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EAN : 9781534315136
128 pages
Image Comics (23/06/2020)
4.12/5   16 notes
Résumé :
Après un voyage dans le temps et l'espace, Norton et Clara sont piégés dans la « petite ville » de Gideon Falls avec un psychopathe meurtrier. Pendant ce temps, dans une autre dimension, le père Fred et Angie affrontent l'évêque dans la « grande ville » Gideon Falls et les secrets n'ont jamais été aussi près d'être révélés. Le vrai combat contre « le centre et celui qui vit dans son ombre » ne fait que commencer...
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Presence
  04 septembre 2020
Ce tome fait suite à Gideon Falls Volume 3: Stations of the Cross (épisodes 12 à 16) qu'il faut avoir lu avant. Il comprend les épisodes 17 à 21, initialement parus en 2019, écrits par Jeff Lemire, dessinés et encrés par Andrea Sorrentino, avec une mise en couleurs réalisée par Dave Stewart.
Le docteur Sutton est couché dans un lit d'hôpital : il regagne lentement conscience. Dans un moment de clarté, il voit sa fille Clara Miller assise sur une banquette au pied de son lit, avec Norton Sinclair à ses côtés. Il ferme les yeux en sentant quelque chose d'horrible qui tire son esprit. Il se retrouve les pieds dans un liquide rouge à perte de vue (du sang ?), avec un étrange amas loin devant lui, et comme une masse nuageuse continuant à lâcher des déchets qui viennent s'accumuler sur le tas. Une voix désincarnée s'adresse à lui : elle lui dit qu'il se trouve au centre de tout, et qu'il n'y a pas de possibilité de retour en arrière. L'entité le voit pour ce qu'il est, et lui maintenant pour la voir pour ce qu'elle est. Il se met à hurler et la voix continue : il voit maintenant comment tout résonne à partir du centre, encore et encore, pour toujours et à jamais. Dans la grande ville où réside Norton Sinclair, la docteure Angie Xu amène le père Wilfred Quinn dans l'appartement de Sinclair. Ils rentrent à l'intérieur en discutant. Quinn ne comprend toujours pas comment il a pu arriver ici alors qu'il était en train d'examiner un tas de déchets à Gideon Falls. Xu lui redit qu'elle a vu son ami Norton disparaître, et le prêtre apparaître peu de temps après, au même endroit.
Quinn et Xu regardent la pièce principale de l'appartement de Sinclair, et le prêtre observe l'étagère sur laquelle sont rangés les bocaux, chacun d'entre eux contenant un fragment de bois de la grange noire. Quinn se souvient que la grange noire est réelle, qu'il a pénétré à l'intérieur, que le nom de Norton Sinclair lui dit vaguement quelque chose. Ils relèvent en même temps la tête car ils ont tous les deux entendus du bruit à l'extérieur dans le couloir devant l'appartement. Un grand individu afro-américain s'est introduit dans l'appartement et a fait perdre conscience à Xu en l'étourdissant avec un chiffon imbibé d'un produit chimique, puis fait de même pour Quinn. À Gideon Falls, Clara Miller et Norton Sinclair prennent un café à la cafeteria de l'hôpital : elle l'appelle Daniel. Il lui répond qu'il préfère qu'elle l'appelle Norton, et son attention est distraite par la poubelle dans un coin de la pièce. Il s'en approche et la renverse par terre. Il fouille les déchets à terre et en retire un clou. Soudain, ils entendent un fort hurlement. Ailleurs, Wilfred Quinn reprend connaissance, allongé sur un lit. Il se redresse sur son séant et il consulte la Bible posée sur la table basse à côté. Il se lève, finit de s'habiller, sort dans le couloir et pénètre dans la pièce contigüe. Angie Xu est allongée dans un lit : il la réveille doucement.
Avec un intérêt en dents de scie, le lecteur revient quand même pour ce quatrième tome, parce qu'il s'était passé beaucoup de choses dans le précédent. C'est encore le cas dans celui-ci : le docteur Sutton semble se retrouver devant le centre du mal, Wilfred Quinn et Angie Xu se retrouvent devant l'évêque Burke, l'apparence du Pentoculus et son fonctionnement sont explicités, les Ploughmen font leur apparition, et bien sûr l'homme qui rit est présent. Même s'il n'est pas toujours pas forcément convaincu par l'intrigue globale, ou s'il trouve les personnages manquants de charisme, le lecteur peut focaliser son intérêt sur l'intrigue, en assemblant un nombre significatif de pièces de puzzle supplémentaires. Il est toujours question de la grange noire, même si elle n'occupe par un rôle de premier plan dans ces scènes. Norton Sinclair en retrouve un autre morceau, et le père Quinn continue de s'interroger sur sa nature. le lecteur voit réapparaître la grande croix agrémentée d'une demi-douzaine de petites croix comme greffée dessus, une variation bizarre et inexpliquée du symbole de l'Église catholique. Il comprend que l'utilité de mettre en scène ce symbole : un point de repère visuel évoquant la morale chrétienne, et par voie de conséquence l'existence du mal incarné, même si ici il ne prend pas le nom de diable, mais la forme de l'homme qui rit. Il peut enfin contempler l'apparence réelle de ce mal incarné, dont l'homme qui rit n'est visiblement qu'une émanation ou un agent subalterne. Il apprécie également de revenir dans l'étrange village en bordure d'un fleuve et de revoir la responsable de cette communauté, ainsi que de faire connaissance avec le mystérieux groupe des Ploughmen (Janet, Reg et Duncan) évoquant vaguement les Lone Gunmen (Melvin Frohike, Richard Langly, John Fitzgerald Byers).
Le lecteur revient également pour le plaisir de voir Andrea Sorrentino jouer avec la mise en page pour une narration visuelle inventive. Ça commence par un dessin en double page révélant la véritable forme de ce qui se tient au centre de toute chose, en négatif, avec des traits rouges sur fond noir. Quelques pages plus loin, l'artiste appose des cases circulaires sur un dessin de fond de la grange noire, jouant aussi avec des cases en cercles concentriques. Puis le lecteur découvre un dessin en pleine page avec Sinclair Norton en premier plan, et un collage de photographies en arrière-plan, à nouveau en négatif noir & rouge. Par la suite, Sorrentino continue de faire feu de tout bois pour des constructions de page sortant de l'ordinaire : un fond couleur rouge qui imbibe le bas de la page et semble couler vers le haut, une double page où le lecteur se retrouve devant 110 cases (autant d'images différentes sur des écrans de télévision, des silhouettes en ombre chinoise dans des cases de la largeur de la page pour montrer la progression de leur déplacement, des cases penchées qui basculent dans la dimension spirituelle, des cases comme des bandes déchirées sur la page, des onomatopées (Kritch) qui deviennent omniprésentes en envahissant les dessins, et ce dessin en double page très surprenant où les cases semblent s'envoler d'un livre ouvert.
Non seulement la narration visuelle tire profit de jouer avec le format, l'agencement et l'interaction des cases, mais en plus l'artiste développe des éléments visuels spécifiques qui apportent une forte identité au récit. le lecteur se rend compte qu'il n'est pas près d'oublier la forme de ce qui se trouve au centre de tout, même si elle est dérivative de celle d'un insecte. Il retrouve ou découvre également d'autres visuels mémorables comme les morceaux de bois dans des bocaux, la croix monumentale avec les petites crois ajoutées dessus, le pentoculus, la barbe du docteur Sutton, le masque hygiénique de Norton Sinclair. Sorrentino et Lemire ont développé un monde visuel très particulier, le dessinateur et le metteur en couleurs donnant une consistance et un aspect visuel unique à la série. Les traits encrés de chaque case donnent à la fois l'impression d'une représentation très réaliste, photoréaliste même par endroits, et par moments une impression d'esquisse avec des surfaces irrégulières, des aplats de noir aux contours mangés, des traits tellement fins qu'ils se brisent et en deviennent discontinus. Ce mode de représentation diffuse une sensation de malaise, renforcée par des personnages qui ne sourient pas, qui semblent toujours sur le qui-vive et inquiets même s'il n'y a pas de danger apparent.
Le lecteur s'attache à nouveau aux pas de Norton Sinclair. Comme lui, il éprouve des difficultés à accepter la révélation de sa véritable identité, et il remarque que cela n'a finalement pas grande importance, ce qui diminue un peu son investissement dans ce point-là de l'intrigue. Il est également pris au dépourvu par un dessin de Sinclair avec une légère contreplongée, un angle de vue qui le montre comme un héros, d'autant qu'il vient d'éclater la tête d'un ennemi. Au fur et à mesure des séquences, il constate que Lemire a fait progresser son récit de sorte à ce qu'il y ait plusieurs personnages de premier plan : Angie Xu, le docteur Sutton, le père Wilfred Quinn, la shérif Clara Miller, répartissant les scènes sur eux, et diminuant d'autant leur exposition ce qui entraîne automatiquement une diminution de l'investissement du lecteur dans chacun d'eux. Il est probable que le lecteur se sente un peu détaché de chacun des protagonistes, car ils sont plus définis par leur situation que par leur personnalité. du coup, il se rabat sur l'intrigue. le scénariste passe de la bâtisse mystérieuse à ce qu'elle abrite, de la grange noire à la créature au centre de tout. Il donne l'explication du méli-mélo temporel, intéressant sans être renversant. Il fait avancer plusieurs fils narratifs qui continuent de se croiser, et commence à lever le voile sur le mystérieux village, et la vieille dame qui y réside. Il ne donne pas d'interprétation de la grange noire ou de la créature.
Le lecteur se sent plus ou moins impliqué dans cette intrigue au mécanisme bien réglé, mais aux enjeux basiques. Jeff Lemire donne l'impression d'écrire pour Andrea Sorrentino, afin de mettre en avant ses forces d'artiste. Ce dernier s'investit et réalise des planches mémorables, mais la tension narrative souffre du manque de consistance des personnages, et d'une utilisation trop premier degré des conventions de genre Horreur.
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Presence
  20 septembre 2020
Ce tome fait suite à Gideon Falls, Tome 3 : Chemin de croix (épisodes 12 à 16) qu'il faut avoir lu avant. Il comprend les épisodes 17 à 21, initialement parus en 2019, écrits par Jeff Lemire, dessinés et encrés par Andrea Sorrentino, avec une mise en couleurs réalisée par Dave Stewart.
Le docteur Sutton est couché dans un lit d'hôpital : il regagne lentement conscience. Dans un moment de clarté, il voit sa fille Clara Miller assise sur une banquette au pied de son lit, avec Norton Sinclair à ses côtés. Il ferme les yeux en sentant quelque chose d'horrible qui tire son esprit. Il se retrouve les pieds dans un liquide rouge à perte de vue (du sang ?), avec un étrange amas loin devant lui, et comme une masse nuageuse continuant à lâcher des déchets qui viennent s'accumuler sur le tas. Une voix désincarnée s'adresse à lui : elle lui dit qu'il se trouve au centre de tout, et qu'il n'y a pas de possibilité de retour en arrière. L'entité le voit pour ce qu'il est, et lui maintenant pour la voir pour ce qu'elle est. Il se met à hurler et la voix continue : il voit maintenant comment tout résonne à partir du centre, encore et encore, pour toujours et à jamais. Dans la grande ville où réside Norton Sinclair, la docteure Angie Xu amène le père Wilfred Quinn dans l'appartement de Sinclair. Ils rentrent à l'intérieur en discutant. Quinn ne comprend toujours pas comment il a pu arriver ici alors qu'il était en train d'examiner un tas de déchets à Gideon Falls. Xu lui redit qu'elle a vu son ami Norton disparaître, et le prêtre apparaître peu de temps après, au même endroit.
Quinn et Xu regardent la pièce principale de l'appartement de Sinclair, et le prêtre observe l'étagère sur laquelle sont rangés les bocaux, chacun d'entre eux contenant un fragment de bois de la grange noire. Quinn se souvient que la grange noire est réelle, qu'il a pénétré à l'intérieur, que le nom de Norton Sinclair lui dit vaguement quelque chose. Ils relèvent en même temps la tête car ils ont tous les deux entendus du bruit à l'extérieur dans le couloir devant l'appartement. Un grand individu afro-américain s'est introduit dans l'appartement et a fait perdre conscience à Xu en l'étourdissant avec un chiffon imbibé d'un produit chimique, puis fait de même pour Quinn. À Gideon Falls, Clara Miller et Norton Sinclair prennent un café à la cafeteria de l'hôpital : elle l'appelle Daniel. Il lui répond qu'il préfère qu'elle l'appelle Norton, et son attention est distraite par la poubelle dans un coin de la pièce. Il s'en approche et la renverse par terre. Il fouille les déchets à terre et en retire un clou. Soudain, ils entendent un fort hurlement. Ailleurs, Wilfred Quinn reprend connaissance, allongé sur un lit. Il se redresse sur son séant et il consulte la Bible posée sur la table basse à côté. Il se lève, finit de s'habiller, sort dans le couloir et pénètre dans la pièce contigüe. Angie Xu est allongée dans un lit : il la réveille doucement.
Avec un intérêt en dents de scie, le lecteur revient quand même pour ce quatrième tome, parce qu'il s'était passé beaucoup de choses dans le précédent. C'est encore le cas dans celui-ci : le docteur Sutton semble se retrouver devant le centre du mal, Wilfred Quinn et Angie Xu se retrouvent devant l'évêque Burke, l'apparence du Pentoculus et son fonctionnement sont explicités, les Ploughmen font leur apparition, et bien sûr l'homme qui rit est présent. Même s'il n'est pas toujours pas forcément convaincu par l'intrigue globale, ou s'il trouve les personnages manquants de charisme, le lecteur peut focaliser son intérêt sur l'intrigue, en assemblant un nombre significatif de pièces de puzzle supplémentaires. Il est toujours question de la grange noire, même si elle n'occupe par un rôle de premier plan dans ces scènes. Norton Sinclair en retrouve un autre morceau, et le père Quinn continue de s'interroger sur sa nature. le lecteur voit réapparaître la grande croix agrémentée d'une demi-douzaine de petites croix comme greffée dessus, une variation bizarre et inexpliquée du symbole de l'Église catholique. Il comprend que l'utilité de mettre en scène ce symbole : un point de repère visuel évoquant la morale chrétienne, et par voie de conséquence l'existence du mal incarné, même si ici il ne prend pas le nom de diable, mais la forme de l'homme qui rit. Il peut enfin contempler l'apparence réelle de ce mal incarné, dont l'homme qui rit n'est visiblement qu'une émanation ou un agent subalterne. Il apprécie également de revenir dans l'étrange village en bordure d'un fleuve et de revoir la responsable de cette communauté, ainsi que de faire connaissance avec le mystérieux groupe des Ploughmen (Janet, Reg et Duncan) évoquant vaguement les Lone Gunmen (Melvin Frohike, Richard Langly, John Fitzgerald Byers).
Le lecteur revient également pour le plaisir de voir Andrea Sorrentino jouer avec la mise en page pour une narration visuelle inventive. Ça commence par un dessin en double page révélant la véritable forme de ce qui se tient au centre de toute chose, en négatif, avec des traits rouges sur fond noir. Quelques pages plus loin, l'artiste appose des cases circulaires sur un dessin de fond de la grange noire, jouant aussi avec des cases en cercles concentriques. Puis le lecteur découvre un dessin en pleine page avec Sinclair Norton en premier plan, et un collage de photographies en arrière-plan, à nouveau en négatif noir & rouge. Par la suite, Sorrentino continue de faire feu de tout bois pour des constructions de page sortant de l'ordinaire : un fond couleur rouge qui imbibe le bas de la page et semble couler vers le haut, une double page où le lecteur se retrouve devant 110 cases (autant d'images différentes sur des écrans de télévision, des silhouettes en ombre chinoise dans des cases de la largeur de la page pour montrer la progression de leur déplacement, des cases penchées qui basculent dans la dimension spirituelle, des cases comme des bandes déchirées sur la page, des onomatopées (Kritch) qui deviennent omniprésentes en envahissant les dessins, et ce dessin en double page très surprenant où les cases semblent s'envoler d'un livre ouvert.
Non seulement la narration visuelle tire profit de jouer avec le format, l'agencement et l'interaction des cases, mais en plus l'artiste développe des éléments visuels spécifiques qui apportent une forte identité au récit. le lecteur se rend compte qu'il n'est pas près d'oublier la forme de ce qui se trouve au centre de tout, même si elle est dérivative de celle d'un insecte. Il retrouve ou découvre également d'autres visuels mémorables comme les morceaux de bois dans des bocaux, la croix monumentale avec les petites crois ajoutées dessus, le pentoculus, la barbe du docteur Sutton, le masque hygiénique de Norton Sinclair. Sorrentino et Lemire ont développé un monde visuel très particulier, le dessinateur et le metteur en couleurs donnant une consistance et un aspect visuel unique à la série. Les traits encrés de chaque case donnent à la fois l'impression d'une représentation très réaliste, photoréaliste même par endroits, et par moments une impression d'esquisse avec des surfaces irrégulières, des aplats de noir aux contours mangés, des traits tellement fins qu'ils se brisent et en deviennent discontinus. Ce mode de représentation diffuse une sensation de malaise, renforcée par des personnages qui ne sourient pas, qui semblent toujours sur le qui-vive et inquiets même s'il n'y a pas de danger apparent.
Le lecteur s'attache à nouveau aux pas de Norton Sinclair. Comme lui, il éprouve des difficultés à accepter la révélation de sa véritable identité, et il remarque que cela n'a finalement pas grande importance, ce qui diminue un peu son investissement dans ce point-là de l'intrigue. Il est également pris au dépourvu par un dessin de Sinclair avec une légère contreplongée, un angle de vue qui le montre comme un héros, d'autant qu'il vient d'éclater la tête d'un ennemi. Au fur et à mesure des séquences, il constate que Lemire a fait progresser son récit de sorte à ce qu'il y ait plusieurs personnages de premier plan : Angie Xu, le docteur Sutton, le père Wilfred Quinn, la shérif Clara Miller, répartissant les scènes sur eux, et diminuant d'autant leur exposition ce qui entraîne automatiquement une diminution de l'investissement du lecteur dans chacun d'eux. Il est probable que le lecteur se sente un peu détaché de chacun des protagonistes, car ils sont plus définis par leur situation que par leur personnalité. du coup, il se rabat sur l'intrigue. le scénariste passe de la bâtisse mystérieuse à ce qu'elle abrite, de la grange noire à la créature au centre de tout. Il donne l'explication du méli-mélo temporel, intéressant sans être renversant. Il fait avancer plusieurs fils narratifs qui continuent de se croiser, et commence à lever le voile sur le mystérieux village, et la vieille dame qui y réside. Il ne donne pas d'interprétation de la grange noire ou de la créature.
Le lecteur se sent plus ou moins impliqué dans cette intrigue au mécanisme bien réglé, mais aux enjeux basiques. Jeff Lemire donne l'impression d'écrire pour Andrea Sorrentino, afin de mettre en avant ses forces d'artiste. Ce dernier s'investit et réalise des planches mémorables, mais la tension narrative souffre du manque de consistance des personnages, et d'une utilisation trop premier degré des conventions de genre Horreur.
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Dram00n
  26 juillet 2021
A l'instar des deux premiers tomes, ce quatrième tome va suivre les deux nouveaux duos en parallèle. D'un côté le père Wilfred et le Dr Xue, qui vont être envoyés en mission par le père Burke que l'on avait suivi dans le tome précédent.
De l'autre côté, Daniel/Norton avec son père, qui vont regrouper les Laboureurs dans le but de "combattre" l'homme qui sourit.
L'ambiance devient de plus en plus pesante, de plus en plus oppressante et on est embarqué en vu du tome final.
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critiques presse (1)
Sceneario   13 octobre 2020
Gideon Falls est une étrange série qui intrigue et file le frisson. Lemire a un réel talent pour nous entrainer dans des intrigues différentes de ce que nous avons coutume de voir.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AderuAderu   08 février 2021
C'est si difficile à entendre, Wilfred ? C'est plus difficile à accepter que l'histoire d'un dieu qui a envoyé son fils sur terre pour mourir pour nous et ressusciter trois jours après ?
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