane
  13 décembre 2015
Daniel Mercier dîne seul dans une brasserie à côté de la table de François Mitterand.
Celui-ci quitte le restaurant et oublie son chapeau. Daniel s'en empare et grâce au chapeau gagne de l'assurance au travail.
D'oubli en oubli, le fameux feutre noir aux lettres marquées , connaîtra quatre possesseurs: Fanny Marquant dont la vie personnelle et sentimentale prendra un autre tournant, Pierre Aslan qui est un ancien nez connu en parfumerie et Bernard Lavallerie qui va porter le chapeau et changer de personnalité sans s'en rendre compte lors d'un échange fortuit au vestiaire d'un restaurant.
La partie passionnante se situe quand l'un d'entre eux passe une annonce dans le journal pour retrouver le fameux chapeau. Cela devient presque un thriller.
L'épilogue n'est pas mal du tout : François Mitterand intervient dans le recherche du chapeau.
Pas mal du tout le roman d'Antoine Laurain, avec beaucoup d'humour et une très belle construction.

Commenter  J’apprécie          3811
indira95
  16 juillet 2014


Enfin une intrigue originale et pour cela on peut dire cocorico cet auteur est français madame, oui parfaitement ! Faut dire que les Frenchies n'ont pas leur pareil pour servir des histoires rocambolesques matinées d'un soupçon d'absurde. le chapeau de Mitterand vise dans le mil pour mon plus grand bonheur de lectrice. le nerf de la guerre de notre récit tourne autour du fameux chapeau de feu notre président de la République. Nous sommes en 1986, François Mitterand achève bientôt son 1e mandat et avec lui bon nombre de bouleversements sociaux, culturels, politiques et économiques, bref les fameuses années 80 où la coupe à la Bonnie Tyler et les épaulettes étaient tendances (oui ça semble dingue). Nous faisons ainsi la connaissance de Daniel Mercier, brave comptable dans une grande société et qui parce qu'il est seul pour une fois, s'est dit qu'un petit gueuleton à base de fruits de mer et de bon vin blanc dans une brasserie cossue parisienne ne serait pas de refus. Alors qu'il déguste avec délectation son exquis repas, quelle n'est pas sa surprise de voir débarquer à côté de lui François Mitterand, Roland Dumas et un autre compagnon de bonne chère. Ce qui ne pourrait être qu'une anecdote à raconter se change en coup du destin quand François oublie son chapeau, le fameux couvre-chef si emblématique. Pris d'un sursaut, que dis-je d'un moment de folie, notre brave Daniel Mercier repart avec le chapeau et là, par une étrange magie, tout lui semble plus simple, plus accessible, se sentant d'un coup investi d'un charisme, d'une détermination qui lui faisaient défaut. Notre bon président aurait-il insuffler son magnétisme et sa force de caractère à notre héros malgré lui ? C'est en tout cas ce que croit Daniel Mercier car dans la foulée une super promotion s'offre à lui et pleins de bonnes choses avec. Bref, tout lui réussit d'un coup jusqu'à qu'il oublie son chapeau dans un train qui finit par tomber entre les mains de quelqu'un d'autre et hop c'est reparti pour un tour. le chapeau de Mitterand alterne les compagnons et c'est autour de nos protagonistes que se poursuit notre histoire. Nos personnages vont ainsi se croiser dans une course folle et burlesque au cours de laquelle leur vie ne sera plus jamais la même, bouleversée par ce chapeau.

J'ai clairement passé un agréable moment de lecture grâce à ce roman que j'ai dévoré en à peine 2 jours. Ce roman est idéal pour une lecture détente, décomplexée et qui coule de source grâce à un style simple, épuré, anecdotique et attachant. La galerie de portraits est un petit régal, je me suis immédiatement attachée à tous les protagonistes sans goûter mon plaisir grâce aux multiples références et clins d'oeil aux années 80 qui sont pour moi si spéciales et insaisissables alors que je suis née à cette période. Bref, sans être le roman du siècle, ne passez pas à côté de ces centaines de pages légèrement déjantées et inventives.

Lien : http://livreetcompagnie.over..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
AudreyT
  28 février 2015
Ce roman est celui d'un chapeau... Ou plutôt de son voyage et du pouvoir qu'il donne à ceux qui le portent. Au fil des aventures, on découvre des personnages emmêlés dans une vie qu'ils n'ont pas vraiment choisie ou qui se sont laissés porter sans vraiment décider des trajectoires. le chapeau est alors un cadeau pour reprendre leur destin en main et enfin vivre !!!
Après "la femme au carnet rouge" j'avais envié de découvrir cet autre roman d'Antoine Laurain... Et j'ai bien fait !!! Une vraie lecture plaisir, une histoire bien écrite et des personnages attachants : un joli bouquet qui fait de ce livre une petite pépite de bonheur !!!
Commenter  J’apprécie          3110
liliba
  13 mars 2012
Croyez-vous que les objets puissent avoir une influence sur notre vie ? Qu'ils soient dotés d'un pouvoir secret ? Ou bien que nous imaginions ce pouvoir et de ce fait, nous nous donnions inconsciemment les forces pour réussir dans nos entreprises ?

Vous n'aurez pas vraiment la réponse en lisant ce roman, mais cependant je ne peux que vous encourager à vous y plonger, car je me suis régalée du début à la fin. Daniel Mercier est un homme normal, dans la quarantaine. Un soir qu'il dîne seul dans une brasserie parisienne, il se retrouve par hasard à coté de François Mitterrand. Subjugué, il écoute la conversation des hommes et se réjouit de pouvoir côtoyer de si près le pouvoir, et surtout de pouvoir ensuite raconter l'anecdote à ses proches. Quand après leur départ, il s'aperçoit que le président a oublié son chapeau, sur un coup de tête, il s'en empare, s'en coiffe comme s'il lui appartenait et file sans demander son reste.

Il est tout heureux de ce hasard de la vie et du récit qu'il fera à son épouse à son retour. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que le chapeau, sitôt qu'il se pose sur une tête, semble influer sur la vie de son porteur, lui insuffler de l'énergie, de la personnalité, la force d'oser exprimer son opinion, ou de se positionner contre l'avis des autres. Bref, le couvre-chef donne à son possesseur non seulement un air chic et digne, mais une aura qui va changer sa vie. Il agit comme un talisman, un porte-bonheur, un gri-gri, une sorte de force immatérielle et donc insaisissable faisant ressortir le meilleur de la personne qui s'en ceint...

Sauf que le chapeau semble ne pas vouloir rester dans les mêmes mains. Mercier le perdra bien vite au profit d'une jeune femme, qui l'abandonnera sur un banc, après avoir pris une grande décision qui fera que sa vie changera du tout au tout. Il sera récupéré par un parfumeur dépressif en mal de création, puis par un bourgeois parisien… avant de revenir sur la tête de Daniel, après maintes et maintes péripéties. Pour savoir sur quelle crâne finira le galurin, vous devrez lire le roman…

Outre l'histoire qui est vraiment très drôle et originale, et qui pose des questions intéressantes sur notre confiance en nous-mêmes, je me suis délectée de ce retour dans les années 80. Antoine Laurain ressuscite cette époque (ma jeunesse) avec sa verve habituelle (souvenez-vous du délectable Fume et tue !), et un humour mordant, souvent ironique, mais cependant également empreint de nostalgie. Nous revivons les début du minitel, écoutons les chansons à la mode qui deviendront des tubes malgré le coté sulfureux de la chanteuse (C'est la ouate), assistons aux scandales de Gainsbourg à la télé, les débuts de Canal+, la petite chaine qui monte, regardons le JT de Mourousi… Basquiat est un illustre inconnu ; Jacques Séguéla fait sa pub ; en politique, il faut cohabiter ; on écoute ses messages sur des répondeurs à cassette et on filme en VHS ! Nous nous insurgeons contre la construction des colonnes de Buren ou de la pyramide du Louvre, Jacques Lang crée la fête de la musique, bref, c'est toute une époque qui défile sous nos yeux, et c'est un régal !

L'écriture de Laurain est fluide, vive, bourrée d'humour (souvent grinçant, très ironique), de clins d'oeil, et ses descriptions des personnages sont un véritable régal, tout particulièrement les bourgeois ancrés dans leurs principes et outrés qu'un des leurs ose virer sa cuti, changer d'idées politique et même appeler Mitterrand en prononçant son patronyme correctement au lieu de cracher un Mittrand péjoratif (j'ai eu l'impression d'entendre mes parents et leurs amis, la famille, prononçant le nom honni du bout des lèvres, comme si en parler les salissait déjà, les contaminait !). Jubilation également à lire les soirées mondaines du show biz de l'époque, les m'as-tu-vu qu'on croise dans les galeries. L'énergie de cette période m'est revenue, avec un brin de nostalgie… Je rassure ceux qui craignent de lire un panégérique de l'homme politique, il n'en n'est pas question ici.

Le jeu de mot est facile, mais je vous tire mon chapeau pour ce beau roman, Monsieur Laurain !

Lien : http://liliba.canalblog.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          261


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
17152 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre

.. ..