AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
>

Critique de Alfaric


"Space Adventure Cobra", mon manga à moi. "Space Adventure Cobra", mon inépuisable antidépresseur personnel… Si vous n'avez jamais connu les années 1960 et 1970, le mangaka Buichi Terasawa, plus qu'une piqûre de rappel, vous offre une véritable cure de jouvence ! Petite musique pour se mettre dans l'ambiance : http://www.youtube.com/watch?v=niEYaeYa72U




"Le Secret du psychogun" :
Jigoro, un mafieux alien passe-muraille spécialisé dans la traite des blanches se pique de voler à Cobra le secret du psychogun en exploitant les penchants de chevalier blanc de notre Bébel intersidéral en envoyant l'innocente Bibi l'espionner... Un récit court et rythmé, mais en deçà des grandes sagas du manga.

"Voulez-vous un robot ?" :
Un récit très/trop court qui traite du thème désormais traditionnel de la révolte des machines contre les humains. L'originalité vient du traitement qui donne pas mal l'impression d'être dans un survival horrifique à la George Romero avec des morts-vivants semant la mort et la destruction. Depuis le "Frankenstein" de Mary Shelley il y a toujours eu des liens forts et fructueux entre SF et Horreur, et ce lien a été revivifié par le cinéma dans les années 1970-1980 ("Mondwest", "Alien", "The Thing", "Terminator"…). Face à Zabal 0 l'arme de destruction massive aux faux airs de bouddha démoniaque, Cobra ne peut plus compter que sur le petit robot amnésique Belma R-78 : une seule solution, remonter le temps pour empêcher sa réactivation… Robots et voyages dans le temps : plus SF tu meurs ! ^^

"La Planète foudroyée" :
Cobra et son vieil ami Véga se font passer pour un professeur et son assistant pour voler un joyau dans un musée ultra protégé sur la planète Rune où de violents orages interdisent tout appareil volant à sa surface… Et là, le mangaka nous fait du "Jurassik Park" avant "Jurassik Park". Yeah ! (encore que les spécialistes sont persuadé que Steven Spielberg a largement pioché dans une histoire de "Judge Dredd", impression encore par le scénario de "Jurassic World", et comme Buichi Terasawa a déjà montré qu'il connaissait la série phare des comics rock'n'roll anglais de 2000AD, chacun tirera les conclusions qu'il voudra… ^^)
Le fait que la véritable apparence de Vega soit proche de celle du Satan de Go Nagai, élève de son pote Shotaro Ishinomori, est un bien bel hommage à celui qui a révolutionné l'univers du manga dans les années 1970. (l'anime précise que les deux compères voulaient ramener sur sa planète d'origine un symbole national pour redonner courage au peuple de Véga exploité par pirates de l'espace qui voulait se venger du monde qui avait donné asile à Cobra pourchassé par la Guilde… ce qui amène un joli pathos à cette coutre histoire)


"Le Visiteur des souterrains" :
Cobra décide de se rendre sur la planète minière Rilfle pour rendre visite à Jingoro, le concepteur et de son vaisseau. Sur place Cobra est confronté à quelques péripéties tirées du western "Mon Nom est personne" (1973) réalisé par Tonino Valerii (et ce n'est qu'un début, j'en reparlerai dans les chroniques des tomes suivants ^^), avant d'apprendre que Jingoro est décédé et que sa petite fille Yuko a été enlevé par les Mobile Riders, fers de lance de la Guilde sur Rifle équipés d'engins fouisseurs. Grâce à Harvey (alter ego du R2-D2 de "Star Wars" ^^), Cobra prend les commandes de la Taupe, l'engin conçu par Jingoro pour vaincre définitivement les Mobiles Riders !
Cobra finit par retrouver Yuko parmi les esclaves lobotomisées qui exploite le minerai Rodo, qui permet d'élaborer un des drogues les plus prisées de la galaxie. Là Cobra est énervé, et quand Cobra est énervé il fait tout péter, cette-fois-ci en sabotant la centrale géothermique des Mobiles Riders… Et pour ne rien gâcher l'histoire se terminer sur une belle planche tiré du jamesbondesque "On ne vit que deux fois" (1967)…

"Rugball" :
Tout simplement culte ! L'auteur détourne le film "Rollerball de Norman Jewison (1975)… ^^ Pognon, sport et star system sont associés par une ligue fermée dédiée à un sport ultraviolent : le Rugball, nouvel avatar des Jeux du Cirque destinée à lobotomiser la plèbe et à lui servir de défouloir. Les joueurs sont donc des célébrités aussi adulées que des rockstars, mais passé un certain seuil de popularité ils sont considérés comme un danger pour le système bien rôdé… Dans cet épisode nous assistons à une triple confrontation :
- celle entre les têtes brûlées de l'équipe Z et les vedettes de l'équipe première des Saxons Rouges
- celle à distance entre Joe Gillian, capitaine de l'équipe Z, et Mr Rand, propriétaire l'équipe des Saxons Rouges
- celle, intérieure, entre Cobra l'homme de devoir qui a une mission à remplir à tout prix et Cobra l'homme d'honneur qui a promesse à respecter quel qu'en soit le prix
Car notre Bébel bionique est en mission pour Dominique Royal et les tocards de la Police de l'Espâce (il doit récolter des preuves permettant d'utiliser Mr Rand d'utiliser le stade des Saxons Rouges, qui bénéficie des privilèges de l'extraterritorialité, comme une plaque tournante pour la drogue et l'argent de la drogue), mais il a également juré de faire gagner ses coéquipiers de l'équipe Z menés par le colosse Rick Blue (une vieux pote de Cobra qui pourrait sans aucun problème passer pour un sosie de Wolverine des X-Men s'il ne mesurait pas 2m70…) Et je suis presque sûr que le batteur Sarembo a été conçu a partir de héros de peplum et/ou de blackploitation, et que le lanceur Léo est un hommage à peine déguisé au blackjack de Tezuka-sensei… (car après tout le mangaka a été l'élève du dieu du manga ^^)
Les joueurs des 2 équipes se retrouvent ainsi au centre d'un véritable un champ de bataille... le manga a toujours été rythmé, mais là c'est champagne ! Presque pas une planche, pas une case sans action : donc place à la baston car the show must go on !!!


PS : damned, j'ai faillé oubli l'essentiel… il s'agit ici d'une réédition en 12 volumes format « perfect edition » avec sens de lecture originel, nouvelle traduction, pages colorisées, pages non censurées et interview de l'auteur ! tour cela est très agréable à (re)lire…
Commenter  J’apprécie          230



Ont apprécié cette critique (22)voir plus




{* *}