AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Jean-Louis De la couronne (Traducteur)
EAN : 9782072917417
480 pages
Gallimard (11/03/2021)
3.9/5   112 notes
Résumé :
Lorsqu'une fillette est retrouvée abandonnée dans la petite ville japonaise de Benimidori en cet été 1943, les villageois sont loin de s'imaginer qu'elle intégrera un jour l'illustre clan Akakuchiba et règnera en matriarche sur cette dynastie d'industriels de l'acier.

C'est sa petite-fille, Toko, qui entreprend bien plus tard de nous raconter le destin hors du commun de sa famille. L'histoire de sa grand-mère, femme dotée d'étonnants dons de voyance, ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
3,9

sur 112 notes
5
13 avis
4
20 avis
3
2 avis
2
1 avis
1
0 avis

joedi
  12 juin 2018
Merveilleux récit de l'histoire de trois générations de femmes, une saga familiale qui se déroule durant la période des années cinquante à l'an 2000.
Tout commence avec l'arrivée de Man'yô, une enfant d'à peine trois ans, déposée par ceux des montagnes pendant l'été de 1943. Ces gens qui vivent cachés au fin fond des montagnes descendent au village lorsque quelqu'un est mort hors de propos, terme pour désigner les suicidés ; alors, ils les emportent pendant la nuit dans des boîtes carrées en bois. Man'yô est recueillie et élevée par un jeune couple qui, ensuite aura d'autres enfants dont elle s'occupera.
En haut du village résident les Akakuchiba, la famille propriétaire des aciéries ; en bas, au bord de la mer, ce sont les Kurobishi, la famille propriétaire du chantier naval ; parmi les familles ouvrières, deux clans, les Rouges d'en haut et les Noirs d'en bas.
Kazuki Sakuraba est célèbre pour sa série de mangas, Gosik mais également pour ses romans récompensés par de nombreux prix.
Je constate que La légende Akakuchiba, à ce jour, est le seul roman traduit en français, dommage !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          740
Cannetille
  14 septembre 2021
Rien ne prédestinait Man'yô, abandonnée à sa naissance en 1953 dans la petite ville japonaise de Benimidori, à devenir un jour la Grande Dame du clan Akakuchiba qui règne sur l'industrie de l'acier dans le pays. C'est sa petite-fille Tôko qui entreprend la narration de l'histoire familiale, nous racontant le parcours de cette grand-mère au singulier don de voyance, puis celui de sa mère, chef d'un gang de motardes avant de connaître le succès comme auteur de mangas.

De la reconstruction après-guerre et du miracle économique du pays, à la bulle spéculative immobilière et à la crise économique des années quatre-vingt-dix, puis, enfin, au Japon d'aujourd'hui, c'est la transformation de la société nippone sur le dernier demi-siècle que retrace cette saga familiale au travers du destin de trois générations de femmes. Aux côtés de personnages attachants, souvent étonnants pour un esprit occidental tant le Japon possède de spécificités culturelles, qu'elles soient traditionnelles ou modernes, le lecteur franchement dépaysé se retrouve plongé dans une fresque passionnante, aussi bien pour les aventures vivantes et rythmées de ses protagonistes, que pour la découverte sociologique dont elles sont l'occasion.

Car, tandis que le sort des trois personnages principaux épouse celui de leur époque, nous menant de l'optimisme confiant de la grand-mère dans un contexte de croissance à tout crin du pays, à la désillusion rebelle, puis résignée, de la mère dans une nation en crise, enfin au désarroi de la fille, à l'image d'une jeunesse contemporaine tentée de fuir dans la virtualité un quotidien de plus en plus lourd et sans perspective, nous voilà amenés à vivre de l'intérieur l'évolution des conditions de vie et d'état d'esprit de la population japonaise. Système éducatif et travail, famille et lien social, modes et phénomènes culturels, croyances et aspirations, au final tout converge vers le sentiment diffus d'une société devenue dans son ensemble profondément violente et écrasante pour l'individu, confronté dès le plus jeune âge à une pression et à une compétition sans limite.

Cette passionnante saga familiale se lit avec autant de plaisir que d'intérêt, pour l'attachante histoire de ses trois générations de femmes, mais surtout pour son édifiante immersion sociologique dans un Japon décidément sans équivalent dans le monde.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          670
viou1108_aka_voyagesaufildespages
  15 octobre 2017
Sur les hauteurs célestes de Benimidori, petite ville au bord de la mer du Japon à quelques centaines de kilomètres à l'ouest de Tokyo, trône l'immense résidence de la famille Akakuchiba. Installés dans cette région du San'in depuis des temps immémoriaux, les ancêtres de cette dynastie mythique sont connus et reconnus pour leur savoir-faire de forgerons. Prenant leur essor après la deuxième guerre mondiale lorsque la sidérurgie se développe à une échelle industrielle, ces maîtres du feu et de l'acier renoncent alors aux bas-fourneaux artisanaux des origines pour construire une énorme usine équipée d'un haut-fourneau. Le développement technologique améliore la productivité et apporte la prospérité, non seulement au clan Akakuchiba, mais à toute la ville, et il n'y a pas de plus grande fierté en ce bas-monde que celle d'être ouvrier aux Aciéries. Et qu'importe si le ciel est plombé en permanence par les fumées noires, et les maisons et les poumons des métallurgistes tapissés de poussières toxiques.
C'est au milieu de cette époque dorée que nous entrons dans la famille Akakuchiba. Toko, la dernière de la lignée, âgée d'une petite trentaine d'années, nous raconte l'histoire de sa grand-mère, de sa mère, et la sienne. Trois femmes très différentes, dont la vie est indissociable de celle des Aciéries. le destin de la douce Manyo, la grand-mère, tient du conte de fées : abandonnée à l'âge de trois ans par « Ceux des Confins », une tribu montagnarde nomade, elle est adoptée par un brave couple d'ouvriers qui l'élèveront comme leur fille. Dotée d'un don de voyance, pauvre et illettrée (pour son plus grand malheur), elle est cependant choisie par la matriarche des Akakuchiba pour épouser l'héritier de l'empire familial. Celui de la flamboyante et rebelle Kemari, fille de Manyo et mère de Toko, n'est pas moins extraordinaire : cheffe d'un gang de loubardes à moto à l'adolescence, elle deviendra plus tard une célèbre auteure de mangas, dont la réussite financière permettra de maintenir les Aciéries à flot lors du déclin de l'industrie sidérurgique. Quant à Toko, un peu falote et apathique, elle incarne bien sa génération, paumée et désabusée, ne sachant que faire de sa vie, au moment où le haut-fourneau, éteint depuis des années, est sur le point d'être démoli.
Cette saga familiale, entre croyances rituelles et modernité, aux personnages attachants, raconte les difficultés d'adaptation de ceux-ci, tant dans leur vie personnelle et affective que professionnelle, à l'évolution des modes de pensée et de la situation économique du Japon, faites d'allers-retours de l'euphorie au pessimisme, au gré de l'essor industriel et de son déclin, de la bulle immobilière et de son éclatement, de la perception du rôle de la famille, de la femme, des études, du travail.
Malgré quelques longueurs et une troisième partie plus faible (celle sur la vie de Toko), voici une histoire agréable à lire, un brin nostalgique, non dénuée d'humour et teintée d'une sorte de réalisme magique à la japonaise, écrite dans un style fluide, parfois poétique, parfois plus terre à terre. Dépaysement assuré.
Lien : https://voyagesaufildespages..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
Witchblade
  29 octobre 2017
Je remercie Babelio et les éditions Piranha pour l'envoi de ce livre. J'ai été surprise en le recevant car il n'avait pas la même couverture que celle présentée lors de la Masse critique, il s'agissait d'épreuves non corrigées... La publication de ce roman ayant eu lieu le 5 Octobre, j'aurais préféré avoir la couverture rouge que celle monochrome.
La lecture de ce roman a été relativement longue du fait de mon emploi du temps et du récit en lui-même. L'histoire est intéressante mais avance très lentement. Il y a peu de rebondissements mais j'ai maintenu ma lecture car l'histoire était malgré tout intrigante et le style d'écriture ne me déplaisait pas. Je voulais également savoir si c'était basé sur une histoire réelle car si j'ai choisi de recevoir ce roman, c'est que je connaissais l'auteur de nom (grâce à sa fiche Babelio) en tant que mangaka, je possède le 1er tome de « Gosick ». Et le résumé de ce roman parlant de mangaka, j'ai été fortement intriguée. Ce n'est finalement pas basé sur une histoire vraie mais cela aura maintenu mon attention jusqu'au bout, d'autant que cette auteur est plus connue au Japon par ses romans, celui-ci a été édité en 2006, que par ses mangas.
C'est l'histoire du Japon vue au travers de 3 générations de femmes et vue par la dernière de cette fratrie, avec les souvenirs de sa grand-mère et agrémentée de notions sur la reconstruction du Japon après guerre, la vision des jeunes des différentes époques, des valeurs qui se sont transmises (ou non), les différentes maladies et problèmes de ces époques. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Man'yô, j'ai aimé la suivre sur la quasi totalité de cette histoire. C'est le personnage qui a le plus de charisme en mon sens. Je regrette juste d'avoir mis autant de temps pour le lire (quasi 3 semaines) alors qu'il m'a intéressé dès le départ... le seul bémol de ce livre est qu'il m'a manqué un lexique pour tous les termes japonais inexpliqués dans le corps du texte.
Comme vous l'aurez compris, ce roman a été une chouette découverte par rapport à l'histoire du Japon vue de l'intérieur et pour ces 3 générations de femmes qui vivent différemment tout en ayant le même respect pour les anciens et les traditions. C'est juste dommage de ne pas avoir eu l'édition originale avec la couverture colorée et les coquilles en moins (des chiffres perdus dans le texte, des fautes de frappe (p15 « tatala » au lieu de « tatara » / p348 « Hozuki » pour « Hozumi » / p370 « porteplume ») et des erreurs d'impression (p311 : « s » « ortant » sur 2 lignes différentes, …), pour celles notées en cours de lecture...). Si vous êtes amateurs du Japon, de son histoire ou tout simplement curieux, je vous conseille fortement de découvrir ce roman. Pour ma part, j'espère que d'autres romans de cette auteur seront bientôt traduits en français et sinon, je lirais au moins sa série de mangas. Une nouvelle auteur à suivre !!
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
saphoo
  26 octobre 2017
Une belle saga familiale sur trois générations qui nous permet de découvrir le début de l'industrialisation massive du Japon avec tous ses fastes et ses méfaits.
J'ai beaucoup aimé le début de l'histoire, je lui ai trouvé un petit côté mystérieux, mystique, avec un petit brin d'humour. Même si j'ai trouvé peu probable cette union étrange entre une fille d'en « bas » avec une famille noble du « haut », mais c'est justement cette partie de magie qui fait que les livres nous font rêver. C'est le personnage que j'ai préféré dans ce livre celui de la grand-mère de la narratrice.
On y apprend beaucoup par la lecture de ce livre, du moins su r le Japon, son industrialisation, les us et coutumes, on s'aperçoit que malgré nos différences de culture, l'évolution semble identique, et suit le cours de la modernisation pour ne pas dire de la mondialisation qui se dessine au fil des pages. Une belle part à la sociologie donc, ce qui m'a intéressée ne connaissant le Japon que par mes lectures.
Ce fut une lecture intéressante bien que j'ai ressenti un petit essoufflement par moments, je pense que ce livre aurait mérité d'être un peu plus court, pour lui donner plus d'intensité. Et j'ai été moins intéressée par l'histoire d e la mère de la narratrice, moins de magie je pense.
Dans l'ensemble c'est une lecture agréable et instructive, un peu longue mais riche.
Un grand merci aux éditions Piranha et à la plateforme Netgalley pour ce partage
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160

Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   14 septembre 2021
— Qu’est-ce qui t’arrive ?
— Rien, a-t-il répondu en secouant la tête.
— Ah bon.
— Pourquoi il faut travailler ?
— Pour manger ?
— Dans tout le Japon, combien y a-t-il de gens de notre génération qui éprouvent une fierté de faire le travail qu’ils font, d’après toi ? On est tous à continuer de travailler alors qu’on déteste notre boulot, non ? Il faut absolument continuer à faire un truc qu’on déteste ? C’est ça être un homme ? C’est ça un homme fort ? Parce que si c’est ça, alors moi, je ne suis pas du tout un homme fort.
—  Tu en as pourtant marqué un tas, de home runs…
— C’est vieux, ça.
Il a encore lancé un caillou.
— À l’époque… Purée, quand je dis ça j’ai l’impression de parler comme un vieux. À cette époque, je faisais juste ce que j’étais capable de faire. Enfin, je croyais. Je ne me cassais pas la tête ; oui, d’accord, j’aurais pu en avoir marre de suivre l’entraînement hyper pénible et je n’ai pas arrêté, mais quand je repense à cette époque, j’aimais le baseball, au moins. J’aimais le baseball plus que tout, c’est pour ça que je pouvais regarder objectivement mes capacités et m’enflammer, me passionner pour exploiter la totalité de mon potentiel. Ça, c’est depuis que je suis adulte que je l’ai compris.
— Yutaka…
— Maintenant, au boulot, je n’ai même pas envie de faire ce que je serais capable de faire. Parce que j’aime pas ça. Sauf que j’ai pas le choix, pas vrai ? Puisque je suis adulte, maintenant…
— Hum.
Il parlait à voix basse, comme s’il me disait un secret.
— En fait, être fort socialement, est-ce vraiment la même chose qu’être un homme fort ?
— Mais non ! Ça n’a rien à voir !
Pour une fois, j’étais catégorique. J’aurais bien aimé pouvoir lui dire quelque chose d’utile pour lui, l’aider, mais je n’étais pas comme lui qui faisait des efforts, au moins ; moi j’étais totalement inutile à la société, que pouvais-je lui dire d’autre que du creux ? L’ex-héros du home run, Tada Yutaka, qui brillait dans la lumière autrefois, était en train de sangloter et de renifler. Je ne savais pas quoi faire d’autre, alors je lui ai pris la main.
— Démissionne de ton boulot, si c’est si dur.
— Mais je ne peux pas. Ough… Je ne peux pas. Humf… Je… je dois devenir un homme fort.
— Tu veux dire socialement ? Mais ça n’a aucune importance, ça. Du moment que tu es toi-même, c’est ça qui compte. Les gens qui t’aiment pour toi-même resteront toujours auprès de toi. Pas vrai ?
— Je ne peux même pas ! Ce n’est pas ça, Tôko ! Ough…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
joedijoedi   07 juin 2018
À ton baiser comme un soupir
Jeune fille virginale rêve d'amour
«Sur le sable brûlant, scintillant comme de l'or
Vivons d'amour, nus, comme les sirènes

Ah, plaisir de l'amour, jours couleur de rose
De l'instant où je t'ai vu
Amour de vacances» (1)

[...]

La radio passait en boucle Amour de vacances, la chanson à succès de cette année-là, interprétée par deux jeunes sœurs jumelles.

1. Koi no bakansu, parloles de Tokiko Iwatani, musique de Yasushi Miyagawa, succès du duo The Peanuts de 1963.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
WitchbladeWitchblade   05 décembre 2017
- Et puis aussi, en Afrique, il y a une tribu où les femmes peuvent se marier entre elles. Elles se font faire leurs enfants par un proche parent de leur partenaire, et elles vivent entre femmes. Étonnant, non ? Ça fait tout de même du bien de savoir que le sens commun du monde dans lequel on vit n'est pas le même partout, tu ne trouves pas ?
Commenter  J’apprécie          250
CannetilleCannetille   14 septembre 2021
Je n’avais aucune… – non, aucun d’entre nous, les élèves moyens – n’avait d’ambition particulière. Notre professeur principal nous le reprochait et nous faisait la morale assez souvent sur le sujet. Et que nous devrions brûler d’enthousiasme pour devenir ce que nous voulions devenir, et qu’on dirait même pas que vous êtes jeunes, bon sang… Et c’est quoi, avoir l’air jeune ? Apathie et dépression, ça ne suffit pas pour poser le diagnostic de cette maladie ? Le champ à couvrir était si vaste, et nos emplois du temps tellement chargés. Une saison angoissante, voilà le sentiment que j’ai gardé de mon adolescence, comme si nous étions à bord de petits bateaux au milieu de la brume. Et c’est ce qui me portait à être gentille avec mes camarades, sachant qu’ils étaient exactement comme moi dans leur petit bateau. Nous étions gentils les uns avec les autres, nous efforçant de passer au moins l’instant présent le plus agréablement possible. Avoir la bonne disposition d’esprit, voilà ce qui était le plus important. Quand nous entrions dans un champ de relations humaines, nous nous efforcions de saisir correctement l’atmosphère, pour ne pas être surpris à flotter. Nous nous motivions mutuellement pour que les conversations s’engagent, et quand la sauce prenait, l’effort nécessaire pour maintenir la tension un moment avec nos amis pouvait nous laisser assez fatigués. Les sentiments pesants et vagues, dont nous aurions eu envie de parler mais que nous ne savions pas dire, étaient en permanence refoulés au fond de nos cœurs où nous les entendions gémir.
Il y avait bien une chose pour laquelle nous étions prêts à nous enflammer. Une seule. L’amour. Pour l’amour seulement il était autorisé de se consumer sans limites, un accord tacite était passé entre camarades sur ce chapitre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
joedijoedi   06 juin 2018
Par la vertu de la culture moderne introduite via la télévision, le vaste archipel nippon se rétrécit à toute vitesse, et se mit à respirer la même culture partout au même moment.
Commenter  J’apprécie          290

autres livres classés : aciériesVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2641 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre