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EAN : 9782251011202
170 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (15/02/2003)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Des 21 lettres appelées Héroïdes, seules les 14 premières méritent réellement leur nom : le recueil en effet regroupe non seulement les lettres d'héroïnes à leurs amants, comme celles si célèbres de Pénélope à Ulysse ou bien d’Ariane à Thésée, mais aussi, moins connues, de lettres d’amants à leurs maîtresses, comme celle de Paris à Hélène, ainsi que des lettres de personnages historiques, comme la lettre de Sapho à Phaon. Si seuls les premiers poèmes sont antérieurs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
lokipg
  22 juillet 2018
Les Héroïdes d'Ovide se présente sous la forme de 21 lettes d'amour (épîtres). Les quinze premières sont écrites par des héroïnes légendaires de la mythologie à l'adresse de leurs amants, trois autres sont écrites par des héros et suivies des réponses de leurs maîtresses.
L'amour dans la mythologie gréco-romaine est rarement heureuse. La plupart du temps, les femmes sont délaissées, trompées, trahies... ou bien harcelées par un amant alors qu'elles sont déjà mariées et satisfaites. Il y a aussi des amours partagés, comme celui de Pénélope et d'Ulysse, mais qu'un éloignement forcé rend douloureux.
Je dois préciser, car cela a son importance, que j'ai lu une version numérique de ce texte qui, contrairement à son édition papier, ne contient aucun appendices, ni notes.
Le gros souci étant qu'Ovide s'adressait à l'époque à un auditoire qui connaissait toutes ces légendes, ce qui n'est plus vraiment le cas aujourd'hui. Bien des personnages de ce livre m'étaient inconnus, d'autant qu'ils pouvaient tantôt être désignés par leur nom, tantôt par une périphrase, ce qui ajoute à la confusion.
J'ai pu apprécier les lettres de Pénélope à Ulysse, Didon à Énée, Déjanire à Hercule, Hélène à Pâris (et sa réciproque), Médée à Jason... parce que je connaissais leurs histoires. Pour les autres, j'ai eu plus de mal. Et puis il y a les histoires que je croyais connaitre, mais en fait non, comme dans Ariane à Thésée, où j'ai découvert que leurs liens ne se résumaient pas à un fil.
Certains textes requièrent, pour les apprécier à leur juste valeur, un bagage culturel que je ne possède pas.
Je prend pour exemple l'Épitre XIV : Hypermnestre à Lyncée, un texte qui m'a semblé être très intéressant. Hypermnestre, est condamné à mort par son père, le roi Argos. Ce dernier avait ordonné à toutes ses filles d'assassiner leur époux dans leur sommeil. Seule Hypermnestre désobéi ; par amour, elle épargna Lyncée.
Pourquoi Argos ordonna la mort de ses beaux-fils ? Quels crimes ont-ils commis ? Pourquoi les femmes sont-elles chargées d'exécuter la sentence ? Autant de questions qui restent sans réponses. C'est assez frustrant.
J'aimerais beaucoup mettre la main sur l'édition papier, pour profiter des appendices et remplir tous les blancs de ces histoires. La version numérique, en l'état, ne s'adresse qu'à un public averti. Pour ma part, j'ai le sentiment d'être complètement passé à côté de ma lecture.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Fl0rineFl0rine   11 août 2012
Celle-ci, c'est ta Pénélope qui te l'envoie, paresseux Ulysse ; mais ne réponds rien, viens toi-même. Troie certainement est abattue, odieuse aux filles danaennes. Priam à peine valait un tel prix et Troie tout entière ! Oh ! que n'a-t-il été enseveli dans les flots furieux, l'adultère, alors qu'avec sa flotte il gagnait Lacédémone. Je n'aurais point couché, glacée, dans un lit désert ; je n'aurais pas, abandonnée, accusé la lente course des jours, et, cherchant à tromper le vide des nuits, une toile inachevée ne lasserait pas mes mains de veuve.
Quand n'ai-je point redouté des périls plus affreux que les vrais ? L'amour est chose pleine d'inquiétude craintive. Je me figurais les Troyens fondant sur toi avec violence ; toujours, au nom d'Hector, je pâlissais. Était-ce Antiloque qu'on me racontait vaincu par Hector ? Antiloque était la cause de mes alarmes. Était-ce le fils de Ménoetios succombant sous des armes trompeuses ? Je déplorais que le succès pût manquer à la ruse. Le sang de Tlépolème avait rougi une lance lycienne : par le trépas de Tlépolème mon souci était renouvelé. Enfin quiconque fût égorgé dans le camp achéen, mon cœur d'amante était plus froid que la glace.

Lettre I : Pénélope à Ulysse (v. 1 à 22)
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   23 juin 2015
Si tu vis, si tu as une épouse, un beau-père puissant, si même tu peux être ingrat, c'est à moi que tu le dois. Je veux bientôt... Mais que sert d'annoncer d'avance les châtiments ? La colère enfante d'effroyables menaces ; j'irai où me conduira la colère. Peut-être me repentirai-je de ce que j'aurai fait ; mais je me repens aussi d'avoir veillé sur les jours d'un époux infidèle. Je laisse à faire au dieu qui maintenant agite mon cœur ; je ne sais quel projet affreux médite mon âme.

(Médée à Jason)
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lokipglokipg   19 juillet 2018
Que n'as-tu devant les yeux la triste image de celle qui t'écrit. Je t'écris, et l'épée troyenne est près de mon sein. Des larmes coulent de mes joues sur cette épée nue, qui bientôt, au lieu de larmes, sera trempée de sang. Que ton présent convient bien à ma destinée, et que le tombeau que tu m'élèves t'aura peu coûté ! [...] Quand le feu du bûcher m'aura consumée, on ne gravera pas sur ma tombe le nom d'Élise, épouse de Sichée. Mais on lira cette inscription sur le marbre funéraire :

Énée, l'auteur de son trépas, en fournit aussi l'instrument. Didon périt frappée de sa propre main.

[Extrait de l'Épitre VII : Didon à Énée]
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FirefliesFireflies   27 janvier 2015
Une mort prématurée peut seule venger ma jeunesse abusée. Le choix des moyens ne tardera pas; & tu vivras sur mon tombeau par ces mots: L'ingrat Démophoon, abusant de l'hospitalité, donna la mort à Phillis qui l'adorait. Il en fut l'auteur, elle en fut l'instrument.
(Phillis à Demophoon, seconde épître)
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Titou483Titou483   17 octobre 2018
La beauté et la chasteté sont toujours en querelle.
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Vidéo de  Ovide
[RARE] OVIDE – Une vie, une œuvre : 43 av. J.-C./18 ap. J.-C. (France Culture, 1998) Émission "Une Vie, une Œuvre », par Simone Douek, diffusée le 30 avril 1998 sur France Culture. Invités : Jean-Paul Néraudau, Jean-Noël Robert, Anne Videau, Claude Aziza et Danièle Porte.
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