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Critiques filtrées sur 4 étoiles  
Voici enfin ce vingt-septième tome, "Le cri du Moloch", la suite du tant décrié (à raison selon mon avis) "L'onde Septimus".
Ayant particulièrement détesté ce dernier, c'est avec appréhension que je me suis décidé à en entamer la lecture. Et, point négatif, ce qui me saute tout de suite aux yeux ce sont les graphismes. Qu'est il arrivé à Francis Blake et à Olrik ? Ils en sont presque méconnaissables dans certaines cases ! Quel est le salopiaud de dessinateur qui s'est permis ces abominations ? Tiens, un nouveau dans la famille Blake et Mortimer, Christian Cailleaux. Eh bin, faudra éviter de le réinviter...
Bon, malgré la laideur des deux personnages cités, je poursuis ma lecture et... je suis agréablement surpris. On tombe dans un récit d'aventures science-fictionnesques dans un Londres des années 50 très nocturne. Blake et Mortimer se partagent équitablement l'écran, et Olrik est aussi plus qu'un second rôle. Il pourrait même postuler à un Magritte (bah oui, c'est une oeuvre belge !) pour son rôle de sauveur de l'humanité et de super-méchant dans la même double page ! Et surtout, grande joie, disparition de l'horrible blabla pseudo-scientifique qui m'avait tant gâché la lecture de "L'onde Septimus".

Au final, Dufaux a réussi à redresser la barre de son récit qui était bien mal parti dans le premier tome, et il nous a pondu un Blake et Mortimer d'assez bonne facture. Par contre, faudra embaucher un bon dessinateur. Pourquoi pas André Juillard qui fait du bon travail quand il est en duo avec Yves Sente.
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Le cri du Moloch, 27e tome de la série Blake et Mortimer, fait suite à L'onde Septimus, le tome 22.
Plusieurs auteurs ont repris les rênes de cette série, chaque scénariste propose son univers, Yves Sente, Jean van Hamme et Jean Dufaux, c'est pour cela que le tome 27 suit le tome 22 dans la chronologie de nos héros. Ce dernier a choisi le monde Londonien des années 50, les deux épisodes proposés se situent dans le temps, à la suite de la Marque Jaune. Si dans L'Onde Sceptimus, j'avais trouvé le dessin parfois un peu raide dans l'imitation d'Edgar P. Jacobs, Christian Cailleaux et Etienne Schréder ont nettement progressé. La représentation de la ville est particulièrement riche et soignée. on retrouve cette intrigue faite de poursuite dans le labyrinthe des grandes villes modernes, comme dans La Marque Jaune ou L'Affaire du Collier, cet aspect est particulièrement bien réussi dans cet épisode, la présence de l'architecture donne une âme à cette histoire, le Londres des années 50 est ici sous la menance d'une invasion extraterrestre, le Londres d'Edgar P. Jacobs rencontre celui d'H.G. Wells, et pour ça j'ai beaucoup aimé cette histoire.
Jean Dufaux s'est permis une audace avec le personnage d'Olrik, le faisant agir pour une fois du bon côté. Bien que son évolution, de la folie à la sortie de la pyramide à sa confrontation psychique avec les extraterrestres, est un peu tordue, j'ai aimé ce jeu d'équilibre sur l'aspect manichéen du personnage.
Quelques petits clins d'oeil sur l'histoire le de la Grande Bretagne, et de la série Blake et Mortimer viennent provoquer quelques sourires dans cette aventure au ton pourtant bien angoissant. Il y a du rythme, de l'action, du suspense et une construction intelligente. C'est une lecture plaisante, un Blake et Mortimer qui n'a pas à rougir devant les oeuvres de Maître Jacobs.
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Je me permet un petit conseil pour la lecture de ce volume de Blake et Mortimer, il faut lire au préalable la marque jaune et l'onde Septimus. En effet ces trois histoires se suivent, et pour bien comprendre toutes les subtilités de ce récit assez complexe , ce fut pour moi nécessaire.
Une fois reconnecté à l'histoire de la marque jaune , du professeur Septimus, Scaramian , l'orpheus.......la suite proposée par ce récit est tout à fait à la hauteur, il y a du rythme, une course contre la montre, des trahisons , de l'action , et un colonel Olrik en héros qui sauve le monde?
Un bon Blake et Mortimer !
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Les albums se suivent mais ne se ressemblent pas. Dans cette suite de l'onde septimus, nos deux héros renouent avec la science fiction, puisqu'ils vont découvrir l'être qui conduisait le vaisseau enfoui sous Londres. L'intrigue est prenante et on ne s'ennuie pas une seule seconde.
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Je n'approuve pas la poursuite des Blake et Mortimer, nous voici au 27ème tome, qu'adviendra t'il au 54ème ? Mais malgré tout je les lis quand même. Une sorte de clause qualitative semble avoir été respectée. le cri du moloch se déroule à Londres et fait suite à l'onde septimus. On y retrouve nos héros bien sur ainsi que l'immortel Colonel Olrik et le professeur Scaramian.
D'ailleurs pourquoi Blake est il toujours capitaine après tous les services rendus à sa nation ? On trouve une ébauche d'explication lors d'un entretien avec la reine...
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Suite de l'onde Septimus, qui reprenait l'intrigue de la Marque jaune. Septimus est mort mais Mortimer et d'autres physiciens plus douteux moralement, obnibulés par ses travaux, cherchent à les poursuivre. En parallèle Mortimer découvre que le mystérieux vaisseau retrouvé sous terre, n'était pas le seul, il
y en avait 7, et que sur le nombre, un pilote alien a survécu. Des expériences sont menées sur lui et son vaisseau mais évidemment il s'échappe. Blake et Mortimer vont tenter une nouvelle fois de sauver le monde (ils savent y faire).
Dessin classique, précis, très proche du graphisme initial de de Jacobs. Récitatifs quasi lyriques.
C'est de la belle ouvrage. Olrik y trouve une sorte de rédemption.
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Curieusement, ce tome 27 est un des plus réus...des moins ratés depuis la reprise de la franchise B&M par les uns et les autres.
Dufaux arrive à redresser la barre après un décevant "L'Onde Septimus" abscons à la fin bâclée. "Le cri du Moloch" reprend l'histoire là où s'achevait la précédente. L'auteur parvient à condenser de manière à-peu-près correcte en un diptyque, un récit envisagé initialement en 3 volumes.

Mais le problème reste entier avec ces reprises : c'est parfois bien, mais jamais mieux.
D'abord parce que personne ne peut recréer le climat nostalgique et l'innocence qui s'attachent aux albums originaux et magnifient les souvenirs. On lit les aventures de Blake & Mortimer pour redevenir enfant ou plus jeune. C'est de la BD à vocation régressive.

Ensuite parce que le cahier des charges est lourd. Il faut rappeler Jacobs et sa précision de traits, son découpage serré, ses récitatifs nombreux, l'absence de gags, évoquer les thèmes de combat du bien contre le mal, des savants fous, ressusciter Olrik en permanence…

Enfin, parce que vouloir perpétuer ces personnages dans leur jus, est une impasse.
Jacobs plaçait ses histoires à l'époque où il les dessinait (entre 1946 et 1971) et donc où elles étaient lues. de ce fait, ses projections de science-fiction étaient acceptables. Aujourd'hui, les repreneurs ont conservé l'époque "jacobsienne" en tant que décor des aventures, mais greffent sur les histoires, des représentations de science-fiction qui elles, ont comparativement beaucoup plus et moins bien vieilli. le vaisseau du futur et son occupant présentés dans cet album n'auraient pas choqué du temps de Jacobs car correspondant à peu-près à une anticipation crédible il y a 40 ans. Mais ils jurent aujourd'hui. En clair, on se projette facilement dans le passé des personnages, mais pas dans leur vision du futur.

Pour sortir de ce piège (diabolique ?), pourquoi ne pas conserver les personnages, leurs principales caractéristiques et moderniser le tout, par exemple en s'inspirant de ce qu'a réussi la série Sherlock ?

Une fois ces remarques faites, que dire de ce tome 27 ?

Le scénario de Dufaux sauve à peu-près les meubles en arrivant à rabouter les fils du volume précédent qui se terminait par la destruction d'un engin spatial baptisé Orpheus et celle de la santé mentale d'Olrik. Mais un autre vaisseau existe et son pilote est détenu par des scientifiques, qui comme le veut le genre, vont le laisser s'échapper ! le Moloch (curieuse appellation d'ailleurs, je cherche en vain l'aspect sacrificiel et rien ne se transforme de sale en beau), passe alors son temps à appeler ses copains de l'espace en taguant les murs de Londres de formules ésotériques.
Pour sauver la planète, Londres et les studios d'Abbey Road, Philip Mortimer va réveiller le Guinea Pigg d'un célèbre : "Par Horus demeure !" et utiliser Olrik pour sauver le monde. Une première.

Le récit est donc beaucoup moins brouillon que celui de "L'Onde Septimus" et il faut reconnaître qu'en allégeant les fameux récitatifs Jacobsiens, Dufaux offre un confort de lecture amélioré.
A noter aussi l'irruption de "vrais" personnages historiques : Elisabeth II et Churchill. Inhabituel, mais guère génant. En revanche, l'allusion à Oswald Mosley est assez incongrue et ne débouche sur rien. Sans doute une idée initiale non aboutie.

Au niveau du dessin, puisqu'Aubin a quitté ce navire, c'est le couple Christian Cailleaux (personnages) et Étienne Schréder (découpage et décors) qui s'y est collé, le temps d'une grossesse.

Ce court délai de 9 mois explique sans doute quelques imperfections (cette pauvre Lady Rowena en prend encore plein la figure !), mais si on relit attentivement tous les albums de la franchise, il y en a quand même peu -voire aucun-qui atteignent le sans-faute. Même ceux de Ted Benoit.

Donc, plutôt conseillé à tous ceux qui regrettent un peu d'avoir acheté "L'Onde Septimus" et à ceux qui l'ont appréciée.
Par contre le nouveau lecteur ne pourra pas commencer directement par celui-ci et je trouve que la couverture pourrait préciser qu'il s'agit d'une suite histoire de ne prendre personne en traitre...

Ne reste plus qu'à attendre les prochaines livraisons des scénarios insipides de Sente et peut-être, un baroud final de la part de van Hamme.
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Comme on s'y attendait, voilà la suite de la décevante Onde Septimus et de la fabuleuse Marque Jaune. Et quand on mélange, on obtient … une moyenne des deux : pas décevant, mais pas fabuleux non plus ! On va dire que c'est pas mal tout de même !
Commençons par la couverture. Mystérieuse, on y voit ce diable d'Olrik poursuivi par Blake et Mortimer et dominé par une ombre des plus inquiétante … . On y est, ça donne envie d'aller plus loin.
Le décors, le dessin, toujours aussi londoniens, parfois pluvieux, souvent sombres, sont terriblement immergeant. Qu'on soit en extérieur ou bien en intérieur, c'est du british et c'est très bien. Je placerais en revanche un petit bémol sur les personnages et leurs visages. Moins fouillés qu'à l'habitude.
Le scénario nécessite, à mon avis, de relire les deux albums précédents. Ou à minima l'Onde Septimus. Il s'y promène toute une galerie de personnages qu'il faut savoir replacer pour apprécier l'album. Olrik n'est toujours pas méchant, Mortimer est toujours passionné par les recherches de Septimus, Blake navigue toujours dans les hautes sphères de la société britannique l'hôpital psychiatrique est toujours le théâtre de scènes étranges et Lady Rowana manigance toujours au milieu de tout cela ! Au final, l'aventure policière se marie plutôt bien avec le scénario fantastique et l'on prend plaisir à évoluer dans cet environnement qui, par la force de l'habitude, devient familier.
Un bon moment donc, un bon rattrapage de l'album précédent pour ce qui semble être le dernier opus de cette histoire d'onde Méga !
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Puisque le Cri du Moloch constitue la suite d'une aventure commencée avec L'onde Septimus – résumée d'ailleurs au début de cet album – je renvoie mes éventuels lecteurs à la première partie de ladite aventure, où ils pourront lire ma critique, enthousiaste pour le coup…
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Bon texte, belle histoire, dommage, les dessins sont plats et manquent de relief. A croire que le timing serré de sortir une BD par an empiète sur la qualité des planches et leur finesse. A revoir : le travail apporté au dessin : embaucher un stagiaire pour ajouter des traits de relief ? On n'en est pas à ca près ;) cette histoire mertiterait d'être illustré par un Mortimer avec autant d'aura que celle projetée dans les aventures scénarisées et dessinées par l'illustre Edgard P. Jacobs. A Bon entendeur
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