AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Gallimard

Gallimard est un groupe d`édition français, fondé en 1911 par Gaston Gallimard, et issu des Éditions de la NRF qui avaient été créées en 1908 par Gide et ses proches. Le groupe Gallimard est aujourd`hui considéré comme l`une des plus importantes maisons d`édition françaises, et compte de nombreux prix Goncourt, prix Nobel de littérature, et prix Pulitzer dans son catalogue d`auteurs.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Gallimard



Dernières parutions chez Gallimard


Dernières critiques
Marylou26
  25 juillet 2021
Une deux trois de Dror Mishani
Orna, Emilia et Ella: trois femmes qui feront la connaissance de Guil, pour leur plus grand malheur. Trois femmes que nous avons le temps de rencontrer, dans cette construction en trois parties rendant encore plus cruel le sort funeste qu’il leur réserve. Une belle découverte que ce roman de Dror Mishani, auteur que je connaissais pour son inspecteur Avraham Avraham, qu’il délaisse ici. Ce roman policier a reçu le Prix Mystère de la Critique - roman étranger 2021.
Commenter  J’apprécie          00
Sachenka
  25 juillet 2021
Les cavaliers de Joseph Kessel
« Les camions n’avançaient guère plus vite que les chameaux des caravanes et l’homme à cheval que le piéton. L’état de la chaussée les obligeait au même pas : on arrivait aux approches du Chibar, seule trouée dans le massif auguste et monstrueux de l’Hindu Kouch […] » Ces mots, qui débutent le roman Les cavaliers, donnent immédiatement l’impression que l’on s’apprête à entrer dans une aventure extraordinaire. Qui n’a jamais rêvé de grimper les hautes montagnes d’Afghanistan? On continue avec des passagers qui doivent quitter leur siège d’autobus pour aider à pousser le véhicule. Typique! Avec une pareille entrée en matière, je savais que j’allais m’embarquer dans un voyage littéraire fantastique et quelle aventure! Je n’ai pas été déçu.



Dans le tumulte d’une place de marché dans les hauts plateaux, Guardi Guedj, un vieux conteur sans âge que tous respectent, lâche un mot : bouzkachi. Il s’agit d’un sport national dans plusieurs pays d’Asie centrale dans lequel une centaine de cavaliers, dans une mêlée générale, doivent s’emparer d’une carcasse de chèvre pour marquer un but. Quand il apprend la nouvelle de la tenue du bouzkachi, le vieil éleveur de chevaux Toursène demande à son fils Ouroz de participer à la compétition en montant Jehol, son pur-sang descendant d’une lignée de chevaux exceptionnels. Et il demande à son fils Ouroz de le monter pour la compétition. L’événement lui-même (et ses préparatifs) ne durent que quelques chapitres. Ils constituent une belle excursion dans l’univers des Afghans (quoique le pays soit composé de plusieurs ethnies : Pachtouns, Hazaras, etc.), de leur culture et de leurs traditions. C’était un voyage dans le temps et l’espace.



Toutefois, selon moi, le meilleur vient ensuite. Après la compétition, Ouroz, malgré une blessure, insiste pour rentrer à cheval à travers les hauts sommets afghans, seulement accompagné de Mokkhi, son saïs (un palefrenier mais qui sert aussi de serviteur). C’est là, dans les montagnes, que le vrai voyage commence. Les protagonistes y croisent des gitans, ils assistent à un combat de béliers à une halte dans un plateau, au pied des grands Bouddhas de Bamyian, ils tombent sur une caravane sur une crête, s’arrêtent à une auberge au milieu de nulle part, misérable mais sympathique, puis à un cimetière sur une colline, ils se reposent à un hospice dans une vallée entourée de cinq lacs dont l’eau aurait des vertus magiques pour les lépreux. Et les paysages magnifiques! Ce que je donnerais pour y être… Ceci dit, un tel périple n’est pas sans dangers.



Tout cela, ce n’est pas qu’une simple énumération d’événements. Par moment, le récit prend des airs de roman initiatique. Ourouz, fiévreux, blessé à la jambe, une blessure qui refuse de cicatriser et qui s’infecte, vacille entre la vie et la mort. On retrouve le vieux Guardi Guedj. Est-il un être de chair et d’os ou plutôt un fantôme? Dans tous les cas, il prodigue des conseils mystérieux. Leur rencontre, à travers la clarté des flammes pendant la nuit, entre les pierres tombales, fut un moment imprégné d’une telle solennité. Et puis, il y a les relations humaines. Toursène, cet homme fier, orgueilleux mais âgé, aux forces déclinantes, gardien d’une tradition. Son fils Ouroz, entêté, se sachant une déception pour son père. Mokkhi, le serviteur fidèle, se sachant moins que rien, mais qui se met à espérer une situation nouvelle à partir du moment où la gitane Zéré le suit et se dit enamourée de lui. Des individus libres, qui se donnent entièrement.



Et que dire des descriptions! Elles sont si évocatrices, j’arrivais à visualiser les lieux parfaitement. Simplicité et efficacité. Jamais l’auteur Joseph Kessel ne s’éternisait dans des descriptions sans fin, elles s’intégraient bien à l’action qui se renouvelait sans cesse. À croire qu’il a lui-même vécu ce qu’il raconte… Le roman Les cavaliers est un défi raisonnable (presque 600 pages dans l’édition de poche). Mais ça en vaut amplement la peine, je ne me suis jamais ennuyé, à aucun moment. C’est une de mes meilleures lectures de l’année! Et, désormais, il occupe une place parmi mes livres préférés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Irenoux
  25 juillet 2021
L'aube sera grandiose de Anne-Laure Bondoux
Ce n'est pas du tout la soirée que Nine avait imaginé. Au lieu d'aller à la fête du lycée tant attendue, elle est embarquée par sa mère à des centaines de kilomètres de là, direction une cabane isolée.

Une fois sur place, une longue nuit blanche les attend. Nine va devoir écouter sa mère lui raconter son passé. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Et qui sont Orion, Octo et Rose-Aimée qui doivent les rejoindre à l'aube ?



Il se dit que ce livre est tantôt tragique, tantôt drôle. J'ai trouvé qu'il n'était ni l'un ni l'autre. Pour autant, je l'ai beaucoup apprécié. J'ai adoré me plonger dans les secrets de cette famille, dévoilés au compte goutte. C'est joli et bien écrit. Ça se lit tout seul.
Commenter  J’apprécie          00