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EAN : 9782824607603
336 pages
City Editions (06/04/2016)
3.7/5   5 notes
Résumé :
1918. Dans un petit village du sud de l'Italie, un bébé pousse son premier cri tandis que l'Europe sort tout juste de la guerre. Ce nouveau-né ne connaîtra jamais son père, mort au combat, tout comme vingt autres hommes de la famille. Vitantonio est donc le dernier fils d'une lignée dont les hommes semblent frappés de malédiction. Pour qu'il ne connaisse pas le même sort, le jour de sa naissance, Vitantonio est adopté par une autre famille, très aisée. Il est élevé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ManouB
  28 juin 2020
Durant la Première Guerre mondiale, Donata Palmisano et Francesca Convertini attendent toutes deux leurs maris partis au Front. Pas facile la vie sans les hommes à Bellorotondo, un petit village des Pouilles. Les femmes se débrouillent. Suite à une courte permission de leurs maris, les deux jeunes femmes se retrouvent enceintes en même temps. Quand elles deviennent veuves toutes deux, elles décident de vivre ensemble. Si Francesca est la plus heureuse des deux, c'est parce que Donata est incapable de surmonter une terrible angoisse... En effet, durant la Première Guerre Mondiale, tous les hommes de la famille Palmisano (vingt et un exactement) sont morts au combat. Il n'est pas question pour elle, si elle met au monde un garçon, de lui faire subir la malédiction qui semble peser sur la famille et dont elle a eu la confirmation en voyant son mari disparaître à son tour.
Alors toutes deux imaginent un stratagème, Donata cache sa grossesse et le jour de la naissance des deux enfants, avec la complicité du médecin de famille qui sait à quel point la famille de Donata a souffert, Francesca déclare avoir eu des jumeaux. C'est elle qui élèvera donc Giovanna sa propre fille, et Vitantonio, le fils de son amie..avec son aide puisque les deux jeunes femmes vivent ensemble.
Mais la vie en ce temps-là dans cette région pauvre d'Italie apporte son lot de drame. Francesca meurt toute jeune, laissant les deux petits officiellement sans mère. C'est alors que sa famille accepte que Donata, considérée comme un membre de la famille à part entière, s'en occupe, aidé financièrement par Angela Convertini la grand-mère mise dans le secret par Francesca, ce que Donata ignore.
Les deux enfants jouent pendant des heures avec Franco leur cousin de leur âge, dans le grand parc aménagé par la nona. Ils engrangent de fabuleux souvenirs pendant l'été qu'ils passent souvent aussi dans la famille de Donata.
Rien n'est simple, car Donata se doit de garder ce lourd secret, et la vie va décidément devenir bien compliquée pour elle au fur et à mesure que les deux enfants grandissent et deviennent de plus en plus inséparables.
Ce qu'elle ignore... c'est que certaines personnes bienveillantes, mises dans le secret, veillent sur elle et sur les deux enfants. C'est alors que la Seconde Guerre Mondiale éclate...
Franco, le cousin des enfants s'engage aux côtés des fascistes, Giovanna à l'opposé part combattre la dictature en Espagne, tandis que Vitantonio lui, continue à penser que la lutte est plus importante sur place pour défendre les intérêts des paysans pauvres, exploités et appauvris par les propriétaires terriens de la région sans scrupules...
Le dernier fils de la lignée des Palmisano réussira-t-il à échapper à sa destinée ?
Le roman débute de nos jours. Un couple visite un petit village des Pouilles et découvre sur le Monument aux morts de la Première Guerre Mondiale que toute une famille du village a été décimée. C'est alors qu'un vieux monsieur qui semblait endormi sur un banc proche leur raconte l'histoire de cette famille et de la malédiction qui pesa sur eux.
A noter...Bellorotondo n'existe pas en réalité mais l'auteur s'est inspiré de nombreux petits villages des Pouilles qui eux existent vraiment !
Voilà un roman du terroir qui nous apprend beaucoup de choses sur l'histoire de l'Italie, la montée du fascisme et ses conséquences humaines. Toutes les descriptions des faits de guerre, que ce soit lors de la Première ou de la Seconde Guerre Mondiale, le mouvement anti-belliciste de Locotondo, le bombardement de Bari le 2 décembre 1943, l'explosion du John Harvey et la diffusion du gaz moutarde, ainsi que le soulèvement de Matera en septembre 1943, sont véridiques.
D'ailleurs le roman est un hommage à "tous ceux qui se soulevèrent contre l'alliance nazi-fasciste dans le sud de l'Italie et qui, comme bien souvent, sont les grands oubliés de l'histoire"[in note de l'auteur].
C'est donc à la fois une saga familiale avec des personnages attachants et un roman historique dans lequel j'ai appris beaucoup de choses sur le déroulé des événements durant les deux guerres.
Il est bien évident qu'il faut aimer ces deux côtés-là de l'histoire, la petite et la grande, pour apprécier sa lecture. Personnellement je ne me suis pas ennuyée un seul instant en le lisant mais j'ai préféré la première partie à la seconde.
J'ai aimé les descriptions des paysages, les us et coutumes de la vie au village, les secrets et les croyances religieuses, tout ce qui fait la particularité de cette région d'Italie. le lecteur retrouve la chaleur humaine de ses habitants mais aussi leur côté passionné, les rivalités, les mensonges...tout ce qui faisait le sel de la vie au village.
Je pense cependant que la traduction n'est pas parfaite ainsi dans le commentaire que j'ai mis plus haut la fillette s'avère avoir près de quinze ans alors qu'à la lecture du texte je la pensais beaucoup plus jeune mais cela ne m'a pas vraiment gênée à la lecture.
Ce roman est facile à lire et donc parfait pour les vacances.

Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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Pie-Coquette
  29 mai 2016
Dans la série « j'aime les romans traitant la Seconde Guerre Mondiale » je vous présente ce chef-d'oeuvre. Signé par Rafel Nadal, qui n'est pas le célèbre tennisman comme on pourrait le croire, auteur espagnol qui mérite de se faire connaître.
Il situe son roman dans le sud de l'Italie, dans un village totalement perdu nommé Bellorotondo. le prologue présente bien l'histoire, et donne directement envie de plonger au coeur du sujet, et se déroule en 2012.
Comme nous le savons, les Palmisano sont touchés par une malédiction : tous les hommes de cette famille meurt prématurément vers l'âge des 20 ans (même si l'âge n'est pas forcément important.) le livre se concentre sur la descendance de Vito Oronzo et Donata.
L'intrigue est prenante du début jusque la fin. Les chapitres sont courts, se terminant sur du suspens qui ne laisse pas d'autre choix que de continuer la lecture (ce n'était pas pour me déplaire!) C'est un roman fort, empreint de belles documentations et d'une superbe imagination qu'à fait preuve l'auteur. Rafel Nadal rend allègrement et magnifiquement hommage à l'Histoire de l'Italie trop souvent oubliée.
Dès les premières pages, j'ai fait corps avec l'histoire, que je trouve vivante et surprenante. La force de description est remarquable car chaque détails se dessinaient sous mes yeux. J'étais littéralement dans l'histoire, spectatrice impuissante face aux ennemis.
Un jolis lots de larmes sur la fin est le signe d'un énorme coup de coeur. Un roman à ne pas laisser passer. Une intrigue parfaitement menée qui va vous surprendre autant que moi je l'ai été. Un épilogue renversant clôturant à merveille ce roman. Les petits (voir minuscules) points négatifs que j'aurai à citer, pourrait être l'absence d'une carte de l'Italie en début de roman et plus de détails sur la malédiction. Mais cela n'empêche pas pour autant de savourer chaque instant du livre.
Pour finir, je dirai simplement que ce livre est une pure merveille. Je suis comblée et heureuse d'avoir eu la chance de découvrir cette intrigue. Une très belle découverte qui m'a beaucoup touchée. A découvrir sans attendre !
Lien : https://lenvoldepiecoquette...
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bebi
  24 juin 2016
Donata et Francesca attendent leurs époux respectifs, partis au front durant la première guerre mondiale. Aucun des deux n'en reviendra. La belle-famille de Donata, les Palmisano, semble souffrir d'une malédiction, puisqu'au homme de cette famille n'a survécu. 21 hommes de différents âges, appartenant à cette famille, ont été tués au Front.
Aussi, lorsque Donata comprend qu'elle est enceinte, elle compte tout faire pour que son enfant échappe à cette malédiction. Ce qui va la pousser à la dernière extrêmité: le donner à une autre famille, pour qu'il ne porte pas son nom de famille d'origine.
Dans un tout petit village, frappé par ces batailles, il faut reconstruire. Pourtant, 20 ans plus tard, lorsque la second guerre mondiale éclate, Vitantonio va se trouver confronté à de grands dangers. Reste à voir si la malédiction fera fi de son nom ou pas...
Le début de l'histoire démarre très bien. le secret qui se déroule sous mes yeux pendant ma lecture me semblait vraiment intéressant, et j'avais hâte de savoir ce qu'il allait advenir de Donata et de son enfant. Mais au fil des chapitres, et passé la période de l'enfance et de l'adolescence de Vitantonio, il s'avère que tout reste très plat, et sans aucun rebondissements. A part un survol des combats et des conséquences pour l'Italie, rien ne se démarque vraiment par rapport à dont parlait le début de l'histoire.
Du coup, j'ai été plutôt déçue que cette trame si savamment préparée, se soit défaite sans que rien de particulier n'en découle.
Du coup, un livre qui paraissait vraiment prometteur ne révèle finalement rien de spécial.
Points attribués: 6/10
Je remercie l'édition Terra Nova pour cette lecture italienne
Lien : http://au-fil-des-pages477.b..
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Nympha
  09 octobre 2018
L'histoire nous parle de fait de guerres (les deux) dans la région des Pouilles principalement.
Je pensais que celle-ci serait plus centrée sur l'histoire de ce jeune homme, dernier de sa lignée, dont l'histoire démontre une malédiction sur tous les hommes de sa famille…
Mais non.. Cette partie-là de l'histoire n'est pas, selon mon avis, du tout mise en avant et c'est dommage… On parle principalement des évènements de la guerre qui se déclare, s'arrête, reprend… Et de l'impact que cela a sur tous les membres de la famille ciblée par l'histoire…
Je me suis relativement ennuyée lors de la lecture… Mais le coté chaleureuse de l'Italie que l'on retrouve dans l'écriture, m'a fait continuer la lecture jusqu'au bout…

Lien : https://www.facebook.com/gro..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ManouBManouB   28 juin 2020
Je commençais à lire à haute voix, les noms des morts gravés sur la première stèle :
- Guiseppe Oronzo Palmisano ; Donato fu Francesco Paolo Palmisano ; ...
- Ventuno..., sono ventuno ! m'interrompis une voix profonde.
Nous nous retournâmes et vîmes le vieux du banc qui s'était redressé.
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ManouBManouB   28 juin 2020
Dans le bourg d'Ascoli, les habitants savaient qui étaient les coupables :
- Ce sont deux fils de pute de notre pays Des gens du Mezzogiorno, de Bari, à tous les coups, ou de la vallée d'Itria L'un des deux est un géant, avec des dents noires...L'autre est encore pire : froid, cruel, sans âme. On dirait que pour lui, tout cela n'est qu'un jeu : il est vêtu de noir de la tête aux pieds et se fait appeler le Chevalier noir.
Vitantonio eut le souffle coupé, comme s'il avait reçu un coup de poing dans l'estomac.
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ManouBManouB   28 juin 2020
La fillette [Lucia] ne bougea pas. Elle était hypnotisée par le spectacle des balles traçantes et incapable de le quitter des yeux.
- C'est comme s'il pleuvait des étoiles, dit-elle, émue.
Elle ferma les yeux et fit un voeu.
- Ces étoiles-là sont dangereuses, l'avertit Vitantonio quand un projectile explosa près de la maison.
Il la prit par la main et l'entraîna jusqu'au fond de la grotte
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rkhettaouirkhettaoui   03 mai 2016
Les jumeaux connurent la pire fin qui soit. Quand ils étaient petits, Giambattista Di Martino Palmisano et Nicola Di Martino Palmisano ne supportaient pas qu’on les habille de la même façon. Ils détestaient lorsque les femmes du village les arrêtaient dans la rue pour les câliner en s’exclamant tout fort :
— Qu’ils sont mignons ! On dirait deux gouttes d’eau !
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ManouBManouB   28 juin 2020
Je ne comprendrais jamais pourquoi le plus fort et le plus culotté de la classe a décidé de défendre les intérêts des va-nu pieds des Pouilles, alors que le plus minable de tous, ton âne de cousin, fait des pieds et des mains pour entrer dans les chemises noires...
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