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Élisabeth Luc (Traducteur)
EAN : 9782266306393
544 pages
Éditeur : Pocket (16/01/2020)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Trois générations de femmes inoubliables, réunies par un amour fou et de lourds secrets.
1958, Hartland.
La jeune Lizzie Holloway, seize ans, est envoyée passer l'été loin de Londres où sa mère adorée se meurt à petit feu. Un éloignement auquel elle s'est opposée de toutes ses forces. Pourtant, à présent, face à la splendide demeure des Shaw, Lizzie pressent que jamais elle ne sera aussi heureuse qu'en cet instant.
1998, Rose Hill Manor, Londres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Aliice28
  22 juin 2020
À la mort de sa mère, Adele est amenée à découvrir un secret. Elle a toujours ressenti une rancoeur de la part de sa mère, Liz, un manque d'amour. Seulement, les années 50 n'étaient pas faciles, comme la jeune Liz a pu le constater. le roman oscille parallèlement entre la vie de Liz et l'enquête d'Adele, qui permet à cette dernière de mieux comprendre les réactions et les comportements de sa défunte mère.
Difficile d'en dire plus sans spoiler.
Une très belle lecture.
Commenter  J’apprécie          250
alapagedesuzie
  31 janvier 2019
J'étais loin de me douter que ce roman allait être aussi intense en émotions. L'intrigue est non seulement addictive, mais également bouleversante. Pour un premier roman, laissez-moi vous dire que Nikola Scott est tout simplement incroyable. Elle sait nous captiver dès les premiers chapitres et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page.
L'auteure a su mettre de l'avant les conditions des femmes de l'époque. Autant la société a eu besoin des femmes pour passer au travers de la Seconde Guerre mondiale, autant qu'une fois que les hommes sont revenus à la maison, elles ont dû aller se terrer dans leur cuisine. Nous remarquons dans ce récit à quel point les jeunes filles ne pouvaient décider de leur destin et que leurs pères avaient du pouvoir sur elles.
Dans le cas présent, c'est non seulement la vie d'Elizabeth qui fut bouleversée par les décisions que son père a prises pour elle, mais également celle de ses jumelles ainsi que les membres de leur famille. Pour Phoebe et Addie, la recherche de vérité sur leur naissance et les impacts de leur séparation ne peuvent nous laisser insensibles. C'est quarante ans de leur vie qui furent ainsi bouleversés. À plusieurs reprises, certains passages m'ont remplie de colère, mais également de tristesse. Je n'ai pu faire autrement que de détester le père d'Elizabeth, mais de ressentir tellement d'empathie pour cette jeune femme seule et vulnérable!
L'auteure a su nous toucher avec le parcours de vie de ces trois femmes. Autant j'ai senti la détresse d'une mère, par le biais des mots du journal d'Elizabeth, autant nous pouvons sentir aussi la tristesse et les questionnements qui émanent de ses deux filles. Que de tragédies qui auraient pu être évitées!
Je referme ce roman avec le coeur gros, car je sais que ce roman, malgré qu'il soit fictif, il n'en reste pas moins qu'il décrit une époque sombre et qu'il ne faut pas oublier afin d'apprécier tout le chemin parcouru!

Lien : http://alapagedesuzie.blogsp..
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voyagelivresque
  21 janvier 2019
Un coup de coeur parfumé, pour ce très beau roman de Nikola Scott, Les roses de Hartland , un roman parsemé de secrets, de non dit, une histoire belle, poignante, une histoire familiale sur plusieurs générations où le destin tire les ficelles.  Un récit romanesque qui vous comblera d'émotion, vous donnera des frissons et fera palpiter votre coeur .
Une fresque familiale certes, mais aussi sociale ,qui se déroule sous nos yeux et nous montre les us, coutumes et moeurs de la société de l'époque, un reflet fort réaliste sur les conditions des femmes après guerre et un bel hommage aux « filles-mères », « filles déchues » des années 50, déconsidérées, humiliées, rejetées, et surtout considérées comme un fardeau pour l'Etat.
Un roman qui aborde aussi, le deuil, l'absence, le manque maternel, le lien sororal .
Une écriture mélange de poésie et de délicatesse, des personnages indépendants, attachants qui s'étoffent au fil des pages, notamment Addie, si forte et si fragile qui s'ouvre telle une rose.
Justement Adele, dite Addie a perdu sa mère Elizabeth ( Liz) un an auparavant. Sa vie bascule quand elle rencontre Phoebe, une jeune fille qui dit être sa soeur. Elle qui croyait tout connaitre chez sa mère, elle qui entretenait des rapports compliqués avec elle , voit ses repères vacillés ....Elle se met en quête de remonter le fil du temps et de donner vie à tout ce qu'on lui a caché durant ses années .
On va découvrir l'histoire de Liz, ses différentes aventures, ses traumatismes dans les années 50 puis 60 où les sacro saintes convenances et les apparences étaient primordiales au sein des familles . On saura ce qui s'est passé, au cours de ce bel été de l'année 1958 qu'Elizabeth a passé avec la richissime famille Shaw dans leur manoir de Hartland, sur la côte sauvage du sud-ouest de l'Angleterre. On suivra le destin d'une mère qui a oeuvré au maximum pour retrouver l'enfant dont elle a été séparée. J'ai été très sensible à la belle relation, quasi magique qui se noue au fil des pages entre Addie et Phoebe
Les roses de Hartland a été une très belle lecture pour moi , et je vous le recommande chaudement !
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ingridfasquelle
  19 novembre 2018
Nikola Scott est Allemande, mais c'est à Londres et New York qu'elle a accompli son rêve : lire toute la journée en tant qu'éditrice pour une grande maison d'édition. Elle a profité de son retour à Francfort, où elle vit aujourd'hui avec son mari et leurs deux fils, pour se lancer elle-même dans l'écriture. Les Roses de Hartland, son premier roman, traduit dans 12 pays, a connu un véritable succès !
Nikola Scott y retrace le destin bouleversant d'une mère qui a tout fait pour retrouver l'enfant dont elle a été cruellement séparée à la naissance. Elle décrit notamment la vie austère des femmes de la bonne société de l'après-guerre, comment, dans un souci de respectabilité, celles-ci étaient reléguées à la maison, entièrement dévouée au foyer et à leur famille, bridées par une morale victorienne inepte et rétrograde, qui tolérait peu d'écarts de conduite et maintenait les filles et les jeunes femmes dans une totale ignorance de tout ce qui pouvait concerner l'éducation sexuelle.
Mais surtout, elle dénonce les châtiments qui s'abattaient sur les « filles déchues » dont la seule option consistait à accoucher en secret dans un foyer pour mères célibataires puis de proposer le bébé à l'adoption. Jugées et rejetées par leurs proches, taxées de dépravation ou de faiblesse morale, ces femmes subissaient mauvais traitements et humiliations au sein même des établissements censés les aider à se réintégrer dans la société : accouchements difficiles, souffrance post-natale, ces jeunes - voire très jeunes - parturientes devaient « expier leur pêché » en étant placées sous la supervision de personnels médicaux revêches et sans aucun égard pour leur souffrance et leur isolement.
Pourtant, malgré le chagrin et le souvenir des bébés qui leur ont été purement et simplement arrachés puis confiés aux bons soins d'étrangers, ces établissements à la moralité douteuse et hypocrite ont continué d'exister jusqu'à la fin des années 1960, date à laquelle le stigmate attaché aux mères célibataires a commencé à s'effacer et la société à évoluer. C'est non seulement émouvant, révoltant mais aussi très instructif !
En cela, Les Roses de Hartland rappelle d'autres romans, comme Philomena de Martin Sixsmith, dont le récit a inspiré le film éponyme de Stephen Frears avec Judi Dench, Il était un secret de Kathryn Hughes ou encore La séparation de Dinah Jefferies. Grâce à sa plume fluide et entraînante, à une bouleversante histoire de fratrie, d'amour, de résilience et d'espoir, Nikola Scott plonge ses lectrices dans un véritable tourbillon d'émotions.
Les Roses de Hartland fait partie de ces romans issus de la grande tradition romanesque, qui font frissonner et palpiter le coeur des lectrices ! C'est addictif de la première à la dernière page !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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VibrationLitteraire
  24 octobre 2018
Un véritable coup de coeur !
Dans ce roman, nous suivons Adele, dite Addie, qui a perdu sa mère un an auparavant. Tout va basculer lorsqu'elle rencontre Phoebe, une jeune fille qui dit être sa soeur. Elle va alors découvrir toute l'histoire de sa mère avec laquelle elle entretenait une relation compliquée. Toutes ces révélations vont lui permettre petit à petit de se réconcilier avec Elizabeth, que la vie n'a pas épargnée…
Un roman Charleston comme je les aime ! J'ai eu un gros coup de coeur pour cette histoire aux personnages charismatiques, singuliers et attachants. Leur histoire familiale est truffée de secrets de famille qui se révèlent intimement liés à la condition des femmes en Europe à une époque très particulière. Addie va découvrir petit à petit l'histoire de sa mère, Elizabeth dite Liz, en cette période d'après-guerre où les convenances et les apparences étaient primordiales dans l'honneur d'une famille.
Ce que j'aime beaucoup dans ce genre de roman, c'est le fait que le personnage principal ressort grandi de l'histoire de ses ancêtres qui le délivre d'un mal-être profond.
J'ai vraiment adoré suivre les aventures de Liz dans les années 50 puis 60. Sa vie est remplie de péripéties, de traumatismes, et toute cette vérité qui éclate au grand jour permet à Addie de mieux comprendre les comportements et réactions de sa défunte mère.
J'ai lu ce roman en deux jours, tellement je n'arrivais pas à le lâcher avant de connaître le fin mot de cette belle histoire.
Tous les ingrédients étaient réunis pour me plaire. En effet, nous suivons des femmes fortes, indépendantes et étonnantes, de vraies héroïnes Charleston par excellence ! Celles-ci évoluent, pour certaines, dans une société régie par des moeurs les entravant au quotidien. J'ai vraiment été touchée par ce récit et je me suis vraiment beaucoup attachée aux personnages. J'ai adoré découvrir les secrets de la jeune Elizabeth, qui font d'ailleurs écho à ma propre histoire familiale à peu près à la même époque !
Enfin, la plume de l'auteure m'a beaucoup plu. Elle est empreinte de poésie tout en restant très fluide et facile à lire. Je sens que je vais suivre cette auteure de très près !
Les roses de Hartland est un récit poignant reflétant avec réalisme la condition des femmes en Europe dans la période d'après-guerre. On ne peut pas ressortir indemne de cette histoire car elle fait énormément réfléchir sur l'évolution des moeurs et les épreuves infligées à nos ancêtres. Cette histoire est pour moi un bel hommage aux « filles-mères » des années 50, considérées comme un fardeau pour l'Etat.
Les roses de Hartland a été un véritable coup de coeur pour moi et je vous le recommande chaudement !
Lien : http://vibrationlitteraire.c..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   17 janvier 2019
ette maison a vu bien des choses et entendu bien des secrets, des chuchotements portés par la brise, la nuit, frémissant autour des cheminées et des pignons coiffés d’ardoise, autour des fenêtres à meneaux et des chemins de gravier blanc, tournoyant entre les roses, les rhododendrons et les arbres du vieux verger de Hartland. Des amours perdues et retrouvées, une mort inattendue, douloureuse, et de délicieuses étreintes furtives. Des larmes de minuit et des rires un soir d’été, tous les rêves à inventer et tous les mondes à découvrir. La maison a tout conservé, dans le silence et l’ombre de ses murs.

Et aujourd’hui, la vie à Hartland regorge de souvenirs. La guerre, avec la mort dans son sillage, est encore présente à tous les esprits. Après tout, il n’y a pas si longtemps que l’Angleterre est sortie des terribles années de rationnement, des habitations bombardées et des abris provisoires, éblouie par le déferlement d’un luxe qu’elle ne soupçonnait pas, les bonbons dans les confiseries, la nouvelle musique qui jaillit partout. Mais l’avenir est radieux maintenant. Aussi ne peut-on pas s’étonner qu’ils attrapent la vie à deux mains, ces jeunes gens de 1958, étourdis par cet été à la campagne et la promesse de tout avoir.
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CielvariableCielvariable   17 janvier 2019
Certaines personnes ne pleurent tout simplement pas beaucoup – aussi n’est-ce pas à l’aune des larmes versées que l’on peut mesurer le chagrin de quelqu’un –, mais je n’avais jamais été de celles-là. Au contraire, j’étais autrefois une très bonne pleureuse. Excellente, même. Enfant, je pleurais si souvent et si facilement que ma mère avait décrété que mon corps devait se composer aux deux tiers d’eau salée. « Une vallée de larmes à toi toute seule », disait-elle. Je pleurais pour une molaire qui m’avait échappé tandis que je la rinçais au-dessus du lavabo, pour ma gorge envahie de taches blanches. Je m’inquiétais des dangers qui pouvaient se cacher dans mon armoire, sous mon lit, ou au fond de la piscine. Je recueillais des chats abandonnés, des oisillons tombés du nid, et je tentais, des jours durant, de les sauver en pleurant sur leur sort.
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alapagedesuziealapagedesuzie   31 janvier 2019
Dans un brouillard, je voyais sa bouche remuer. Mme Baxter retenait Venetia par le bras, Venetia criait, et la femme, immobile entre deux voitures stationnées le long du trottoir, ne regardait que moi, parce qu'elle seule avait compris cette chose incroyable, cette chose inimaginable que nous étions encore incapables d'énoncer.
J'étais née moi aussi le 14 février 1960.
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CielvariableCielvariable   17 janvier 2019
La mort est une drôle de chose. Pas vraiment drôle, et même pas drôle du tout, mais étrange. Elle devrait s’annoncer par un vacarme, envoyer des messagers funestes aussi assourdissants que des mitraillettes. Au lieu de quoi elle rôde comme un voleur, elle attend qu’un pied s’avance sur la chaussée quand le feu est vert, ou qu’une seule cellule rebelle dans notre corps décide soudain de semer le chaos. La mort guette, ronge son frein avant de frapper, et quand elle porte son coup, rien n’est jamais plus pareil.
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CielvariableCielvariable   17 janvier 2019
Je ne l’ai ni embrassé ni pris dans mes bras – nous n’étions pas une famille démonstrative –, mais je l’ai observé à la dérobée. S’il déglutissait avec effort, c’était le signe que ses brûlures d’estomac le faisaient souffrir, et les cernes sous ses yeux, lorsqu’ils s’accentuaient, montraient qu’il dormait toujours aussi mal. Il jouait au cricket quand il était jeune, « l’espoir d’une gloire nationale pour le village », disait sa mère.
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