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ISBN : 1090953054
Éditeur : Acid Dragon (01/07/2013)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
La voilà de retour, Élisabeth Martin, cette jeune institutrice à la retraite un peu vieille France, héroïne du premier tome, « Le meurtre de Mrs Killworth » ! Toujours accompagnée de ses petits protégés, Pierre, Paul et Jack, la voilà qui se lance dans de nouvelles aventures en Espagne, en Irlande, en Écosse, à Québec et à Jersey...
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
AndreeLaPapivore
  11 août 2015
Tout comme le meurtre de Mrs Killworth, La clé de Saint-Georges est un recueil de nouvelles fantastico-policières mettant en scène Elisabeth Martin et ses trois jeunes amis, Pierre, Paul et Jack, le correspondant irlandais de Pierre :
• Quien va a Córdoba, pierde su vida : En vacances en Espagne, madame Martin et les enfants accompagnent Manuel, un ami détective privé, sur la piste de deux hommes portés disparu.
La clé de Saint-Georges : Jennifer, la cousine de madame Martin, a besoin d'aide : en vacances à Jersey, elle est soupçonnée du meurtre de son ami Abdullah.
• le fantôme psychédélique : En visite à Cork dans la famille irlandaise de Jack, nos quatre amis se retrouvent aux prises avec un mystérieux fantôme.
• Lucy's secret dog : Lucy, la cousine écossaise de la tante de Jack, a été cambriolée. Madame Martin et les enfants se rendent à Edimbourg pour la rassurer.
• Kidnapping à Québec : En stage de français à Québec, Jack disparaît à la fin des cours. Elisabeth, Pierre et Paul se rendent au Canada pour tenter de le retrouver.
• Tom Cat : Elisabeth Martin se remémore sa première enquête : Londres, 1974, l'année où elle est tombée amoureuse de celui qu'il ne fallait pas...
• le mystère de la ruelle d'or : Suite des aventures de jeunesse de madame Martin, cette fois-ci à Prague quelques années après les évènements londoniens.
Ce second recueil des aventures du quatuor de détectives amateurs peut se lire indépendamment du premier, même si quelques références à leurs précédentes aventures apparaissent parfois en notes de bas de page.
Ces nouvelles sont des anecdotes - « brefs récits de fait curieux ou pittoresques susceptibles de divertir » - à lire pour l'ambiance qui s'en dégage plus que pour les énigmes policières, ces dernières n'étant au final qu'un prétexte à l'aventure... le style est agréable à lire, il y a de l'humour et des jeux de mots, de la culture aussi, notamment en ce qui concerne la musique, on sent bien tout l'intérêt que l'auteur porte au rock progressif. Les personnages sont sympathiques, mais le court format des nouvelles ne permet malheureusement pas de les développer autant qu'ils le mériteraient. Si j'ai pris plaisir à lire ce recueil, je reste néanmoins sur ma faim ; il y a là suffisamment de matière (et de talent) pour que Thierry Sportouche écrive une longue histoire mettant en scène les trois garçons et leur amie Elisabeth. J'ai bien conscience que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais après ces deux recueils de courtes nouvelles j'aimerais vraiment pouvoir lire une histoire qui permette de développer les personnages et leurs relations et d'exploiter une intrigue plus conséquente dans cet univers si particulier mis en place petit à petit par l'auteur.
Pour conclure, ces nouvelles, sympathiques et agréables à lire, vous feront voyager sans quitter votre fauteuil. Une lecture détente en petit format, idéale quand on n'a pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture.
Lien : http://andree-la-papivore.bl..
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acidrag
  15 octobre 2013
Thierry Sportouche nous régale d'un nouveau recueil de nouvelles policières marquées au sceau de cet humour à la Agatha Christie assaisonné d'une pincée de fantastique à la Conan Doyle qui est sa marque de fabrique. (Claude Rivière – La Provence).
Dévorer les nouvelles policières du maitre Thierry Sportouche est un délice en soi, une gourmandise mille et une fois pardonnée. (Ch. Décamps - Plouc magazine) .
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
acidragacidrag   24 septembre 2014
Quien va a Córdoba, pierde su vida (1)

A Grenade, l’Alhambra la rouge se dresse fièrement sur son rocher. Depuis la capitulation sans coup férir le deux janvier 1492 du dernier émir espagnol Boabdil face aux rois catholiques, Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, afin de préserver le palais de la destruction par l’armée de la Reconquista, sous les quolibets de sa propre mère le traitant de lâche, cette citadelle a en effet gardé sa superbe comme pour prouver au monde que le formidable creuset créé par l’Al-Andalus, véritable laboratoire d’idées et espace de tolérance dans une Europe médiévale endormie, a cependant survécu.
« Regardez, les enfants, le jardin du patio ! Il a été conçu pour éveiller nos cinq sens : la vue par la variété des couleurs, l’odorat par les parfums distillés par les différentes plantes, l’ouïe par le bruit des jets d’eau, le goût par les fruits du jardin et même le toucher par des plantes grasses légèrement piquantes. »

Après une heure de ravissement provoqué par l’élégance de la bâtisse et de la dentelle de ses colonnades, Madame Martin, Pierre, Paul et Jack, déambulent dans les rues de la ville andalouse avachie sous le soleil déjà chaud d’un mois de mai qui se donne des allures estivales.
« Madame, là, un Corte Ingles, on va pouvoir se rafraichir !
Nos amis se précipitent vers le havre climatisé, accueillis par la musique rock flamenco de Triana. L’enseignante en profite pour acheter un éventail multicolore.
- Il est joli votre épouvantail, Madame !
- On dit un éventail, Paul, un é-van-tail !
- Madame, on a faim !
- Venez, il y a là-bas un bar à tapas.
- Un bar, on n’a pas le droit d’aller dans les bars, on est trop jeunes !
- Mais non, les bars à tapas, ce sont comme des snacks.
- Tapas cent balles ?
- Des smacks, c’est quoi ?
Paul envoie des baisers aux alentours.
- Des snacks !» Élisabeth, lasse, hausse les épaules et entraine ses petits compagnons vers le bistrot.
Ils s’installent à une table libre. L’institutrice commande trois jus d’orange et un café. Elle prend aussi quatre assiettes de jambon Serrano, de fuet, le fameux saucisson catalan, agrémentées d’olives et de tomates. On finit avec des churros et un chocolat chaud. Pierre, Paul et Jack, ravis, arborent une fière moustache de cacao.
Cela n’échappe pas au regard d’un homme brun, rondouillard et barbu, assis à une table au fond de la salle. Cela fait même un bon moment qu’il observe ces étranges touristes. Tout à coup, il se lève et se dirige d’un pas décidé vers les quatre compères.
« Ostras ! Mais c’est Élisabeth ! Que tal, Lilette ?
- Cachis la mar ! Manuel, que fais-tu ici ? C’est à toi qu’il faut demander cela !
Les enfants s’échangent des regards interloqués.
- Moi, j’enquête sur la disparition d’un tío, Pedro Sanchez.
Les mômes rient.
- Chut, les enfants !… C’est vrai que tu es un privado, un détective privé. Mais tu habites Barcelone, non ?
- Cierto mais mon client, une riche banquière, m’a engagé pour comprendre pourquoi son mari ne donne plus de signes de vie depuis qu’il est parti en Andalousie, pour une conférence à Grenade plus précisément, il y a un mois. J’ai donc envoyé ici mon adjoint Ramón, il y a une semaine, pour enquêter sur ledit mari… et je n’ai plus nouvelles non plus de Ramón!
- Mais je le connais Ramón, c’est celui que j’appelle « Don Cracho » à cause de ses quintes de toux de fumeur invétéré !
Manuel, interloqué, regarde Élisabeth puis sourit.
- Oui, oui ! C’est lui. Je ne savais pas que tu lui avais donné ce surnom qui… ne veut rien dire en espagnol, mais bon !
Lilette rougit.
- Je suis arrivé hier et je lisais le journal quand je vous ai aperçus.
- Ah, oui, Manuel, je te présente Pierre, Paul et Jack, le correspondant irlandais de Pierre.
- Salut les gamins !
- Salut, font brièvement les trois garçons, un peu agacés d’être considérés comme des enfants.
- Et, il n’y a rien dans le journal ? demande Pierre.
- Hum, a priori, non.
- Il fait quoi, le mari ? continue Pierre.
- Ben euh, c’est un prof de fac, répond Manuel étonné par ces questions judicieuses. Professeur de droit administratif, spécialisé dans le droit constitutionnel.
Là, Pierre perd pied.
- Je vois, intervient Élisabeth. Le Conseil constitutionnel. Les QPC, les questions prioritaires de constitutionnalité… La jurisprudence, mot issu du latin et qui signifie la sagesse du juge...
- Euh, interrompt Manuel, il était venu faire une intervention à un congrès juridique international qui se déroulait il y a quatre semaines. Ramón a pu vérifier auprès des organisateurs qu’il avait bien fait son exposé mais qu’il n’est jamais retourné à son hôtel.
- Et Ramón, où est-il ?
- Il est arrivé la semaine dernière, m’a communiqué ces éléments et puis plus de nouvelles depuis deux jours. J’ai donc décidé de venir voir moi même ce qui se passe ici…
- Madame, je ne comprends pas l’espagnol, mais il y a là, dans le journal, quelque chose de strange.
- D’étrange, Jack, on dit d’étrange. Fais voir.
L’enseignante montre à Manuel l’article repéré par Jack. Le détective traduit :
« Règlement de comptes ? Cordoue. Un homme d’une quarantaine d’années a été retrouvé mort hier à l’hôtel de Galice. La victime, abattue de deux balles, n’a pas été encore identifiée… »
- Vous croyez que c’est Ramón?
- On va le vérifier tout de suite. Inutile d’appeler l’hôtel de Galice, ils ne nous renseigneront pas. La police leur aura imposé le silence pour faciliter leurs investigations.... J’ai une idée. Jack, va me chercher un annuaire. Il ne doit pas avoir cent cinquante loueurs de voitures à Grenade.
L’Irlandais, vif comme l’éclair, revient quelques minutes après avec le livre jaune sous le bras. L’enseignante lit cinq adresses à haute voix. Manuel note les numéros de téléphone. Puis il sort son téléphone portable et appelle ces agences, l’une après l’autre. A chaque fois, la réponse est négative : pas de Ramón comme client ces derniers jours.
- Attends, cette agence se trouve en banlieue. Essayons la en dernier ressort.
- Boing, boing ! fait Paul.
- Chut, Paul !
Manuel fait le numéro, repose la sempiternelle question et obtient, à sa grande surprise, une réponse affirmative. Une réponse qui le réjouit et l’attriste à la fois. C’est donc bien Ramón, son adjoint et ami, qui a loué une auto avant-hier. Il s’est rendu vraisemblablement à Cordoue et y a été abattu !
- Ramón est mort à Cordoue en enquêtant sur notre affaire. C’est là qu’est la clé du mystère, murmure, désolé, Manuel.
- Manolo, dit affectueusement Lilette, il faut aller là-bas. Tu as une voiture ? Tu nous y emmènes ?
- Claro que si ! Vamos. »
Les compères règlent les consommations et les tapas et quittent le bar pour aller à leur hôtel prendre leurs bagages et partir sur Cordoue.

*
* *

« Quien va a Sevilla, pierde su silla , dit le proverbe espagnol, qui va à la chasse, perd sa place, mais pour Cordoue la magnifique, il n’y a pas de dicton, tellement belle est cette cité. Cordoue est une ville de tolérance, de fusion des cultures, d'harmonie réussie entre des religions différentes : musulmans, juifs et catholiques y vécurent longtemps dans un accord parfait.
Tandis que Manuel conduit, Élisabeth lit à haute voix le guide du routard. Les trois enfants sont à l’arrière du véhicule, endormis.
- La Grande Mosquée de Cordoue, la Mezquita, poursuit la retraitée, monument emblématique de la ville, est la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. Cette mosquée n'est pas orientée par rapport à la Mecque…
- Lilette, je peux mettre la radio ?
- Bien sûr, Manuel !
Cette fois, c’est Medina Azahara, le célèbre groupe de hard rock flamenco, qui accompagne merveilleusement bien le voyage de nos amis.
- Parfois, murmure Manuel, on a l’impression qu’une musique arrivée là par hasard, épouse parfaitement le moment présent, les émotions ou les paysages traversés, un peu comme une bande originale de film.
- Tu as raison, Manuel ! Cette chanson souligne la beauté de ces oliveraies, de ces champs d’oliviers et de ces villages aux façades blanchies à la chaux :

¡Viejos olivos sedientos
bajo el claro sol del día,
olivares polvorientos
del campo de Andalucía! (2)

Grâce au GPS de Manuel, nos amis sont arrivés au centre de la ville en quelques instants. Ils délaissent rapidement la voiture et se dirigent vers l’hôtel de Galice.
Bien entendu, ils n’apprennent pas grand chose auprès du patron. Ils ne peuvent que se voir confirmer que c’est bien Ramón qui s’est fait descendre et que son corps est à la morgue. La police a posé des scellés sur la chambre. Il est donc hors de question d’aller y chercher des indices.
Dépitée, la petite troupe déambule, écrasée par la chaleur de midi, à l’ombre des orangers bordant l’avenue où se trouve l’hôtel, à la recherche d’un café climatisé lorsque elle croise un jeune garçon qui promène son chien. Le cabot, un teckel, n’arrête pas de tousser.
« Salut, fait Paul, pourquoi il froutte ton chien ?
- Froutte ? questionne l’institutrice.
- C’est un mot à moi pour dire que le chien tousse !
- Hola ! Il tousse parce qu’il est tout jeune et qu’il veut courir partout, rétorque le jeune espagnol. Vous êtes français ?
Les enfants et Madame Martin acquiescent.
- Il y a un proverbe en Espagne qui dit que pendant la sieste seuls les chiens et les Français se promènent !
Les enfants éclatent de rire.
- Je m’appelle Juan.
- Moi, c’est Paul. Lui, c’est Pierre, lui Jack. Il est irlandais. Et voilà Madame Martin.
A ce moment, Juan regarde Manuel.
- Bonjour Monsieur ! Quel est ton nom ?
Manuel est surpris par cette question abrupte mais sincère. Il répond :
- Je m’appelle Manuel.
- Vous êtes donc l’ami de Ramón?
Manuel confirme. Rassuré, le niño poursuit.
- Ramón m’a dit, s’il m’arrive quelque chose de grave, donne ceci à un gros monsieur avec une barbe et des cheveux marron et qui s’appelle Manuel. C’est un bon ami à moi.
Manuel sourit. Juan lui tend une enveloppe. (à suivre)
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