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ISBN : 2756060372
Éditeur : Delcourt (04/06/2014)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Depuis que les morts ne meurent plus, Dana est très occupée à pourchasser les criminels. Pendant son temps libre, elle tente de résoudre l'assassinat de sa soeur, M.A. Cette dernière poursuit quant à elle une créature fantomatique qui hante une enfant. Mais un ranimé peut-il être d'une aide quelconque face à la mort ? Et pourra-t-elle comprendre sa nouvelle nature ?
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Presence
  07 juin 2016
Ce tome fait suite à Live like you mean it. Il contient les épisodes 12 à 17, initialement parus en 2013, écrits par Tim Seeley, dessinés et encrés par Mike Norton, et mis en couleurs par Mark Englert. Il faut absolument avoir commencé la série par le premier tome.
La petite ville de Wausau dans le Winsconsin est toujours sous le coup de la quarantaine du fait de l'épidémie de résurrection. Dans la séquence d'ouverture, Martha (Em) Cypress se laisse porter par l'eau glacée de la rivière, en se remémorant une partie de fer à cheval avec son père. Dana Cypress (sa soeur) s'occupe de Cooper (son fils), tout en rassurant Derek Hinch (le père de Cooper) sur sa sécurité, et en jetant un coup d'oeil à la bande dessinée qu'est en train de faire Cooper avec ses crayons de couleurs. Ibrahaim Ramin se rend à la mosquée pour constater qu'elle a été vandalisée. le professeur Aaron Weimar reçoit Joe Meyers (un ressuscité) pour une consultation psychanalytique, au frais du contribuable. Em décide d'aller aider au tri des morceaux de cadavres répandus sur l'autoroute, pour reconstituer chaque corps. Maureen, la représentante du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) apprend à Ken Dillisch (le maire de Wausau) que l'eau utilisée pour abreuver les bêtes comprend une part d'eau lourde. May Tao poursuit son investigation journalistique sur la disparition des 3 frères Check. Lester Majak chante du heavy metal. Em raccompagne la petite Jordan Marie Borchardt (une enfant ressuscitée) chez elle, en voiture, avec un spectre comme passager clandestin.
Chaque nouveau tome exige du lecteur un petit effort de mémoire pour se souvenir de l'identité de la trentaine de personnages qui peuplent ces pages. Toutefois l'effort n'est pas aussi difficile que ça, parce que ces personnages ont déjà acquis une épaisseur significative, et que le lecteur s'y est déjà attaché. Em n'est pas une simple adolescente un peu attardée dans sa rébellion, elle est capable d'attention pour Cooper ce qui la rend crédible. Dana Cypress est une jeune policière, loin d'être infaillible, s'occupant de son fils en essayant de garder une relation adulte avec son ex-mari. Elle est capable de prendre du recul sur les actions qu'elle accomplit. Sous des dehors exubérants, Lester Majak recèle des niveaux de complexité intrigants. Seeley arrive même à dépeindre Cooper comme un véritable enfant, avec des réactions plausibles d'enfant, sans en faire ni un adulte miniature, sans le ravaler à l'état de simple dispositif narratif artificiel. May Tao est une jeune journaliste ambitieuse, mais elle aussi en proie à des doutes et des arrières pensées, loin de tout manichéisme.
Le lecteur prend peu à peu conscience qu'il s'est déjà investi émotionnellement dans ces personnages humains et faillibles, déjà très familiers. Il est donc presque surpris de constater que Seeley n'oublie pas son récit et les différentes intrigues entremêlées. À l'opposée d'un récit installé dans un statu quo confortable, celui-ci avance significativement à chaque épisode, en développant les conséquences des événements passés. Ainsi la disparition des frères Check n'est pas oubliée et le lecteur constate le désarroi de leur mère, tout comme il découvre qui était leur père. Cet élément est un bon exemple de la façon dont Seeley a trouvé un bon équilibre entre les personnages et l'intrigue. "Revival' n'est pas qu'une suite de rebondissements et de scènes chocs assemblés autour de personnages superficiels. Il s'agit bien de leur histoire, de leur ville, de leur passé. du fait de cet équilibre, les découvertes ne se résument pas à de simples artifices narratifs pour relancer l'intrigue et maintenir l'attention du lecteur. Seeley dépasse le cadre du simple thriller horrifique, malgré des coups de théâtre brutaux.
Le lecteur est donc rapidement captivé par une intrigue dense et retorse, et des personnages complexes et étoffés. Les dessins de Norton présentent une apparence réaliste un peu simplifiée, en particulier pour les visages, pas toujours très jolis. Il prend soin de donner des morphologies crédibles et variées aux individus, ainsi que des traits facilement reconnaissables. Lui aussi sait dépeindre des enfants de manière crédible. Il apporte un soin visible à concevoir des environnements pensés dans le détail, qu'il s'agisse des scènes d'intérieur ou d'extérieur. Il est possible de détecter un niveau de simplification parfois un peu trop important dans un élément de décor. Mais lorsque le besoin s'en fait sentir, Norton se montre capable d'être plus précis (par exemple l'intérieur de l'hôpital). Fait appréciable, Norton réalise des décors naturels crédibles, qu'il s'agisse des espaces boisés, ou des étendues neigeuses.
Là où Norton se révèle être le dessinateur de la situation, c'est dans les moments horrifiques. Tout d'abord il maîtrise sa mise en page de manière à surprendre à chaque fois le lecteur, ce qui n'est pas si simple à faire dans le cadre d'une bande dessinée, encore moins quand le lecteur sait qu'il y aura des moments chocs. Ensuite, malgré la simplification, les dessins ne perdent rien en horreur, qu'il s'agisse des coutures rouge sang du blouson d'Em, des larmes de sang de Joe Myers, ou de l'automutilation de Jordan Marie Borchardt.
Plongé dans ce thriller de bonne facture, le lecteur s'implique dans cette intrigue bien fournie. Arrivé au quatrième épisode, il a le plaisir de constater que Seeley est également capable d'insérer quelques réflexions opportunes sur la nature humaine. Cela commence par les réflexions de la petite Jordan sur la pression que subissent les enfants du fait des attentes des parents. Il y a l'introspection du journal intime de Dana sur sa soif de connaître les secrets des autres, très éclairante sur le besoin de savoir pour conforter son assurance. Encore plus surprenant, il y a les réflexions d'Aaron Weimar sur ses aspirations d'écrivain, et sa vision romantique de l'amour qu'il porte à sa femme.
Avec ce troisième tome, Tim Seeley et Mike Norton franchissent un nouveau palier dans la qualité de leur narration pour un récit de genre (horreur) utilisant avec habilité les conventions correspondantes (de vrais moments horrifiques), avec des personnages très humains (empathie assurée), une intrigue dense réservant un lot de surprises, et des considérations personnelles s'élevant au dessus des stéréotypes convenus. Il n'y a qu'à voir la facilité avec laquelle ils montrent comment Edmund Holt réussi à profiter de la psychose ambiante pour justifier ses prises de position réactionnaire les plus nauséabondes.
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Commenter  J’apprécie          30
gayane
  08 août 2014
Dana Cypress est toujours sur les traces du meurtier de Martha, sa soeur. Elle soupçonne le professeur et amant de cette dernière et fait otu pour trouver des preuves de sa culpabilité. Cependant, c'est loind 'être son seul souci. May Tao enquête sur la disparition des frères Check qui faisaient du trafique de corps et avaient mis en périle la famille de Dana...
Suite intéressante ! Ce que j'aime bien avec cette série c'est que dérieur la violence et le gore (qui ne sont pas gratuits), l'auteur livre une sorte de réflexion sur la condition humaine.
Les personnages évoluent tous plus ou moins dans un sans négatif mais cela sert à la réflexion phlosophie : Même si nous vivions, si nous ne ressentons rien, sommes-nous toujours en vie ?
La vie ne serait alors rien sans les sentiments, et entre autre l'amour.
Les peronnages sont toujours aussi attachant et j'aime beaucoup la description de Martha faite par son père mais également par Joe Myers...
En bref, ce troisième tome est bien plus mélancolique et sombre que les deux premiers, même s'ils n'avaient eux-même rien de bien réjouissant.
A voir avec le tome suivant !
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Commenter  J’apprécie          10
darko
  11 janvier 2015
L'histoire avance et donne froid dans le dos. Les personnages se dévoilent et les relations évoluent.
L'intrigue policière est bien présente et intéressante. le fantastique et le réel sont bien imbriqués.
Les nouveaux personnages très intrigants !
Vivement la suite !
Commenter  J’apprécie          40
NicolasFJ
  13 janvier 2015
Toujours aussi bon, accrocheur, intelligent, sombre et glaçant.
Un cocktail efficace qui rappelle certains Stephen King, et que j'imagine très bien adapté en série TV.
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critiques presse (3)
BulledEncre   01 décembre 2014
Seeley sait à merveille relancer l’intérêt du lecteur. Des bribes de pistes sont distillées subtilement tout en développant les conséquences de cette « épidémie » de ranimés. Ce n’est pas si idyllique que cela de revenir parmi les vivants. Et les haines se déchaînent dans cette petite ville que rien ne préparait à un tel phénomène.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Sceneario   10 juillet 2014
Fondamentalement rien de bien exceptionnel tout de même, mais une lecture pleine de rebondissements, très prenante et de qualité, et suffisamment addictive pour donner envie de lire la suite, sans soucis !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest   27 juin 2014
Revival n’est pas un énième « survival » où des morts qui n’ont plus envie de l’être viennent gâcher l’existence des vivants qui ne souhaitent pas le devenir. Le lecteur est davantage en présence d’un récit à la Stephen King dans lequel le fantastique s’insère progressivement dans la réalité.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
gayanegayane   08 août 2014
"Ce sourire.
Ce sourire que tu affichais, il avait un effet boeuf.
Ken disait que ça vallait le coup de perdre à plate couture, rien que pour te voir faire risette chaque fois que je gagnais.
Et de la part d'un mauvais perdant comme Ken Dillisch, ce n'est pas peu dire.
Il avait cet effet-là ton sourire."
Commenter  J’apprécie          10
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