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Critiques sur L'art d'aimer (20)
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Gwen21
  06 mars 2014
Quand on se penche sur la littérature antique, on peut légitimement éprouver quelque frilosité à l'idée de se plonger dans des textes si anciens qu'on les taxerait un peu facilement de "poussiéreux".

Or, s'il est un texte antique qui ne ressemble à aucun autre, c'est bien "L'art d'aimer" d'Ovide. Ce traité frappe par sa modernité et parfois même son humour. Nonobstant une misogynie qui s'explique parfaitement par le contexte historique et culturel, les conseils et préconisations d'Ovide sur l'art de séduire, d'aimer puis d'être heureux dans son foyer et son couple révèlent une philosophie que nombre de mes contemporains voudraient faire leur.

Le texte est disponible en ligne en suivant le lien ci-dessous. Je ne saurais trop encourager les curieux et les amants de tout temps à y jeter un oeil ; certes, ils ne se le rinceront pas mais ils pourraient bien s'en trouver plus larges de vue !


Challenge AUTOUR DU MONDE
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Pirouette0001
  29 avril 2018
Voulant pour un challenge, allier lecture dite érotique et littérature classique, me voilà plongée dans ce petit traité antique sur l'art d'aimer.

Exposé empreint d'humour et non sans quelques détours philosophiques. Evidemment, l'homme viril est mis à l'honneur mais la troisième partie est consacrée aux femmes et surtout, le plaisir de la femme n'est pas négligé. Ceci dit, cela n'a rien de véritablement érotique. Ce n'est pas le kamasutra des lettres latines.

Une belle petite découverte, très satisfaisante donc, que je n'aurais pas faite sans la nécessité dudit challenge.
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candlemas
  21 décembre 2017
Après mon commentaire du Banquet, il me semblait naturel d'enchainer sur L'Art d'Aimer d'Ovide. Passant de la Grèce à Rome - et du rapport entre hommes au rapport hommes-femmes- et contemporain du Christ, il s'agit d'un oeuvre en vers, courte, et l'on retrouvera dans la traduction un agréable phrasé, réminiscence du poème élégiaque original.

Lui aussi parle de l'Amour , depuis la parade amoureuse jusqu'à la sauvegarde du couple "durable". Incroyablement moderne, Ovide parle de "l'art" amoureux sans artifices, parfois crûment, sur ton libertaire et souvent satyrique. On pourra trouver certains aspects désuets, et l'enseignement "technique" un peu ridicule et prétentieux -l'amour ne se créant pas avec des recettes de cuisine- ; et bien sûr, on pourra regretter que la femme y soit plus longuement présentée comme objet du désir des hommes que comme sujet, mais elle n'est pas oubliée pour autant, et, parmi ses recommandations, Ovide place bien souvent l'homme dans une forme de soumission amoureuse... elle est clairement la maîtresse absolue du jeu amoureux, le traité s'adressant aux hommes, à qui il faut par contre tout expliquer... quelle belle lucidité !

Je ne dirais pas que ce texte est érotique ; il n'est ni le kamasutra, ni le satyricon ; mais, avec une fraîcheur incroyable, il "enseigne", sur un ton d'histrion, techniques d'approche et conseils vieux comme le christianisme, pour conserver le plus possible passion , puis tendresse. Ainsi, ce dialogue avec cet ancien nommé Ovide apparaît O combien plus pertinent que l'approche grossière et fuyante des paltoquets du XXIème siècle ! Jeunes -et moins jeunes- gens qui désirez trouver l'Amour, relisez Ovide ! Pour ma part je rougis d'avoir si mal mis en pratique ces dernières années la partie relative aux conseils pour le conserver... ; ))

A lire donc au second degré, mais bien plus instructif que nos revues modernes pour désespérés de l'Amour...
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book-en-stock
  28 mars 2016
Voici un livre que je souhaitais lire depuis longtemps; le challenge «Pioche dans ma PAL de mars 2016» m'en a donné l'occasion.
Il s'agit d'un petit format, 96 pages dans la collection Librio. Cependant l'écriture est dense et de nombreuses réflexions philosophiques y sont menées. Il s'agit d'une oeuvre de jeunesse du poète latin Ovide, né (pour l'anecdote) à Sulmona, ville italienne dont la spécialité est la dragée.

Je qualifierai ce livre de traité car il est très organisé: d'abord en trois livres puis en chapitres avec des titres très précis. Dès le préambule, Ovide se pose comme le maître dans l'art d'aimer: «C'est l'expérience qui me dicte cet ouvrage: écoutez un poète instruit par la pratique» (p.10)
Il précise qu'il ne parlera que des liaisons permises.

Comment trouver l'objet de son amour, comment séduire la jeune fille puis comment faire durer son amour… le texte est parsemé d'exemples empruntés aux mythes antiques, chaque mythe étant rappelé à bon escient pour illustrer son propos. J'ai beaucoup aimé les revisiter ainsi comme par exemple l'enlèvement des Sabines, Ariane, Pasiphaé, le taureau d'airain à Agrigente…
Et pourtant, ce texte me paraît tellement moderne dans la description de certains sentiments.
J'ai également apprécié les très nombreux exemples liés aux chasseurs, aux animaux, à la nature en général, qui permettent à l'auteur d'illustrer régulièrement et surtout concrètement son discours et apporter une meilleure compréhension.
Le livre III est dédié aux femmes et multiplie les conseils sur la toilette, le soin à la personne, la posture à prendre, la voix...ect…

Je suis surprise de trouver ce texte encore actuel finalement. le style est très littéraire et soigné (c'est un poète qui s'exprime) et c'est un véritable plaisir que de le parcourir.

Une lecture appréciée et que je place dans les incontournables!

Pioche dans ma PAL mars 2016
Challenge Multi-défis 2016 (item : un livre dont le titre contient un verbe à l'infinitif)
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ahasverus
  28 juin 2013
Sur les conseils d'une amie, je suis allé à la bibliothèque Nucéra, à Nice, chercher cet ouvrage d'Ovide. J'ai eu la surprise de voir que les SDF avait investi les lieux, comme dans "à la recherche de Franck Burns" que j'ai vu récemment. J'ai noté qu'une bibliothécaire, croisant un SDF, touchait son bras d'un air complice, j'ai trouvé ça gentil et ça rachetait beaucoup de saloperies, et j'ai pensé qu'ils étaient sûrement là depuis longtemps, ces SDF, peut-être depuis toujours, et que c'est moi qui ne les voyait pas. Je me suis souvenu aussi qu'on était tous faits de la même boue et je suis retourné à mes préoccupations.

J'ai fouiné dans le rayon Littérature latine et j'ai déniché "l'Art d'aimer". Cet exemplaire provient des éditions Complexe, collection "La Plume et le Pinceau", une boite belge. Il s'ouvre par une préface de Jacques Lacarrière et est parsemé d'aquarelles de Gabriel Lefebvre. C'est un bien bel objet, tracé sur un papier granuleux, très agréable au toucher et j'étais content de l'ouvrir.

Il s'agit d'une adaptation plus que d'une traduction. C'est là tout mon problème ! Ce postulat est si ardemment défendu dans la préface de Lacarrière et la postface de Carl Deroux que la puce qui squatte le lobe de mon oreille aurait dû crier gare et est actuellement en train d'expliquer sa défaillance dans le bureau de mon DRH.

Les vagabondages de Michel Grodent m'ont laissé perplexe : Avais-je affaire à du Ovide ou à du Grodent ? "Ô vous qui aspirez à un amour durable, quittez toute arrogance !". Voici Béatrice et Dante qui débarquent main dans la main au milieu du théâtre antique. Ce n'est un exemple parmi d'autres de ce qui sapait ma concentration.

Côté traduction, les choix de Grodent ne sont pas plus heureux : "L'existence des dieux est un avantage et puisque c'est un avantage, croyons à leur existence !" me semble faible au regard d'une version citée par Carl Deroux : """Il est utile que les dieux existent, et, comme c'est utile, croyons qu'ils existent''. J'arrête la démonstration pour ne pas surcharger mon propos mais il ne s'agit, là encore, que d'un exemple.
Même si j'ai trouvé cette lecture agréable et parsemée de pépites , mon plaisir,vous l'aurez compris, a été partiellement gâché par le traitement de Grodent qui parvenait même à glisser l'anachronique "vacherie" au détour d'une phrase, crevant la bulle que le texte installait dans mon imaginaire.

J'ai cependant compris l'essentiel du propos qui m'invite, pour me décoincer, à un séjour au Cap-d'Agde où je devrais argumenter aux plus réticentes "Que vous soyez possédées par un homme ou par mille, qu'à cela ne tienne, la chose dont je parle résiste mieux à l'usure que le fer ou la pierre". J'y viendrai avec mon ex-ami D. M., qui me proposait, la dernière fois qu'on s'est vus, d'aller un soir dans un club échangiste en m'expliquant qu'on pouvait juste y dîner dans une ambiance sympathique, des tas de gens font ça.

Le pragmatisme ironique d'Ovide, pas si éloigné des Stoïciens finalement, souligne cette obsession du mâle pour le sexe et les masques qu'il emprunte pour arriver à ses fins dans cette comédie permanente qu'est la vie. Çà me renvoie à la question d'un autre Belge, Philippe Geluck, qui se demandait : quand l'homme a découvert que la vache donnait du lait, que cherchait il exactement à faire ce jour là ?
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Cathy74
  10 juillet 2016
J'ai lu ce livre toute jeunette, en furetant dans la bibliothèque éclectique de ma famille. N'ayant pas eu l'obligation de l'analyser ou de disserter dessus en vue d'un examen, j'en pris connaissance sans aucun a priori et en toute innocence. Ce recueil de "recettes" me mis en joie et me donna définitivement un optimisme à toute épreuve !

Car de quoi parle Ovide ? D'amour, de tolérance, de persévérance, de discrétion, de zèle. Il met en garde avec délicatesse contre les liaisons dangereuses, les excès de toutes sortes. Il s'adresse aux hommes comme aux femmes, aux êtres beaux et fortunés comme à ceux qui se trouvent défavorisés par la nature et sans le sou. A tous, il dit que l'amour transcende l'existence et à ce titre, Ovide reste résolument moderne dans l'esprit, même si le texte est fortement daté par son contexte.

Écrit avec une grande élégance, ce badinage poétique vaut à mon sens, bien des oeuvres contemporaines.
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frconstant
  23 mai 2017
Avec son traité relatif à « L'art d'aimer », Ovide, pas spécialement connu pour son humour et sa maîtrise managériale d'un second degré, se revendique poète et homme d'expérience. Dont acte. Pourtant, de facto, il place la femme au second plan, le premier étant entièrement consacré à sa misogynie que, paraît-il, l'Histoire de son temps pourrait expliquer!
Le lecteur aura compris ma prise de distance avec les propos de l'auteur même si je reconnais à « L'art d'aimer » le statut de classique encore régulièrement présenté aux étudiants latinistes sous sa forme livresque ou au travers d'un monologue théâtral qui, ma foi, peut le mettre en valeur.
Malgré les très nombreuses références aux statures de la Rome antique, la version française que j'ai lue était lascivement couchée au coeur d'une tablette et relevait de la forme numérique… Il y a lieu d'admirer le grand écart entre l'écriture d'époque et les technologies modernes qui la supportent aujourd'hui ! Avec un texte bien équilibré, les assertions d'Ovide peuvent être joliment balancées aux lecteurs ou spectateurs qui ne manqueront pas de trouver la langue belle et, probablement, le sujet léger mais plaisant.
Pour ma part, sur le fond, je n'ai guère trouvé à me sustenter. L'art d'aimer qui aurait pu susciter en moi des envolées célestes et faire naître à foison des projets de vie, tous plus intéressants les uns que les autres a été tristement réduit à l'art de plaire, voire même seulement celui de paraître. Quel gâchis !
Et ce n'est pas le déploiement constant de propos misogynes qui sauvera la mise au poète. Fort heureusement, de nos jours, de tels débordements ne peuvent qu'apparaître politiquement incorrects et mal venus … Regrettable qu'une telle maîtrise de la langue se perde et s'anéantisse dans une vision du monde qui tronque la Femme. Même si je partage la conviction qu'aimer est un art à cultiver, je ne peux que constater que le niveau des idées, du discours du poète ne dépasse pas celui de bien des articles racoleurs de nombreux magazines actuels. Tous « Flair'ent » les recettes de séduction, aucun ne développe l'arôme enivrant de l'Amour !
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mathilde08
  11 juin 2011
J'ai dû le lire cette année pour le bac et franchement c'est pas un regret ! C'est un livre bien sympathique, avec bien sûr quelques remarques légèrement misogynes ! Mais j'ai quand même apprécié étudier ce livre cette année ! C'est un recueil très intéressant qui comporte un bon lot de références mythologiques tout en prodiguant des conseils à ses apprentis séducteurs !
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livr0ns-n0us
  28 décembre 2011
J'ai découvert ce petit livre sur insistance de mon grand-père qui désirait que je mette au moins un classique antique dans la liste de mon challenge ABC 2011 proposé par Nanet. Je n'étais pas enchantée plus que ça... non pas que je n'aime pas les classiques, mais je trouvais que ce titre détonait vraiment de mes autres lectures, et je n'étais donc pas sûre de m'adapter vraiment au changement de registre, de style, d'époque... Lorsque que j'ai vu que ce texte était en réalité très court, je me suis dit que si cela ne me plaisait pas, je n'aurais pas eu à perdre mon temps longtemps.
J'ai d'ailleurs conservé cette idée longtemps puisque j'ai été totalement perdue les premières pages par le style si différent des textes contemporains et le nombre de références antiques que je ne me maîtrise pas, bien que je sois assez branchée par la mythologie grecque. le texte est parfois encadré par des notes explicatives du traducteur mais qui, loin de me renseigner, n'ont fait qu'accentuer ma perplexité. "Inspiré du distique élégiaque"... euh... okay ?
Bref, cela se présentait mal ; le courant entre Ovide et moi ne passait pas vraiment... Mais j'ai tant bien que mal continué ma lecture et suis rentrée petit à petit dans l'atmosphère, dans l'esprit de l'époque, pour découvrir finalement un texte particulièrement instructif... et hérissant ! Ovide se fait le chantre de l'amour et de ses procédés. Au programme : tromperie, mensonge, manipulation, machisme (terme anachronique, peut-être) et duplicité. Qu'il est beau, l'amour ! Les propos tenus réveilleraient en chaque femme un instinct féministe particulièrement vindicatif. le texte, en trois parties, dont deux s'adressant aux hommes, s'attache à donner les clés de la séduction et les moyens d'entretenir la flamme. A travers ces quelques pages, la femme apparaît davantage comme une proie (le mot est d'ailleurs utilisé plusieurs fois) que comme une personne digne de respect, bien qu'elle soit au centre de toutes les attentions. Ovide ne lésine ni sur la comparaison agricole, ni sur la métaphore animalière pour désigner la "femelle". Voici quelques extraits irrésistibles que je n'ai pu m'empêcher de vous faire partager :

"Il te faut jouer l'amant, et, dans tes paroles, te donner les apparences d'être blessé d'amour ; ne néglige aucun moyen pour le persuader. Et il n'est pas difficile d'être cru : toute femme se juge digne d'être aimée ; si laide soit-elle, il n'en est pas qui ne se trouve bien."

"Les larmes également sont utiles : avec des larmes tu amollirais le diamant. Tâche que ta bien-aimée voie, si tu peux, tes joues humides. Si les larmes te font défaut (car elles ne viennent pas toujours à commandement), mouille-toi les yeux avec la main."

Cependant, j'ai d'abord considéré ce texte pour sa valeur documentaire, son rôle de témoignage des moeurs romaines du Ier siècle avant J.C. J'ai très vite mis de la distance entre la valeur du texte et ce qu'il raconte pour me concentrer sur l'intérêt historique d'un tel document. En cela, j'ai été émerveillée par L'art d'aimer, récit particulièrement intéressant. Tantôt quasi-insoutenable par la bêtise des propos ou les images utilisées, tantôt hilarant sans le faire exprès, ce texte, toujours lucide, est un reportage savoureux, une véritable plongée dans L Histoire.
L'art d'aimer est donc un texte que j'ai beaucoup de mal à évaluer car il m'a autant révolté qu'enchanté, selon le point de vue où je me place.

Et pour finir sur une note charmante :

"Je hais les embrassements, où l'un et l'autre ne se donnent pas (voilà pourquoi je trouve moins d'attrait à aimer des petits garçons)."

C'est dit !
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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Papyriri
  14 octobre 2019
Mon bon Ovide franchement ce n est pas " l art d'Aimer " mais l Art de Draguer que tu as écrit .Ta chance est d'être mort depuis 2000 ans Car si tu as été exilé sans espoir de retour par Auguste , pour un motif inconnu , ce châtiment n est rien comparé à celui qui te serait infligé en notre époque moderne , libérée et éclairée .Les Me Too Balance ton Porc te crucifierait , t'écartèlerait sur l hôtel euh pardon l'autel de la bien- pensance bobo , faussement intello - choqué Traîné devant les tribunaux pour des motifs divers et (a)variés il ne te resterait plus que la honte et le déshonneur Loin de moi l idée de dédouaner ou pardonner à d ignobles personnages qui ne mérite que mépris et prison ,simplement de penser que l'excès ridiculise ou rend odieuse les meilleurs sentiments l'enfer est pavé de bonnes intentions
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