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Critiques sur Je ferai de toi un homme heureux (52)
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ninosairosse
  17 mai 2018
♫Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles
Ils ont un monde à eux
Que rien oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines ♫
Un homme heureux-William Sheller -1991

Revisitation à la Perec , la vie mode d'emploi
Année 60, guerre du Vietnam, l'année du rat
The Animals, les scarabées, les pierres qui roulent
recettes norvégiennes à chacun sa tambouille
l'obsédée du ménage, l'angoissée
surveille la fontanelle toute la journée,
Cuisine toujours à base de poisson,
son rêve à celui-là , rester à la maison
celui-ci ne supporte plus ses garçons

Folle-Chlore, passion dé-lavée
Défense d'ivoire à travers l'oeilleton
trou de la serrure, plaisir singleton
judas-nana, la peur du qu'en dira thon
et du s' qu'en dit "navet"
n'arête pas le poisson
Pourquoi gueule thon
confirmation, diner de communion
colporteur, aspirateur
autres vies, l'autre meurt
si tu veux le rendre heureux
baisse les yeux
regarde , il frétille de la queue...

Gauss était le prince des mathématiques
avec une couronne, ici, tu fais un enfant roi.
Se gausser des gosses c'est pathétique
je renoue enfin avec la littérature nordique.


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Annette55
  07 octobre 2019
Je renoue avec la littérature nordique....
Ce roman ne ressemble en rien à «  La trilogie des Neshov » ni à «  La tour d'Arsenic. »

J'avoue mon étonnement et ma légère déception, même si l'auteure mène une analyse psychologique fouillée et crédible à propos de l'étude de ces huit familles issues de la classe moyenne : les Foss, Berg, Rudolf, Äsen, Karlsen, Salvesen, Larsen, et Moe ( noms inscrits sur les boîtes aux lettres ).
Ils habitent et se partagent un immeuble dans la banlieue de Trondheim, en Norvège , au milieu des années 60.
Une plongée incroyable , bien documentée au coeur de la condition féminine de ces années- là : témoignage d'une époque révolue , au point de vue historique et culturel. ...

Les femmes fument beaucoup, boivent....font le ménage à fond, papotent , s'épient , médisent , se jalousent , cuisinent, récurent, soupirent, font des permanentes, l'une d'elles fait le ménage toute nue, pleurent souvent, tentent de deviner les secrets des uns des autres, s'ennuient, tentent de profiter de l'arrivée de l'électroménager au sein des foyers .
Mais est ce que le progrès : machine à laver et aspirateur feront le bonheur ?

Ces tranches de vies cocasses ou douloureuses juxtaposées comme le portrait de la petite Nina
trahissent obsessions et contraintes, aspirations , désespoir et/ ou solitude de ces femmes ...

L'auteure aborde des sujets plus graves comme l'enfance maltraitée , la jeune mère dépressive...la femme soumise et effacée , la femme esseulée...
Les maris , gâtés, gentils ou odieux , rêvent de femmes plus sexy ,apprêtées comme celle du troisième , souvent seule ) , plus cultivées , plus indépendantes , plus entreprenantes , moins cancanières ....

Derrière l'apparente légèreté du propos se cachent ces réflexions. ..

L'auteure aborde les spécificités culinaires, culturelles et sociétales de l'époque, la musique des Beatles par exemple ....et bien d'autres détails intéressants ... le gros poste de radio, la presque absence de télévision....
Ce fourmillement de détails donne un portrait sociologique , saisissant , nature de la condition féminine au coeur des années 60:
Pas certain que ce roman choral très agréable à lire reste longtemps dans ma mémoire ...
Quelques erreurs grammaticales ( traduction ) ont gêné ma lecture , je suis peut- être trop pointilleuse ....
Lu d'une traite , emprunté à cause de ma connaissance de l'auteure à la médiathèque ...
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missmolko1
  16 mars 2014
Je découvre Anne B. Ragde avec ce roman. Elle est pourtant plutôt connue notamment pour sa trilogie "la terre des mensonges" et puis je possède la tour d'arsenic dans ma PAL et je m'y suis pas encore plongée. En tout cas, j'ai de suite été intrigué par ce titre et puis par cette couverture qui nous garantissait un voyage au coeur des années 60. Et je ressors très conquise puisque c'est un gros coup de coeur.

L'idée de départ est je trouve très intéressante. Prendre un immeuble de trois étages et nous présenter les habitants de chaque appartement. Chaque chapitre se concentre sur un logement et on y découvre qui y vit, leur façons de vivre, de penser, leur habitudes.... On commence toujours par la femme qui est toujours au foyer et puis c'est au tour de son mari de nous exposer son point de vue. Chaque chapitre est court et se dévore car forcement on veut vite en savoir plus. Ça c'est la première partie du roman. Dans la seconde, on fait la connaissance d'un tout jeune homme qui vend des judas et qui s'apprête a aller les vendre dans notre immeuble. Et puis enfin arrive la troisième partie, ou lui même va faire la connaissance de chaque habitant et leur vie va s'en trouver un peu bouleversé.....

J'ai vraiment adoré ce roman, ma curiosité était a son comble quand je découvrais un nouvel habitant. Et puis les apparences et les commérages font qu'on a tendance a se méprendre en réalité sur les personnages. le romans est vraiment très bien construit et puis l'écriture est très agréable et fluide.
C'est un roman que je ne peux que recommandais, alors allez y foncez pour ce voyage norvégien, vous ne serez pas déçus.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Fortuna
  18 août 2018
Extraordinaire plongée au coeur de la condition féminine dans les années 60, ce roman de Anne Radge, presque une étude sociologique, nous dresse un portrait saisissant d'une série de ménagères norvégiennes de la classe moyenne dans la petite ville de Trondheim.

Tout le long du livre nous partageons leurs vies et leurs obsessions, le ménage, la coiffure, avoir un enfant, un congélateur, écouter les voisins à travers les cloisons, préparer les repas. Derrière l'apparente légèreté sont abordés des sujets plus graves, l'enfance maltraitée, la jeune mère dépressive, la femme effacée devant le mari violent, le manque de communication dans les couples, la solitude. Un immeuble, huit familles plutôt jeunes, avec ou sans enfants, des femmes occupées aux tâches ménagères, des maris gâtés mais frustrés, rêvant de femmes plus sexy, plus cultivées, plus indépendantes, plus entreprenantes, d'autres satisfaits mais trop absents…

L'auteur retrace avec minutie la vie quotidienne de ces années-là, où commencent à se répandre les appareils électroménagers, facilitant le travail des femmes mais pas encore leur émancipation. Les ragots, les jalousies entre voisins, voisines, le passage des représentants de commerce, les départs et retours des conjoints et enfants au travail, à l'école, rythment les journées, parfois minées par l'ennui. Jusqu'au clin d’œil final. On s'y projette, on s'y glisse comme dans un épisode d'une histoire pas si lointaine ou d'une série TV vintage. Mais si on quitte sans regret cette frénésie domestique, on constate malgré tout que ce sont elles, les femmes, qui ont le dernier mot.
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myriampele
  13 juin 2014
Au début, je me suis bien amusée à lire le récit de ces existences proches et banales finalement...
Mais ce roman n'est pas aussi drôle qu'on l'imagine! Il y a dans ces vies du désespoir, de la solitude, du mépris de l'autre .Je suis toujours captivée par ces années 60 où le progrès apparaissait comme une bénédiction, une libération de la femme!!!! Cependant, on assiste là à l'ennui de ces épouses sans professions qui fument (beaucoup), font le ménage( à fond!) boivent et attendent le retour de leur mari. Et ces enfants qui tremblent devant un père tout-puissant! C'est monstrueux.
La fin est cocasse, heureusement!
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Nanali
  21 mai 2017
Anne B. Radge nous livre ici une belle description de la société norvégienne des années 60.
J'ai beaucoup aimé son angle d'attaque : s'intéresser aux situations personnelles de chaque famille habitant une même cage d'escalier.
On a vraiment l'impression d'ouvrir les portes les unes après les autres et de découvrir les petites habitudes et les petits secrets de chacun.
En revanche, je dois reconnaître que ma curiosité est restée un peu sur sa faim ...
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sarahdu91
  26 janvier 2017
Une atmosphère toujours aussi glauque et des personnages pour le moins sinistres, limite névrosés.
Dans cet immeuble, tout le monde parle de tout le monde sans se connaître. Les vrais racontars qui animent chacun mais qui restent la vie banale de tout un chacun.
A chaque étage, à chaque appartement, à chacun sa particularité. Mais sans commentaire sinon on n'en finit pas...
Un roman en 3 parties qui se tient bien mais pour le coup, la présentation des personnages ou même de chaque famille de locataires est bien faite... La 2è partie m'a semblé inutile et la 3è est trop baclée. du coup, je n'y mettrai que 3 étoiles.
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Ariane84
  13 avril 2017
C'est une lecture assez singulière que nous propose Anne B. Ragde avec ce roman.
On y découvre la vie d'un immeuble norvégien des années 1960 à travers les différentes familles qui le composent.
On fait la rencontre de couples, de familles, d'enfants, ayant chacun leur caractère, leurs défauts et leurs manies.
Le récit alterne les points de vue de tous les occupants.
Le ton est mordant et toujours juste, très vrai.
C'est un retour intéressant sur les Trente Glorieuses et l'avènement de la société de consommation.
C'est également un roman qui fait réfléchir sur la place de la femme dans la société.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre et pourtant il n'est pas le plus apprécié des ouvrages d'Anne B. Ragde... J'ai hâte de découvrir les autres.
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zabeth55
  20 avril 2013
Sur la première page, un dessin représentant huit sonnettes avec des noms.
Ces noms correspondant aux habitants d'un petit immeuble de trois étages.
Depuis le rez-de-chaussée jusqu'au troisième, chaque chapitre nous livre le quotidien de ces huit familles.
C'est très réaliste et visuel.
Une parfaite description de la vie dans les années soixante : le début du progrès des appareils ménagers, la place de la femme à cette époque….
Un livre très intéressant et bien écrit.
Juste le titre, qui ne correspond pas au roman malgré la dernière phrase qui l'explique.
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Northanger
  20 août 2013
J'ai un petit faible pour le roman choral qui nous dévoile des tranches de vie, en particulier des tranches de vie juxtaposées dans un immeuble. La preuve, j'ai adoré Pot-Bouille de Zola (1882) et La vie mode d'emploi de Georges Pérec (1978), sans oublier mon récent coup de coeur pour les Chroniques d'Edimbourg d'Alexander McCall Smith, dont le premier tome se nomme 44, Scotland Street.

Je ferai de toi un homme heureux s'ouvre sur une image des sonnettes associées au nom des différents locataires, comme si le lecteur s'apprêtait à gravir les marches de l'escalier pour voir ce qui se passe chez les gens… On découvre ainsi le quotidien de plusieurs familles en Norvège, dans les années soixante ; madame Asen, la maniaque, Barbara la coiffeuse à domicile anglaise, la sulfureuse Peggy-Anita, madame Berg et son mari despotique et j'en passe. La plupart d'entre elles voient leur quotidien considérablement amélioré par l'avènement de l'électroménager.

Si j'ai beaucoup aimé le concept, à savoir découvrir les petites habitudes, les différends, les tensions, les préoccupations de chacun, j'ai eu du mal en revanche à identifier les personnages qui ne sont pas toujours nommés dès le début. Chaque nouveau chapitre nous oblige à faire un effort de mémorisation et de déduction pour comprendre de quelle famille il s'agit. J'ai donc un peu perdu le fil au fur et à mesure que je progressais dans ma lecture. Petit bémol aussi pour la structure du récit : la première partie nous dévoile le quotidien des différentes familles qui occupent l'immeuble ; c'est la partie que j'ai préférée, avec son lot de surprises, d'émotions ou de grincements de dent. La deuxième partie, nettement plus mince, est consacrée à un jeune vendeur de judas, qui joue un rôle mineur contrairement à ce qui est annoncé dans le résumé de la quatrième de couverture. La troisième partie, encore plus brève, nous montre comment les voisins s'unissent pour exterminer les rats ; au passage, on glane quelques informations sur le devenir de certaines familles. L'organisation du récit m'a semblé un peu déséquilibrée et pas forcément convaincante ; je me serais volontiers passée des deux dernières parties au profit de la première, qui formait un tout cohérent.

On retrouve la patte d'Anne B. Ragde avec son lot de portraits sans concessions ni tabous. « Il n'y a pas d'amour heureux » pourrait-on dire. Chaque famille abrite un certain nombre de secrets, de frustrations, d'espoirs déçus. Et c'est ce que j'apprécie, non que je sois frustrée ou rongée par quelque sombre secret, mais parce que c'est enrichissant parfois de lire un récit réaliste et crédible, entre deux lectures plus légères ! Mais c'est malgré tout une lecture qui ne va pas me laisser un souvenir chaleureux, contrairement à la trilogie de Neshov que j'avais dévorée.
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