AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur L'art d'aimer (20)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
Papyriri
  14 octobre 2019
Mon bon Ovide franchement ce n est pas " l art d'Aimer " mais l Art de Draguer que tu as écrit .Ta chance est d'être mort depuis 2000 ans Car si tu as été exilé sans espoir de retour par Auguste , pour un motif inconnu , ce châtiment n est rien comparé à celui qui te serait infligé en notre époque moderne , libérée et éclairée .Les Me Too Balance ton Porc te crucifierait , t'écartèlerait sur l hôtel euh pardon l'autel de la bien- pensance bobo , faussement intello - choqué Traîné devant les tribunaux pour des motifs divers et (a)variés il ne te resterait plus que la honte et le déshonneur Loin de moi l idée de dédouaner ou pardonner à d ignobles personnages qui ne mérite que mépris et prison ,simplement de penser que l'excès ridiculise ou rend odieuse les meilleurs sentiments l'enfer est pavé de bonnes intentions
Commenter  J’apprécie          90
StephanieIsReading
  07 juillet 2019
Quand Ovide entreprend d'initier le lecteur à l'art d'aimer et de séduire, il cherche à donner les clés du plaisir amoureux et de la sérénité de l'amour. Même s'il semble accorder autant d'importance au plaisir de l'homme qu'à celui de la femme et qu'il s'adresse aux deux sexes, il ne faut pas oublier qu'il s'agit dun texte de l'Antiquité et certains propos sont choquants pour le lecteur d'aujourd'hui.
La femme est considérée comme une "proie", un "gibier" et Ovide tient des propos que je juge, pour ma part, abjectes : "Quel spectacle honteux qu'une femme étendue par terre, gorgée de vin. Elle mérite que le premier venu la prenne."
On voit que la connerie humaine a un passé lointain et encore de beaux jours devant elle.
Je sais qu'on ne doit pas décontextualiser une oeuvre pour la juger mais là, c'est la féministe (et par là j'entends une personne qui lutte pour l'égalité des sexes) du XXIe siècle qui s'insurge de voir qu'une idée aussi putride perdure encore aujourd'hui dans des esprits tordus et viciés, et ce n'est pas parce que c'est un grand auteur de l'Antiquité qui l'énonce que j'ai l'intention de l'applaudir et de l'encenser.
Oeuvre très intéressante et édifiante à lire, cependant, ne serait-ce que pour exercer son esprit critique et en connaître davantage sur les moeurs de cette époque.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Joeph
  18 mai 2019
Pas du tout mon style de lecture mais j'aime bien m'intéresser à tout.
Ovide parle ici de la séduction dans toutes ses formes, avec deux chapitres consacrés pour l'homme et un seul consacré à la femme. Ouch ! Et l'égalité homme/femme là-dedans screugneugneu ?! Oui mais voilà, Ovide s'en fout du jugement de l'homme moderne, bien qu'il aurait été forcé de s'exiler après avoir publié ce recueil (ce qui est une théorie parmi d'autres). Ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui il se serait pris une volée de critique dans l'arène médiatique.

Ovide considère que la femme n'a pas à recevoir de leçon - et le mot n'est pas usurpé tant le ton du livre se veut à la fois didactique et prétentieux - la place de la femme étant de nature passive dans le jeu de la séduction.
La virilité, le charisme, la bonne tenue, les compliments et les promesses (même mensongers) sont des traits importants du côté des hommes, tandis que les femmes doivent se faire belle, être maquillées, bien se tenir, mais aussi avoir de la conversation. le rôle social de chacun est bien définit ; les hommes séduisent et les femmes sont séduites. Certaines critiques parle de misogynie, mais je pense que c'est une erreur que de penser avec notre schéma moderne sur des moeurs aussi anciennes. L'époque était ce qu'elle était, transposer notre regard du XXIème siècle n'a aucun sens.
Oui, Ovide prend la femme ni plus ni moins pour du gibier dans ce recueil, les métaphores à la chasse en attestent, mais au-delà de la forme qui peut rebuter, je pense que c'est réduire l'importance de la femme dans son rôle de "réceptacle" dans la relation avec l'homme, car c'est ce que Ovide décrit.
Cela dit, le passage qui explique les endroits les plus propices à la séduction (au forum ou au théâtre par exemple) montre que les attouchements et le principe de consentement fonctionnaient bien différemment, et cela a heureusement bien changé.

Bien sûr, le poète fait la part belle à ce qui donne ses lettres de noblesse à la séduction avec une plume incroyable, sans jamais tombé dans l'érotisme vulgaire. C'est là tout l'intérêt de ce livre.
L'écriture est d'époque, parfois très difficile à apprécier en ce qui me concerne. Au delà des conseils (qui sont ce qu'ils sont), Ovide prend souvent l'imagerie et le contexte mythologique comme référence dans ses histoires, ce qui donne une balade sympathique du panthéon et des mythes grecques (merci beaucoup aux annotations au passage). En ça, j'ai plutôt bien apprécié le recueil malgré la difficulté à rentrer dedans par moment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Pirouette0001
  29 avril 2018
Voulant pour un challenge, allier lecture dite érotique et littérature classique, me voilà plongée dans ce petit traité antique sur l'art d'aimer.

Exposé empreint d'humour et non sans quelques détours philosophiques. Evidemment, l'homme viril est mis à l'honneur mais la troisième partie est consacrée aux femmes et surtout, le plaisir de la femme n'est pas négligé. Ceci dit, cela n'a rien de véritablement érotique. Ce n'est pas le kamasutra des lettres latines.

Une belle petite découverte, très satisfaisante donc, que je n'aurais pas faite sans la nécessité dudit challenge.
Commenter  J’apprécie          291
candlemas
  21 décembre 2017
Après mon commentaire du Banquet, il me semblait naturel d'enchainer sur L'Art d'Aimer d'Ovide. Passant de la Grèce à Rome - et du rapport entre hommes au rapport hommes-femmes- et contemporain du Christ, il s'agit d'un oeuvre en vers, courte, et l'on retrouvera dans la traduction un agréable phrasé, réminiscence du poème élégiaque original.

Lui aussi parle de l'Amour , depuis la parade amoureuse jusqu'à la sauvegarde du couple "durable". Incroyablement moderne, Ovide parle de "l'art" amoureux sans artifices, parfois crûment, sur ton libertaire et souvent satyrique. On pourra trouver certains aspects désuets, et l'enseignement "technique" un peu ridicule et prétentieux -l'amour ne se créant pas avec des recettes de cuisine- ; et bien sûr, on pourra regretter que la femme y soit plus longuement présentée comme objet du désir des hommes que comme sujet, mais elle n'est pas oubliée pour autant, et, parmi ses recommandations, Ovide place bien souvent l'homme dans une forme de soumission amoureuse... elle est clairement la maîtresse absolue du jeu amoureux, le traité s'adressant aux hommes, à qui il faut par contre tout expliquer... quelle belle lucidité !

Je ne dirais pas que ce texte est érotique ; il n'est ni le kamasutra, ni le satyricon ; mais, avec une fraîcheur incroyable, il "enseigne", sur un ton d'histrion, techniques d'approche et conseils vieux comme le christianisme, pour conserver le plus possible passion , puis tendresse. Ainsi, ce dialogue avec cet ancien nommé Ovide apparaît O combien plus pertinent que l'approche grossière et fuyante des paltoquets du XXIème siècle ! Jeunes -et moins jeunes- gens qui désirez trouver l'Amour, relisez Ovide ! Pour ma part je rougis d'avoir si mal mis en pratique ces dernières années la partie relative aux conseils pour le conserver... ; ))

A lire donc au second degré, mais bien plus instructif que nos revues modernes pour désespérés de l'Amour...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
TanePistache
  21 août 2017
Je n'ai pas pu m'empêcher de le lire au second degré, en croisant les doigts très fort pour qu'Ovide ne se prenne pas au sérieux (surtout dans la partie séduction). Parce que, lu comme ça, c'est drôle, un bon divertissement.

Pris au sérieux, c'est bienvenue chez Super Beauf (avec son ego surdimensionné !) qui va t'apprendre la drague super-lourde avec une grosse louche de misogynie et une confusion assez affreuse entre amour et fesses... Un peu comme l'ambiance de certaines émissions de télé-réalité (de télé tout court ?)

Les petites anecdotes mythologiques sont sympathiques, cela dit.

Allez, pourvu que ce soit de l'humour !
Commenter  J’apprécie          10
frconstant
  23 mai 2017
Avec son traité relatif à « L'art d'aimer », Ovide, pas spécialement connu pour son humour et sa maîtrise managériale d'un second degré, se revendique poète et homme d'expérience. Dont acte. Pourtant, de facto, il place la femme au second plan, le premier étant entièrement consacré à sa misogynie que, paraît-il, l'Histoire de son temps pourrait expliquer!
Le lecteur aura compris ma prise de distance avec les propos de l'auteur même si je reconnais à « L'art d'aimer » le statut de classique encore régulièrement présenté aux étudiants latinistes sous sa forme livresque ou au travers d'un monologue théâtral qui, ma foi, peut le mettre en valeur.
Malgré les très nombreuses références aux statures de la Rome antique, la version française que j'ai lue était lascivement couchée au coeur d'une tablette et relevait de la forme numérique… Il y a lieu d'admirer le grand écart entre l'écriture d'époque et les technologies modernes qui la supportent aujourd'hui ! Avec un texte bien équilibré, les assertions d'Ovide peuvent être joliment balancées aux lecteurs ou spectateurs qui ne manqueront pas de trouver la langue belle et, probablement, le sujet léger mais plaisant.
Pour ma part, sur le fond, je n'ai guère trouvé à me sustenter. L'art d'aimer qui aurait pu susciter en moi des envolées célestes et faire naître à foison des projets de vie, tous plus intéressants les uns que les autres a été tristement réduit à l'art de plaire, voire même seulement celui de paraître. Quel gâchis !
Et ce n'est pas le déploiement constant de propos misogynes qui sauvera la mise au poète. Fort heureusement, de nos jours, de tels débordements ne peuvent qu'apparaître politiquement incorrects et mal venus … Regrettable qu'une telle maîtrise de la langue se perde et s'anéantisse dans une vision du monde qui tronque la Femme. Même si je partage la conviction qu'aimer est un art à cultiver, je ne peux que constater que le niveau des idées, du discours du poète ne dépasse pas celui de bien des articles racoleurs de nombreux magazines actuels. Tous « Flair'ent » les recettes de séduction, aucun ne développe l'arôme enivrant de l'Amour !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          111
Chasto
  11 avril 2017
Caricature de moeurs et ironie au nouvel ordre moral par cette liberté d'aimer et d'exister.

La valeur fondamentale de l'être et de ses élans s'affiche à ces lignes de découverte unique.
Commenter  J’apprécie          20
Cathy74
  10 juillet 2016
J'ai lu ce livre toute jeunette, en furetant dans la bibliothèque éclectique de ma famille. N'ayant pas eu l'obligation de l'analyser ou de disserter dessus en vue d'un examen, j'en pris connaissance sans aucun a priori et en toute innocence. Ce recueil de "recettes" me mis en joie et me donna définitivement un optimisme à toute épreuve !

Car de quoi parle Ovide ? D'amour, de tolérance, de persévérance, de discrétion, de zèle. Il met en garde avec délicatesse contre les liaisons dangereuses, les excès de toutes sortes. Il s'adresse aux hommes comme aux femmes, aux êtres beaux et fortunés comme à ceux qui se trouvent défavorisés par la nature et sans le sou. A tous, il dit que l'amour transcende l'existence et à ce titre, Ovide reste résolument moderne dans l'esprit, même si le texte est fortement daté par son contexte.

Écrit avec une grande élégance, ce badinage poétique vaut à mon sens, bien des oeuvres contemporaines.
Commenter  J’apprécie          111
Ysane
  13 mai 2016
Petite incartade dans l'antiquité, une première pour moi! C'est une lecture qui m'a fait sourire bien souvent. La forme est vieillotte mais le contenu m'apparait encore bien actuel si on l'ajuste quelque peu à notre époque et qu'on passe outre certains passages en lien avec la condition féminine.
Commenter  J’apprécie          20


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
304 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre