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Patrick Couton (Traducteur)
EAN : 9782266162142
416 pages
Éditeur : Pocket (24/11/2006)
4.23/5   284 notes
Résumé :
Il neige, la ville est décorée, les sapins sont en place, on attend les cadeaux. Il ne manque que le père Porcher et son costume rouge. Mais où est-il? Kidnappé, en vacances, assassiné? En attendant, il lui faut un remplaçant: un faux costume, une hotte, une fausse barbe et un traîneau tiré par des cochons sauvages... c'est la Mort qui s'y colle! Suzanne, sa petite-fille, est surtout préoccupée par les deux enfants dont elle s'occupe et veut retrouver à temps le pèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
4,23

sur 284 notes
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Foxfire
  15 décembre 2020
Ho Ho Ho ! Que voici une lecture idéale en cette période de l'année ! Avec « le père porcher », Pratchett offre un très joli conte de Noël à la sauce disque-monde.
Oui, « le père porcher » est bien un conte de Noël. On y retrouve tout ce qui fait une belle histoire de Noël : de la magie, de l'émotion, de l'humanisme et un généreux bonhomme vêtu de rouge qui se promène dans un traîneau volant. En plus, chez Pratchett, il y a l'humour en plus. Et à ce niveau, « le père porcher » atteint des sommets. Il y a des passages d'anthologie dont je ne dirai rien pour ne pas enlever le plaisir de la découverte. Ces situations drolatiques sont sublimées par une traduction aux petits oignons. Patrick Couton est déchaîné et enchaine les trouvailles de jeux de mots, de formules qui font mouche. Je ne suis même pas certaine qu'en VO ce soit mieux tellement la version Couton est fabuleuse.
Comme d'habitude avec l'ami Pratchett, il y a plus que de la poilade. L'émotion s'invite régulièrement par petites touches au détour de scènes qui n'ont l'air de rien mais qui touchent profondément, à l'image de l'apparition de la petite vendeuse d'allumettes, un passage poignant qui montre une nouvelle fois que la Mort est un chic type qui gagne à être connu (le plus tard possible mais quand même). Et, comme Pratchett est un type très fin, la comédie est aussi l'occasion de poser des réflexions subtiles et profondes, ici sur les croyances, la nécessité de l'imaginaire et en quoi c'est cela qui fait l'Homme.
Messieurs Pratchett et Couton m'ont encore une fois régalée avec un récit très drôle mais aussi émouvant et intelligent. Un vrai beau cadeau de Noël que ce « père porcher ».
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Luniver
  11 juillet 2013
Les Contrôleurs, qui veillent à la bonne marche de l'univers, n'aiment décidément pas toute forme d'imagination. Après avoir essayé de virer la Mort, pour cause de développement de personnalité, les voici qui tentent de faire disparaître le Père Porcher (le Père Noël du disque-monde) de la surface du disque. le plus inquiétant, c'est qu'ils ont trouvé un assassin pour ce travail, qui avait déjà longuement réfléchi au problème...
Mais la Mort se rebiffe : d'une part, en interdisant formellement à sa petite-fille de se mêler de cette histoire, ce qui est la meilleure manière de l'impliquer dans l'intrigue, et d'autre part, en se déguisant en Père Porcher pour faire perdurer la croyance. Alors certes, un squelette avec une fausse barbe qui fait HO. HO. HO. n'est peut-être pas la meilleure publicité pour Noël, mais on fait avec ce qu'on a !
Comme dans « Les petits dieux », les divinités ont du pouvoir en fonction de la fermeté de la croyance des fidèles. Avec l'affaiblissement considérable de la croyance dans le Père Porcher, une foule d'autres êtres apparaissent : l'oh bon dieu de la gueule de bois, le monstre qui dévore une chaussette de chaque paire, celui qui fait disparaître les crayons de votre bureau, etc.
La Mort dans le rôle du Père Noël est un pur régal. La jovialité et l'esprit de fête n'étant pas son point fort, il va falloir tout lui apprendre. L'occasion aussi de recevoir quelques leçons cinglantes sur l'esprit de Noël, la différence d'un Noël chez les riches avec un Noël chez les pauvres, et l'hypocrisie d'être généreux une fois par an à heure fixe.
LES HOMMES ONT BESOIN D'IMAGINAIRE POUR ÊTRE HUMAINS. À LA CONJONCTION DE L'ANGE DÉCHU ET DU SINGE DEBOUT.
- le Père Porcher ? Les fées des dents ? Les petites...
- OUI. UNE MISE EN TRAIN. IL FAUT COMMENCER PAR APPRENDRE À CROIRE AUX PETITS MENSONGES.
- Et alors on peut croire aux gros ?
- OUI. LA JUSTICE. LA PITIÉ. LE DEVOIR. CES CHOSES-LÀ.
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basileusa
  28 juin 2019
Gling gling ! le père porcher fait sa tournée ! Bon d'accord il est un peu différent des autres années mais il s'entraine dur à faire correctement le HO HO HO , alors pour les efforts on va lui mettre un 4 étoiles …
Un tome très sympathique qui voit apparaitre pleins de petits dieux , un père Porcher squelettique et un restaurant gastronomique qui se rend finalement compte que c'est avec des choses simples que l'on rencontre le succès ! C'est plutôt réjouissant , amusant et un brin flippant avec notre assassin de sang froid. Une mention spéciale aux mages bien sûr ^^
Un tome qui ne m'aura pas ennuyé , avec de très bons moments et un retour de la Mort plutôt drôle !
Challenge Mauvais genres
LC Pratchett& les annales du disque-monde
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Shan_Ze
  01 février 2021
Lu en décembre 2020 en lecture commune avec Foxfire et Tatooa (ça date !). Une bonne lecture qui fait du bien au moral sur le thème de Noël, avec le personnage de la Mort qui joue un rôle essentiel (vous allez vite trouver !). J'ai aimé l'impassible Leureduthé, Bilieux, l'oh bon dieu de la gueule de bois, les évenements à l'université de l'Invisible, l'allusion à le petite fille aux allumettes et tout ce que ça remue avec : derrière la joie, les cadeaux, les grands repas, il y a aussi des gens qui sont seuls et affamés...
Malgré une nostalgie et une pointe de tristesse, ça a encore été un très bon moment en compagnie de cher Terry Pratchett. Et quand la magie de Noël opère, même la Mort s'adoucit.
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Tatooa
  27 décembre 2020
Lecture commune avec Foxfire et Shan_Ze, sur le forum des trolls.
Je l'ai fini depuis un petit moment déjà, mais je n'arrive pas à écrire un avis.
Il m'a beaucoup parlé, en fait, et j'ai adoré, à la fois la lecture et le moment de cette lecture.
Comme toujours Pratchett est plein d'humour et d'une rare humanité, et touche à des questionnements existentiels et "de fond" sans en avoir l'air, il est vraiment très fort.
Et oui j'en parle au présent parce qu'il est éternel. Merci grand monsieur, je vous aime.
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Citations et extraits (92) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   11 juillet 2013
« Je me souviens quand j’étais mioche, un soir du Porcher, j’voulais à tout prix un gros cheval à bascule dans un magasin… » Un sourire nostalgique lui plissa un instant la figure. « Je m’souviens avoir un jour passé des heures, malgré un froid d’canard, oui, des heures le nez collé à la vitrine… jusqu’à ce qu’ils m’entendent appeler et me le décollent. Je les ai vus enlever le cheval de la vitrine, quelqu’un était entré et l’achetait, et, vous savez, une fraction de seconde j’ai cru que c’était vraiment pour moi… Oh, j’en rêvais de ce cheval. Il était rouge et blanc, avec une vraie selle et tout. Et des bascules. J’aurais tué pour l’avoir. » Il haussa encore les épaules. « Aucune chance, évidemment, on avait même pas de pot d’chambre où pisser, on allait jusqu’à cracher sur le pain pour l’attendrir avant de l’manger… »
[...]
— ’videmment, j’ai quand même posé mes souliers près de la cheminée le soir du Porcher, et le lendemain matin, vous savez… vous savez quoi ? Mon p’pa y avait mis un petit cheval qu’il avait sculpté de ses mains…
— AH, fit la Mort. ET IL AVAIT DAVANTAGE DE VALEUR QUE TOUS LES CHEVAUX DE BOIS HORS DE PRIX DU MONDE, HEIN ? »
Albert le regarda de son œil de fouine. « Non ! dit-il. Sûrement pas. Moi, j’voyais seulement que c’était pas le gros cheval de la vitrine. »
La Mort parut scandalisé.
« MAIS C’EST TOUT DE MÊME BEAUCOUP MIEUX D’AVOIR UN JOUET SCULPTÉ AVEC…
— Non. Y a que les adultes pour croire ça, le coupa Albert. On est un sale petit égoïste à sept ans. N’importe comment, p’pa était bourré après le déjeuner, et il a marché d’sus.
— LE DÉJEUNER ?
— D’accord, p’t-être qu’on avait un peu de gras de cochon à tartiner sur le pain…
— QUAND MÊME, L’ESPRIT DU PORCHER… »
Albert soupira. « Si vous voulez, maître. Si vous voulez. »
La Mort avait l’air perturbé.
« MAIS… ET SI LE PÈRE PORCHER T’AVAIT APPORTÉ LE MERVEILLEUX CHEVAL…
— Oh, p’pa l’aurait refourgué contre deux ou trois bouteilles, dit Albert.
— MAIS ON EST PASSÉS DANS DES MAISONS APPORTER DES JOUETS À DES ENFANTS QUI EN AVAIENT DÉJÀ BEAUCOUP, ET DANS D’AUTRES COMME CELLE-CI LES ENFANTS N’ONT PRESQUE RIEN.
— Huh, on aurait donné n’importe quoi, nous, pour avoir presque rien quand j’étais gamin.
— SE CONTENTER DE CE QU’ON A, C’EST ÇA L’IDÉE ?
— À peu près, maître. Une bonne réplique divine, ça. Pas trop leur donner et leur dire de s’en contenter. »
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LuniverLuniver   12 juillet 2013
— Vous croyez au père Porcher ? fit Ridculle.
— Ben, c’est pour les gamins, pas vrai ? Mais je suis sûr qu’ils croient tous en lui. Moi j’y croyais ferme. Il n’y avait pas un soir du Porcher quand j’étais enfant sans une taie d’oreiller accrochée à la cheminée…
— Une taie d’oreiller ? lança sèchement le major de promo.
— Ben, on met pas grand-chose dans une chaussette ou un soulier.
— Oui, mais toute une taie d’oreiller ? insista le major de promo.
— Oui. Et alors ?
— C’est moi ou est-ce qu’il s’agit de cupidité et d’égoïsme ? Dans ma famille à moi, on n’avait que de petits souliers ou de petites chaussettes, dit le major de promo. Un cochon en sucre, un petit soldat, deux oranges et ça s’arrêtait là. Hah, et j’apprends maintenant que des individus avec des taies d’oreiller accaparaient le marché, hein ?
— La ferme et arrêtez de vous chamailler, vous deux, ordonna Ridculle. Y a forcément un moyen facile de vérifier. Comment sait-on que le père Porcher existe ?
— Quelqu’un a bu le p’tit verre d’alcool, il y a de la suie en forme de pas sur le tapis, des traces de traîneau sur le toit et la taie d’oreiller est remplie de cadeaux, répondit le doyen.
— Hah, une taie d’oreiller, fit le major de promo d’un air sombre. Hah. J’imagine que dans votre famille on était du genre prétentieux qui n’ouvre même pas ses cadeaux avant la fin du réveillon, hein ? Du genre à installer un grand arbre du Porcher prétentieux dans le vestibule ?
— Et si… » commença Ridculle. Mais il était trop tard.
« Et alors ? fit le doyen. Évidemment qu’on attendait la fin du réveillon…
— Vous savez, ça me portait vraiment sur les nerfs, les gens avec de grands arbres du Porcher prétentieux. Et je parie que vous aviez un de ces casse-noix de luxe comme une grosse vis à oreilles, reprit le major de promo. Certaines personnes, elles, devaient se débrouiller avec le marteau à charbon de la remise, évidemment. Et dîner en milieu de journée au lieu de faire un réveillon chic à grand tralala le soir.
— Je n’y peux rien si ma famille avait de l’argent, se défendit le doyen qui aurait pu désamorcer légèrement la situation s’il n’avait pas ajouté : et des valeurs.
— Et de grandes taies d’oreiller, s’écria le major de promo en sautant sur place de rage. Et je parie que vous achetiez votre houx, n’est-ce pas ? »
Le doyen haussa les sourcils. « Évidemment ! On n’allait pas rôder en douce dans la campagne pour le barboter sur les haies d’autrui comme certaines personnes que je connais, cracha-t-il.
— C’est traditionnel ! Ça fait partie de la fête !
— Célébrer le Porcher avec de la verdure volée ? »
Ridculle se mit la main devant les yeux.
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LuniverLuniver   11 juillet 2013
« LE PETIT GARÇON VEUT UN PANTALON QU’IL NE SERA PAS OBLIGÉ DE PARTAGER, UN ÉNORME PÂTÉ EN CROÛTE, UNE SOURIS EN SUCRE, “UN TAS DE JOUETS” ET UN CHIOT QUI S’APPELLE COLBACK.
— Ah, que c’est mignon, fit Albert. J’vais essuyer une larme, parce que tout ce qu’il va avoir, voyez, c’est ce p’tit jouet en bois et une pomme. » Il les tendit.
« MAIS LA LETTRE EST CLAIRE…
— Oui, ben, c’est encore une histoire de facteurs socio-économiques, comprenez ? Le monde serait dans une belle pagaïe si les gens obtenaient tout ce qu’ils demandent, non ?
— JE LEUR AI DONNÉ CE QU’ILS VOULAIENT DANS LE MAGASIN…
— Ouais, et ça va mettre une belle pagaïe, maître. Tous ces “petits cochons qui font tout comme les vrais”. J’ai rien dit parce qu’il fallait assurer le boulot, mais vous pouvez pas continuer comme ça. À quoi ça rime, un dieu qui donne tout ce qu’on veut ?
— AUCUNE IDÉE.
— C’est l’espoir qui compte. Une part importante de la foi, ça, l’espoir. Donnez aujourd’hui d’la confiture aux gens, et ils s’attablent pour la manger. Mais promettez-leur d’la confiture pour demain… et vous les faites cavaler jusqu’à la fin de leurs jours.
— ET TU VEUX DIRE QU’À CAUSE DE ÇA LES PAUVRES REÇOIVENT DES CADEAUX SANS VALEUR ET LES RICHES DES CADEAUX DE PRIX ?
— ’xact, fit Albert. C’est le sens de la fête du Porcher. »
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NeljaNelja   14 mai 2012
(...) LES HOMMES ONT BESOIN D'IMAGINAIRE POUR ETRE HUMAINS. A LA CONJONCTION DE L'ANGE DECHU ET DU SINGE DEBOUT.
- Le Père Porcher ? Les fées des dents ? Les petites...
- OUI. UNE MISE EN TRAIN. IL FAUT COMMENCER PAR APPRENDRE A CROIRE AUX PETITS MENSONGES.
- Et alors on peut croire aux gros ?
- OUI. LA JUSTICE. LA PITIE. LE DEVOIR. CES CHOSES-LA.
- Ca n'a rien à voir !
- TU CROIS ? ALORS PRENDRE L'UNIVERS, REDUIS-LE EN POUDRE TRES FINE, PASSE CETTE POUDRE AU TAMIS LE PLUS SERRE ET ENSUITE MONTRE-MOI UN SEUL ATOME DE JUSTICE, UNE SEULE MOLECULE DE PITIE. ET POURTANT..." La Mort agita la main. "ET POURTANT LES HOMMES AGISSENT COMME S'IL EXISTAIT UN ORDRE IDEAL DANS LE MONDE, COMME S'IL Y AVAIT DANS L'UNIVERS UN... UN ETALON DU BIEN A L'AUNE DUQUEL ON POURRAIT LE JUGER.
- Oui, mais ils sont obligés de croire à ça, sinon à quoi bon...
- C'EST BIEN CE QUE JE DIS.
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LuniverLuniver   13 juillet 2013
Loin au-dessus de la ville, Albert se tourna vers la Mort qui avait l’air de vouloir éviter son regard.
« Vous avez sûrement pas sorti tous ces trucs-là de la hotte ! Pas les cigares, les pêches à la liqueur ni tous ces produits aux noms étrangers !
— SI, ÇA VIENT DE LA HOTTE. »
Albert lui jeta un coup d’œil soupçonneux. « Mais vous les avez d’abord mis dans la hotte, c’est ça ?
— NON.
— Vous les avez mis dedans, c’est ça ? affirma Albert.
— NON.
— Vous avez mis tous ces machins-là dans la hotte.
— NON.
— Vous les avez pris quelque part et mis dans la hotte.
— NON.
— Vous les avez bien mis dans la hotte, c’est ça ?
— NON.
— Vous les avez mis dans la hotte.
— OUI. »
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Videos de Terry Pratchett (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Terry Pratchett
Extrait de "De bons présages" de Terry Pratchett et Neil Gaiman lu par Stéphane Ronchewski. Parution en numérique le 24 septembre.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/de-bons-presages
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