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Par gaillard1, le 24/09/2010
Les silences du colonel bramble. les discours et nouveaux discours du dr o'grady. de
André Maurois
Dans l'effroyable méchanceté de l'espèce, les Anglais établissent une oasis de courtoisie et d'indifférence. Les hommes se détestent ; les Anglais s'ignorent.
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Par gill, le 21/06/2012
Magiciens et logiciens de
André Maurois
Kipling, Wells et Shaw sont, chacun à sa manière, des aristocrates.
Kipling pense que seules certaines vertus confèrent le droit de commander ; Wells croit au privilèges de l'intelligence ; Shaw attend le règne du surhomme, qui sera un hybride de Shaw, de César et de Mathusalem.
Chesterton, au contraire, est un démocrate ; il exalte l'homme moyen, celui qui cultive son jardin et va boire de la bière à la taverne, et je ne crois pas qu'il aime beaucoup les techniciens de Wells.
Shaw et Wells, devant l'échec du XIX° siècle voient le salut de l'humanité dans l'avenir. Chesterton ne déteste pas moins qu'eux la société qu'a engendrée le machinisme, mais il voit le salut de l'humanité dans un retour au passé.
Kipling est pessimiste ; Chesterton optimiste.
Kipling évoque le dieu des armées ; Wells celui des cornues et des statistiques ; Shaw celui de la vie ; Chesterton adore le dieu chrétien, tel qu'on le trouve dans les évangiles.....
(extrait de "Magiciens et logiciens" paru chez "Grasset" en 1935)
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Par Woland, le 05/05/2010
Histoire d'Angleterre de
André Maurois
[...] ... Des amis et disciples de Colet, le plus remarquable, Thomas More, fut à la fois un grand fonctionnaire et un grand écrivain de qui l'"Utopie" est le meilleur livre du temps. More avait inventé ce mot, "Utopie" (pays qui ne se trouve en aucun lieu) comme Renouvier, plus tard, inventa l'"Uchronie." Rien de plus intéressant que de connaître les rêves d'avenir d'un (H. G. ) Wells du XVème siècle. Hostile à la gloire militaire, More souhaitait la mort de l'esprit de chevalerie ; il annonçait le communisme, le mépris de l'or, le travail obligatoire pour tous, mais limité à neuf heures par jour ; il blâmait l'ascétisme monacal et croyait à l'excellence de la nature humaine ; enfin, dans son "Utopie", toutes les religions étaient autorisées et le christianisme lui-même ne jouissait d'aucun privilège. On a souvent rapproché ces idées théoriques de More de sa vie pratique et on s'est étonné que ce prophète de la tolérance ait été un chancelier intolérant, puis un martyr. Mais créer un pays imaginaire et administrer un pays réel sont deux opérations sans rapports entre elles et les nécessités de l'action ne sont pas celles de la pensée libre. ... [...]
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Par zazimuth, le 11/02/2011
André Maurois
Si les hommes comprenaient mieux les dangers que comporte l'emploi de certains mots, les dictionnaires, aux devantures des librairies, seraient enveloppés d'une bande rouge:
« Explosifs. A manier avec soin ».
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Par Woland, le 05/05/2010
Histoire d'Angleterre de
André Maurois
[...] ... La Guerre de Cent Ans fut donc une guerre dynastique, une guerre féodale, une guerre nationale et surtout, une guerre "impérialiste". L'objectif des marchands anglais, quand ils faisaient don au roi de vingt-mille sacs de laine pour payer les frais d'une campagne, était de se réserver les deux zones d'influence indispensables à leur commerce : les Flandres, acheteuses de laine, et le Bordelais, producteur de vin, l'argent touché à Bruges et à Gand payant les tonneaux venus de Bordeaux. Enfin, il faut ajouter que cette guerre fut populaire en Angleterre parce qu'elle conduisit les armées dans un pays riche où elles firent un butin abondant. Edouard III et ses barons étaient "la fleur de la chevalerie" mais "leurs écus emblasonnés servirent d'enseignes à une entreprise de pillage" dont on peut suivre, dans Froissart, les déplorables progrès. "Et furent les Anglais, en la ville de Caen, seigneurs trois jours ; et envoyèrent par barges tous leurs gains ; draps, joyaux, vaisselle d'or et d'argent et toutes autres richesses jusqu'à leur grosse marine ... On ne peut croire en la grande foison de draps que les Anglais trouvèrent en la ville de Saint-Lô ... Louviers était une ville de Normandie où l'on faisait beaucoup de draperies ; elle était grosse, riche et marchande mais point fermée, elle fut robée et pillée ..." Toute l'Angleterre était remplie des dépouilles de la France de sorte qu'il n'y avait pas une femme qui ne portât quelque ornement ou n'eût en sa main du beau linge ou quelque gobelet, part du butin envoyé de Caen ou de Calais. ... [...]
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Par Bibalice, le 09/03/2012
Voltaire suivi de Aspects de la biographie de
André Maurois
Le biographe moderne, s'il est honnête, s'interdit de penser : "Voici un grand roi, un grand ministre, un grand écrivain ; autour de son nom a été construite une légende; c'est cette légende, et elle seule, que je souhaite exposer." Non. Il pense : "Voici un homme. Je possède sur lui un certain nombre de documents et de témoignages. Je vais essayer de dessiner un portrait vrai. Que sera ce portrait ? Je n'en sais rien. Je ne veux pas le savoir avant de l'avoir achevé." [Aspect de la biographie. p. 128 ]
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Par rolandm1, le 26/03/2013
Climats de
André Maurois
J'avais mis une robe blanche toute unie, pour être moi-même une Walkyrie. Philippe m'en avait fait compliment. Il était rare qu'il aimât mes robes. Ce jour là, je vis qu'il avait plaisir à me regarder. La forêt ma parut très belle. Nous nous étendimes dans l'herbe, moi pieds nus, et ma tête appuyée sur son épaule. Des sapins plantés autour de nous formaient comme un puits vertical.
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Tourguéniev de
André Maurois
Il semble y avoir, dans les paysages russes, une mystérieuse beauté dont ceux qui les ont connus gardent jusqu’à la mort l’amour et le regre
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Tourguéniev de
André Maurois
Ce que nous défendons avec tant de force chez un écrivain, ce n’est pas son oeuvre, ce sont nos goûts profonds. Nos choix littéraires, nos préférences sont déterminés par nos besoins sentimentaux et spirituels. Ayant retrouvé dans un roman l’image exacte de notre inquiétude ou de notre sérénité, nous considérons le critique hostile comme un adversaire personnel
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Tourguéniev de
André Maurois
La Russie de 1820 n’est pas en équilibre. Ce’est un état politique dangereux pour une nation, mais c’est un état favorable à la formation des grands romanciers, parce que les passions y sont fortes, les changements soudains et frappants