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ISBN : 2330022530
Éditeur : Actes Sud (04/09/2013)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Un éclair orange transperça les roseaux. Un bec : long, pointu, menaçant. Il fourragea tranquillement à droite et à gauche, et disparut. Un instant plus tard, il s’enfonça de nouveau, plus près de l’endroit où était Fern. Il fouilla encore, jusqu’à frôler sa fourrure. Fern émit un léger couinement. Sa patte se mit à trembler.
– Ne bougez pas. Pas un bruit.
Sylvan ferma les yeux. Faites qu’il s’en aille. S’il vous plaît, qu’il ne me voie pas.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Folfaerie
  01 décembre 2013
Vous voulez connaître la vie passionnante des campagnols (si, elle est passionnante !) ? Ce très chouette roman jeunesse est fait pour vous.
On suit les aventures, pleines de dangers, de la famille de Sylvan. C'est un jeune campagnol qui vit près de la rivière Sinéthis, celle qui les protège et dont le chant rythme leur vie. Après la mort de la maman (ce n'est pas un scoop, elle survient très rapidement), la fratrie va devoir se débrouiller et subir bien des épreuves. Chacun des frères et soeurs a une personnalité attachante, il y a ceux et celles qui rêvent de voir le monde, celui qui préfère rester au chaud dans le terrier, le méfiant et le téméraire.
Les dangers sont nombreux, les prédateurs guettent, le renard, la loutre, le vison. parfois, on se fait de drôles d'amis, comme les rats.
On apprend avec étonnement que les femelles sont les plus agressives et les plus territoriales, et toute une foule de choses sur cet écosystème familier, la rivière et ses berges. le texte est drôle, poétique, émouvant. Après cette lecture, vous ne regarderez plus les campagnols de la même façon ! C'est le point fort de ce roman d'ailleurs qui fait d'une petite bête méconnue du grand public, certainement classée comme vulgaire rongeur qui pourrait s'en prendre au potager, en un animal digne d'intérêt.
Il faut préciser que l'auteur,Tom Moorhouse "vit à Oxford, en Angleterre, où il travaille au département zoologique de l'université. En 2013, sa thèse portait sur... les campagnols. Il a également mené à bien un projet de réintroduction de cette espèce menacée. le Chant de la Grande Rivière est son premier roman, qui sera suivi d'un deuxième tome."
Le format de ce livre est très agréable et l'illustration de couverture me plait infiniment. Il est labellisé "imprimvert" et s'insère dans la collection fiction nature.
Bref, je recommande chaudement.
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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c.brijs
  04 septembre 2013
Voici un récit qui ne me tentait guère a priori. Il faut dire que je ne suis pas vraiment friande de récits anthropomorphiques (qui attribuent des sentiments humains aux animaux)... à part, bien sûr, les fables de la Fontaine et leur visée satirique et, plus récemment, le tamanoir hanté d'Alice de Poncheville et l'album Tête-à-tête, 15 petites histoires pas comme les autres de Geert de Kockere et Klaas Verplancke. Dans ces deux derniers titres, l'humour et le second degré ont fait la différence.
Et ici ? Pas vraiment d'humour si ce n'est certaines joutes verbales entre les protagonistes : quatre jeunes campagnols et un rat esseulé. Alors, qu'est-ce qui, au final, a fait la différence et a rendu cette lecture vraiment agréable et intéressante ?
Tout d'abord, l'auteur maîtrise parfaitement son sujet puisqu'il est zoologiste à l'université d'Oxford et spécialiste des campagnols. A travers cette aventure, il nous amène à découvrir les moeurs de ces petits mammifères des campagnes qu'il appelle ici les Chanteurs. On est loin des explications scientifiques rébarbatives. Toutes les précisions concernant l'habitat, l'alimentation, les prédateurs, ... de nos gentils rongeurs s'intègrent parfaitement dans l'histoire.
Ensuite, une fois ce biais animalier accepté, "Le chant de la Grande rivière" se lit comme un roman d'aventure comme les autres. Au fil des pages, on se prend d'affection pour cette petite famille obligée de partir vers l'inconnu à la recherche d'un endroit où vivre en toute sécurité. Des quatre campagnols, deux frères, deux soeurs, chacun a sa personnalité : Sylvan et Aven sont impatients, Fern est plus grognon et Orris d'un naturel inquiet. Fodur, le rat qui les rejoint dans leur périple, fait, quant à lui, preuve de bon sens et d'optimisme.
De plus, l'histoire que Tom Moorhouse nous conte est celle du dur apprentissage de la vie et est donc, à ce titre, particulièrement riche en apprentissages. Derrière cette recherche de la terre promise, sans en avoir l'air, l'auteur aborde bien des thématiques : la séparation, l'apprentissage de l'autonomie, la solidarité, la différence, la peur, le courage, la mort, le deuil, etc. Il aborde même des questions philosophiques et religieuses. Sylvan, le héros de l'histoire, se demande par exemple pourquoi Sinethis, la grande rivière (sorte de divinité pour eux Chanteurs), lui impose toutes ces épreuves ou si, comme Fodur le laisse sous-entendre, Sinethis n'est qu'un guide parmi d'innombrables autres... L'issue de cette épopée l'amènera à mûrir et à accepter la vie telle qu'elle est : tantôt douce, tantôt cruelle !
"Nos chants sont brefs, pensa Sylvan, alors nous devons bien les chanter."
Pour terminer, cette fable animalière nous est contée avec beaucoup de style et de poésie. Petit réserve peut-être pour le langage rat - un peu à la JJC (Jean-Claude van Damme) - bien éloigné des règles syntaxiques. Cette façon de parler fera sans nul doute sourire nos jeunes lecteurs mais pourrait perturber la compréhension des moins bons. A voir...
"Peut-être tous avoir quelqu'un. Mais vie grande. Aucun de ceux on parle avec promet nous vivre pour toujours. Tous nous savoir comment est perdre. Dur c'est. Je savoir et tu savoir. Mais pas faute de Sylvan, Sinethis ou Fodur. Faute de personne. Fait partie du monde. Comme pluie, insectes, herbes."
Au final, je suis vraiment heureuse d'avoir dépassé mes préjugés ! Cette lecture vaut vraiment la peine et pourrait ouvrir de multiples débats avec les enfants ! A découvrir donc !
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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kanarmor
  09 octobre 2013
Livre en main j'étais un peu dubitatif. le sujet d'abord : un roman ayant pour sujet des campagnols ? Bof ! Et la couverture ensuite n'est pas forcément des plus attirantes.
Mais au final mon dernier coup de coeur et une bonne surprise !
Le sujet. Alors qu'ils viennent de découvrir leur monde extérieur, la Grande Rivière, quatre campagnols (deux frères, deux soeurs) doivent quitter leur territoire après la mort de leur mère pour échapper au plus terrible des prédateurs. Ils entreprennent un périlleux voyage pour trouver un autre lieu accueillant. Une aventure pleine de péripéties, de rencontres inattendues (Fodur, le vieux rat solitaire...) ou dangereuses (et même mortelles...) avant de trouver enfin un havre de paix.
Un roman captivant, plein de suspens, de poésie aussi quant il s'agit de la rivière, Mère nourricière et spirituelle. Un livre optimiste sur le courage et la solidarité face aux nombreux dangers.
C'est le premier roman de Tom Moorhouse, zoologiste anglais, spécialiste des campagnols, qui sait rendre son récit vivant, précis et chaleureux.
Bravo !
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Nadouch
  16 novembre 2013
Sympathique petit roman sur la vie d'une famille de campagnols.
A priori assez éloignée de nos préoccupations quotidiennes, cette histoire fait néanmoins écho à plein de sentiments et de situations du quotidien (relations avec les frères et soeurs, petits et grands dangers de la vie, perte d'un être cher, rencontres formatrices).
Le rythme est assez lent mais ce roman a le mérite d'être rassembleur à mon avis : à lire en famille, le soir au coin du feu...
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ladythat
  03 février 2018
Fort de son expérience d'écologiste spécialisé sur les campagnols, Tom Moorhouse, qui travaille au Département zoologique de l'Université Oxford, signe un premier roman passionnant. Entre documentaire animalier et récit initiatique, le Chant de la Grande Rivière dépeint le mode de vie de ces petits rongeurs et distille tout un tas d'informations sur leur mode vie et leu environnement: les liens familiaux, la rivière et ses berges, les prédateurs (renard, loutre, vison…).
L'écriture est poétique et drôle, les descriptions rendent le récit très visuel et la narration est riche en aventures et rencontres, ne laissant aucun temps mort. L'auteur aborde par ailleurs de nombreuses thématiques : le deuil, le dépassement de soi, la différence, la tolérance… le Chant de la Grande Rivière est un roman écologique qui s'inscrit dans une démarche informative sur un écosystème foisonnant qui s'autorégule naturellement.
A souligner l'édition au label imprim'vert !
Lien : https://sirthisandladythat.w..
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critiques presse (1)
Ricochet   29 novembre 2013
Bien loin d'un quelconque anthropomorphisme simpliste, Tom Moorhouse -zoologiste et spécialiste des campagnol, professeur à l'université de Oxford- se sert des caractéristiques des animaux pour créer une histoire palpitante et pleine de rebondissements'
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
kanarmorkanarmor   09 octobre 2013
Voilà, constata-t-il. C’est l’épreuve finale de Sinethis. Ce qu’il avait redouté. Il regarda les mâles. Ils étaient plus gros que lui, de la même taille qu’Orris. Cela pourrait poser problème. Mais Sylvan avait affronté un vison, et il avait survécu. Il avait échappé à un renard, à une meute de rats, il avait combattu les rapides de Sinethis. Il avait conduit sa famille le long de la Grande Rivière pour qu’elle trouve un nouveau domicile. Ce n’était pas un couple de Chanteurs mâles qui allait gâcher tout ça maintenant.

(Sinethis = nom de la Grande Rivière)

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c.brijsc.brijs   04 septembre 2013
Elle chante avec nous un chant doux comme les fleurs de chardon, dur comme les racines, profond comme les ombres, vieux comme les pierres. Nous chantons avec elle un chant aussi rapide que la pensée, aussi doux que les pommes, aussi bref que le jour. Nous sommes les Chanteurs de la Rivière, et nous lui appartenons.
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c.brijsc.brijs   04 septembre 2013
Nos chants sont brefs, pensa Sylvan, alors nous devons bien les chanter.
Commenter  J’apprécie          20
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