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EAN : 9782290234730
224 pages
Éditeur : J'ai Lu (03/02/2021)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 267 notes)
Résumé :
« À l’attention du service des manuscrits. »
C’est accompagnés de cette phrase que des centaines de romans écrits par des inconnus circulent chaque jour vers les éditeurs.

Violaine Lepage est, à 44 ans, l’une des plus célèbres éditrices de Paris. Elle sort à peine du coma après un accident d’avion, et la publication d’un roman arrivé au service des manuscrits, Les Fleurs de sucre, dont l’auteur demeure introuvable, donne un autre tour à son des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  07 janvier 2020
Il existe, dans les méandres des maisons d'édition, un lieu, plein de fantasmes et qui pourtant, existe bel et bien.
Le service des manuscrits.
Cet endroit où viennent s'échouer les rêves de milliers d'écrivains en puissance. Là où des hommes, des femmes, cherchent la perle rare, LE best-seller de demain …
C'est là qu'arrive, un beau jour, le manuscrit d'un ouvrage intitulé Les fleurs de sucre.

Violaine Lepage, éditrice de son état, va alors partir en quête de l'auteur, en lice pour le Goncourt, et qui demeure introuvable …
Antoine Laurain offre aux amoureux des livres un roman jubilatoire et très bien documenté sur l'univers fascinant des maisons d'éditions. Dans ce jeu du chat et de la souris, Violaine va-t-elle identifier l'auteur de ce livre, avant que le couperet de l'illustre prix ne tombe ?
Ce livre est un petit bonheur de livrorvore, tant il regorge de clins d'oeil ! Les premières pages m'ont tout de suite séduites puisqu'on y croise Proust, Houellebecq et Modiano … Rien que ça ! C'est aussi l'occasion de découvrir les coulisses de ce lieu de tous les espoirs. de tous les échecs. A travers une intrigue dont on veut connaître le dénouement …

Véritable plongée dans le petit monde de l'édition et toute ressemblance avec des personnages existants n'est sûrement pas totalement fortuite. Pour le plus grand plaisir des lecteurs avides de découvrir un microcosme, de passer la porte de cet endroit mythique…
Construit comme un roman policier, les anecdotes et pensées autour de la relation entre un écrivain et son éditeur émaillent ce roman et le rendent vraiment intéressant.
Un roman qui se lit très vite tant la plume est agréable. Presque trop court même, tant on aurait aimé continuer à découvrir cet univers !
Un roman qui rappelle à la fois la part de vérité que peut offrir la littérature mais également la part de magie qui existe à travers elle …
Ce roman est disponible demain chez votre libraire!

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Kittiwake
  14 mars 2020
C'est toujours tentant d'entamer un roman qui parle de l'édition, des écrivains, des livres. Et de ce mystérieux service des manuscrits, que l'auteur nous propose de découvrir, comme le ferait une petite souris.
Marie, qui fait partie de l'équipe, déniche une pépite, c'est assez rare et tout le monde s'excite sur la chose. Seulement voilà, l'auteur est très fuyant, et impossible à rencontrer. Même lorsqu'il se retrouve prétendant à un prix d'automne qui change la donne avant pour l'avenir de l'écrivain que pour celui de la maison d'éditions. Et sans auteur, pas de prix.
Cerise sur le gâteau, le bouquin raconte une histoire de meurtres dont la scène de crime est en tout point semblable à un assassinat qui s'est produit réellement. après la publication. Entre en scène une enquêtrice peu banale, comme se doit de l'être toute enquêtrice réquisitionnée pour la résolution d'une enquête installée dans les pages d'un poalr..
Tout ça c'est sympa, mais c'est juste un peu trop. L'intrigue est trop cousue de fil blanc pour que l'on y croit . C'est une sorte de friandise dont on ne peut pas abuser au risque de ressentir quelques troubles digestifs. Dommage, l'écriture est agréable et les personnages originaux, mais trop c'est trop.
Ce sera sans doute vite oublié.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Kawane
  11 janvier 2021
Voila! le titre de ce roman m'a attiré comme un ours humant un pot de miel!. Chouette je me disais, le roman se déroule dans le milieu de l'édition Parisien qui en fait rêver sûrement plus d'un ou d'une babelionaute ici ! bref une ode à nos chers livres et auteurs!..
Hélas, l'histoire de cette éditrice parisienne, kleptomane prénommée Violaine, veut faire publier pour concourir au prix Goncourt, un manuscrit d'un mystérieux auteur qui ne veut pas dévoiler son identité...un peu du déjà vu, isn'it ? allez voir du côté du roman " le Mystère Henri Pick" de David Foenkinos, adapté au cinéma et interprété par l'excellent Fabrice Lucchini !
..se mélange alors une intrigue policière qui s'inspire de ce manuscrit. le commissaire Maigret n'est pas loin...!.le lecteur devine avec facilité les tenants et les aboutissants, l'intrigue policière "tirée un peu par les cheveux". Beaucoup d'auteurs célèbres et de références cités, le style est "facile" on est très loin des supers scénarios d'olivier Marchall !..bref je me suis ennuyée...service compris, cela a manqué de poivre et de mystère! Dommage, rendez-vous manqué !
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Litteraflure
  24 janvier 2020
Très mitigée ! Ce livre est une invitation à découvrir les arcanes d'une maison d'édition (exemples : p15, p21, p85, p111 et p117) et son boudoir, le service des manuscrits. Là où les pythies cherchent la pépite, « l'alchimie parfaite entre la reconnaissance littéraire et la machine commerciale ». Là où les destins des écrivains se forgent. 500 000 manuscrits sont refusés chaque année. le chiffre est ambivalent. Déprimant parce qu'il donne la mesure des espoirs brisés. Réjouissant parce qu'on vit dans un pays où tout le monde veut être écrivain. La maison d'édition a ses codes : carré pour le refusé, lune pour le texte à corriger et soleil pour l'heureux élu. le roman « Fleurs de sucre » reçoit un soleil mais, problème, on ne connaît pas son auteur. C'est la pierre angulaire de ce roman dont l'héroïne est une directrice éditoriale, femme fatale et cultivée, caricature d'un monstre policé et fantasmé. Pour son récit, Antoine Laurain n'y va pas de main morte : viol, grossesse non désirée, usurpation d'identité, catastrophe aérienne, crime, suicide, arrêt cardiaque, trafic de drogue, policier névrosé, mensonges et psy complice… en veux-tu, en voilà… un peu comme s'il avait compilé toutes les fausses bonnes recettes à suspense qu'il avait trouvées dans les manuscrits refusés. Ma frustration ? Antoine Laurain s'amuse à citer des passages de ce fameux « fleurs de sucre » que j'ai trouvés merveilleux ! Au point d'avoir envie de lui dire : mais laissez tomber votre « polaroïd » (définition : pseudo-polar qui cherche à impressionner la rétine) et toutes ses incohérences (elles referont progressivement surface dans votre cerveau). Écrivez-nous ce faux roman, pour de vrai. Il a l'air tellement mieux que votre « Service des manuscrits », roman miroir, image d'un monde littéraire incestueux mais surtout, reflet des hésitations de l'auteur, obnubilé par un genre (Japrisot, Eszterhas) et emmêlé dans les trop nombreux fils de son récit.
Bilan : 🔪
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sabine59
  16 janvier 2020
J'ai retrouvé avec plaisir la plume légère ( trop peut-être...) , ironique sans être acerbe, fantaisiste d'Antoine Laurain, que j'avais appréciée à travers " Le chapeau de Mitterrand" et " La femme au carnet rouge".
Les objets servent souvent de fil conducteur dans ses romans, ici, c'est plutôt un lieu, mythique pour tous ceux qui rêvent de se faire éditer: le fameux service des manuscrits. L'occasion pour nous de visiter le monde de l'édition; il est certes présenté de façon moins cynique que " Premiere ligne" de Jean-Marie Laclavetine mais l'auteur s'amuse à écorcher avec humour toutes les manies, les manigances de ce microcosme essentiellement parisien.
On retrouve ici son goût du mystère lié bien sûr à un livre, " Les fleurs de sucre" ,qui est en passe d'obtenir le prix Goncourt mais dont l'éditrice Violaine Lepage ne connaît hélas pas l'auteur, resté aux abonnés absents.
Mais qui est-ce donc? L'affaire se corse lorsque Sophie, lieutenant de police, affirme que des crimes commis en Normandie ressemblent étrangement à ceux décrits dans le roman...
Cela aurait pu donner un feu d'artifice, je n'ai vu que quelques étincelles. Tout m'a semblé cousu de fil blanc, tout littéraire soit-il, l'aspect policier est plutôt factice, les personnages auraient gagné à être analysés plus en profondeur, ils ont peu de consistance. L'ensemble est donc assez décevant.
Mais j'ai passé un moment de lecture agréable, virevoltant, aérien comme une bouffée d'air frais, une brise effleurant le visage... C'est déjà beaucoup, je trouve!
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   06 février 2020
Murielle était par ailleurs correctrice de métier et la chasse aux fautes d'orthographe ou de frappe lui procurait une joie comparable à celle de la cueillette des champignons en septembre. Elle les traquait avec un plaisir qui confinait à l'orgasme et, lorsqu'elle tombait sur un participe passé mal accordé ou encore un "ils avait", elle en frémissait de bonheur.
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rkhettaouirkhettaoui   01 février 2020
Deux millions de Français rêvent d’être publiés, si l’on en croit les sondages parus ces dernières années. La plupart rêvent d’un livre qu’ils n’écriront jamais. Ce projet restera leur vie durant dans leur tête – une sorte de songe qu’ils caresseront le temps des vacances. Si ce n’est qu’ils préféreront toujours plonger dans l’eau de la piscine ou vérifier la température du barbecue plutôt que de s’asseoir à une table dans la pénombre de la maison pour reprendre les pages de la veille à la lueur d’un écran d’ordinateur. Ils parleront souvent de ce livre qu’ils ont « dans la tête ».
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rkhettaouirkhettaoui   01 février 2020
Qu’importe que vous vous nommiez Damien Perron ou Nathalie Lefort, Leila Alaoui ou Marc Da Silva, que vous soyez né en 1996 ou en 1965, que vous soyez serveur dans une brasserie ou cadre supérieur chez Axa, que vous soyez auvergnat depuis dix générations ou issu de l’immigration depuis deux. Ce qui importe, c’est votre texte ; ce texte que l’auteur ou auteure expédiera en cette petite matinée grise ou cette fin de journée depuis le bureau de poste de son quartier – celui où vous vous rendez depuis toujours pour vos recommandés et vos envois administratifs, et qui revêtira ce jour-là un caractère bien particulier. Vous serez en effet plus sensible que les autres jours à la foule, vous n’aurez pas envie qu’on lise par-dessus votre épaule tous ces noms de maisons d’édition inscrits sur ces lourdes enveloppes en papier kraft assortis de ces mots, « À l’attention du service des manuscrits », comme un aveu d’impuissance – non, vous n’avez pas le bras assez long pour vous faire lire par d’autres moyens. La machine à peser les colis affichera son prix pour le format « lettre » en fonction du poids et de la destination, puis vous n’aurez plus qu’à appuyer sur la touche « Nombre de colis ». Et ce seront autant de maisons d’édition auxquelles vous enverrez vos entrailles, votre enfant, la joie de vos nuits, le tourment de vos petits matins. Votre œuvre.
 
À la fin, cela fera une grosse pile qu’il faudra porter à deux mains pour sortir de la poste, les glisser un par un dans une des fentes de la boîte aux lettres. En général, la destination sera « Paris ». Sauf deux ou trois, tous les éditeurs qui comptent ont une adresse parisienne.
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rkhettaouirkhettaoui   01 février 2020
Dans une autre vie, Stéphane avait été prof de mathématiques dans le secondaire. Après son divorce, une dépression nerveuse qu’il avait choisi de qualifier de simple « passage à vide » l’avait amené à reconsidérer toute sa vie – à commencer par son intérêt pour les mathématiques. S’évader dans des romans – ce qu’il faisait depuis son adolescence – lui était apparu comme la seule activité susceptible de lui procurer du bonheur durant toutes ces années. Il écrivit un texte sur ce sujet, L’Évasion littéraire, que la maison d’édition publia. Le livre eut un succès inattendu : Bernard Pivot l’encensa dans les colonnes du Journal du dimanche en recommandant, en ce début d’hiver, d’en déposer un exemplaire sous le sapin de Noël de chaque foyer. Il fut entendu au-delà de ses espérances. Le livre fit ensuite une glorieuse entrée dans la liste des ouvrages « recommandés par l’Éducation nationale ». Il fut acheté par toutes les bibliothèques de France, inscrit au programme de seconde et la maison d’édition, non contente d’en avoir vendu plus d’un million d’exemplaires, continua de le réimprimer régulièrement. Lorsqu’on lui demanda s’il avait un autre texte en projet, Stéphane répondit qu’il avait tout dit. Il n’avait pas d’autre idée d’essai et encore moins de roman. Il voulait juste lire. On lui proposa alors de le salarier au service des manuscrits, ce qui l’enchanta.
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LiliGalipetteLiliGalipette   28 avril 2020
« Deux millions de Français rêvent d’être publiés, si l’on en croit les sondages parus ces dernières années. La plupart rêvent d’un livre qu’ils n’écriront jamais. […] Tous ces livres fantômes formant une sorte de matière gazeuse qui entoure la littérature comme la couche d’ozone la terre. » (p. 12 &13)
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Vidéo de Antoine Laurain
Antoine Laurain & Le Sonneur vous présentent "Et mon coeur se serra" aux éditions Flammarion.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2485887/antoine-laurain-et-mon-coeur-se-serra
Musique : © mollat
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