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Karen Degrave (Traducteur)
ISBN : 2362310000
Éditeur : Castelmore (08/10/2010)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 757 notes)
Résumé :
Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun: à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie.
Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse moroï.
Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (198) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  16 mai 2018
Ayant apprécié la série des Kinkaid du même auteur, vu le nombre de lecteurs de cette série, je me suis dit : Why not ?
Eh bien, une bonne demi-heure de perdue dans ma vie de lecteur. J'arrête les frais après quelques dizaines de pages sur les 200. Ce n'est pas souvent que je ne finis pas un livre, mais franchement, je n'ai pas envie de m'imposer la princesse ado et sa protectrice dans leur super lycée spécial vampire et youpi, on fait donner les grandes orgues et les pom pom girls. Y'a un capitaine de l'équipe de foot aussi et ils finiront roi et reine du bal ? Même pas sûr que cela va prendre cette direction, mais même pas envie de le savoir.
Cher Vlad l'empaleur… Qu'ont-ils fait de toi ?
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Witchblade
  23 juin 2016
Livre lu en version ebook.
J'avais repéré ce livre bien avant sa sortie en film mais il ne m'avait jamais trop intéressé, je m'étais dit que c'était une énième série sur les vampires. C'est seulement après avoir vu le film associé à ce tome que j'ai fait le rapprochement et que j'ai eu envie de découvrir la série de romans, surtout après avoir remarqué qu'il n'y aurait pas de suite au premier film. L'univers mis en place par l'auteur m'intéressait beaucoup et l'histoire commençait à bouger dès le début, comme j'aime.
Aimant beaucoup le film, je me suis enfin lancée dans le roman et je n'ai pas été déçue du voyage. J'ai retrouvé la Rose téméraire que j'aime, sa meilleure amie Lissa et le ténébreux Dimitri. D'habitude, je n'aime pas lire un livre après l'avoir vu en film/série mais pour une fois, après avoir fait abstraction des détails communs entre les deux, je me suis immergée dans l'histoire, pour en sortir que très rarement tellement le style de Richelle Mead est agréable. Je ne suis pas fan de vampires ni d'amourettes interdites mais ce coup-ci, c'est passé comme une lettre à la poste.
L'univers de l'auteur est d'ailleurs très intéressant avec ses Moroï, ses Strigoï et ses dhampirs. Il est bien construit et il sort des sentiers battus. Il me tarde d'en apprendre plus sur celui-ci ainsi que sur les différentes particularités de chaque membre. Je dirais d'ailleurs qu'il me fait plus penser à un univers urban fantasy que purement bit-lit. J'avais déjà découvert cette auteur avec sa série moins connue, « Le Cygne Noir », qu'il me tarde également de terminer maintenant que j'ai le tome 3 (papier) en ma possession. Les deux univers créés par l'auteur sont très différents et m'intriguent d'autant plus quant à son imagination. Par ailleurs, son style est très agréable avec des personnages haut en couleur et pleins d'aspérités malgré leur façade. Elle décrit bien, sans trop en faire, le monde créé mais je pense avoir été bien aidée par les images du film pour certains décors (comme le grenier).
Comme vous l'aurez compris, comme dans le film, la fin m'a laissée sur ma faim et je vais de ce pas lire la suite que je possède entièrement en ebook. Il me tarde de retrouver Rose avec son tempérament de choc, la douce Lissa et tous les autres membres de cette curieuse institution. le moins que l'on puisse dire, c'est que quelque fois il ne faut vraiment pas choisir un livre juste avec sa couverture, comme j'avais fait avant de le découvrir en DVD. Si vous êtes amateurs de vampires sortant de l'ordinaire avec un monde intéressant et bien loin de Twilight, je vous conseille donc de découvrir cette série à fort potentiel. Et dommage pour mes mirettes, j'aurais bien aimé voir la suite en DVD, surtout que le premier est relativement proche du roman. Maintenant, en avant pour la suite des aventures de Rose et de Lissa, leur lien particulier m'intrigue beaucoup. Je pense qu'il leur vaudra pas mal de surprises bonnes et sans doute beaucoup de mauvaises.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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florencem
  26 septembre 2015
J'ai commencé ma lecture avec quelques aprioris. Je voulais commencer la série depuis un petit moment déjà et quand le film est sorti, je me suis dit que c'était une bonne occasion pour me faire une idée plus concrète sur la saga. J'ai bien aimé l'adaptation, mais j'avoue qu'elle faisait un peu série B, et plus téléfilm que film, très adolescent stéréotypé. Mais dans l'ensemble, les intrigues et les personnages avaient eu toute mon attention. Resté à savoir si j'allais retrouver cela dans les romans.
Et je dois dire que j'ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome. Je l'ai lu d'une traite, et je pense que je vais attaquer les tomes suivants dans la foulée. le style de l'auteur et surtout l'ambiance qu'elle a posé dans son univers sont ce que j'ai aimé le plus. C'est fluide, piquant, sans chichi. Je ne me suis pas ennuyée à un seul moment, alors que je savais plus ou moins comment l'histoire allait se dérouler. J'ai d'ailleurs trouvé que le roman était beaucoup plus riche et moins « too much » que le film. Ce n'est pas vraiment une surprise, car c'est très souvent le cas, mais j'étais contente que cela s'applique à cette saga.
Alors, bien sûr, on vogue sur le très célèbre thème des vampires, oui, mais encore une fois, on est dans l'originalité. le monde des humains est quasiment exclu, et on se focalise sur celui des vampires : les « gentils », Moroï, et les « méchants », Strigoï. Petit bonus, la présence de Dhampir, des hybrides gardiens. du coup, nous assistons plus à une guerre des clans que du très classique « humains contre vampires ». de là, l'auteur a créé son propre univers avec ses propres règles. Quand les auteurs se réapproprient certains mythes, légendes ou contes, je suis pour à cent pourcent. J'aime pouvoir explorer la vision que chacun peut avoir de ces derniers.
Alors bien entendu, nous restons dans un univers adolescent, ou plutôt à l'aube de l'âge adulte. Il y a donc des préoccupations qui vont de paire avec cette âge-là, mais Richelle Mead y ajoute une part sombre en traitant des sujets douloureux sans entrer dans le mélodramatique. Il y a un très bon dosage de tout cela et pour un premier tome, on voit déjà les prémices d'un complot beaucoup plus complexe qu'il n'y parait. de quoi me donner envie de poursuivre la saga.
Bien entendu, si j'ai aimé le roman, c'est aussi pour ses personnages. Rose et Lissa sont sans aucun doute mes personnages préférés. Elles sont les héroïnes, mais bien plus que cela, leur duo et leur relation sont vraiment un plus dans le roman. le lien qui les unit est vraiment fort, et Richelle Mead l'exploite de façon très intéressante. Rose est beaucoup plus présente et le plus souvent nous découvrons Lissa par son intermédiaire, mais je trouve que cela donne encore plus d'impact sur leur relation. Si Rose peut sembler téméraire, sûre d'elle, un brin libertine et plutôt « je frappe d'abord, je pose les questions ensuite », il n'en reste pas moins qu'elle est aussi douce, inquiète, dévouée et adorable. Lissa nous apparaît souvent comme une princesse dans le mauvais sens du terme. Mais là encore, c'est une apparence. Bien qu'elle soit douce, fragile, soucieuse de ce que l'on dit, il n'en reste pas moins que la jeune femme cache une partie sombre d'elle-même mais aussi ce qu'elle aspire à être : quelqu'un de bon, qui se moque de ce que peuvent penser les autres, voulant vivre sa vie comme elle l'entend. La dualité des deux personnages est vraiment intéressante, et je ne parle même pas de leur relation presque fusionnelle. J'ai hâte de voir ce qu'elles vont devenir en grandissant.
Quant aux autres personnages, disons que la gente masculine se détache pas mal du lot. Entre Mason, Dimitri et Christian, nous avons de quoi faire. Ce sont vraiment les trois personnages secondaires qui ressortent et pour lesquels j'ai eu le plus d'intérêt. Les autres servent les intrigues mais ne m'ont pas laissé de grandes impressions. Il faut dire que ce sont eux qui interagissent le plus avec nos héroïnes. Mais les « méchants » auraient pu aussi sortir du lot… ce qui n'est pas le cas pour moi. Je pense que nous sommes aux prémisses de quelque chose de plus grand et que pour l'instant « le grand méchant loup » n'a pas forcément encore fait son apparition. Et j'espère qu'il sera plus intéressant que celui que l'on découvre dans ce tome un.
Un très bon premier tome donc, qui pose bien les bases de l'univers imaginé par Richelle Mead et qui me donne de très bons espoirs pour la suite. Nous en découvrons déjà beaucoup mais j'ai l'impression que la suite sera encore plus riche aux niveaux des intrigues. J'espère ne pas me tromper !
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Melisende
  04 janvier 2014
Vampire Academy est une des dernières séries à avoir fait parler d'elle et à mon avis, ce n'est pas encore fini puisque l'adaptation sortira sur nos écrans français début mars ! Je ne sais plus quand j'en ai entendu parler pour la première fois mais si Chloé de Livres and Cie n'avait pas lu les premiers tomes de façon assez rapprochée - plutôt convaincue par sa découverte -, je pense que je ne me serais pas vraiment penchée sur cette énième histoire de vampires pour adolescents. le fait est que les livres pour jeunes adultes ont tendance à m'agacer ces derniers mois et que, avouons-le, trop de vampires tue le vampire.
Malgré tout, désabusée devant la liste de livres contenus dans ma liseuse pendant les congés de fin d'année, ce premier tome a retenu mon attention et je me suis lancée, sans attente particulière à part peut-être celle d'être divertie. Et divertie je l'ai été. Ce premier tome me semble trop léger et trop « adolescent » pour mériter le titre de « révélation de l'année » mais il m'a assez intriguée pour me donner envie de lire la suite qui, je l'espère, approfondira un peu plus l'aspect fantastique de l'univers proposé et verra les héros évoluer positivement.
Avec cette saga, Richelle Mead nous propose une nouvelle mythologie et « hiérarchie » autour des vampires. En gros, la race est partagée entre les Strigoï (qu'on peut qualifier de « méchants »), les Moroï (plutôt « gentils », a priori) et les Dhampir (moitié vampires seulement et dévoués à la protection des Moroï). Les jeunes Moroï et Dhampir sont rassemblés dans des lycées ayant pour but de les éduquer et de leur inculquer les tenants et les aboutissants de leurs futures missions. C'est dans une de ces institutions privées que l'on fait plus ample connaissance avec Rose et Lissa, les deux meilleures amies respectivement Protectrice insouciante et Protégée réservée qui, après avoir fugué pendant deux années, sont finalement retrouvées et rapatriées fissa. Elles doivent à nouveau composer avec les professeurs exigeants et surtout les autres élèves, généralement de vraies teignes qui profitent systématiquement de la faiblesse de chacun.
Parce qu'en fait - on s'en rend vite compte -, enrobée par quelques éléments fantastiques, l'intrigue tourne surtout autour des interactions entre les adolescents dans le huis-clos qu'est le lycée. Pas besoin d'être une créature surnaturelle pour séduire le beau gosse du coin, comploter, manipuler et faire du mal à sa rivale, qui vous le rend bien.
Ce premier opus introduit l'univers et les personnages qui y évolueront sur plusieurs tomes, le tout agrémenté d'un petit mystère et d'une sorte d'enquête que l'on prend plaisir à tenter de résoudre mais qui, finalement et avec du recul, ne pèsent pas bien lourd. Je me suis rendue compte que si j'ai tourné les pages sans ennui et même avec divertissement, je peine à trouver une vraie intrigue à ces 314 pages.
Malgré tout, je le répète, j'ai lu ce premier tome sans difficulté, assez curieuse de découvrir ce que cachait la fugue des deux meilleures amies et qui s'amusait à les menacer en leur laissant des animaux morts ou mourants dans des endroits stratégiques du lycée. Les révélations sont mesurées et arrivent au fil des chapitres. Sans les trouver très surprenantes ou très originales, elles m'ont plu et promettent de belles choses pour la suite (j'espère que Richelle Mead développera certains points dans les tomes suivants).
Je vous le disais, l'aspect fantastique reste assez léger pour le moment (on ne sait pas encore grand-chose sur les différentes races) et l'intrigue principale tourne surtout autour du quotidien des jeunes filles dans le lycée. On se retrouve donc avec une atmosphère assez adolescente qui n'a pas été sans me rappeler ce qui se passe dans Night School de C. J. Daugherty.
C'est Rose, la narratrice unique, qui nous raconte ce qu'elle vit. Tout passe par son regard et j'avoue que ça n'a pas toujours été facile. Pourquoi ? Parce que je ne sais pas quoi penser de cette héroïne. Je n'arrive pas à dire si je l'ai appréciée ou bien détestée ! Rose a un caractère très affirmé et une personnalité assez particulière pour une héroïne. Ce n'est pas vraiment le genre de personnages qu'on a l'habitude de suivre puisque, pour le dire assez inélégamment : elle a sérieusement un côté « poufiasse ». Elle est assez casse-cou, très (trop) extravertie et semble avoir parfois des réactions très stupides (ou très adolescentes, ce qui revient au même). Cependant, elle est aussi très protectrice et fidèle à sa meilleure amie Lissa, n'hésitant pas à se sacrifier pour elle. Et j'ai apprécié ce côté plus mature et responsable qui se développe davantage au fil des pages. Rose cache aussi une petite pointe d'humour derrière son insolence, ce qui n'a pas été sans me rappeler les répliques de Buffy même si je trouve cette dernière beaucoup plus touchante que l'héroïne de Vampire Academy. J'espère donc que la Dhampir continuera à évoluer dans les tomes à venir et qu'elle saura me convaincre totalement.
Lissa, beaucoup plus effacée et discrète m'a davantage plu. Elle paraît fragile au début mais elle m'a agréablement surprise au fil des chapitres et j'apprécie particulièrement son secret qui peut avoir des conséquences assez intéressantes. C'est une figure plus complexe et changeante qu'il n'y paraît et sous des airs assez passifs, il semble évident qu'elle aura un rôle important par la suite. J'ai hâte de voir ce qu'elle va devenir !
Beaucoup de personnages - secondaires - gravitent autour des deux amies… et tous cachent quelque chose. Méfiez-vous de chacun d'entre eux car ils pourraient bien vous surprendre (positivement ou non !). Certains clichés ne sont pas évités mais dans l'ensemble, chaque figure une personnalité assez complexe et travaillée. Bien sûr, ici tout n'est qu'effleuré mais c'est prometteur.
En revanche, et c'est là que je placerai mon bémol, je n'ai pas trop accroché au « héros » masculin de l'histoire. Chaque roman YA se doit d'avoir son beau gosse mystérieux (parfois même deux pour créer le triangle amoureux… et je le sens venir mais pour le moment on se contente d'un seul !) qui ravira le coeur de ces jeunes filles en fleur… mais moi, le russe brun aux cheveux mi-longs qui se bat comme un dieu et qui ne sourit pas car reste toujours hyper concentré… c'est tellement cliché que ça me saoule. Dimitri a eu zéro effet sur la lectrice exigeante (quoiqu'assez fleur bleue aussi) que je suis. Et quand je vois la tête de l'acteur choisi pour incarner ce rôle, il me fait encore moins rêver !
Les 314 pages de ce premier tome sont, je le répète, écrites du point de vue de Rose. Adolescente avant tout, elle ne nous épargne pas ses moments d'introspection mais, globalement, si son comportement laisse parfois à désirer, son discours reste assez mature et donc intéressant à suivre. Il faut accepter sa personnalité originale pour une héroïne pour réussir à aimer sa narration mais au fil des pages, en apprenant à la connaître un peu mieux et à dépasser son côté agaçant, on apprécie son esprit de déduction et son humour. On mène l'enquête à travers ses yeux mais malgré ce point de vue interne, on ne sait pas tout ce qu'elle sait puisqu'il faut attendre qu'elle-même se remémore certains souvenirs pour mettre le doigt sur quelques révélations importantes. J'ai aimé ces quelques moments de flash-back introspectifs qui, complètement intégrés dans la narration principale ne perturbent pourtant pas du tout la lecture.
Tout ça pour dire que l'aspect journal intime utilisé par Richelle Mead, même s'il ne permet pas une grande empathie avec la narratrice, donne la possibilité au lecteur d'avancer dans l'histoire d'une façon mesurée et bien menée. Ajoutez à cela des descriptions tolérables et des dialogues rythmés et la lecture se révèle fluide et plutôt agréable.
Lien : http://bazardelalitterature...
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minibabybel
  13 janvier 2015
J'ai beaucoup hésité avant d'emprunter ce livre à la bibliothèque. J'en avais beaucoup entendu parler, en bien comme en mal...Mais bon, comme je n'ai fait que l'emprunter, et que je ne l'ai pas acheté, je n'avais aucune raison de ne pas essayer de me faire mon propre avis. Quand le film est paru, la bande annonce m'avait totalement dissuadé de commencer la saga. Après avoir quand même lu le premier tome, je trouve qu'elle donne une très mauvaise image de Vampire academy. J'avais beaucoup de préjugés sur ce livre...Je le voyais un peu comme un livre un peu “kistche”, un peu fifille , inintéressant et j'en passe ( la bande annonce du film en gros...).
Déjà, le titre ne donne pas du tout envie de lire le livre. Il donne l'impression d'un livre de bit-lit très jeunesse , peu original ( Vampire city, Les vampires de manhattant , un peu ce genre de titre). Après il y a la couverture...J'ai la dernière version avec l'affiche du film , et franchement le fond rose avec deux mannequins en jupe courte avec un décolleté plongeant n'a fait que renforcer mes préjugés sur ce livre...
Mais bon, j'ai décidé de me lancer quand même, et le livre est une bonne surprise. Je ne pensais pas lire les tomes prochains, mais je vais sans doute le faire finalement.
L'histoire maintenant...
Il m'a fallu un peu de temps pour me familiariser avec les termes employés par l'auteur. le lecteur est directement plongé dans le monde fantastique de la saga, et c'est quelque peu perturbant.
Qu'est ce qu'un Moroï ? Un dhampir ? Un gardien ? Tant de questions dont malgré les réponses que le narrateur donne je n'ai pas arrivé à éclaircir. J'ai arrêté de mélanger Dhampire et Moroï au bout d'une cinquantaine de page. Par rapport à la totalité du roman, ce n'est pas beaucoup, mais c'est suffisant pour me faire louper une partie de l'histoire. Heureusement, j'ai réussi à m'accrocher, et une fois que le monde de l'auteur s'est clarifiée l'histoire est beaucoup plus prenante. Il reste encore beaucoup de choses que j'aimerais savoir sur l'univers de la saga, mais il me reste 5 tomes pour apprendre à mieux le connaître. Il y a quand mêmes des questions qui auraient mérité de trouver des réponses dans le premier roman, et j'espère que la suite saura me les dire ! le problème, c'est que parfois je me suis demandé si ces manques de réponses n'étaient pas tout simplement des faiblesses de scénario. Je vais vous dire ça dans ma chronique du prochain tome...
Revenons au texte. Quand nos deux héroïnes retrouve leur Academy ( je ne spoile pas, c'est dans le résumé ), j'ai eu très peur. Pas peur pour Lissa et Rose, mais pour l'avis que je me faisais du livre. Encore une histoire ou des ados sont enfermés dans un lycée, où ils apprennent à gérer leur côtés mythiques , fantastiques, où ils se créent des problèmes etc...Encore une version vampire de Harry Potter ( Je sais , je me plains que les éditeurs comparent JK Rowling avec tous les auteurs, mais là je compare leur histoire .C'est pareil ?Euh....Mais je suis pas éditeur moi , donc voilà c'est pas pareil ^^)...Heureusement que l'intrigue principale est là pour “ redresser” ce petit air de déjà vue ! Malheureusement, ladite intrigue à tendance à se dérouler en second plan. Et en premier plan, et bien il y a la routine de l'academy. Les petits secrets de tout le monde, les histoires de vengeance, les problèmes carabinés de certains, des pestes qui viennent se mêler de ce qui ne les regarde pas, et ce que je déteste le plus : les histoires de tromperies amoureuses, et en général les histoires d'amours tout court ( dans ce genre de livre).
Là, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un lien avec La maison de la nuit. Je m'explique...J'ai abandonné la série La maison de la nuit parce que je trouver totalement horripilant que l'héroïne sorte avec tout le monde. Et j'ai un instant cru que Vampire academy allait suivre le même chemin... Spoiler : Moment de plus grande frayeur : quand elle commence à dire qu'elle aime son coach. Finalement ça va, et je pense pouvoir supporter qu'ils soient ensemble, mais pitié pas de triangle amoureux avec Madson...Où je ne sais même pas son nom tellement il est insignifiant dans la série ...
J'attends donc beaucoup du tome 2 : des réponses aux questions que je me pose, pas de triangle amoureux, et une intrigue plus présente... j'espère qu'il ne me décevra pas!
Bien sûr, quand je dis que l'intrigue n'est pas correctement exploitée, ce n'est pas valable pour le roman en entier. le début et la fin correspondent plus à ce que j'aurais aimé pendant tout le roman...Peut être que c'était un souhait de l'auteur de faire oublier au lecteur l'histoire principal, pour la faire revenir en force dans les dernières pages ? En tout cas, le dénouement est surprenant. Je ne m'y attendais pas du tout !
Moi qui avait peur de finir sur une fin ennuyante, je suis ravie de la tournure qu'elle a prise !
Bon, parlons personnages maintenant...
Rose, le narrateur, a une personnalité assez..Flamboyante ? Déterminée, courageuse, prête à tout quand elle a quelque choses en tête. Un peu fonce dans le tas...Et là tout dépend du genre de personne, soit on aime soit on n'aime pas! Personnellement, j'accroche pas trop à ce genre de caractère (dans les livres ). J'ai l'impression que c'est un peu cliché. Je trouve Rose superficielle, surfaite, un peu peste aussi. Mais bon, je me suis vite habituée à sa personnalité , et j'ai fini par m'attacher à elle. Lissa, l'autre personnage important du livre, est tout ce qui a de plus normal en fait. Intelligente, drôle, sympa etc...Elle a parfois des sautes d'humeurs de son amie décrit avec inquiétude, et j'ai beaucoup apprécié tous ces multiples changements de personnalité.
Christian, un autre protagoniste important, est vraiment le genre de gars qui n'a absolument pas de chance. Il est sympa, un peu bizarre, mystérieux. Ce qui est dommage, c'est que j'ai tout de suite deviné son rôle dans les événements à venir. Spoiler : Quand un gars mystérieux se pointe au beau milieu d'un livre, vous pouvez être à peu près sûr que dans deux chapitres, il sort avec l'un des personnages principaux...
Dans l'ensemble, les personnages sont assez attachants, et bien décrits
Un dernier paragraphe, promis il n'est pas très long : L'écriture de l'auteure.
Elle est somme tout assez banale, courante. Fluide, structurée, mais elle n'a rien d'extraordinaire.
En résumé, un livre sur lequel j'avais pas mal de préjugés. Finalement, ils ne sont pas révélés être justes..Toutefois, malgré une écriture banale et sans attrait particulier, les personnages sont attachants. L'intrigue n'est pas assez exploitée pendant une majeure partie du roman, mais la fin rattrape le tout. J'ai bien aimé, mais c'est loin d'être un coup de coeur. Je lirais sans doute la suite, mais ce n'est pas dans mes priorités.

Lien : http://critiques-de-livres.s..
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CielvariableCielvariable   26 janvier 2014
Malgré ma rage, je dus admettre que Dimitri Beli-machin-chose était intelligent. Il nous conduisit à l'aéroport, nous fit embarquer dans le jet privé de l'académie et exigea aussitôt qu'on nous sépare.

— Ne les laissez pas se parler, ordonna-t-il aux gardiens qui nous conduisaient à nos sièges. Il leur suffirait de cinq minutes pour mettre au point un plan d'évasion.

Même si nous avions bel et bien commencé à conspirer, je lui décochai un regard hautain avant de me laisser entraîner.

À ce moment de l'intrigue, la situation de vos héros, ou plutôt de vos héroïnes, en l'occurrence, n’était guère brillante. Après le décollage, nos chances de leur échapper diminuèrent considérablement. Même si un miracle m'avait permis de neutraliser les dix gardiens, nous aurions encore dû trouver un moyen de sortir de cet avion. Je me doutais bien qu'il devait y avoir des parachutes quelque part, mais, en admettant même que je sois capable d'en actionner un, nous serions tombées au beau milieu des Rocheuses, avec des chances de survie assez minces.

Non, nous n'allions pas quitter cet avion avant qu'il ait atterri dans les forêts du Montana. C'était de là-bas que nous allions devoir nous enfuir, c'est-à-dire d'un endroit protégé par la magie et dix fois plus de gardiens. Un jeu d'enfant...

Lissa avait été installée à l'avant de l'appareil, près du Russe. Malgré la distance entre nos deux sièges, sa peur martelait l'intérieur de mon crâne, au point que l'inquiétude ne tarda pas à prendre le dessus sur ma colère. Ils ne pouvaient pas la ramener là-bas... Dimitri aurait-il hésité à remplir sa mission s'il avait ressenti ce que je ressentais et bien compris la situation ? Sûrement pas... Ce n'était pas son problème.

Les émotions de Lissa devinrent si puissantes que j'eus bientôt l'impression déstabilisante d'être assise à sa place, voire dans sa peau. Cela arrivait parfois, en général sans que je m'y attende. Je me retrouvai donc assise à côté de la masse impressionnante de Dimitri, une bouteille d'eau dans la main – dans sa main. Lorsqu'il se pencha pour ramasser quelque chose, j'aperçus six symboles tatoués sur sa nuque: ses molnija. Ils ressemblaient à des éclairs entrecroisés et tenaient le compte des Strigoï qu'il avait éliminés. Une ligne sinueuse s'étirait au-dessus de ceux-ci : la marque de la Promesse, qu'il avait reçue le jour où il était devenu gardien.

Je clignai des yeux, puis regagnai péniblement ma propre peau. Je détestais que cela se produise. Le fait de ressentir les émotions de Lissa avait ses avantages, mais ces moments de fusion nous contrariaient l'une et l'autre. Comme elle les considérait comme des violations de son intimité, j'avais pris l'habitude de les lui cacher. Ni elle ni moi ne pouvions contrôler ce phénomène : c'était l'un des effets secondaires d'un lien que nous comprenions mal. Certaines légendes évoquaient bien l'existence d'un lien psychique entre des Moroï et leurs gardiens, mais aucune des histoires que j'avais entendues ne ressemblait à ce qui nous arrivait. Nous étions donc obligées de nous débrouiller avec au jour le jour... Vers la fin du vol, Dimitri vint prendre la place du gardien qui me surveillait. Je tournai ostensiblement la tête vers le hublot.

— Avais-tu vraiment l'intention de nous attaquer tous ? me demanda-t-il après un long silence.
Je ne me donnai pas la peine de répondre.
— C'était très... courageux. (Il hésita.) Stupide, mais tout de même courageux. Pourquoi as-tu seulement essayé ?
Je me tournai vers lui, et repoussai une mèche de cheveux pour le regarder droit dans les yeux.
— Parce que je suis sa gardienne, répondis-je, avant de revenir au hublot.

De longues minutes de silence s'écoulèrent avant qu'il se résigne à regagner son siège.

Dès que nous eûmes atterri, le commando nous conduisit directement à l'académie. Notre voiture s'arrêta quelques instants à la grille afin que d'autres gardiens s'assurent que nous n'étions pas des Strigoï venus commettre un massacre. Après quelques échanges de politesse, ils nous laissèrent au campus, que les ombres du crépuscule commençaient à envahir. C'était le début de la journée pour les vampires.

L'académie était exactement comme dans mon souvenir: gothique et immense. Les Moroï étaient des enragés de la tradition; avec eux, on pouvait être certain que rien ne changerait jamais. Cette institution n'était pas aussi ancienne que les académies européennes, mais elle avait été construite dans le même style. Les bâtiments à l'architecture compliquée, ornés de statues et de gargouilles, rappelaient les édifices religieux. De petits jardins et des passages mystérieux se dissimulaient çà et là derrière des grilles en fer forgé. Après avoir vécu sur d'autres campus, je pouvais apprécier à sa juste valeur la majesté de celui-ci.

Le site était divisé en deux secteurs: l'un réservé au collège, l'autre au lycée. Chacun était constitué de bâtiments, encadrant une vaste cour de verdure rectangulaire plantée d'arbres centenaires, et sillonnée de chemins pavés. On nous conduisit directement dans la section du lycée. Les salles de cours s'élevaient d'un côté, tandis que le dortoir des dhampirs et le gymnase occupaient le côté opposé. Le dortoir des Moroï se dressait à l'une des extrémités de l'immense rectangle, tandis que les bâtiments administratifs, communs aux deux sections, lui faisaient face. Les élèves du collège dormaient de l'autre côté de l'académie.

Tout autour, l'espace s'étirait à l'infini. Après tout, nous étions dans le Montana, à des kilomètres de toute civilisation. L'air froid était chargé d'une odeur de sapin et de feuilles mortes. La forêt encerclait l'académie et l'on pouvait voir les montagnes à l'horizon si l'on était réveillé pendant la journée.

Lorsque les bâtiments administratifs furent en vue, j'échappai à mon gardien pour rattraper Dimitri.

— Hé ! Camarade !
— Tu as envie de parler, maintenant ? riposta-t-il sans me regarder.
— Est-ce que tu nous emmènes chez Kirova ?
— Chez Mme le proviseur, me corrigea-t-il.

Lissa, qui marchait près de lui, me décocha un regard qui signifiait : « ne commence pas ! » — Mme le proviseur, si tu veux... Ça ne l'empêche pas d'être une vieille peau mal...
Mon flot d'insultes se tarit dès que les gardiens nous introduisirent dans le réfectoire. Je soupirai. Ces gens étaient-ils vraiment si cruels ? Il devait bien y avoir une dizaine de manières d'accéder au bureau de Kirova. Pourquoi nous faisaient-ils passer par là ?

Et c'était l'heure du petit déjeuner.

Les apprentis gardiens, des dhampirs, tout comme moi, et les Moroï se mêlaient pour manger et discuter des derniers ragots qui agitaient l'académie. Notre apparition interrompit instantanément toutes les conversations, comme si quelqu'un avait appuyé sur un interrupteur. Des centaines de regards se tournèrent vers nous.

Je décochai un sourire en coin à mes anciens camarades de classe en essayant de mesurer à quel point les choses avaient changé. Non. Tout semblait parfaitement à sa place. Camille Conta, cheftaine autoproclamée de la clique des Moroï de sang royal, ressemblait toujours à la peste parfaitement coiffée et maquillée de mon souvenir. Natalie, la cousine empotée de Lissa, nous regarda passer avec des yeux écarquillés. Apparemment, elle n'avait rien perdu de sa naïveté.

De l'autre côté de la salle... Voilà qui était intéressant. Aaron. Le pauvre Aaron, à qui le départ de Lissa avait dû briser le cœur. Il était toujours aussi mignon, peut-être même davantage, avec ses boucles blondes si bien assorties à celles de Lissa. Il épiait ses moindres gestes. Non: il ne l'avait pas oubliée. C'était triste, d'ailleurs, puisque Lissa n'avait jamais été aussi éprise de lui que lui d'elle. À l'époque, j'avais surtout eu l'impression qu'elle était sortie avec lui parce qu'il semblait le candidat le plus logique.

Il y avait plus intéressant encore: Aaron semblait avoir trouvé un moyen de tuer le temps en son absence. Il tenait la main d'une Moroï qui paraissait avoir onze ans mais devait en avoir plus, à moins qu'il soit devenu pédophile durant notre absence. Ses joues bien rondes et ses anglaises lui donnaient l'air d'une poupée de porcelaine. Elle suivit Lissa des yeux avec tant de haine dans le regard que j'en restai bouche bée. Mais que lui voulait-elle ? J'étais presque certaine de ne l'avoir jamais vue. Elle devait être jalouse de l'ex-petite amie... J'avoue que je n'aimerais pas non plus que mon copain regarde une fille avec ces yeux-là.

J'éprouvai un certain soulagement lorsque notre calvaire prit fin, même si notre destination, le bureau de Mme le proviseur Kirova, n'offrait pas une perspective très réjouissante. La vieille bique n'avait pas changé non plus : son nez busqué et ses cheveux gris étaient exactement tels que dans mon souvenir. Elle était grande et mince, comme la plupart des Moroï, et m'avait toujours fait penser à un vautour. Le temps que j'avais passé dans son bureau m'avait permis de bien la connaître.
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CielvariableCielvariable   26 janvier 2014
Nous étions le 1er novembre, le jour de la Toussaint. Un mois s'était écoulé depuis notre retour, et une célébration était prévue. On attendait la visite d'un groupe de nobles Moroï, comptant la reine Tatiana en personne. Ce n'était pas ce qui m'excitait le plus. La reine était déjà venue à l'académie. C'était même assez fréquent et beaucoup moins amusant que cela en avait l'air. Et puis le prestige de la royauté avait beaucoup baissé dans mon estime depuis que j'avais vécu en démocratie parmi les humains. J'étais certaine que Kirova m'avait autorisée à être présente simplement parce que tout le monde allait se trouver là ; ce qui impliquait qu'on ne pourrait pas me surveiller ailleurs. C'était la première occasion qui m'était offerte depuis un mois de m'échapper de ma chambre et de me détendre en parlant avec des gens. Cette liberté valait bien de supporter quelques discours assommants. Je ne pris pas le temps de bavarder avec Lissa à la fin des cours. Dimitri avait tenu sa promesse et je faisais de mon mieux pour tenir la mienne. J'avais désormais deux heures d'entraînement supplémentaires, une le matin et l'autre le soir. Plus je l'observais, mieux je comprenais d'où lui venait sa réputation de dieu. Il savait beaucoup de choses, comme ses six molnija le prouvaient, et j'étais impatiente de progresser.

Dès mon entrée dans le gymnase, je remarquai qu'il portait un pantalon de survêtement au lieu de son jean habituel. Cela lui allait bien... très bien même...

Détourne les yeux, Rose ! m'ordonnai-je pour ne pas perdre mon sang-froid.

Il se planta en face de moi et croisa les bras sur sa poitrine.

— Quel est le premier problème quand tu fais face à un Strigoï ?
— Il est immortel ?
— Pense à quelque chose de plus simple.

«Plus simple»? Je pris quelques instants pour réfléchir.

— Il y a toutes les chances pour qu'il soit plus grand et plus fort que moi.

Les Strigoï, sauf ceux qui avaient d'abord été humains, étaient aussi grands que leurs cousins Moroï. Ils étaient aussi beaucoup plus forts que les dhampirs, avaient des sens plus aiguisés et de meilleurs réflexes. C'était pour cette raison que les gardiens s'entraînaient si dur : nous devions compenser notre infériorité naturelle.

— Ça complique les choses, reconnut Dimitri, mais ce n'est pas le pire. La plupart du temps, il est possible d'utiliser la taille et la force d'un adversaire contre lui.

Il me fit une démonstration, m'indiquant comment me placer et où frapper. Je répétai ses mouvements, ce qui me permit de comprendre pourquoi je me faisais botter les fesses aux entraînements. Je les intégrai vite et brûlai d'impatience de les mettre en pratique. Vers la fin de l'heure, il me laissa essayer.

— Vas-y ! Essaie de me frapper.

Il n'eut pas besoin de me le dire deux fois. Je fondis sur lui pour me retrouver plaquée au sol. La douleur irradia dans mon corps, mais je refusai de m'avouer vaincue. Je bondis sur mes pieds pour essayer de le prendre par surprise. Sans succès.

Après quelques autres tentatives infructueuses, je tendis le bras pour implorer une trêve.

— Très bien. Qu'est-ce que je fais mal ?
—Rien.

Je n'en étais pas convaincue.

— Si je fais ce qu'il faut, pourquoi n'es-tu pas inconscient à l'heure qu'il est ?
— Parce que, même si tes gestes sont bien faits, c'est la première fois que tu essaies alors que je m'entraîne depuis des années.

Sa sagesse d'ancêtre me fit secouer la tête. D'après ses propres dires, il n'avait jamais que vingt-quatre ans.

— Si tu le dis, papy... On essaie encore ?
— L'heure est terminée. N'as-tu pas l'intention d'aller te changer ?

Je levai les yeux vers la pendule poussiéreuse et me réjouis : le banquet n'allait pas tarder à commencer. L'idée d'être aussi démunie que Cendrillon me fit rire.

— Évidemment...

Lorsqu'il me tourna le dos, je ne voulus pas laisser passer ma chance. Je lui sautai dessus, en me positionnant exactement comme il m'avait montré. Avec l'effet de surprise pour moi, il ne me verrait même pas l'attaquer et je ne pouvais pas le manquer.

Avant même que je le touche, il fit volte-face à une vitesse humiliante, me souleva comme si je ne pesais rien et me plaqua au sol dans le même mouvement.

— Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? grognai-je.

Il me regarda droit dans les yeux tout en me maintenant immobile par les poignets, avec un peu moins de sérieux que pendant le cours.

— Disons que le cri de guerre t'a trahie. Essaie de ne pas hurler la prochaine fois...
— Est-ce que ç'aurait vraiment fait une différence si je n'avais pas crié ?

Il réfléchit un instant.

— Probablement pas.

Malgré mon soupir exagéré, j'étais de bien trop bonne humeur pour laisser la déception m'abattre. Après tout, il y avait quelques avantages à avoir un dieu pour mentor. Dimitri était bien plus grand, plus lourd et plus fort que moi. Sans être un colosse, il avait des muscles aussi efficaces que bien placés... Si j'arrivais un jour à le battre, je serais capable de battre n'importe qui.
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CielvariableCielvariable   26 janvier 2014
Le lendemain matin, je m'empressai de rejoindre dimitri. Les entraînements supplémentaires qu'il me donnait étaient devenus les moments préférés de ma journée, en partie à cause du stupide béguin que j'avais pour lui, mais aussi parce qu'ils me permettaient d'éviter les autres élèves.

Il commença par me faire courir, comme d'habitude, et courut avec moi en me donnant des conseils d'une voix calme, presque gentille, comme s'il craignait de provoquer une crise de nerfs ou de larmes. J'étais certaine qu'il connaissait la rumeur, même si nous n'en avions jamais parlé.

Après le footing, il me proposa un nouvel exercice de combat dans lequel j'eus le droit de me servir d'armes improvisées pour l'attaquer. Je fus surprise de parvenir à lui donner quelques coups qui semblèrent lui faire moins mal qu'à moi ; aucun mal, à vrai dire, alors que chaque impact me faisait trébucher. Cela ne m'empêcha pas de monter à l'assaut encore et encore, presque avec rage, sans bien savoir qui je croyais frapper : Mia, Ralf ou Jesse. Peut-être les trois à la fois.

Dimitri finit par demander grâce. Alors que nous rangions le matériel dans la réserve, il jeta un coup d'œil dans ma direction et parut surpris.

— Tes mains... (Il jura en russe sans que je puisse comprendre, puisqu'il refusait obstinément d'enrichir mon vocabulaire de grossièretés.) Où sont tes gants ?

Je baissai les yeux vers mes mains qui souffraient du froid depuis des semaines. La violence de l'entraînement du jour n'avait fait qu'empirer les choses et plusieurs de mes gerçures s'étaient mises à saigner.

— Je n'en ai pas. Je n'en avais pas besoin à Portland.

Il jura encore, m'ordonna de m'asseoir sur une chaise et partit chercher une trousse de secours.

—nous allons t'en trouver une paire, déclara-t-il en nettoyant mes plaies avec un linge humide.
— Ça ne fait que commencer, n'est-ce pas ? murmurai-je en contemplant mes mains abîmées.
—Quoi?
— Ma transformation en Alberta. Elle... et toutes les autres. À force d'être toujours dehors et de s'entraîner tout le temps, elles ont cessé d'être jolies... Cette vie les détruit. Leur apparence, je veux dire.

Je le sentis hésiter avant de lever vers moi ces beaux yeux noirs qui remuaient toujours quelque chose dans ma poitrine. Il fallait vraiment que je cesse de fondre comme une idiote en sa présence...

—Ça ne t'arrivera pas. Tu es... (Pendant qu'il cherchait l'expression juste, je lui fournis mentalement quelques suggestions : belle à se damner ? super sexy ? Finalement, il laissa tomber.) Ça ne t'arrivera pas.

Il reporta son attention sur mes mains. Me trouvait-il... jolie? Je savais parfaitement quel effet je produisais sur les garçons de mon âge. Mais lui ? J'avais du mal à l'imaginer. Ma confusion empira.

—C'est arrivé à ma mère. Elle était très belle, tu sais. Je suppose qu'elle l'est toujours, à sa manière... Mais ce n'est plus la même femme. (J'esquissai un sourire amer.) À vrai dire, je ne l'ai pas vue depuis si longtemps qu'elle peut avoir complètement changé.
— Tu n'aimes pas ta mère.
— Tu l'as remarqué ?
— Tu la connais à peine...
— C'est bien ça le problème. Elle a laissé l'académie m'élever à sa place.

Lorsqu'il eut fini de nettoyer mes gerçures, il dénicha un tube de crème et j'achevai de fondre sous l'effet de son massage.

— Tu dis ça mais... qu'aurait-elle dû faire ? Tu veux devenir gardienne, et je sais quelle importance cela revêt pour toi. Ne crois-tu pas qu'elle éprouve la même chose que toi ? Penses-tu qu'elle aurait dû abandonner son travail pour t'élever alors que tu aurais passé la majeure partie de ta vie ici de toute manière ?

Je détestais qu'on m'oppose des arguments raisonnables.

— Es-tu en train de dire que je suis hypocrite ?
— Seulement que tu ne devrais peut-être pas être si dure avec elle. C'est une dhampir très respectée et elle t'a mise sur la voie qu'elle a suivie elle-même.
— Ça ne l'aurait pas tuée de me rendre visite de temps à autre, grommelai-je. Mais tu dois avoir raison... en partie. J'imagine que ç'aurait pu être pire.
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FleurCannibaleFleurCannibale   23 octobre 2010
Je me penchai pour le serrer dans mes bras sans réfléchir à ce que je faisais.
_Merci...
A en juger par sa raideur je l'avais pris par surprise, comme moi-même, d'ailleurs. Mais il finit par se détendre et je crus mourir en le sentant poser ses mains sur mes hanches.
_Je suis content que tu sois indemne. (Sa voix me donna l'impression que ses lèvres étaient à quelque millimètres de mon oreille.) Quand je t'ai vue tomber...
_Tu t'es dit: "Quelle gourde!"
_Pas exactement.
Il s'écarta légérement pour mieux me regarder mais n'ajouta rien. Son regard sombre et intense m'embrasa instantanément. Lentement, avec prudence, ses doigts merveilleux approchèrent de mon visage et caressèrent ma joue. Je ne pus m'empêcher de frissonner.
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Mlle_LilyMlle_Lily   28 septembre 2010
"The spell. Victor said you had to want me... to care about me... for it to work." When he didn't say anything, I tried to grip his shirt, but my fingers were too weak. "Did you? Did you want me?"
His words came out thickly. "Yes, Roza. I did want you. I still do. I wish... we could be together."
"Then why did you lie to me?"
We reached the clinic, and he managed to open the door while still holding me. As soon as he stepped inside, he began yelling for help.
"Why did you lie?" I murmured again.
Still holding me in his arms, he looked down at me. I could hear voices and footsteps getting closer.
"Because we can't be together."
"Because of the age thing, right?" I asked. "Because you're my mentor?"
His fingertip gently wiped away a tear that had escaped down my cheek. "That's part of it," he said. "But also... well, you and I will both be Lissa's gaurdians someday. I need to protect her at all cost. If a pack of Strogoi come, I need to throw my body between them and her."
I know that. Of course that's what you have to do." The black sparkles were dancing in front of my eyes again. I was fading out.
"No. If I let myself love you, I won't throw myself in front of her. I'll throw myself in front of you."
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