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ISBN : 2226241353
Éditeur : Albin Michel (02/04/2012)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Amynah Farooqui écume les soirées branchées de Karachi qu'elle chronique dans un journal People. Avec ses amies d'enfance Mumtaz et Henna, elle est le parfait symbole d'une certaine jeunesse dorée pakistanaise, à mille lieues d'une population misérable et opprimée, irrésistiblement attirée par les discours extrémistes. Lorsque les trois filles dêcident de réaliser un documentaire sur la violence faite aux femmes dans leur pays, le film, qui acquiert une notoriété au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Melopee
  18 août 2012
Je m'avance en terrain périlleux avec ce livre dont la syntaxe mêle narration classique, chroniques de journaux et pages de mails échangés comme autant de moyens d'expression d'une jeunesse qui communique. C'est ce qui m'a le plus frappé et le plus décontenancé au départ, ne sachant trop comment me situer dans tous ces échanges. C'est en somme une construction en forme de reportage que nous propose l'auteur, Maha Khan Phillips dans ce premier roman pour adultes.
Le livre met en scène trois jeunes filles, amies d'enfance et toutes brillamment investies dans leurs projets respectifs. Amynah Farooqui, la première, diplômée d'Oxford, tient une chronique people dans le journal de Karachi. C'est elle qui dévoile petits ragots et grandes soirées organisées par la jet-set locale. A ses côtés il y a Mumtaz dont le père est un grand magnat de la drogue. Enfin, il y a Henna, prisonnière d'un mariage arrangé par son père, un politicien influent.
Les trois jeunes femmes font donc face à des enjeux bien divers. La première - l'héroïne - est fraiche, insouciante et complètement détachée des événements politiques qui peuvent secouer son pays. Lorsqu'elles retrouvent Nilofer, une amie d'Henna, une idée germe dans leur esprit avec la réalisation d'un documentaire témoignant de la violence faite aux femmes. Sauf que, prise dans cette gigantesque entreprise, le scénario dérape et les trois amies (ainsi que l'actrice) vont être prises dans une vaste machination qui les dépasse totalement et pourrait bien faire voler en éclat leur amitié.
C'est un roman d'excellente facture qui nous entraine dans une exposition du phénomène des femmes battues, largement exploité par les médias, mais pas seulement ! Karachi semble ainsi avoir deux visages : l'un idyllique où la jet-set officie, l'autre plus sombre où les mariages forcés sont toujours de rigueur et où la femme est encore instrumentalisée.
Ce sont deux visions tellement antagonistes qu'il nous est donné de nous interroger sur la réalité de la situation. le plus "excitant" dans la narration est de voir le projet de reportage se dessiner, se réaliser puis être le point d'ancrage d'une emballement médiatique qui échappe à tout contrôle.
C'est un livre palpitant car actuel qui, de plus, est quelque part un peu protéiforme puisqu'il est tour à tour l'étendard des cancans ou bien le manifeste de femmes blessées. J'y ai pris bien du plaisir et espère que l'auteur nous livrera prochainement une autre démonstration de ses talents de jeune plume pakistanaise.
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traversay
  27 août 2012
A la lecture de Les nuits de Karachi, de Maha Khan Phillips, une question se pose : est-on en présence d'un roman de Chick lit pakistanaise, ou, au contraire, d'une parodie si finement ciselée qu'on peut s'y tromper. La romancière est très maligne, c'est une évidence : le style, désinvolte, désabusé, bourré d'humour très noir offre une vision irréelle de la jet-set pakistanaise, qui se nourrit de cocaïne, d'alcool, de sexe et de ragots, dans une ambiance décadente digne de Babylone ou des soirées du Hollywood des années 20/30. C'est pétillant, crû et affreusement décervelé comme les pages People que remplit avec panache et sens de la dérision l'une des héroïnes du livre. Il y a de la provocation à écrire de tels comportements dans un pays pareil et elle apparait assez souvent gratuite. En parallèle, Maha Khan Phillips construit une autre intrigue, le récit d'un reportage bidonné, censé donner un aperçu de la condition féminine au Pakistan. L'ennui est que l'auteure cherche avant tout à divertir et semble assez peu s'intéresser au sujet, préférant conter par le menu les petits plaisirs interdits des privilégiés de Karachi. Difficile de passer d'un univers à l'autre sans caricaturer, le fossé est immense, ni dénaturer. D'autant que les intentions de Khan Phillips sont difficiles à interpréter. Elle fait tout pour rendre son livre attractif : mails et extraits de journaux complètent le déroulé des vies de plusieurs femmes dont l'honnêteté intellectuelle est plus que sujette à caution. S'il est vrai que Les nuits de Karachi permet de découvrir une facette cachée de la société pakistanaise, d'une minuscule minorité, le livre n'en a pas moins un côté glamour et détaché des problèmes réels, qui semblent traités par dessus la jambe. C'est assez déconcertant et frustrant, en fin de compte, comme si les vrais thèmes étaient négligés et n'étaient qu'évoqués dans le beau monde entre une vodka citron et un rail de coke.
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jostein
  09 avril 2012
Maha Khan Philips a pris un grand risque avec ce premier roman. Car, il me semble qu'elle a voulu écrire un roman satirique sur la commercialisation de la douleur des femmes battues pakistanaises et sur le ridicule des médias. Toutefois, il est difficile de prendre ce roman au second degré et le traitement ironique de deux sujets aussi importants et délicats m'a un peu surprise.
D'autant plus, qu'en contexte, elle campe une vision de Karachi assez dépravée avec, pour principal exemple, le personnage principal, Amynah Farooqui. Cette jeune chroniqueuse, issue d'un milieu très aisé, passe sa vie dans les soirées branchées où règnent alcool et drogues. Ses deux meilleures amies, Muntaz et Henna sont aussi deux privilégiées même si l'une est un peu coincée et l'autre prête à se soumettre à la purdah (pratique de la ségrégation de la femme par le confinement dans les maisons et le port de vêtements couvrant le corps). Oui, l'auteur utilise quelques mots en ourdou expliqués dans un glossaire final. Mais ce côté exotique me semble superflu, quoiqu'il évite certaines répétitions à l'auteur qui utilise ainsi le mot étranger et sa traduction dans la même phrase.
J'aurais préféré que l'auteur traite ce sujet avec moins d'ironie car il est intéressant. Elle ébauche ici la perversité des médias qui manipule l'information pour en faire du spectaculaire. le besoin de succès du créateur devient alors égoïstement l'objectif premier de l'information. Mumtaz, pourtant fragile au départ, devient une carriériste redoutable et fait passer son avenir avant le bien-être de la pauvre Nilofer, femme battue du documentaire qu'elle produit avec ses amies, Amynah et Henna. L'auteur exprime parfaitement cette manipulation de l'information et montre tout l'opportunisme des acteurs à tous les niveaux.
Seulement, le problème crucial de la condition féminine me paraît ici trop ridiculisé. D'une part, avec ces extraits du roman ébauché par Amynah et d'autre part avec l'exemple de Nilofer, personnage odieux, hautain qui semble plus menteuse que battue.
J'ai choisi ce roman pour en apprendre davantage sur le Pakistan mais cette version jet-set, même si elle ébauche des problèmes cruciaux, m'a semblé très réductrice.
Lien : http://surlaroutedejostein.o..
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Lalivrophile
  05 avril 2012
L'idée de départ est intéressante, mais à mon avis, elle est gâchée par plusieurs points. D'abord, il m'est très difficile de réellement apprécier un roman si je ne m'attache pas aux personnages. Ici, aucun d'eux ne m'a paru digne d'intérêt.
Nous avons d'abord Amynah, adepte des soirées très arrosées, se droguant à outrance tout en jurant que c'est la dernière fois. Elle n'est pas vraiment capable de compassion, et ne fait pas grand-chose pour avancer positivement.
Quant à Mumtaz, elle pleurniche, et au moment où elle semble avoir une bonne idée, il est évident qu'elle n'est attirée que par la célébrité et l'appât du gain.
Henna compatit, certes. Mais elle le fait mal. Lorsqu'il faudrait secouer Nilofer, Henna pleure avec elle, et se flagelle pour le mal que Nilofer dit avoir enduré.
Les trois jeunes filles se disent très amies... Je ne voudrais pas être la leur. Elles ne ressentent pas vraiment de sentiments positifs les unes envers les autres. Amynah et Mumtaz se supportent à peine.
D'autre part, deux d'entre elles ont fait leurs études aux États-Unis. Amynah y fait même régulièrement des voyages. Ayant eu la chance de connaître une autre culture (il est toujours enrichissant de voir comment les choses se passent ailleurs), pourquoi ne font-elles pas quelque chose de leur vie? Henna, martyre s'il en est, décide d'accepter un mariage arrangé dont elle ne veut pas. On dirait qu'elle se jette là-dedans avec bonheur. Tout au long du roman, Henna semble se glorifier de ressentir de la peine pour Nilofer (et donc, de l'aider), et également de l'enfermement que sera son mariage. Ses bonnes actions sont donc frelatées.
[...]
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Lien : http://lalivrophile.net/les-..
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yv1
  06 avril 2012
Tout pour plaire a priori ce bouquin. Mais il faut croire que les a priori sont faits pour ne pas être vérifiés, autant les positifs que les négatifs. Je ne réussis pas à entrer dans cette histoire, dans l'écriture ironique, moqueuse et un peu simpliste de l'auteure. En fait, je n'aime pas le ton général du bouquin qu'il soit futile lorsqu'il s'agit de la jet set et des amours des un(e)s et des autres ou lorsqu'il est plus grave lorsqu'il s'agit du documentaire. En lisant une interviouve de l'auteure (ici, en anglais, mais moi, j'ai eu la chance de lire ces propos en français, traduits par Aliénor de chez Albin Michel, que je remercie pour ses conseils avisés ; bon, ça ne marche pas toujours !), je me suis aperçu qu'elle avait aimé La gifle de C. Tsolkias. J'ai lu moi aussi ce livre que je n'ai pas vraiment aimé : je l'avais jugé trop conformiste et convenu pour un livre présenté comme un ouvrage qui devait bousculer ou bouleverser son lecteur. Sans aller parler de conformisme dans le livre de Maha Khan Phillips, je trouve quelques points communs avec La gifle : un style littéraire qui se veut moderne, jeune et "décapant" mais qui est surtout un peu superficiel (à l'opposé des thèmes abordés), léger et énervant. Enfin, cela n'engage que moi (je prends moult précautions oratoires pour ne point provoquer l'ire de certains comme dans les commentaires de la gifle, par exemple. Flipper, si tu m'entends...). Rendez-vous manqué donc, mais que néanmoins mon avis ne vous décourage pas de tenter la découverte de ce bouquin.
Lien : http://www.lyvres.over-blog...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
yv1yv1   06 avril 2012
Je hais les fondamentalistes. Ils sont moches comme tout. RASEZ-VOUS LA BARBE, mes chéris et nous commencerons peut-être à vous traiter avec un peu de respect.
Au fait, vous avez remarqué qu'Oussama Ben Laden serait un vrai canon si quelqu'un avait la bonne idée de le débroussailler un peu et de l'habiller en Gucci ? Cette obsession qu'il a de se terrer en treillis au fond de sa grotte de Tora Bora ne lui rend pas justice, moi je vous le dis. (p.16)
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josteinjostein   09 avril 2012
A l'heure actuelle, nos femmes sont opprimées par des hommes qui se servent de l'islam pour les soumettre.
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josteinjostein   09 avril 2012
Toi tu es de Karachi. Tu ne connais pas vraiment le Pakistan.
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