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ISBN : 226405543X
Éditeur : 10-18 (19/01/2012)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 525 notes)
Résumé :
Dans ce troisième tome de la trilogie des Neshov, nous suivons les personnages de la Terre des mensonges et de La ferme des Neshov jusque dans ce qui sera peut-être une toute nouvelle vie. Après la révélation du terrible secret qui a ébranlé la famille entière, les relations entre les frères se dégradent pour se diluer dans de pesants non dits. Jusqu’au jour où ils doivent, ensemble, faire face. Il fait une chaleur torride lorsque tout le monde se trouve réuni. Et T... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
23 décembre 2016
La Ferme !!!!
Mensonge !!!!!
Héritage impossible !!!!
BRRRRrrrrrrr dans la froidure,
GGRRRRrrr encore un coup dur !
Pour taper dans les mains,Clap cLaP clAp CLAP J'enlève mes moufles,
Je desserre les poings, je les portes à la bouche,
Dans un dernier espoir, je crie je m'essouffle,
Rendez moi MON INSIGNE "Grand Nord" ... c'est ma dernière cartouche !!
oK , je vous l'accorde, j'ai profitez de cette superbe Trilogie familio/norvégienne pour revendiquer une position somme toute très personnelle :-)
A CLASSER dans Pétition, Revendication. merci de votre soutien.
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mesrives
27 septembre 2016
Retour à la ferme des Neshov dans ce dernier opus de la trilogie d'Anne B. Ragde pour l'héritage impossible.
Nous y retrouvons plus abattue que jamais Torunn qui doit affronter la réalité :
« Elle n'avait rien d'une vraie paysanne, même si elle y avait cru pendant quelques temps. Elle n'avait pas grandi à la ferme  »
Poursuivie par la mort tragique de son père, Tor, et culpabilisant, elle se noie dans le chagrin avec une « colère pure et désespérée » à coups de verres de cognac de plus en plus fréquents.
Le lecteur s'essouffle devant l'asphyxie de la jeune héritière prise dans les charges et les contraintes quotidiennes de la porcherie et son sentiment de solitude grandissant.
Torunn, isolée dans la ferme des Neshov se refuse tout plaisir, même la présence du remplaçant agricole, Kai Roger, qui la soutient et lui fait les yeux doux n'y change rien.
Ramassée sur sa vie, elle s'ouvre peu à peu au vieux, noeud de douleur, dont elle recueille les confidences et le secret et avec qui elle noue une émouvante relation.
La ferme des Neshov personnage central de cet opus cristallise les rêves et les projets de tous les autres membres de la famille qui eux nagent dans l'euphorie alors que Torunn n'en peut plus.
« Elle se coucha en position foetale, recroquevillée, sentit toute la ferme l'enserrer, six générations, lui coller à la peau. »
A la ferme des Neshov, le lecteur assiste alors à des scènes surréalistes, à la hauteur de la débauche d'argent que les membres sont prêts à y investir… pour satisfaire leurs besoins, envies et égo.
Mais une ferme doit être exploitée et l'héritière disparaît.
Face à l'héritage impossible, chaque membre se reconnecte à ses propres réalités alors que Torunn
va peut-être choisir une toute autre vie, une autre histoire.
« Et elle comprit soudain qu'il n'y avait qu'un seul endroit où elle pouvait se rendre maintenant, qu'une seule personne qu'elle pouvait rejoindre, où tout concorderait, où celle qu'elle était devenue désormais se fondrait complètement dans le décor. »
Torunn va -elle décider de donner une nouvelle direction à sa vie.
Trouveras ou retrouveras-t-elle son identité ?
Le lecteur ne peut que lui souhaiter.
Alors je dis au revoir à Torunn, Torunn Breiseth ou Torunn de la ferme des Neshov, cela c'est son histoire.
Adieu à la ferme des Neshov
Et je tire ma révérence à Anne B,Ragde pour m'avoir emporté dans cette saga norvégienne si proche de la vie.
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latina
13 février 2014
Quand le poids de la culpabilité et la lourdeur du travail manuel pèsent sur les épaules d'une femme, celle-ci finit par craquer. Et c'est ce qui arrive dans ce 3e tome contant les « aventures » de cette famille norvégienne pas comme les autres.
A la suite du suicide de l'ainé, Tor, bouffé par ses cochons, et dont le cadavre est découvert par Torunn, sa fille de 37 ans, les autres frères sont complètement groggys. Margido (celui qui est croque-mort) est débordé par son travail, vu la canicule, et donc se refuse à réfléchir à l'avenir (et rien ne nous est épargné de ce fameux travail...) ; Erlend, l'homosexuel débridé et extraverti, fou amoureux de son compagnon multimillionnaire Krumme, ne pense plus qu'aux enfants que leurs 2 amies lesbiennes sont en train de leur fabriquer ; et puis le frère caché (voir le 1er tome), beaucoup plus âgé, énigmatique et dépressif, traine comme un boulet dans les pieds de Torunn. La dégénérescence de la vieillesse est ici peinte avec un réalisme hors du commun.
Pauvre Torunn ! Sa sensibilité extrême la perdra, si ça continue ainsi ! Pensez qu'elle compatit même en imaginant que les cochons, du fond de leur porcherie, n'ont jamais vu le ciel bleu...Faut dire que c'est après avoir dit à son père qu'elle ne voulait pas reprendre la ferme tout de suite que celui-ci s'est donné la mort.
L'ambiance du roman n'est donc pas, vous l'aurez compris, à la joie. C'est lourd, très lourd...Le couvercle de cette casserole à pression est bien verrouillé, sauf quand Erlend s'en mêle. Et ces passages, je les accueillais à bras ouverts, d'autant plus qu'ils me faisaient éclater de rire. Ah, cet Erlend si ingénu, si naïf, si frais ! Quoiqu'il me déçoit, quand même, et pas un peu, au fur et à mesure que l'histoire avance vers sa fin, car son égoïsme prend le pas sur tout le reste.
Anne Ragde n'a pas son pareil pour dépeindre les petits défauts, les grands travers, les honteuses dérobades et surtout l'écroulement des illusions, l'effondrement total de la personne. J'ai beaucoup aimé suivre l'histoire de cette famille aux individus hauts en couleurs et je les quitte avec regret.
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gouelan
28 janvier 2017
Torunn se retrouve propulsée héritière de la ferme Neshov après la mort tragique de son père. Elle détient les clés de cette grande maison tout autant que de celle du destin de la famille.
Pourtant, ses deux oncles ne semblent pas s'en rendre compte, laissant à leur nièce tout le fardeau de cet héritage impossible.
Héritage d'une porcherie et d'un corps de ferme qui auraient grandement besoin de renouveau. Mais aussi héritage d'une douleur, celle du grand-père lui délivrant son secret. Cet aveu pèsera fort dans la balance. Torunn perdra l'équilibre. Y aura-t-il quelqu'un pour la soutenir ?
Les comportements des deux oncles m'ont exaspérée, spécialement l'égoïsme et la puérilité à toute épreuve d'Erlend. On dirait un personnage tout droit sorti d'un roman de Gogol, extravagant, dépourvu du moindre bon sens. Le contraste est énorme avec l'ambiance qui règne à la ferme.
Ni l'un ni l'autre n'ont eu le courage de prendre leur destin en main, de faire briller le dernier espoir de voir rejaillir de nouvelles racines, plus joyeuses, sous cette ferme familiale, agitée de sombres secrets.
Que peuvent apporter les cadeaux, les projets fous d'Erlend et de son compagnon face à une aussi grande détresse. Celle de Torunn mais aussi celle plus ancienne du vieux. Il faudrait surtout de l'écoute, une présence vraie, sans fuir la réalité, sans la déguiser.
Pour moi ce tome n'amène pas grand-chose de nouveau. Un peu de lassitude même. Il y avait tellement de possibilités. On pourrait presque dire que l'histoire s'en va en eau de boudin, au sens propre comme au sens figuré.
J'aurais préféré un peu plus de morceaux de nature, comme le court extrait à la fin du tome, dépeignant le fjord, la plage, les galets, plutôt que les morceaux de plats cuisinés par Krumme, le compagnon d'Erlend, arrosés de champagne, pour alléger la morosité qui colle à la peau.
Mais cela n'enlève rien au talent d'écriture de l'auteure qui nous embarque dans ce roman d'une pure noirceur, sans nous épargner les petits détails du quotidien, lorsque l'ombre de la dépression ou de la vieillesse avale les personnages.
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mariech
15 décembre 2012
Troisième tome de la saga norvégienne d' Anne Radge et petite déception comme c'est souvent le cas dans les suites .
A la fin du deuxième livre , on se doutait qu'un événement dramatique était arrivé à la ferme , cet événement m'a paru assez peu crédible , en tout cas , trop rapide , Tor , puisqu'il s'agit de lui était mon personnage préféré et j'aurai préférer une suite non dépourvue de problèmes , mais un développement de sa pychologie plus appronfondi ,j'espèrais qu'il allait se battre , c'est ça qui m'a décue , que l'auteur ne fasse pas de happy end c'est son choix le plus strict , c'est elle qui a le pouvoir sur ses personnages mais qu'il y ait des virages aussi constratés sans aucune explication , alors là je dis non .
Torum aussi passe de la joie de vivre éclatante à la pire dépression ( et la charge de travail n'explique pas tout ) .
Margido se réveille un peu , il prend un peu plus sa vie en mains et qu'il n'y change pas grand chose paraît crédible , il prend soin de son apparence et vit en harmonie avec lui même .
Erlend et son compagnon aussi ont une ' bonne ' évolution par rapport aux deux autre tomes , en tout cas , elle est crédible .
Le personnage du grand -père est émouvant lorqu'il dévoile ' son secret ' , heureusement qu'il est là pour rattraper un peu les choses .
+ Lire la suite
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Les critiques presse (1)
Lexpress13 août 2012
[…] Une oeuvre d'une telle intensité qu'Anne B. Ragde parvient à s'imposer comme une digne héritière de son compatriote Knut Hamsun.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
dolphyonedolphyone20 mars 2012
Elle était au milieu de la cour lorsqu'il arriva. Les bras ballants, elle le regarda garer sa voiture comme d'habitude, entre la grange et la remise. A peine avait-il ouvert la portière qu'il lança :
- Désolé, je suis un peu en retard. On a passé une bonne soirée, hier soir, hein !

Elle entendit ses paroles, vit les contours de son corps, ses gestes, dans la lueur gris sale du matin. Mais elle vit surtout qu'il venait vers elle, et c'était indispensable, avant qu'elle ne s'écroule, une question de secondes.
- Kai...
- J'arrive ! Cria-t-il.
- Kai Roger.
Il avait soudain entendu quelque chose dans sa voix, peut-être un sanglot, une façon de geindre, elle l'ignorait, mais son corps se figea un court instant, avant qu'il ne s'élance jusqu'à elle.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Mon père. Il... Je l'ai tiré dans l'allée centrale et j'ai refermé la porte de la loge, hors de portée de Siri.
-Mais qu'est-ce que...
- Il s'est suicidé. J'ai trouvé le flacon de comprimés. Ceux qu'on lui avait prescrits pour sa jambe. Et des bouteilles de bière, je crois. Je n'ai pas vraiment réussi à... Il est mort en tout cas. Et Siri, sa truie, a... je ne sais pas... le nez et plusieurs doigts...
Il passa les bras autour d'elle.
- Mon Dieu, Torunn.
Elle sentit le poids de ses bras, ferma les yeux et pensa à celui des chevilles de son père entre ses mains, à la botte qui avait glissé quand elle s'était mise à le traîner, au regard excité de Siri, au sang qui commençait à sécher autour de sa gueule, aux cris des autres porcs.
- C'est de ma faute, dit-elle.
- Torunn.
- Il a abandonné et c'est de ma faute.
Kai Roger relâcha son étreinte, tout en la prenant par les épaules et en l'écartant de lui.
- Regardez-moi !
- Non.
- Écoutez-moi, alors ! Je vais à la porcherie et je le ramène dans la buanderie.
Pleurait-elle ? Elle ne le pensait pas. Elle essayait seulement de sentir ses propres larmes, mais elle n'avait aucune sensation.

+ Lire la suite
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MoumouneMoumoune06 février 2012
"Elle posa la paume de sa main sur l'herbe sèche et chaude, couchée sur le côté en petits paillassons touffus, après avoir été tassée sous la neige. Elle avait l'impression de toucher de la peau, de la peau de porc. C'était dans ses paumes qu'elle gardait les porcs constamment avec elle, le matin elle se réveillait avec eux dans les mains. Les oreilles minces et brûlantes, le ventre de velours des porcelets, les soies raides des truies, les groins humides et vivants,plats comme des assiettes en porcelaine, les pieds minuscules des nouveau_nés piétinés par les cochettes, sanglants et tremblants, petits bouts de bois recouverts d'une mince peau chamoisée, la fermeté et la tonicité de l'arrière-train des truies, quand elle les repoussait pour nettoyer leur loge.
Sa responsabilité vis-à-vis ds porcs l'envahissait entièrement, de la tête aux pieds, elle n'était sûrement pas une vraie paysanne si elle s'apitoyait sur le sort d'un porcelet qui ne s'ébattrait jamais dans une cour de ferme. Et qui était condamné à mourir. A vivre avec elle et pour elle, et puis mourir
+ Lire la suite
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AproposdelivresAproposdelivres02 octobre 2014
Elle était au milieu de la cour lorsqu'il arriva. Les bras ballants, elle le regarda garer sa voiture comme d'habitude, entre la grange et la remise. A peine avait-il ouvert la portière qu'il lança :
- Désolé, je suis un peu en retard. On a passé une bonne soirée, hier soir, hein !
Elle entendit ses paroles, vit les contours de son corps, ses gestes, dans la lueur gris sale du matin. Mais elle vit surtout qu'il venait vers elle, et c'était indispensable, avant qu'elle ne s'écroule, une question de secondes.
- Kai...
- J'arrive ! Cria-t-il.
- Kai Roger.
Il avait soudain entendu quelque chose dans sa voix, peut-être un sanglot, une façon de geindre, elle l'ignorait, mais son corps se figea un court instant, avant qu'il ne s'élance jusqu'à elle.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Mon père. Il... Je l'ai tiré dans l'allée centrale et j'ai refermé la porte de la loge, hors de portée de Siri.
-Mais qu'est-ce que...
- Il s'est suicidé. J'ai trouvé le flacon de comprimés. Ceux qu'on lui avait prescrits pour sa jambe. Et des bouteilles de bière, je crois. Je n'ai pas vraiment réussi à... Il est mort en tout cas. Et Siri, sa truie, a... je ne sais pas... le nez et plusieurs doigts...
Il passa les bras autour d'elle.
- Mon Dieu, Torunn.
Elle sentit le poids de ses bras, ferma les yeux et pensa à celui des chevilles de son père entre ses mains, à la botte qui avait glissé quand elle s'était mise à le traîner, au regard excité de Siri, au sang qui commençait à sécher autour de sa gueule, aux cris des autres porcs.
- C'est de ma faute, dit-elle.
- Torunn.
- Il a abandonné et c'est de ma faute.
Kai Roger relâcha son étreinte, tout en la prenant par les épaules et en l'écartant de lui.
- Regardez-moi !
- Non.
- Écoutez-moi, alors ! Je vais à la porcherie et je le ramène dans la buanderie.
Pleurait-elle ? Elle ne le pensait pas. Elle essayait seulement de sentir ses propres larmes, mais elle n'avait aucune sensation.
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mesrivesmesrives27 septembre 2016
Elle resta longtemps à la porte, la main sur la poignée, avant de l'abaisser. Elle était froide. Elle avait l'impression que c'était depuis toujours . En tout cas, depuis bien avant elle. C'était la main de son père qui abaissait quotidiennement cette poignée. Au fond, elle n'était ici qu'une invitée.
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gouelangouelan20 janvier 2017
Il aurait trois semaines le soir de Noël. Le premier Noël de Léon, c'était incroyable. Et c'était ainsi que ça se passait continuellement dans le monde entier ? Les enfants étaient conçus, grandissaient, recevaient un nom avant même de sortir du sein de leur mère !
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Vidéo de Anne B. Ragde
SMEP 2016 - En tête à tête avec Anne B Ragde
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