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Gallimard

Gallimard est un groupe d`édition français, fondé en 1911 par Gaston Gallimard, et issu des Éditions de la NRF qui avaient été créées en 1908 par Gide et ses proches. Le groupe Gallimard est aujourd`hui considéré comme l`une des plus importantes maisons d`édition françaises, et compte de nombreux prix Goncourt, prix Nobel de littérature, et prix Pulitzer dans son catalogue d`auteurs.

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Dernières parutions chez Gallimard


Dernières critiques
Scribamus
  09 août 2022
Le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde
Je suis très heureux d'avoir lu ce classique dont je connaissais déjà une bonne partie de l'histoire. D'Oscar Wilde, j'avais lu quelques nouvelles (dont "Le Crime de Lord Arthur Savile" qui m'avait assez plu) et je connaissais surtout la réputation d'auteur à scandale.



Dans "Le Portrait de Dorian Gray", il réexploite le topos de la jeunesse éternelle sous le spectre de la haute société anglaise de la fin du XIXe. Le roman transmet de nombreuses théories plus ou moins sulfureuses (certaines m'ont passionné, d'autres m'ont franchement choqué) sur la Beauté, l'Art, l'Amour, etc. Les échanges entre les personnages principaux sont fascinants, notamment les répliques hautes en couleurs de Sir Henry, l'archétype même du dandy. La chute finale m'a marqué et résume à mon sens tout le roman : cynique, esthétique et inattendu.
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berni_29
  09 août 2022
Joseph de Marie-Hélène Lafon
C'est une vie ordinaire, simple, qu'on pourrait qualifier de bien banale, celle de Joseph. Ne comptez pas sur moi pour vous décrire ici un héros au sens romanesque, mais Joseph a quelque chose qui nous est attachant, il ressemble tout simplement à quelqu'un qu'on a l'impression de connaître, un membre de notre famille, un père, un grand-père, un oncle, un voisin peut-être, une silhouette qui sera familière pour ceux d'entre nous qui habitons à la campagne.

Joseph est ouvrier paysan, un journalier, nous sommes dans le Cantal. Nous apprenons à le connaître par ce récit généreux, touchant, simple et lumineux.

Ne comptez pas sur Joseph pour vous ouvrir son coeur, ce taiseux. Alors, il nous faut compter sur Marie-Hélène Lafon pour nous amener à mieux connaître cet homme qui ne fait pas de bruit dans sa vie.

Son écriture de déploie dans un seul élan, d'une seule traite, nous entraîne dans la ferme où c'est peut-être là que Joseph va finir son métier d'ouvrier paysan, puisqu'il approche de la retraite...

On le sait bon ouvrier, il l'a toujours été, on sait que sa vie n'a pas toujours été rose, on le découvre comme cela avec les mots touchants, pudiques, attentionnés de Marie-Hélène Lafon, comme si c'était un frère, un père, un oncle, un ami, un voisin si proche.

Son écriture, toujours juste et emplie de pudeur, est d'ailleurs voisine de l'âme de cet homme... Qu'importe les trébuchements de cet homme qui aime les bêtes, sait leur parler, être patient avec elles, qu'importe s'il mourra seul... Quelqu'un a dit : « le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit. » Cette formule pourrait s'appliquer à Joseph.

Dans les gestes quotidiens de Joseph, viennent des souvenirs, viennent des personnes aussi simples et discrètes que Joseph, vivantes tout d'un coup, des histoires de familles et c'est la grâce de l'écriture de Marie-Hélène Lafon de nous les rendre vivants, chaleureux, si proches de nous, comme si nous appartenions à cette terre rurale, cette terre qui se vide désormais...

Joseph se souvient, ou plutôt Marie-Hélène Lafon nous transmet la mémoire de Joseph encore intacte, comme si elle était là, tout près de lui, à capter son souffle, ses respirations, ses souvenirs, ses mots, ses regrets, ses blessures peut-être, mais comme Joseph est taiseux, il dira peu de choses à ce sujet... Peu de choses, juste ce qu'il faut pour dire qu'il n'a pas toujours été heureux et qu'il aurait pu ne pas finir sa vie seul...

Alors Joseph pense souvent à sa mère comme nous, lorsqu'on se sent seul, ou au bord de la nuit, ou bord du vide... Il pense alors aux fleurs et on le comprend...

Derrière Joseph il y a un vaste paysage rural de montagne qui se vide depuis des lustres. Je ne vais pas vous chanter la chanson de Ferrat, - quoique si vous me tendez une guitare je la connais presque par coeur, mais c'est à peu près cela... Marie-Hélène Lafon qui connaît bien ce pays du Cantal puisqu'elle vient de là-bas, nous dit cela aussi, à travers le paysage de Joseph, celui de son âme, de ses gestes d'ouvrier agricole qu'il connaît par coeur et qui cependant tremblent un peu le soir au bord du vertige...

C'est un texte d'une tonalité juste, âpre, écrit à l'os. Sensible aussi. On sent les odeurs de la ferme, l'odeur de l'étable, du crottin des vaches, là où j'avais tendance à plonger les pieds dedans quand je courais enfant dans les champs, l'odeur du café le matin, l'odeur des géraniums, des foins coupés, l'odeur de la campagne...

On voudrait prendre Joseph dans nos bras, mais on se dit que cela ne passerait pas, que le bougre nous écarterait d'un revers de main ou se retournerait gêné, esquivant ce geste inapproprié. Alors, on reste là un peu pataud comme lui et l'on se retire sur la pointe des pieds, dans la lumière des mots de Marie-Hélène Lafon.

C'est alors que je me suis souvenu que justement, lorsque j'étais enfant, les vacances c'était à la ferme. Nous n'avions pas encore de voiture, alors nous étions deux familles voisines dans le même besoin, deux couples et dix enfants dans le camion d'un déménageur loué pour la circonstance et qui nous amenait en bord de mer chez une famille paysanne pendant quatre semaines... Je me souviens que l'odeur de la mer et du goémon venait parfois selon les vents jusqu'à la ferme. C'est une odeur unique qui se mêlait aux odeurs de la ferme. Parfois on aurait dit que ces odeurs avaient toujours existé ensemble. Je me souviens que les seules toilettes étaient dehors, derrière la grange, qu'il s'agissait d'une planche avec un trou en-dessous que je trouvais, du haut de mes six ans, immense comme le gouffre de Padirac et qu'il fallait crier " Y' a quelqu'un ! " quand on entendait des pas contourner l'angle de la grange... Mais le vieux Joseph, le père des patrons de la ferme, qui était sourd, n'entendait jamais... Je me souviens que le patron de la ferme s'appelait justement aussi Joseph comme son père, ce dernier avait une drôle de manie de faire la sieste après le repas de midi dans la fameuse grange où nous avions justement envie de jouer à cache-cache... Quand on le réveillait, il nous faisait peur avec sa grande moustache. Nos parents disaient qu'il n'était pas méchant, mais qu'il ne fallait pas le dérangeait quand il "cuvait son vin...". Plus tard, à l'âge de seize ans, le premier festival rock en plein air auquel j'ai assisté se tenait sur cette commune. Avec un ami, nous sommes allés au culot tenter de chercher un hébergement dans cette ferme. La patronne, - elle s'appelait Angélique, ne m'a pas reconnu, mais elle se souvenait bien de ma famille. Elle a eu un immense sourire. Son mari, Joseph, qui était dans les parages, nous a serré la main chaleureusement et waouh! je m'en souviens encore, tiens... Elle nous a offert le café dans des bols grands comme ça et nous a désigné la fameuse grange en nous invitant à déposer nos affaires. Plus tard dans la nuit, nous avons dormi sur un tas de foin, presque le même, celui où le vieux Joseph qui s'en était allé depuis quelques temps de l'autre côté du paysage, faisait autrefois sa sieste... Je me souviens que nous avons eu un fou rire immense quand les portes de la grange se sont ouvertes dès six heures du matin et que nous avons vu Joseph entrer fier et droit sur son tracteur comme si de rien n'était, venir déposer des balles de foin... Je me souviens presque davantage de cette scène que d'avoir vu quelques heures plus tôt Murray Head sur la scène du concert devant moi chanter "Say it ain't so Joe". Presque...

Voilà à quoi me fait penser ce soir le prénom de Joseph...

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VicMick73
  09 août 2022
L'Amant de Lady Chatterley de David Herbert Lawrence
Aïe... quel ennui pour ma part !

Je n’ai pas aimé cette lecture qui m’a fait soupirer tout du long, dans l’espoir qu’il se finisse vite, tourmentée par l’idée d’abandonner, j’ai tout de même tenu.



Peut-être est-ce la période qui m’a déplu, l’Angleterre, les mines... puisqu’il traite des sujets qui ne m’inspirent pas...

Mais surtout que de détails inutiles, ennuyeux, que l’on ne retient pas.

En revanche on retrouve bien la puissance des riches face aux pauvres, une telle arrogance, les plus intelligents, les plus supérieurs, quel agacement mais tellement réel.



Des énormes clichés homme/femme, des parties bien trop philosophiques à mon goût, et à côté de ça, des passages « érotiques » cru en paroles, mais pas très convaincants non plus.

Le changement de langages du garde-chasse avec son patois, m’a vraiment agacé !



Quelle conclusion en tirer... qu’il faut attendre quelqu’un pour changer de vie, une vie pourtant qui ne nous convient pas, dans la peur de l’abandonner pour ne pas trouver mieux ou de décevoir son entourage.. hum.. l’éternelle question !

Du coup quoi de mieux que de prendre un amant - ou plusieurs d’ailleurs, c’est tellement la solution...



Je n’arrive pas à trouver de points positifs à ce roman, hormis de l’avoir terminé !
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